QCM : Histoire et enjeux de l’EPS (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour atteindre un but ou résoudre un problème en EPS, que désignent les principes opérationnels ?

Un choix libre de gestes techniques que l’élève peut combiner selon ses préférences
Un ensemble de résultats attendus servant à classer les élèves selon leur niveau
Une liste de règles culturelles décrivant l’histoire des pratiques physiques
Une suite ordonnée d’opérations nécessaires à la réalisation du but ou à la résolution du problème

Une suite ordonnée d’opérations nécessaires à la réalisation du but ou à la résolution du problème

Explication

Les principes opérationnels correspondent à une suite ordonnée d’opérations nécessaires pour atteindre un but ou résoudre un problème. Des résultats permettant de classer les élèves sont des critères d’évaluation, et non cette organisation d’opérations.

2. Comment les finalités des IO relatives à la citoyenneté évoluent-elles entre 1985 et 2015 ?

Elles passent de la formation d’un citoyen autonome à l’éducation physique, puis à l’apprentissage du partage des règles et des responsabilités.
Elles passent de l’éducation de la personne et du futur citoyen à la réussite en sport scolaire, puis à la certification des jeunes officiels.
Elles passent de l’éducation de la personne et du futur citoyen à l’éducation à la citoyenneté, puis à la formation d’un citoyen lucide, autonome et éduqué physiquement et socialement.
Elles passent de l’éducation à la citoyenneté à la formation du futur citoyen, puis à l’éducation de la personne et à sa réussite sportive.

Elles passent de l’éducation de la personne et du futur citoyen à l’éducation à la citoyenneté, puis à la formation d’un citoyen lucide, autonome et éduqué physiquement et socialement.

Explication

Les finalités évoluent en trois étapes : éduquer la personne et le futur citoyen en 1985, éduquer à la citoyenneté en 1996, puis former un citoyen lucide, autonome et éduqué physiquement et socialement en 2015. Le partage des règles et des responsabilités relève des compétences travaillées en EPS au DNB, et non de cette succession des finalités.

3. Qu’est-ce qui caractérise une forme de pratique scolaire conçue pour enseigner un objet précis ?

Elle reproduit les conditions habituelles d’une pratique sociale sans modifier les contraintes de jeu.
Elle choisit une activité parce qu’elle est représentative des pratiques sociales des élèves.
Elle modifie les règlements ou les contraintes de l’environnement afin d’isoler l’objet d’enseignement.
Elle développe les effets de l’activité physique pour favoriser l’entretien de soi.

Elle modifie les règlements ou les contraintes de l’environnement afin d’isoler l’objet d’enseignement.

Explication

Une forme de pratique scolaire transforme les règlements ou les contraintes de l’environnement afin d’isoler l’objet à enseigner. La reproduction des conditions habituelles d’une pratique sociale ne correspond pas à cet aménagement orienté vers l’enseignement.

4. Quel rôle l’épreuve peut-elle jouer comme alternative à la compétition en EPS ?

Organiser les élèves selon leurs résultats respectifs
Mesurer la supériorité d’un élève sur ses concurrents
Offrir une occasion de construire un nouvel accomplissement de soi
Déterminer un vainqueur à partir d’un classement collectif

Offrir une occasion de construire un nouvel accomplissement de soi

Explication

L’épreuve est envisagée comme une occasion d’accomplissement personnel, en alternative à la compétition. Un classement des élèves relève plutôt d’une comparaison compétitive des résultats.

5. Selon Le Boterf, qu’est-ce qui caractérise une compétence ?

La mobilisation contextualisée et particulière des ressources possédées
L’accumulation de savoirs et de savoir-faire définis indépendamment du contexte
La maîtrise d’une tâche scolaire sans recours aux ressources déjà acquises
La combinaison de ressources identiques pour répondre à toutes les situations

La mobilisation contextualisée et particulière des ressources possédées

Explication

Pour Le Boterf, une compétence consiste à mobiliser des ressources dans un contexte particulier et ne se réduit pas à un ensemble de savoirs et de savoir-faire. La simple accumulation de ces éléments ne suffit donc pas à la caractériser.

6. Dans la distinction de Gleyse, quelle approche didactique centre l’EPS sur l’élève et une culture corporelle étendue ?

L’approche centrée sur la performance sportive
L’approche développementaliste
L’approche culturaliste
L’approche fondée sur la formation d’une élite compétitive

L’approche développementaliste

Explication

L’approche développementaliste centre l’EPS sur l’élève et une culture corporelle étendue. L’approche culturaliste privilégie plutôt les savoirs sportifs et l’activité culturelle de référence.

7. Dans la distinction établie par la Charte des programmes, que désignent les compétences ?

Les connaissances nécessaires à la gestion de la vie physique
Les tâches que les élèves doivent pouvoir accomplir
Les objectifs généraux propres à chaque discipline
Les notions, concepts et savoir-faire à acquérir

Les tâches que les élèves doivent pouvoir accomplir

Explication

Les compétences renvoient aux tâches que les élèves doivent pouvoir accomplir, tandis que les connaissances regroupent notions, concepts et savoir-faire. Assimiler les compétences aux notions et aux savoir-faire reprend précisément la confusion entre les deux catégories.

8. Quel type d’apprentissage les instructions officielles de 1985-1986 mettent-elles particulièrement en avant en EPS ?

Des méthodes et des attitudes, notamment des habiletés réinvestissables
Des gestes techniques spécialisés, notamment des enchaînements propres à chaque activité
Des connaissances anatomiques et médicales, notamment des notions de physiologie
Des performances sportives et des classements, notamment des records mesurables

Des méthodes et des attitudes, notamment des habiletés réinvestissables

Explication

Les IO de 1985-1986 insistent sur les apprentissages de méthodes et d’attitudes, parmi lesquels figurent les habiletés réinvestissables. Les performances et les classements ne désignent pas ce ciblage des apprentissages.

9. Entre 1986 et 1992, quelle orientation l’EPS cherche-t-elle à suivre dans le système scolaire ?

Remplacer les normes scolaires par des objectifs sportifs autonomes
Préserver sa spécificité en se tenant à l’écart des normes scolaires
Intégrer les normes scolaires tout en préservant sa spécificité disciplinaire
Adopter les normes scolaires en renonçant à sa spécificité disciplinaire

Intégrer les normes scolaires tout en préservant sa spécificité disciplinaire

Explication

L’EPS cherche à s’intégrer aux normes scolaires sans perdre les caractéristiques qui lui sont propres comme discipline. Confondre intégration et abandon de sa spécificité revient à effacer cette double orientation.

10. En quoi le courant culturaliste se distingue-t-il du courant développementaliste en EPS ?

Il organise l’enseignement autour de performances mesurées plutôt que de savoirs culturels
Il privilégie l’apprentissage de méthodes générales sans prendre les APSA pour objets d’étude
Il centre l’enseignement sur le développement de l’élève plutôt que sur l’étude des APSA
Il étudie les APSA comme objets culturels pour construire des savoirs et des pouvoirs d’agir

Il étudie les APSA comme objets culturels pour construire des savoirs et des pouvoirs d’agir

Explication

Le courant culturaliste prend les APSA comme objets culturels dont l’étude permet aux élèves d’acquérir des savoirs, des méthodes et de nouveaux pouvoirs d’agir. Le développement de l’élève comme centre de l’enseignement caractérise plutôt le courant développementaliste.

11. Quel constat caractérise l’évolution, depuis 1980, des activités de pleine nature et des activités physiques adaptées dans les pratiques scolaires ?

Elles se développent surtout lorsque les règlements sportifs sont aménagés pour isoler un objet d’enseignement.
Elles progressent fortement en raison de leur représentativité sociale et des injonctions officielles.
Elles diminuent parce que les programmes scolaires privilégient les sports collectifs traditionnels.
Elles progressent peu malgré les injonctions officielles et leur représentativité sociale.

Elles progressent peu malgré les injonctions officielles et leur représentativité sociale.

Explication

Depuis 1980, ces activités progressent peu dans les pratiques scolaires, en dépit des injonctions officielles et de leur représentativité sociale. Une forte progression liée à ces mêmes facteurs inverse le constat établi.

12. Que désignent Davisse et Louveau par l’expression « conservatoire des identités sexuées » à propos du monde sportif ?

Un espace où les identités sexuées se maintiennent et où un référent masculin est valorisé dans la leçon sportivisée.
Un espace où les pratiques féminines deviennent la référence de la leçon sportivisée.
Un espace où les identités sexuées s’effacent lorsque les règles sportives sont adaptées aux élèves.
Un espace où les rôles sexués sont remplacés par des responsabilités citoyennes partagées.

Un espace où les identités sexuées se maintiennent et où un référent masculin est valorisé dans la leçon sportivisée.

Explication

Davisse et Louveau décrivent le monde sportif comme un « conservatoire des identités sexuées » et associent la sportivisation de la leçon à l’installation d’un référent masculin valorisé. L’effacement des identités sexuées par l’adaptation des règles ne correspond pas à leur caractérisation.

13. Quel objectif la Charte des programmes de 1992 assigne-t-elle aux apprentissages scolaires ?

Permettre leur réinvestissement dans la vie personnelle, professionnelle et citoyenne
Les consacrer à la préparation des examens et à la poursuite des études
Les relier principalement aux besoins économiques et aux choix professionnels
Les orienter vers la maîtrise des disciplines scolaires et de leurs méthodes

Permettre leur réinvestissement dans la vie personnelle, professionnelle et citoyenne

Explication

La Charte vise à ce que les apprentissages puissent être réinvestis dans les différentes dimensions de la vie. Les limiter à la préparation des examens ne rend pas compte de cette finalité personnelle, professionnelle et citoyenne.

14. Quelle orientation distingue la mystique de gauche de la mystique de droite dans le sport ?

Elle privilégie les savoirs sportifs et la transmission d’une activité culturelle de référence
Elle privilégie l’aide aux plus faibles, la collectivité et le développement des capacités de chacun
Elle privilégie la compétition, l’intérêt individuel et la formation d’une élite performante
Elle privilégie la recherche du résultat et le dépassement poussé à l’extrême

Elle privilégie l’aide aux plus faibles, la collectivité et le développement des capacités de chacun

Explication

La mystique de gauche met l’accent sur l’aide aux plus faibles, la collectivité et le développement de chacun. L’élite performante et la compétition relèvent plutôt de la mystique de droite.

15. Quel changement la Loi d’orientation de 1989 apporte-t-elle à l’écriture des programmes ?

Elle confie leur rédaction aux fédérations sportives en fonction des compétitions
Elle organise leur élaboration autour des seules évaluations de fin de cycle
Elle modifie leur processus d’écriture en le référant à la sociologie du curriculum
Elle remplace leur écriture nationale par des projets propres à chaque établissement

Elle modifie leur processus d’écriture en le référant à la sociologie du curriculum

Explication

La Loi d’orientation de 1989 modifie le processus d’écriture des programmes en le plaçant en référence à la sociologie du curriculum. Une organisation fondée sur les seules évaluations finales ne correspond pas à ce changement.

16. Quel effet l’organisation des activités et des conditions de pratique peut-elle avoir sur certaines filles en EPS ?

Elle peut les orienter vers des rôles d’arbitrage plutôt que vers la pratique physique.
Elle peut réduire leur participation en privilégiant des activités sans enjeu sportif.
Elle peut les mettre en difficulté et renforcer le stéréotype de la faiblesse féminine.
Elle peut atténuer les écarts de réussite en adaptant les activités à leurs choix.

Elle peut les mettre en difficulté et renforcer le stéréotype de la faiblesse féminine.

Explication

Labridy observe que l’organisation des activités et des conditions de pratique met une partie des filles en difficulté et contribue à perpétuer le stéréotype de la faiblesse féminine. L’idée qu’elle réduirait leur participation en privilégiant des activités sans enjeu sportif n’est pas le constat formulé.

17. Comment le programme de collège publié en 2015 organise-t-il les compétences et les attendus de fin de cycle ?

Il décline cinq compétences travaillées à partir des champs d’apprentissage et quatre domaines du socle en attendus
Il décline quatre compétences travaillées à partir des domaines du socle et cinq champs d’apprentissage en attendus
Il décline quatre compétences travaillées à partir des champs d’apprentissage et cinq domaines du socle en attendus
Il décline cinq compétences travaillées à partir des domaines du socle et quatre champs d’apprentissage en attendus

Il décline cinq compétences travaillées à partir des domaines du socle et quatre champs d’apprentissage en attendus

Explication

Le programme articule cinq compétences travaillées, issues des cinq domaines du socle, et quatre champs d’apprentissage déclinés en attendus de fin de cycle. Inverser les nombres de compétences et de champs d’apprentissage ne correspond pas à cette organisation.

18. Comment J. Gleyse définit-il la mystique politique ?

Un système de croyance absolu et fondateur en des idées
Une doctrine sportive visant la recherche de la performance et du résultat
Une méthode d’enseignement structurée par des activités culturelles de référence
Un projet collectif consacré au développement des capacités corporelles

Un système de croyance absolu et fondateur en des idées

Explication

Gleyse définit la mystique politique comme un système de croyance absolu et fondateur en des idées. La recherche de la performance et du résultat caractérise une justification de la promotion du sport, et non cette définition.

19. Dans une épreuve singulière, en quoi peut consister la performance personnelle ?

En reproduisant le classement établi par les concurrents
En obtenant un résultat supérieur à celui des autres élèves
En remportant une confrontation grâce à un score supérieur
En réussissant l’épreuve selon un accomplissement qui lui est propre

En réussissant l’épreuve selon un accomplissement qui lui est propre

Explication

La performance peut désigner la réussite personnelle d’une épreuve, indépendamment d’une comparaison entre concurrents. La comparaison des résultats correspond plutôt à une logique compétitive.

20. Selon la Charte du sport scolaire de 2002, pourquoi la participation des élèves aux choix des activités et des modes de pratique est-elle importante ?

Parce qu’elle remplace l’apprentissage des règles par l’autonomie des élèves.
Parce qu’elle permet d’aligner les activités sur les finalités des IO de 2015.
Parce qu’elle garantit la certification des jeunes officiels de l’association.
Parce qu’elle donne sens et valeur au sport scolaire.

Parce qu’elle donne sens et valeur au sport scolaire.

Explication

La Charte affirme que la participation des élèves aux choix des activités et des modes de pratique donne sens et valeur au sport scolaire. La certification des jeunes officiels est rapportée dans le plan national de développement du sport scolaire, et non comme l’objectif de cette participation dans la Charte.

21. Quelle mission la loi Avice de 1984 attribue-t-elle à l’EPS dans le système éducatif ?

Rénover les pratiques sportives, lutter contre la sédentarité et réduire les inégalités de performance
Renforcer la sélection scolaire, développer la compétition et hiérarchiser les résultats sportifs
Accroître l’autonomie des établissements, développer les associations et uniformiser les pratiques physiques
Participer à sa rénovation, lutter contre l’échec scolaire et réduire les inégalités sociales et culturelles

Participer à sa rénovation, lutter contre l’échec scolaire et réduire les inégalités sociales et culturelles

Explication

La loi Avice inscrit l’EPS dans la rénovation éducative et lui confie une contribution à la lutte contre l’échec scolaire et les inégalités sociales et culturelles. Le développement de la compétition sportive ne résume pas les missions éducatives énoncées.

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Entre 1986 et 1992, que cherche à intégrer l’EPS tout en conservant ?

Les normes scolaires, tout en conservant sa spécificité disciplinaire.

Quel rôle la loi Avice de 1984 assigne-t-elle à l’EPS dans la rénovation éducative ?

Participer à la rénovation du système éducatif.

Contre quel problème scolaire la loi Avice de 1984 mobilise-t-elle l’EPS ?

L’échec scolaire.

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Consultez la fiche de révision complète sur Histoire et enjeux de l’EPS.

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