QCM : Fonctions d’une variable réelle — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle relation d’inclusion entre les ensembles usuels est correcte ?

N⊊Q⊊Z⊊R\mathbb{N} \subsetneq \mathbb{Q} \subsetneq \mathbb{Z} \subsetneq \mathbb{R}
N⊊Z⊊Q⊊R\mathbb{N} \subsetneq \mathbb{Z} \subsetneq \mathbb{Q} \subsetneq \mathbb{R}
Z⊊N⊊R⊊Q\mathbb{Z} \subsetneq \mathbb{N} \subsetneq \mathbb{R} \subsetneq \mathbb{Q}
Q⊊Z⊊N⊊R\mathbb{Q} \subsetneq \mathbb{Z} \subsetneq \mathbb{N} \subsetneq \mathbb{R}

$$\mathbb{N} \subsetneq \mathbb{Z} \subsetneq \mathbb{Q} \subsetneq \mathbb{R}$$

Explication

Les naturels sont inclus dans les entiers, eux-mêmes inclus dans les rationnels, qui sont inclus dans les réels, avec des inclusions strictes. L’affirmation selon laquelle les réels seraient inclus dans les rationnels inverse la dernière inclusion et confond ces deux ensembles.

2. Quelle inégalité caractérise la partie entière [x][x] d’un réel xx ?

[x]<x≤[x]+1[x]<x\le [x]+1
[x]−1<x≤[x][x]-1<x\le [x]
x≤[x]<x+1x\le [x]<x+1
[x]≤x<[x]+1[x]\le x<[x]+1

$$[x]\le x<[x]+1$$

Explication

La partie entière est l’unique entier inférieur ou égal à xx, tandis que xx est strictement inférieur à cet entier augmenté de 1. L’inégalité [x]<x[x]<x échoue notamment lorsque xx est lui-même entier.

3. Quel critère distingue un réel rationnel d’un réel non rationnel à partir de son développement décimal propre ?

Un rationnel a un développement décimal entier, tandis qu’un réel possède des chiffres après la virgule.
Un rationnel a un développement décimal fini, tandis qu’un réel a un développement toujours infini.
Un rationnel a un développement décimal non périodique, tandis qu’un réel a un développement périodique.
Un rationnel a un développement décimal périodique, tandis qu’un réel peut avoir un développement quelconque.

Un rationnel a un développement décimal périodique, tandis qu’un réel peut avoir un développement quelconque.

Explication

Le développement décimal propre d’un nombre rationnel est périodique, alors que celui d’un réel peut être périodique ou non. La finitude n’est pas nécessaire pour un rationnel, car une écriture décimale périodique peut être infinie.

4. Comment définit-on la borne supérieure d’un sous-ensemble non vide de R\mathbb{R} ?

Comme le plus grand élément de l’ensemble
Comme le plus grand de ses minorants
Comme un élément quelconque qui appartient à l’ensemble
Comme le plus petit de ses majorants

Comme le plus petit de ses majorants

Explication

La borne supérieure est le plus petit réel qui majore l’ensemble. Elle peut ne pas appartenir à l’ensemble, contrairement au maximum lorsqu’il existe.

5. Quelle condition caractérise un majorant réel MM d’un ensemble non vide AA ?

Le réel MM appartient nécessairement à l’ensemble AA.
Tout élément xx de AA vérifie M≤xM\le x.
Tout élément xx de AA vérifie x≤Mx\le M.
Il existe un élément xx de AA tel que x=Mx=M.

Tout élément $$x$$ de $$A$$ vérifie $$x\le M$$.

Explication

Un majorant est un réel situé au-dessus ou au niveau de chaque élément de l’ensemble. La condition d’égalité avec un élément de AA correspondrait à une propriété supplémentaire, celle d’un maximum éventuel.

6. Quelle propriété permet de vérifier qu’un réel MM est la borne supérieure d’un ensemble non vide AA ?

Il existe x∈Ax\in A tel que x=Mx=M et tous les autres éléments sont strictement inférieurs à MM.
Tout x∈Ax\in A vérifie x≤Mx\le M et, pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe x∈Ax\in A tel que M−ε<x≤MM-\varepsilon<x\le M.
Pour tout ε>0\varepsilon>0, tous les éléments de AA vérifient M−ε<x≤MM-\varepsilon<x\le M.
Tout x∈Ax\in A vérifie M≤xM\le x et, pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe x∈Ax\in A tel que x<M−εx<M-\varepsilon.

Tout $$x\in A$$ vérifie $$x\le M$$ et, pour tout $$\varepsilon>0$$, il existe $$x\in A$$ tel que $$M-\varepsilon<x\le M$$.

Explication

Cette caractérisation combine le fait que MM majore AA et celui qu’aucun nombre plus petit ne peut encore majorer l’ensemble. La présence d’un élément égal à MM n’est pas requise pour une borne supérieure.

7. Quelle propriété possède tout sous-ensemble non vide et majoré de R\mathbb{R} ?

Il possède nécessairement un maximum appartenant à l’ensemble.
Il admet une borne inférieure qui dépasse tous ses éléments.
Il est nécessairement constitué d’un nombre fini d’éléments.
Il admet une borne supérieure qui appartient à R\mathbb{R}.

Il admet une borne supérieure qui appartient à $$\mathbb{R}$$.

Explication

La propriété de complétude de R\mathbb{R} garantit qu’un ensemble non vide et majoré possède une borne supérieure réelle. Cette borne peut ne pas être un élément de l’ensemble, donc l’existence d’un maximum n’est pas garantie.

8. Quelle propriété caractérise un intervalle réel II ?

Si x<y<zx<y<z et y∈Iy\in I, alors x,z∈Ix,z\in I.
Tout intervalle réel possède un plus petit et un plus grand élément.
Si x<y<zx<y<z et x,z∈Ix,z\in I, alors y∈Iy\in I.
Un intervalle réel est formé de points séparés par des intervalles vides.

Si $$x<y<z$$ et $$x,z\in I$$, alors $$y\in I$$.

Explication

Un intervalle contient tout réel situé entre deux de ses éléments. La propriété inverse ne caractérise pas les intervalles, et certains intervalles comme ]a,b[]a,b[ n’ont ni plus petit ni plus grand élément.

9. Que signifie l’écriture ]a,+∞[]a,+\infty[ pour un intervalle réel ?

L’ensemble des réels strictement inférieurs à aa
L’ensemble des réels strictement supérieurs à aa
L’ensemble des réels compris entre aa et un maximum fini
L’ensemble des réels supérieurs ou égaux à aa

L’ensemble des réels strictement supérieurs à $$a$$

Explication

Le crochet tourné vers l’extérieur en aa exclut cette borne, tandis que l’infini n’est pas un élément inclus dans l’intervalle. Ainsi, ]a,+∞[]a,+\infty[ contient les réels vérifiant x>ax>a.

10. Quelle propriété caractérise une fonction de X vers Y ?

Elle associe à chaque élément de X un unique élément de Y
Elle associe seulement certains éléments de X à des éléments de Y
Elle associe à chaque élément de Y un unique élément de X
Elle associe à chaque élément de X plusieurs éléments possibles de Y

Elle associe à chaque élément de X un unique élément de Y

Explication

Une fonction attribue à chaque élément du domaine X une valeur déterminée dans Y. L’existence de plusieurs valeurs pour un même élément de X ne respecte pas cette définition.

11. Pour une fonction f de X vers Y, comment définit-on l’image directe d’un sous-ensemble A de X ?

Comme l’ensemble des valeurs f(x) obtenues lorsque x appartient à A
Comme l’ensemble de tous les couples de X et de Y
Comme l’ensemble des antécédents d’un élément fixé de Y
Comme l’ensemble des éléments x de X dont l’image appartient à A

Comme l’ensemble des valeurs f(x) obtenues lorsque x appartient à A

Explication

L’image directe f(A) rassemble les valeurs f(x) lorsque x parcourt A. La description par les éléments x dont l’image appartient à un ensemble concerne une image réciproque.

12. Que représente l’image réciproque d’un singleton par une fonction f ?

Le graphe formé par les couples associés à cet élément
Le sous-ensemble du codomaine contenant toutes les images possibles
La fibre de f au-dessus de l’élément considéré
L’ensemble des valeurs atteintes par tous les éléments du domaine

La fibre de f au-dessus de l’élément considéré

Explication

L’image réciproque du singleton {y} est l’ensemble des x tels que f(x)=y, appelé fibre de f en y. Elle regroupe donc des antécédents du codomaine, et non des valeurs d’image.

13. Quelle condition caractérise l’injectivité d’une fonction f de X vers Y ?

Chaque élément de Y possède exactement un antécédent dans X
Toutes les valeurs de Y sont obtenues par la fonction
Deux éléments de X ayant la même image sont nécessairement égaux
Chaque élément de Y possède au moins un antécédent dans X

Deux éléments de X ayant la même image sont nécessairement égaux

Explication

Une fonction est injective lorsque l’égalité f(x)=f(x') entraîne x=x'. La présence d’au moins un antécédent pour chaque élément de Y caractérise la surjectivité.

14. Quelle propriété doit vérifier une fonction surjective de X vers Y ?

Chaque élément de Y possède au moins un antécédent dans X
Chaque élément de Y possède au plus un antécédent dans X
Deux éléments distincts de X ont des images distinctes
Chaque élément de X possède au moins deux images dans Y

Chaque élément de Y possède au moins un antécédent dans X

Explication

La surjectivité signifie que tout élément du codomaine Y est l’image d’au moins un élément de X. La condition d’au plus un antécédent correspond à l’injectivité.

15. Une fonction f de X vers Y est-elle bijective dans quelle situation ?

Chaque élément de Y possède exactement un antécédent dans X
Chaque élément de Y possède au plus un antécédent dans X
Chaque élément de Y possède au moins un antécédent dans X
Certains éléments de Y possèdent plusieurs antécédents dans X

Chaque élément de Y possède exactement un antécédent dans X

Explication

Une bijection associe à chaque élément de Y exactement un antécédent, ce qui combine injectivité et surjectivité. L’injectivité seule autorise l’absence d’antécédent pour certains éléments de Y.

16. Quelle propriété caractérise l’existence d’une fonction réciproque pour f de X vers Y ?

f est injective et peut laisser des éléments de Y sans antécédent
f est définie sur un intervalle et respecte une relation de monotonie
f est bijective et possède une unique réciproque de Y vers X
f est surjective et peut associer une même valeur à plusieurs éléments de X

f est bijective et possède une unique réciproque de Y vers X

Explication

Une fonction possède une unique réciproque de Y vers X lorsqu’elle est bijective, avec les identités de composition correspondantes. L’injectivité ou la surjectivité seule ne garantit pas ces deux identités.

17. Dans la composée g∘fg\circ f, quelle fonction est appliquée en premier à un élément x ?

La fonction f−1f^{-1}, puisque la composée annule f
La fonction g, puisque (g∘f)(x)=f(g(x))(g\circ f)(x)=f(g(x))
La fonction f, puisque (g∘f)(x)=g(f(x))(g\circ f)(x)=g(f(x))
La fonction g−1g^{-1}, puisque la composée revient dans X

La fonction f, puisque $$(g\circ f)(x)=g(f(x))$$

Explication

Dans g∘f, on calcule d’abord f(x), puis on applique g au résultat. L’écriture f∘g inverserait cet ordre lorsque les compositions sont définies.

18. Pour quelles valeurs de x le quotient f(x)g(x)\frac{f(x)}{g(x)} est-il défini ?

Pour les valeurs de x telles que g(x)=0g(x)=0
Pour les valeurs de x telles que g(x)≠0g(x)\ne0
Pour les valeurs de x telles que f(x)≠0f(x)\ne0
Pour les valeurs de x telles que f(x)=g(x)f(x)=g(x)

Pour les valeurs de x telles que $$g(x)\ne0$$

Explication

Le quotient de deux fonctions est défini lorsque le dénominateur g(x) n’est pas nul. La valeur de f(x) peut être nulle sans empêcher le quotient d’exister.

19. Quelle condition exprime qu’une fonction f est strictement croissante sur un intervalle I ?

Si x≤x′x\le x', alors f(x)≥f(x′)f(x)\ge f(x')
Si x<x′x<x', alors f(x)>f(x′)f(x)>f(x')
Si x<x′x<x', alors f(x)<f(x′)f(x)<f(x')
Si x≤x′x\le x', alors f(x)=f(x′)f(x)=f(x')

Si $$x<x'$$, alors $$f(x)<f(x')$$

Explication

La croissance stricte conserve et renforce l’ordre : des arguments strictement croissants donnent des images strictement croissantes. L’inégalité inversée décrit une tendance décroissante, non une croissance stricte.

20. Que peut-on déduire d’une fonction strictement monotone sur un intervalle ?

Elle est surjective, même si toute fonction surjective n’est pas monotone
Elle est injective, même si toute fonction injective n’est pas strictement monotone
Elle est constante, même si toute fonction constante n’est pas monotone
Elle est paire, même si toute fonction paire n’est pas injective

Elle est injective, même si toute fonction injective n’est pas strictement monotone

Explication

Une fonction strictement monotone sur un intervalle prend des valeurs distinctes pour des arguments distincts, donc elle est injective. La réciproque est fausse en général, sauf sous l’hypothèse supplémentaire de continuité.

21. Quelle propriété caractérise un ensemble dénombrable ?

Il est en bijection avec N\mathbb{N} et ses éléments peuvent être numérotés.
Il possède une structure algébrique permettant d’additionner tous ses éléments.
Il contient un nombre fini d’éléments pouvant être classés par ordre croissant.
Il est en bijection avec R\mathbb{R} et ses éléments couvrent une droite continue.

Il est en bijection avec $$\mathbb{N}$$ et ses éléments peuvent être numérotés.

Explication

Un ensemble est dénombrable lorsqu’il existe une bijection entre lui et N\mathbb{N}, ce qui permet d’indexer ses éléments. La finitude n’est pas requise : un ensemble dénombrable peut être infini, contrairement à l’ensemble des réels.

22. Laquelle des affirmations suivantes compare correctement Z\mathbb{Z} et R\mathbb{R} du point de vue de la dénombrabilité ?

Les deux ensembles sont dénombrables car leurs éléments peuvent être décrits.
Les deux ensembles ne sont pas dénombrables car ils contiennent une infinité d’éléments.
Z\mathbb{Z} n’est pas dénombrable, tandis que R\mathbb{R} l’est.
Z\mathbb{Z} est dénombrable, tandis que R\mathbb{R} ne l’est pas.

$$\mathbb{Z}$$ est dénombrable, tandis que $$\mathbb{R}$$ ne l’est pas.

Explication

Les entiers relatifs peuvent être énumérés et forment donc un ensemble dénombrable, alors que les réels ne peuvent pas être mis en bijection avec N\mathbb{N}. L’infinité ne suffit pas à conclure qu’un ensemble est indénombrable.

23. Que peut-on déduire de la dénombrabilité de Q>0\mathbb{Q}_{>0} concernant l’ensemble Q\mathbb{Q} ?

Q\mathbb{Q} n’est pas dénombrable, car les rationnels comprennent aussi des nombres négatifs.
Q\mathbb{Q} est fini, car chaque rationnel possède une écriture fractionnaire.
Q\mathbb{Q} a la même cardinalité que R\mathbb{R}, car ces ensembles sont tous deux numériques.
Q\mathbb{Q} est dénombrable, car les rationnels positifs permettent d’établir une énumération des rationnels.

$$\mathbb{Q}$$ est dénombrable, car les rationnels positifs permettent d’établir une énumération des rationnels.

Explication

L’ensemble des rationnels positifs est dénombrable, et ce résultat entraîne que l’ensemble des rationnels est lui aussi dénombrable. La présence de rationnels négatifs et de zéro ne change pas cette possibilité d’énumération.

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Quelle est la relation d'inclusion entre N,Z,Q,R\mathbb{N}, \mathbb{Z}, \mathbb{Q}, \mathbb{R} ?

N⊊Z⊊Q⊊R\mathbb{N} \subsetneq \mathbb{Z} \subsetneq \mathbb{Q} \subsetneq \mathbb{R}.

Quelles sont les valeurs de N\mathbb{N}, Z\mathbb{Z} et Q\mathbb{Q} ?

N={0,1,2,…}\mathbb{N} = \{0,1,2,\ldots\}, Z={…,−2,−1,0,1,2,…}\mathbb{Z} = \{\ldots,-2,-1,0,1,2,\ldots\}, Q={pq∣p∈Z,q∈N∗}\mathbb{Q} = \{\frac{p}{q} \mid p \in \mathbb{Z}, q \in \mathbb{N}^*\}.

Quelle inégalité définit la partie entière [x][x] d'un réel xx ?

[x]≤x<[x]+1[x] \le x < [x] + 1.

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