QCM : États de la matière et acido-basicité (72 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un échantillon contient des molécules d’eau et des molécules de dioxyde de carbone mêlées, que l’on peut séparer par un procédé physique. Comment le classer ?

Une molécule unique
Un corps pur simple
Un corps pur composé
Un mélange de corps purs

Un mélange de corps purs

Explication

Un mélange réunit des corps purs différents dans un même milieu et peut être séparé physiquement. Un corps pur composé contient un seul type de molécules, une molécule unique ne désigne pas l’échantillon décrit, et un corps pur simple n’est pas constitué de plusieurs corps purs.

2. Deux éléments se trouvent dans la même colonne de la classification périodique. Quelle propriété permet d’expliquer qu’ils aient des comportements chimiques proches ?

Ils ont la même configuration électronique externe.
Ils possèdent le même nombre total d’électrons.
Ils constituent un seul et même élément chimique.
Ils ont le même nombre de protons dans leur noyau.

Ils ont la même configuration électronique externe.

Explication

Les éléments d’une même colonne ont la même configuration électronique externe, ce qui explique leurs propriétés chimiques proches. Une configuration totale identique, un même nombre de protons ou l’identité des éléments ne sont pas impliqués par leur position commune en colonne.

3. Dans un modèle moléculaire, plusieurs atomes sont reliés entre eux. Quel objet cette représentation décrit-elle ?

Un élément chimique
Un mélange
Un corps pur
Une molécule

Une molécule

Explication

Une molécule est une association d’atomes liés. Un corps pur caractérise la composition d’un échantillon, un mélange rassemble des corps purs différents et un élément désigne un type d’atome.

4. Qui a proposé au XIXe siècle la classification périodique qui répertorie les éléments selon leur périodicité et leur configuration électronique ?

Werner Heisenberg
John Dalton
Niels Bohr
Dimitri Mendeleïev

Dimitri Mendeleïev

Explication

Dimitri Mendeleïev a proposé la classification périodique au XIXe siècle. Dalton est associé à une hypothèse atomique, tandis que Bohr et Heisenberg sont liés aux modèles de l’atome.

5. Un électron d’hydrogène absorbe de l’énergie, puis revient vers un état plus stable. Quelle évolution et quel phénomène accompagnent ce retour ?

Il reste au niveau supérieur sans produire de lumière.
Il redescend vers un niveau plus stable en absorbant de la lumière.
Il monte vers un niveau plus stable en émettant de la lumière.
Il redescend vers un niveau plus stable en émettant de la lumière.

Il redescend vers un niveau plus stable en émettant de la lumière.

Explication

Après avoir reçu de l’énergie, l’électron d’hydrogène passe à un niveau supérieur instable, puis revient vers un niveau plus stable en émettant de la lumière. Le choix « monte » inverse la transition, « absorbant » inverse l’échange d’énergie au retour, et le maintien au niveau supérieur omet la désexcitation.

6. Dans une expérience à l’échelle atomique, un chercheur veut décrire un électron comme une particule classique en connaissant avec précision à la fois sa position et son mouvement. Quelle conclusion impose le principe d’incertitude ?

Aucune propriété de l’électron ne peut être connue à l’échelle atomique.
Cette description devient possible si l’instrument est assez précis.
Cette description simultanément précise n’est pas possible à l’échelle atomique.
Cette description est possible si l’électron suit une orbite privilégiée.

Cette description simultanément précise n’est pas possible à l’échelle atomique.

Explication

Le principe d’Heisenberg exclut une connaissance simultanément assez précise de la position et du mouvement pour décrire l’électron comme une particule classique à l’échelle atomique. Il ne s’agit pas simplement d’un défaut instrumental, d’une trajectoire classique, ni d’une impossibilité de toute connaissance.

7. Dans le modèle quantique, quel terme désigne le volume où la probabilité de trouver un électron est de 95 % ?

Une orbitale
Un niveau d’énergie
Une orbite privilégiée
Un spin

Une orbitale

Explication

Une orbitale est définie comme le volume dans lequel la probabilité de trouver un électron est de 95 %. Une orbite privilégiée relève du modèle de Bohr, un niveau d’énergie caractérise l’énergie de l’électron, et le spin décrit une propriété de celui-ci.

8. Une équipe applique le modèle de Bohr à un atome qui possède plusieurs électrons. Quel résultat doit-elle attendre au regard de la portée de ce modèle ?

Le modèle ne concorde pas avec l’expérience pour cet atome.
Le modèle échoue pour l’hydrogène, mais réussit pour cet atome.
Le modèle devient expérimentalement exact dès qu’il y a plusieurs électrons.
Le modèle décrit correctement cet atome comme il décrit l’hydrogène.

Le modèle ne concorde pas avec l’expérience pour cet atome.

Explication

Le modèle de Bohr décrit le spectre de l’hydrogène, mais ne concorde pas avec l’expérience pour les atomes à plusieurs électrons. Étendre sa réussite à tous les atomes généralise abusivement son domaine, et les deux autres réponses inversent ou effacent cette limite.

9. Un atome de cuivre possède 29 électrons. Quelle configuration électronique correspond à l’exception de remplissage du cuivre ?

Ar 4s¹3d¹⁰
Ar 4s²3d⁸
Ar 4s¹3d⁵
Ar 4s²3d⁹

Ar 4s¹3d¹⁰

Explication

Le cuivre est une exception à la règle de Klechkowski et possède la configuration Ar 4s¹3d¹⁰. Ar 4s²3d⁹ applique le remplissage régulier, tandis que les configurations avec 3d⁸ ou 3d⁵ ne correspondent pas au cuivre.

10. Quelles occupations de la sous-couche d sont associées aux deux exceptions de remplissage présentées ?

2 électrons ou 1 électron
10 électrons ou 5 électrons
8 électrons ou 3 électrons
9 électrons ou 4 électrons

9 électrons ou 4 électrons

Explication

Les exceptions présentées concernent une sous-couche d à 9 électrons ou à 4 électrons. Les valeurs 10 et 5 décrivent des sous-couches d pleine ou à moitié remplie, et les autres valeurs ne sont pas les exceptions indiquées.

11. Pour déterminer les électrons périphériques susceptibles de réagir dans un atome, quelles orbitales faut-il retenir dans la couche de niveau n le plus élevé ?

Les orbitales s et d
Les orbitales p et d
Les orbitales d seules
Les orbitales s et p

Les orbitales s et p

Explication

La configuration externe comprend les orbitales s et p du niveau n le plus élevé; ces électrons périphériques participent aux réactions. Inclure d relève de la confusion signalée, car les orbitales d sont traitées comme des électrons de cœur.

12. Dans un tableau périodique, deux éléments d’une même colonne ont des propriétés chimiques similaires, tandis que les lignes indiquent le remplissage de nouvelles couches. Quelle association est correcte ?

Ligne : famille et nouvelle couche; colonne : propriétés chimiques similaires
Ligne : période et nouvelle couche; colonne : configuration externe commune
Ligne : période et configuration externe commune; colonne : nouvelle couche
Ligne : famille et configuration externe commune; colonne : nouvelle couche

Ligne : période et nouvelle couche; colonne : configuration externe commune

Explication

Chaque ligne est une période correspondant au remplissage d’une nouvelle couche; chaque colonne rassemble des éléments de configuration externe et de propriétés chimiques similaires. Inverser lignes et colonnes ou attribuer à la ligne une configuration commune brouille ces deux rôles.

13. Deux atomes isolés se rapprochent et forment une entité structurale dont l’énergie est inférieure à la somme de leurs énergies isolées. Comment qualifier cette interaction ?

Une répulsion électronique
Une excitation atomique
Une liaison chimique
Une collision atomique

Une liaison chimique

Explication

Une liaison chimique existe lorsque les interactions entre atomes forment une entité structurale d’énergie inférieure à la somme des énergies des atomes isolés. Une simple proximité ne suffit pas, et une énergie égale ou supérieure ne répond pas au critère de stabilisation.

14. Quand deux atomes se rapprochent, quelle combinaison d’interactions contribue respectivement à déstabiliser puis à stabiliser leur rapprochement ?

L’attraction entre noyaux, puis la répulsion entre électrons et noyau opposé
L’attraction entre nuages électroniques et noyaux, puis la répulsion entre électrons et noyau opposé
La répulsion entre électrons et noyau opposé, puis l’attraction entre noyaux
La répulsion entre nuages électroniques et noyaux, puis l’attraction entre électrons et noyau opposé

La répulsion entre nuages électroniques et noyaux, puis l’attraction entre électrons et noyau opposé

Explication

Les répulsions entre nuages électroniques et entre noyaux déstabilisent le rapprochement, tandis que l’attraction entre les électrons d’un atome et le noyau de l’autre le stabilise. Inverser ces effets ou attribuer l’attraction aux noyaux confond la nature des interactions.

15. Une configuration électronique présente huit électrons sur sa couche externe. Quelle conclusion découle de la règle de l’octet de Lewis ?

Cette configuration est particulièrement réactive
Cette configuration comporte huit doublets électroniques
Cette configuration contient nécessairement sept électrons
Cette configuration est particulièrement stable

Cette configuration est particulièrement stable

Explication

La règle de l’octet de Lewis indique qu’une couche externe contenant huit électrons correspond à une configuration particulièrement stable. Sept électrons ne constituent pas l’octet, et huit électrons correspondent à quatre doublets, non à huit.

16. Dans une liaison entre deux atomes d’électronégativités différentes, l’un attire davantage le doublet partagé. Quelle répartition des charges partielles en résulte ?

L’atome le moins électronégatif porte une charge partielle négative
L’atome le plus électronégatif porte une charge partielle négative
L’atome le plus électronégatif perd une charge négative
Les deux atomes portent des charges partielles identiques

L’atome le plus électronégatif porte une charge partielle négative

Explication

Dans une liaison hétéro nucléaire, l’atome le plus électronégatif attire davantage le doublet et porte une charge partielle négative. Le partage équitable concerne les atomes de même électronégativité; une attraction accrue ne signifie pas nécessairement un transfert complet d’électrons.

17. Dans une liaison C–Cl, quel est le sens du moment dipolaire et quelles charges partielles portent les deux atomes ?

Du chlore δ+ vers le carbone δ−
Du chlore δ− vers le carbone δ+
Du carbone δ+ vers le chlore δ−
Du carbone δ− vers le chlore δ+

Du carbone δ+ vers le chlore δ−

Explication

Le chlore étant plus électronégatif, il porte δ− et le carbone δ+ ; le moment dipolaire est orienté du carbone vers le chlore. Inverser les charges ou le sens du vecteur revient à confondre l’atome le plus électronégatif avec l’atome positif.

18. Une molécule possède des liaisons polaires, mais leur disposition géométrique fait que leurs moments dipolaires se compensent. Comment classer cette molécule ?

Comme une molécule à moment dipolaire renforcé
Comme une molécule ionique
Comme une molécule apolaire
Comme une molécule polaire

Comme une molécule apolaire

Explication

La polarité moléculaire dépend de la somme vectorielle des moments dipolaires, laquelle est nulle ici malgré les liaisons polaires. La réponse « molécule polaire » confond polarité des liaisons et résultat de leur somme ; les charges partielles seules ne déterminent pas la polarité globale.

19. Quel processus caractérise la formation d’une liaison ionique entre deux éléments de forte différence d’électronégativité ?

Un électron passe de l’élément très électropositif vers l’élément très électronégatif
Les deux éléments échangent simultanément un électron chacun
Un électron passe de l’élément très électronégatif vers l’élément très électropositif
Les deux éléments mettent en commun un électron sans transfert

Un électron passe de l’élément très électropositif vers l’élément très électronégatif

Explication

Une liaison ionique résulte du transfert d’un électron depuis l’élément très électropositif vers l’élément très électronégatif. Le transfert inverse confond le rôle des deux éléments, tandis que la mise en commun correspond à une liaison covalente.

20. Dans un mélange d’eau et d’un composé ionique, quel rôle jouent les interactions entre les molécules d’eau et les ions ?

Elles créent de nouvelles liaisons ioniques entre les ions et l’eau
Elles transfèrent un électron de l’eau vers chaque ion
Elles renforcent les liaisons ioniques en rapprochant les ions
Elles solvatent les ions et contribuent à briser les liaisons ioniques

Elles solvatent les ions et contribuent à briser les liaisons ioniques

Explication

Dans l’eau, des interactions de faible énergie avec les ions correspondent à leur solvatation et contribuent à briser les liaisons ioniques. La création de nouvelles liaisons ioniques ou le transfert d’électrons ne décrit pas ce processus.

21. Une molécule conjuguée possède entre deux carbones une liaison à caractère partiellement double. Que se passe-t-il lorsqu’on tente de faire tourner cette liaison ?

La rotation transforme immédiatement la liaison en liaison ionique
La rotation est libre car la liaison ne possède qu’un caractère σ
La rotation est empêchée par son caractère partiellement double
La rotation est facilitée par la délocalisation des électrons π

La rotation est empêchée par son caractère partiellement double

Explication

Le caractère partiellement double de la liaison entre les carbones conjugués empêche la rotation libre. La considérer comme une liaison simple néglige ce caractère ; la délocalisation des électrons π explique la conjugaison, mais ne rend pas la rotation libre.

22. Lors de la formation de liaisons entre atomes de carbone, quel recouvrement produit une liaison π ?

Le recouvrement latéral de deux orbitales p
Le recouvrement latéral de deux orbitales hybrides
Le recouvrement axial de deux orbitales p
Le recouvrement axial de deux orbitales hybrides

Le recouvrement latéral de deux orbitales p

Explication

Une liaison π résulte du recouvrement latéral de deux orbitales p, tandis que le recouvrement axial d’orbitales hybrides forme une liaison σ. Attribuer la liaison π au recouvrement axial inverse cette distinction.

23. Dans une molécule conjuguée, quelle conséquence ont les recouvrements latéraux simultanés et partiels des orbitales p ?

Ils délocalisent les électrons π entre les carbones
Ils localisent les électrons π sur une seule liaison
Ils forment un squelette σ sans délocaliser les électrons π
Ils transfèrent intégralement les électrons π vers un seul carbone

Ils délocalisent les électrons π entre les carbones

Explication

Les recouvrements latéraux simultanés et partiels des orbitales p dans une molécule conjuguée répartissent les électrons π entre les carbones. La localisation sur une seule liaison s’oppose à cette délocalisation ; le squelette σ provient plutôt des recouvrements axiaux.

24. Dans le benzène, comment s’organisent les recouvrements qui forment son squelette σ et son système π ?

Les recouvrements axiaux sp² forment un squelette σ linéaire et le nuage π reste sur une liaison
Les recouvrements axiaux sp² forment un squelette σ hexagonal et le nuage π s’étend sur la molécule
Les recouvrements latéraux sp² forment un squelette σ hexagonal et le nuage π reste localisé
Les recouvrements axiaux sp² forment un squelette π hexagonal et le nuage σ s’étend sur la molécule

Les recouvrements axiaux sp² forment un squelette σ hexagonal et le nuage π s’étend sur la molécule

Explication

Dans le benzène, les recouvrements axiaux des orbitales sp² constituent le squelette σ hexagonal, tandis que le nuage π est délocalisé sur l’ensemble de la molécule. La délocalisation concerne le système π, pas le squelette σ.

25. Dans une molécule, un hydrogène lié à un atome d’azote interagit avec un oxygène portant un doublet libre. Comment classer cette interaction ?

Une interaction exclue, car l’azote et l’oxygène ne conviennent pas
Une liaison covalente entre l’hydrogène et l’oxygène
Une liaison hydrogène, avec l’azote comme X et l’oxygène comme Y
Une liaison hydrogène, avec l’oxygène comme X et l’azote comme Y

Une liaison hydrogène, avec l’azote comme X et l’oxygène comme Y

Explication

Dans une liaison hydrogène, l’hydrogène est lié à X, ici l’azote, tandis que Y, ici l’oxygène, porte le doublet libre. L’option qui inverse X et Y confond leurs rôles, la liaison covalente décrit un autre type de liaison et l’azote comme l’oxygène font partie des atomes admis.

26. Une équipe compare les énergies de plusieurs interactions intermoléculaires et mesure 20 kJ·mol⁻¹ pour l’une d’elles. Quelle interprétation correspond à une liaison hydrogène ?

C’est la plus forte interaction intermoléculaire, avec une énergie de 30 à 50 kJ·mol⁻¹
C’est une interaction de Van der Waals, plus forte que la liaison hydrogène
C’est la plus forte interaction intermoléculaire, dans l’intervalle de 10 à 30 kJ·mol⁻¹
C’est une liaison covalente, d’énergie caractéristique de 10 à 30 kJ·mol⁻¹

C’est la plus forte interaction intermoléculaire, dans l’intervalle de 10 à 30 kJ·mol⁻¹

Explication

Une énergie de 20 kJ·mol⁻¹ se situe dans l’intervalle de 10 à 30 kJ·mol⁻¹ caractéristique de la liaison hydrogène, la plus forte des interactions intermoléculaires. L’interaction de Van der Waals est moins forte, une liaison covalente n’est pas une interaction intermoléculaire et l’intervalle de 30 à 50 kJ·mol⁻¹ ne correspond pas à la valeur donnée.

27. Dans une molécule repliée, deux groupes éloignés dans la formule se rapprochent et forment une liaison hydrogène ; dans un échantillon, d’autres liaisons hydrogène relient des molécules distinctes. Comment nommer ces deux types, dans cet ordre ?

Intermoléculaire, puis ionique
Intramoléculaire, puis covalente
Intramoléculaire, puis intermoléculaire
Intermoléculaire, puis intramoléculaire

Intramoléculaire, puis intermoléculaire

Explication

Une liaison hydrogène est intramoléculaire si elle relie deux atomes de la même molécule, et intermoléculaire si elle relie des molécules différentes. L’option inversant les catégories confond ces définitions, tandis que covalente et ionique désignent d’autres types de liaison.

28. Deux isomères hydroxy-benzoïques sont comparés : l’isomère para ne forme pas de liaison hydrogène intramoléculaire, tandis que l’isomère ortho en forme une. Quelles températures d’ébullition leur correspondent, dans cet ordre ?

215 °C pour le para et 159 °C pour l’ortho
30 °C pour le para et 10 °C pour l’ortho
215 °C pour le para et 159 °C pour un composé sans isomérie
159 °C pour le para et 215 °C pour l’ortho

215 °C pour le para et 159 °C pour l’ortho

Explication

L’acide para-hydroxy-benzoïque bout à 215 °C, contre 159 °C pour l’isomère ortho qui forme une liaison hydrogène intramoléculaire. L’attribution inverse échange les deux isomères, les valeurs de 10 à 30 concernent une énergie et non une température, et l’option sans isomérie ne désigne pas le composé comparé.

29. Deux molécules organiques se dissolvent dans l’eau : l’une possède une longue chaîne hydrophobe et peu de groupes capables de former des liaisons hydrogène, l’autre une chaîne plus courte et davantage de groupes hydrophiles. Quel principe permet de comparer leur solubilité aqueuse ?

Évaluer l’équilibre entre la longueur hydrophile et les groupes hydrophobes capables de former des liaisons hydrogène
Évaluer l’équilibre entre la longueur hydrophobe et les groupes hydrophiles capables de former des liaisons hydrogène
Évaluer seulement la longueur de la chaîne carbonée, indépendamment des groupes hydrophiles
Évaluer principalement la masse moléculaire, sans tenir compte des interactions avec l’eau

Évaluer l’équilibre entre la longueur hydrophobe et les groupes hydrophiles capables de former des liaisons hydrogène

Explication

La solubilité aqueuse dépend de l’équilibre entre la longueur de la chaîne hydrophobe et le nombre de groupes hydrophiles capables de former des liaisons hydrogène. Se limiter à la chaîne carbonée néglige les groupes hydrophiles, inverser les rôles hydrophobe et hydrophile fausse l’analyse, et la masse moléculaire ne remplace pas ce principe.

30. Dans une série de monoalcools, on compare des molécules dont la chaîne carbonée s’allonge progressivement, sans changer leur fonction alcool. Quelle tendance de solubilité dans l’eau prévoit-on ?

La solubilité augmente comme si chaque chaîne plus longue ajoutait un groupe OH
La solubilité reste comparable, car la fonction alcool demeure présente
La solubilité augmente à mesure que la chaîne carbonée s’allonge
La solubilité diminue à mesure que la chaîne carbonée s’allonge

La solubilité diminue à mesure que la chaîne carbonée s’allonge

Explication

Chez les monoalcools, l’allongement de la chaîne carbonée augmente la partie hydrophobe et diminue la solubilité aqueuse. La tendance inverse renverse cette relation, l’augmentation liée aux groupes OH concerne les polyalcools à chaîne égale, et la présence d’une fonction alcool ne rend pas la solubilité indépendante de la chaîne.

31. Deux polyalcools ont la même longueur de chaîne carbonée, mais l’un possède davantage de groupes OH substitués. Quel changement de solubilité dans l’eau est attendu pour celui-ci ?

Une solubilité inchangée, puisque les deux chaînes ont la même longueur
Une solubilité plus élevée grâce à une chaîne carbonée plus longue
Une solubilité plus élevée grâce au nombre accru de groupes OH
Une solubilité plus faible malgré le nombre accru de groupes OH

Une solubilité plus élevée grâce au nombre accru de groupes OH

Explication

À longueur de chaîne égale, davantage de groupes OH augmente la solubilité des polyalcools, car ces groupes favorisent les interactions avec l’eau. La tendance des monoalcools concerne l’allongement de la chaîne, l’option de solubilité plus faible inverse l’effet des OH, et l’égalité des chaînes n’empêche pas l’effet du nombre de groupes.

32. Dans une série d’alcanes linéaires, un échantillon contient des molécules à chaîne plus longue qu’un autre. Quelle évolution de la température d’ébullition est attendue et pourquoi ?

Elle augmente, car davantage d’interactions stabilisatrices s’exercent entre les molécules
Elle diminue, car davantage d’interactions stabilisatrices s’exercent entre les molécules
Elle augmente, car les molécules plus longues ont moins d’interactions stabilisatrices
Elle diminue, comme la solubilité des monoalcools lorsque leur chaîne s’allonge

Elle augmente, car davantage d’interactions stabilisatrices s’exercent entre les molécules

Explication

Dans la série linéaire des alcanes, une chaîne plus longue s’accompagne de davantage d’interactions stabilisatrices et d’une température d’ébullition plus élevée. L’option qui prévoit une baisse malgré davantage d’interactions inverse la tendance, celle qui associe hausse et moins d’interactions contredit sa cause, et la solubilité des monoalcools est une propriété différente.

33. On chauffe à pression constante un échantillon pur puis un mélange dont la composition ne change pas pendant l’expérience. Quelle différence caractérise leurs températures d’ébullition et de congélation ?

Celles des deux échantillons varient avec la composition, même pour le corps pur.
Celles du mélange restent constantes, tandis que celles du corps pur dépendent de sa composition.
Celles du corps pur restent constantes, tandis que celles du mélange dépendent de sa composition.
Celles des deux échantillons restent constantes, quelle que soit leur composition.

Celles du corps pur restent constantes, tandis que celles du mélange dépendent de sa composition.

Explication

À pression donnée, un corps pur possède des températures d’ébullition et de congélation constantes, alors que celles d’un mélange dépendent de sa composition. Inverser les deux cas confond corps pur et mélange ; attribuer la constance aux deux ignore cette distinction ; faire varier la température du corps pur avec la composition lui attribue une propriété du mélange.

34. Une solution liquide contient deux constituants liquides, dont l’eau représente la plus grande quantité. Quel constituant est le solvant ?

L’eau, parce que l’eau est nécessairement le solvant de toute solution liquide.
L’eau, qui est le constituant le plus abondant et dans l’état de la solution.
L’autre constituant, qui est présent en plus petite quantité dans la solution.
Le constituant qui a été dissous, quelle que soit sa quantité dans la solution.

L’eau, qui est le constituant le plus abondant et dans l’état de la solution.

Explication

Le solvant est le constituant présent en plus grande quantité et dans le même état physique que la solution. Le constituant minoritaire est confondu avec le solvant, le constituant dissous avec le rôle du soluté, et l’eau n’est pas définie comme solvant par sa seule identité.

35. Dans une préparation, une substance ajoutée peut se dissoudre dans le liquide servant de milieu. Quel rôle cette substance peut-elle jouer ?

Celui de constituant majoritaire.
Celui de soluté.
Celui de solvant.
Celui de solution.

Celui de soluté.

Explication

Un soluté est une substance qui peut être dissoute dans un solvant. Le solvant est le milieu de dissolution, la solution désigne le mélange obtenu, et le constituant majoritaire relève de la définition du solvant.

36. Une solution se dilate lorsqu’on la chauffe sans qu’aucune matière soit ajoutée ni retirée. Quelle grandeur de concentration peut alors varier en raison de cette dilatation ?

La fraction massique, car elle dépend du volume de la solution.
La molarité, car elle dépend du volume de la solution.
La fraction molaire, car elle dépend du volume de la solution.
La molalité, car elle dépend du volume de la solution.

La molarité, car elle dépend du volume de la solution.

Explication

La molarité varie avec la température parce qu’elle est rapportée au volume de la solution, qui se dilate. La molalité et les fractions massique et molaire ne dépendent pas de la température ; leur attribuer une variation due au volume confond leur définition avec celle de la molarité.

37. Dans une réaction, une espèce transfère un proton à une base. Quel rôle cette espèce joue-t-elle au sens de Brønsted ?

Un acide.
Une espèce amphotère.
Un solvant.
Une base.

Un acide.

Explication

Un acide de Brønsted est une substance capable de donner un proton à une base. Une base accepte le proton ; l’autoprotolyse concerne un transfert entre molécules de la même espèce, et le rôle de solvant ne définit pas le donneur de proton.

38. Une espèce dispose d’un doublet électronique auquel un proton peut se lier et accepte ce proton au cours d’une réaction. Comment la classe-t-on selon Brønsted ?

Comme une base.
Comme un acide.
Comme un soluté.
Comme une espèce amphotère.

Comme une base.

Explication

Une base de Brønsted accepte un proton grâce à un doublet électronique auquel celui-ci peut se lier. L’acide donne le proton, une espèce amphotère peut agir dans les deux sens, et le terme soluté ne désigne pas ce comportement acido-basique.

39. Une molécule d’eau cède un proton dans une réaction, tandis qu’une autre en accepte un dans une réaction différente. Quelle propriété de l’eau ces deux comportements illustrent-ils ?

Son caractère uniquement basique.
Son autoprotolyse comme définition de tout transfert de proton.
Son caractère uniquement acide.
Son caractère amphiprotique.

Son caractère amphiprotique.

Explication

L’eau est amphiprotique parce qu’elle peut céder un proton pour former OH⁻ ou en accepter un pour former H₃O⁺. La réduire au rôle d’acide ou de base ignore l’un de ces comportements ; l’autoprotolyse est un cas particulier de transfert entre molécules d’eau, et non la définition générale de cette propriété.

40. À température donnée, une solution diluée a une concentration en ions H₃O⁺ de 1,0×10−3 mol L−11{,}0\times10^{-3}\ \mathrm{mol\,L^{-1}}. Quelle expression permet de déterminer son pH ?

pH=−log⁡[H3O+][OH−]\mathrm{pH}=-\log[\mathrm{H_3O^+}][\mathrm{OH^-}]
pH=log⁡[H3O+]\mathrm{pH}=\log[\mathrm{H_3O^+}]
pH=−log⁡[H3O+]\mathrm{pH}=-\log[\mathrm{H_3O^+}]
pH=−log⁡[OH−]\mathrm{pH}=-\log[\mathrm{OH^-}]

$$\mathrm{pH}=-\log[\mathrm{H_3O^+}]$$

Explication

Pour une solution diluée, le pH est le logarithme décimal négatif de la concentration en H₃O⁺. Employer OH⁻ confond pH et pOH ; omettre le signe négatif change la formule, et prendre le produit des concentrations ne correspond pas à la définition du pH.

41. Pour un acide faible à 25 °C, quelle proportion acide/base conjuguée observe-t-on à un pH égal à pKa+1pK_a+1 ?

50 % d’acide et 50 % de base conjuguée
90 % d’acide et 10 % de base conjuguée
1 % d’acide et 99 % de base conjuguée
10 % d’acide et 90 % de base conjuguée

10 % d’acide et 90 % de base conjuguée

Explication

À pH=pKa+1pH=pK_a+1, la base conjuguée représente 90 % et l’acide 10 %. L’inversion des proportions correspond à un pH inférieur au pKa, la proportion 1 %/99 % à un écart de deux unités, et le partage égal au pH égal au pKa.

42. L’indométacine est placée dans deux compartiments : le sang à pH 7,4 et l’estomac à pH compris entre 1,5 et 3. Quelle association des formes majoritaires est attendue ?

Sang : RCOOHRCOOH ; estomac : RCOOHRCOOH
Sang : RCOOHRCOOH ; estomac : RCOO−RCOO^-
Sang : RCOO−RCOO^- ; estomac : RCOO−RCOO^-
Sang : RCOO−RCOO^- ; estomac : RCOOHRCOOH

Sang : $$RCOO^-$$ ; estomac : $$RCOOH$$

Explication

Dans le sang, dont le pH est supérieur au pKa de l’indométacine, la forme ionisée RCOO−RCOO^- prédomine, tandis que le milieu gastrique favorise la forme moléculaire RCOOHRCOOH. L’association inversée échange ces dominances; les deux autres associations attribuent à tort la même forme aux deux milieux.

43. Dans un compartiment sanguin où le pH est inférieur au pKa de la chlorpromazine, quelle forme est majoritaire ?

Les formes RNH3+RNH_3^+ et RNH2RNH_2 à parts égales
La forme cationique RNH3+RNH_3^+
La forme ionisée RCOO−RCOO^-
La forme moléculaire RNH2RNH_2

La forme cationique $$RNH_3^+$$

Explication

Pour la chlorpromazine, RNH3+RNH_3^+ prédomine lorsque le pH est inférieur au pKa; c’est aussi la forme majoritaire dans le sang. RNH2RNH_2 correspond à la prédominance au-dessus du pKa, RCOO−RCOO^- est la forme d’un acide carboxylique, et des proportions égales sont attendues au pH égal au pKa.

44. Dans une solution à pH 9, quelle espèce de l’acide phosphorique est majoritaire ?

HPO42−HPO_4^{2-}
H3PO4H_3PO_4
H2PO4−H_2PO_4^-
PO43−PO_4^{3-}

$$HPO_4^{2-}$$

Explication

Le pH 9 se situe entre pKa2=7,21pK_{a2}=7,21 et pKa3=12,67pK_{a3}=12,67 : l’espèce majoritaire est donc HPO42−HPO_4^{2-}. H2PO4−H_2PO_4^- prédomine dans l’intervalle précédent, PO43−PO_4^{3-} au-dessus de 12,67, et H3PO4H_3PO_4 au-dessous de 2,12.

45. Que représente le nombre d’oxydation attribué aux atomes d’une espèce ?

Le nombre de liaisons chimiques formées par chaque atome de l’espèce
La charge électrique réelle portée par chaque atome de l’espèce
Le nombre d’électrons de valence présents sur chaque atome
Un nombre conventionnel attribuant des électrons aux différents atomes

Un nombre conventionnel attribuant des électrons aux différents atomes

Explication

Le nombre d’oxydation est une valeur conventionnelle qui sert à attribuer les électrons aux différents atomes. L’assimiler à une charge réelle, au nombre de liaisons ou au nombre d’électrons de valence confond des notions distinctes.

46. Un chimiste considère le cuivre métallique solide, Cu(s)Cu(s), comme un corps simple. Quel nombre d’oxydation attribue-t-il au cuivre ?

+2
−1
+1
0

0

Explication

Dans un corps simple, le nombre d’oxydation de chaque élément est 0, y compris pour un métal tel que Cu(s)Cu(s). Les valeurs positives proposées correspondent à des ions cuivre possibles, tandis que −1 ne s’applique pas au cuivre métallique neutre.

47. Dans le peroxyde d’hydrogène H2O2H_2O_2, quelle valeur attribue-t-on au nombre d’oxydation de l’oxygène ?

−2
+1
−1
0

−1

Explication

Dans un peroxyde, l’oxygène a le nombre d’oxydation −1; ainsi, dans H2O2H_2O_2, chaque oxygène porte cette valeur conventionnelle. −2 est la valeur habituelle de l’oxygène hors peroxydes, +1 correspond généralement à l’hydrogène, et 0 s’applique aux éléments dans un corps simple.

48. Dans un ion polyatomique de charge −2-2, la somme des nombres d’oxydation de tous les atomes est égale à quelle valeur ?

La charge portée par un seul atome de l’ion
−2-2
0
+2+2

$$-2$$

Explication

Dans un ion polyatomique, la somme des nombres d’oxydation est égale à la charge de l’ion : elle vaut donc −2-2 ici. Une somme nulle serait celle d’une molécule neutre, +2+2 inverse le signe, et la charge d’un seul atome ne donne pas la somme de l’ion.

49. Une chaîne protéique est décrite uniquement par l’ordre de ses acides aminés reliés entre eux. Quel niveau de structure cette description représente-t-elle, sans indiquer à elle seule une propriété fonctionnelle ?

La structure quaternaire
La structure tertiaire
La structure primaire
La structure secondaire

La structure primaire

Explication

La structure primaire correspond à la séquence d’acides aminés reliés par des liaisons peptidiques et ne confère pas, à elle seule, de propriété fonctionnelle. Le repliement tridimensionnel relève de la structure tertiaire, l’assemblage de sous-unités de la structure quaternaire, et le réarrangement régulier de la structure secondaire.

50. Une protéine formée d’une seule chaîne adopte un repliement tridimensionnel qui lui permet d’exercer sa fonction. Quelle interprétation convient à sa structure ?

Sa structure quaternaire lui confère sa fonction, même sans autres sous-unités
Sa structure tertiaire lui confère sa fonction, sans assemblage quaternaire obligatoire
Sa structure primaire lui confère sa fonction, sans repliement tridimensionnel
Sa structure dénaturée lui confère sa fonction, malgré son repliement altéré

Sa structure tertiaire lui confère sa fonction, sans assemblage quaternaire obligatoire

Explication

La structure tertiaire est le repliement tridimensionnel qui confère sa fonction à la protéine, tandis que la structure quaternaire, formée par plusieurs sous-unités, n’est pas obligatoire. La structure primaire désigne la séquence, et une conformation dénaturée a perdu sa fonction biologique.

51. Après un traitement, une protéine perd son activité biologique parce que son repliement fonctionnel a été altéré. Comment caractériser respectivement sa conformation avant et après le traitement ?

Native avant, dénaturée après
Quaternaire avant, secondaire après
Primaire avant, quaternaire après
Dénaturée avant, native après

Native avant, dénaturée après

Explication

La conformation native est la conformation fonctionnelle, tandis que la conformation dénaturée a perdu sa fonction biologique. La structure primaire est une séquence et les structures secondaire et quaternaire désignent des niveaux d’organisation différents.

52. Quelle partie d’un acide aminé varie et détermine ses propriétés chimiques spécifiques ?

Le groupement amine
Le groupement carboxyle
La chaîne latérale
Le carbone α

La chaîne latérale

Explication

La chaîne latérale variable, liée au carbone α, détermine les propriétés chimiques spécifiques de l’acide aminé. Le groupement carboxyle, le groupement amine et le carbone α font partie de sa structure, mais ne sont pas la partie variable visée.

53. Dans une protéine, un segment présente un réarrangement régulier des acides aminés sous forme d’hélice α ou de feuillet β. De quel niveau d’organisation s’agit-il ?

La structure secondaire
La structure tertiaire
La structure quaternaire
La structure primaire

La structure secondaire

Explication

La structure secondaire correspond au réarrangement régulier des acides aminés en hélices α ou en feuillets β. La structure tertiaire décrit l’arrangement spatial global, la structure primaire la séquence, et la structure quaternaire l’association de sous-unités.

54. Dans une hélice α observée en coupe, quel type de liaison relie l’hydrogène associé à l’azote d’une liaison peptidique à l’oxygène d’une liaison peptidique située en aval ?

Une liaison peptidique orientée parallèlement à l’axe de l’hélice
Un pont disulfure orienté parallèlement à l’axe de l’hélice
Une liaison hydrogène orientée parallèlement à l’axe de l’hélice
Une interaction hydrophobe orientée parallèlement à l’axe de l’hélice

Une liaison hydrogène orientée parallèlement à l’axe de l’hélice

Explication

Dans l’hélice α, une liaison hydrogène relie l’hydrogène lié à l’azote à l’oxygène d’une liaison peptidique en aval, et ces liaisons sont parallèles à l’axe de l’hélice. Les liaisons peptidiques constituent la chaîne, les interactions hydrophobes contribuent notamment à la cohésion des feuillets β, et les ponts disulfure sont des liaisons entre atomes de soufre.

55. Une protéine contient plusieurs brins déroulés empilés, riches en acides aminés hydrophobes. Quelles interactions contribuent à maintenir la cohésion de cette structure ?

Des liaisons peptidiques et des interactions électrostatiques
Des liaisons hydrogène et des ponts disulfure
Des interactions hydrophobes et des liaisons peptidiques
Des liaisons hydrogène et des interactions hydrophobes

Des liaisons hydrogène et des interactions hydrophobes

Explication

Les brins β empilés sont maintenus par des liaisons hydrogène et par des interactions hydrophobes entre acides aminés hydrophobes. Les ponts disulfure ne sont pas le mécanisme indiqué pour la cohésion du feuillet, et les liaisons peptidiques forment la chaîne d’acides aminés.

56. Dans un feuillet β observé expérimentalement, les extrémités N-ter sont du même côté et les extrémités C-ter de l’autre côté. Quelle organisation des brins cela indique-t-il ?

Un feuillet β parallèle, dont les brins ont la même orientation
Une structure tertiaire, dont les éléments sont arrangés dans l’espace
Un feuillet β antiparallèle, dont les brins ont des orientations opposées
Une hélice α, dont les résidus s’enroulent autour d’un axe

Un feuillet β parallèle, dont les brins ont la même orientation

Explication

Dans un feuillet β parallèle, tous les brins ont la même orientation, avec les N-ter d’un côté et les C-ter de l’autre. Un feuillet antiparallèle présente des orientations opposées et une alternance des extrémités sur un même côté; l’hélice α et la structure tertiaire sont d’autres niveaux d’organisation.

57. Dans une cellule dont le pH varie légèrement, comment les groupements ionisables des acides aminés des protéines contribuent-ils à limiter cette variation ?

En produisant des protons par ionisation des seuls groupements amine
En libérant des protons par ionisation des seuls groupements carboxyle
En captant des protons par ionisation des seules chaînes latérales
En captant ou en libérant des protons par ionisation de plusieurs groupements

En captant ou en libérant des protons par ionisation de plusieurs groupements

Explication

L’ionisation des groupements amine, carboxyle et de certaines chaînes latérales permet aux acides aminés de capter ou de libérer des protons, ce qui amortit les variations de pH. La production d’ions confond tampon et création de protons, tandis que les deux autres réponses limitent à tort le mécanisme à un seul type de groupement ou à un seul sens d’échange.

58. Un acide aminé est placé dans un milieu dont le pH est inférieur à son pI ; quelle est alors sa charge globale ?

Nulle
Positive
Impossible à déterminer sans connaître la masse
Négative

Positive

Explication

Lorsque le pH est inférieur au pI, la charge globale de l’acide aminé est positive. Une charge négative inverse cette relation, une charge nulle correspond au pI, et la masse n’intervient pas dans cette règle.

59. Pour un acide aminé, les deux pKa qui encadrent l’état de charge globale nulle valent 2 et 8 ; quel est son pI ?

3
5
10
8

5

Explication

Le pI est la moyenne des deux pKa encadrant la charge globale nulle : (2+8)/2=5(2+8)/2=5. Choisir 8 revient à prendre le pKa supérieur seul, et 10 à omettre la division par deux.

60. Quelle description distingue correctement les acides aminés protéiques des acides aminés libres de série D ?

Les acides aminés protéiques et tous les acides aminés libres sont de série L
Les acides aminés protéiques sont de série L, tandis que les D libres sont biologiquement inactifs
Les acides aminés protéiques sont de série D, tandis que certains L libres ont des fonctions biologiques
Les acides aminés protéiques sont de série L, tandis que certains D libres ont des fonctions biologiques

Les acides aminés protéiques sont de série L, tandis que certains D libres ont des fonctions biologiques

Explication

Les acides aminés constitutifs des protéines appartiennent à la série L, tandis que certains acides aminés D libres exercent des fonctions biologiques. La réponse sur les D protéiques confond leur rôle libre avec leur incorporation dans les protéines, celle sur les L généralise abusivement, et celle sur l’inactivité nie les exemples biologiques connus.

61. Entre l’hémoglobine HbA et l’hémoglobine HbS, laquelle possède le pI le plus faible ?

HbA
HbS
Elles ont le même pI
Le pI dépend de l’hétérozygotie de l’individu

HbA

Explication

Le pI de HbA est inférieur à celui de HbS. Choisir HbS inverse la comparaison, tandis que l’hétérozygotie ne détermine pas cette différence entre les protéines.

62. Deux protéines sont soumises au même champ électrique ; la protéine X est plus acide que la protéine Y. Quelle différence de migration est attendue vers le pôle positif ?

X se déprotone plus rapidement et migre plus vite
Y se déprotone plus rapidement et migre vers le pôle négatif
X se déprotone plus lentement et migre plus lentement
Y se déprotone plus rapidement et migre plus vite

X se déprotone plus rapidement et migre plus vite

Explication

Une protéine plus acide a un pI plus faible, se déprotone plus rapidement et acquiert plus vite une charge négative, favorisant sa migration vers le pôle positif. La réponse attribuant cet effet à Y inverse le rôle de l’acidité, et celle orientant X vers le pôle négatif inverse le sens de migration des protéines négatives.

63. Quelle différence minimale l’isoélectrofocalisation peut-elle distinguer entre deux protéines ?

Une charge ou une différence de pI de 1 unité
Une charge ou une différence de pI de 0,01 unité
Deux charges ou une différence de pI de 0,1 unité
Une différence de masse ou une différence de pI de 0,01 unité

Une charge ou une différence de pI de 0,01 unité

Explication

L’isoélectrofocalisation peut séparer des protéines qui diffèrent d’une seule charge ou d’un pI de 0,01 unité. Les autres réponses modifient le seuil de résolution ou remplacent la différence de charge par une différence de masse.

64. En isoélectrofocalisation, une protéine déposée avec une charge nette négative se trouve à un pH différent de son pI ; vers quel pôle se déplace-t-elle avant de s’immobiliser ?

Vers le pôle positif, jusqu’à ce que le pH atteigne son pI
Vers le pôle positif, jusqu’à ce que le pH s’éloigne de son pI
Vers le pôle négatif, jusqu’à ce que sa charge négative augmente
Vers le pôle négatif, jusqu’à ce que le pH atteigne son pI

Vers le pôle positif, jusqu’à ce que le pH atteigne son pI

Explication

Une protéine négative migre vers le pôle positif, puis s’immobilise lorsque le pH atteint son pI et que sa charge nette devient nulle. Le déplacement vers le pôle négatif inverse le sens imposé par la charge, et l’immobilisation ne se produit pas lorsque le pH s’éloigne du pI.

65. Un laboratoire veut repérer une protéine précise dans un mélange complexe et estimer sa taille. Quelle méthode répond à ces deux objectifs ?

Le Western blot avec un anticorps spécifique
La dégradation d’Edman du mélange protéique
L’électrophorèse sans anticorps spécifique
La chromatographie échangeuse d’ions après hydrolyse

Le Western blot avec un anticorps spécifique

Explication

Le Western blot utilise un anticorps spécifique pour détecter une protéine dans un mélange et permet d’en estimer la taille. La chromatographie après hydrolyse renseigne sur les acides aminés, Edman détermine une séquence et l’électrophorèse sans anticorps n’assure pas cette détection spécifique.

66. Deux protéines détectées par un même anticorps appartiennent à une même famille, mais leurs bandes apparaissent à des tailles différentes. Comment les caractériser ?

Comme des isoformes de cette famille
Comme des protéines de familles distinctes
Comme des protéines identiques en taille
Comme des séquences primaires nécessairement différentes

Comme des isoformes de cette famille

Explication

Les isoformes appartiennent à une même famille et diffèrent par leur taille. L’idée d’une taille identique contredit cette distinction, tandis qu’une famille distincte ou une séquence nécessairement différente n’est pas établie par les bandes observées.

67. Un polypeptide est traité à 110 ∘C110\,^{\circ}\mathrm{C} pendant 24 h24\,\mathrm{h} avec de l’HCl 6 N6\,\mathrm{N}. Quel résultat décrit cette hydrolyse ?

Quelques liaisons peptidiques sont rompues et des fragments ordonnés sont libérés
Les acides aminés sont marqués successivement à partir de l’extrémité N-terminale
Les liaisons peptidiques sont rompues et la séquence primaire est conservée
Toutes les liaisons peptidiques sont rompues et les acides aminés sont libérés sans ordre conservé

Toutes les liaisons peptidiques sont rompues et les acides aminés sont libérés sans ordre conservé

Explication

Ces conditions sévères rompent toutes les liaisons peptidiques et libèrent les acides aminés sans conserver leur ordre. La séquence n’est donc pas conservée, contrairement à ce que suggère le premier distracteur sur l’ordre; les autres décrivent une hydrolyse partielle ou la méthode d’Edman.

68. Après hydrolyse d’un peptide et chromatographie échangeuse d’ions, une équipe mesure les quantités des différents acides aminés. Quelle conclusion peut-elle tirer ?

La séquence primaire complète et la quantité des acides aminés
L’ordre des résidus, mais pas la composition du peptide
La composition et la quantité des acides aminés, mais pas leur séquence
L’identité du résidu N-terminal, mais pas les quantités présentes

La composition et la quantité des acides aminés, mais pas leur séquence

Explication

Après hydrolyse, la chromatographie échangeuse d’ions permet de déterminer la composition et la quantité des acides aminés, mais leur ordre est perdu. Déduire la séquence ou l’extrémité N-terminale confond cette analyse avec une méthode de séquençage telle qu’Edman.

69. Une protéine possède une chaîne d’acides aminés donnée, mais son repliement spatial est altéré. Quelle propriété définit la structure tertiaire concernée ?

La succession des liaisons peptidiques qui relie ses résidus
L’ordre linéaire des acides aminés qui détermine sa séquence primaire
L’association de plusieurs chaînes qui constitue sa structure quaternaire
L’arrangement spatial et le repliement qui confèrent sa fonction à la protéine

L’arrangement spatial et le repliement qui confèrent sa fonction à la protéine

Explication

La structure tertiaire correspond au repliement et à l’arrangement spatial de la protéine, lesquels lui confèrent sa fonction. L’ordre linéaire relève de la séquence primaire, l’association de plusieurs chaînes de la structure quaternaire, et les liaisons peptidiques ne définissent pas à elles seules le repliement.

70. Après un brassage mécanique intense, une protéine perd son repliement et n’exerce plus son activité. Quel phénomène explique cette observation ?

La renaturation, qui restaure son arrangement spatial fonctionnel
La mutation, qui modifie l’ordre des résidus de la chaîne
La dénaturation, qui peut faire perdre sa fonction à la protéine
L’hydrolyse, qui libère nécessairement ses acides aminés

La dénaturation, qui peut faire perdre sa fonction à la protéine

Explication

Le brassage mécanique peut provoquer la dénaturation, et une protéine dénaturée perd sa fonction. L’hydrolyse rompt les liaisons peptidiques, une mutation modifie la séquence, et la renaturation désigne le retour vers un repliement fonctionnel plutôt que sa perte.

71. Dans une voie physiologique de clivage de l’APP, l’alpha-sécrétase agit d’abord, puis la gamma-sécrétase intervient. Quels fragments sont produits par cette voie ?

s-APP soluble, puis p3 et AICD
Aβ, puis des oligomères et des fibrilles
p3 soluble, puis Tau et des neurofibrilles
AICD soluble, puis s-APP et Aβ

s-APP soluble, puis p3 et AICD

Explication

Dans la voie physiologique, l’alpha-sécrétase libère s-APP soluble, puis la gamma-sécrétase produit p3 et le fragment cytoplasmique AICD. La production d’Aβ caractérise la voie amyloïdogénique; p3 n’est pas le premier fragment libéré, et Tau n’est pas un produit du clivage de l’APP.

72. L’analyse du LCR d’un patient montre une diminution d’Aβ42 et des augmentations de Tau totale et de Tau hyperphosphorylée. Comment interpréter ce profil parmi les marqueurs biologiques décrits ?

Un profil associant Aβ42 diminué et les deux formes de Tau augmentées
Un profil associant Aβ42 augmenté, Tau totale augmentée et Tau hyperphosphorylée diminuée
Un profil associant Aβ42 augmenté et les deux formes de Tau diminuées
Un profil associant Aβ42 diminué et les deux formes de Tau diminuées

Un profil associant Aβ42 diminué et les deux formes de Tau augmentées

Explication

Les marqueurs du LCR décrits associent une diminution d’Aβ42 à une augmentation de Tau totale et de Tau hyperphosphorylée. Les autres profils inversent une ou plusieurs de ces variations, ou traitent les marqueurs comme des fragments issus du clivage de l’APP.

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Qu’étudie la chimie ?

La composition de la matière et ses transformations.

Quelles propriétés définissent la matière ?

Elle possède une masse et un certain volume.

Qu’est-ce qu’une molécule ?

Une association d’atomes liés.

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