QCM : Histoire et sociologie de l’éducation (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle explication est donnée à la défaite française de 1870 face à la Prusse ?

Les soldats prussiens disposaient d’un armement supérieur.
La diplomatie prussienne avait isolé la France.
Les soldats et les officiers prussiens étaient plus instruits.
Les civils prussiens étaient plus instruits que les Français.

Les soldats et les officiers prussiens étaient plus instruits.

Explication

La défaite est attribuée au niveau d’instruction supérieur des soldats et des officiers prussiens. L’armement, l’isolement diplomatique et l’instruction des seuls civils ne correspondent pas à cette explication.

2. Une réforme reprend les dispositions des lois Ferry de 1881 et 1882 : quelles caractéristiques doit-elle donner à l’école ?

Laïque, payante et obligatoire.
Confessionnelle, gratuite et obligatoire.
Laïque, gratuite et obligatoire.
Laïque, gratuite et facultative.

Laïque, gratuite et obligatoire.

Explication

Les lois Ferry rendent l’école laïque, gratuite et obligatoire. Une école confessionnelle, payante ou facultative omet l’une de ces caractéristiques ou la remplace par son contraire.

3. Qui ouvre le premier cours français de sciences de l’éducation à la Sorbonne en 1883 et en devient le premier professeur ?

Ferdinand Buisson.
Émile Durkheim.
Henri Marion.
Marc-Antoine Jullien de Paris.

Henri Marion.

Explication

Henri Marion ouvre le premier cours de sciences de l’éducation à la Sorbonne en 1883 et en est le premier professeur. Ferdinand Buisson lui succède, tandis que Durkheim intervient plus tard ; Jullien est associé à l’apparition de l’expression en 1812.

4. Un responsable veut reprendre les premiers cours de sciences de l’éducation pour former concrètement les futurs instituteurs à leurs pratiques de classe. Quelle limite de ces cours doit-il prendre en compte ?

Ils formaient surtout aux gestes de classe, tout en défendant les idéaux républicains.
Ils écartaient les idéaux républicains et privilégiaient les savoirs disciplinaires.
Ils privilégiaient la préparation professionnelle, avec peu d’attention aux idéaux républicains.
Ils défendaient surtout la République et ses idéaux, avec peu de formation professionnelle pratique.

Ils défendaient surtout la République et ses idéaux, avec peu de formation professionnelle pratique.

Explication

Ces cours visaient surtout à défendre la République et ses idéaux ; ils avaient peu de dimension pratique et contribuaient peu à la formation professionnelle. Les réponses qui leur attribuent une formation pratique développée ou qui écartent leur objectif républicain inversent cette caractérisation.

5. Quel rôle la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée à Paris le 10 décembre 1948 attribue-t-elle à l’enseignement et à l’éducation ?

Une place prépondérante dans la réalisation d’un idéal commun.
Un rôle subordonné à la seule reconstruction économique.
Un moyen d’uniformiser les programmes scolaires des États.
Une fonction limitée au maintien de la paix entre États.

Une place prépondérante dans la réalisation d’un idéal commun.

Explication

La Déclaration accorde une place prépondérante à l’enseignement et à l’éducation pour réaliser un idéal commun. La reconstruction économique, l’uniformisation des programmes et le seul maintien de la paix ne rendent pas compte de ce rôle formulé dans l’unité.

6. La part de l’éducation nationale dans le budget de l’État est comparée entre 1957 et 1965 : quelles valeurs correspondent à ces deux années ?

11 % en 1957 et 16 % en 1965.
11 % en 1957 et 19,2 % en 1965.
16 % en 1957 et 11 % en 1965.
7 % en 1957 et 11 % en 1965.

11 % en 1957 et 16 % en 1965.

Explication

La part budgétaire passe de 11 % en 1957 à 16 % en 1965. Les valeurs 7 % et 11 % correspondent à la période 1946-1952, tandis que 19,2 % est la valeur de 1991 ; l’option inversée renverse l’évolution.

7. Une université compte environ un million d’étudiants en 1972 ; quelle évolution correspond à la tendance observée jusqu’en 1993 ?

Le nombre atteint environ un million et demi.
Le nombre atteint environ deux millions.
Le nombre baisse à environ un demi-million.
Le nombre atteint environ trois millions.

Le nombre atteint environ deux millions.

Explication

Entre 1972 et 1993, le nombre d’étudiants double, passant d’environ un million à deux millions. Trois millions correspondrait à un triplement, un million et demi à une hausse de moitié, et un demi-million à une baisse.

8. Qui a pris l’initiative de créer, en 1967, une licence et une maîtrise de sciences de l’éducation à Paris, Bordeaux et Caen ?

L’École normale supérieure de Lyon
L’AECSE
Gaston Mialaret
L’Institut français de l’éducation

Gaston Mialaret

Explication

Gaston Mialaret est à l’initiative de la création des deux diplômes en 1967. L’AECSE est une association fondée en 1971, l’IFE est créé en 2011 et l’ENS de Lyon est l’établissement auquel l’IFE est intégré.

9. En quelle année l’Association des enseignants-chercheurs en sciences de l’éducation (AECSE) a-t-elle été fondée ?

En 1989
En 2011
En 1971
En 1967

En 1971

Explication

L’AECSE a été fondée en 1971. L’année 1967 correspond à la création de la licence et de la maîtrise, 1989 à un décompte des départements et 2011 à la création de l’IFE.

10. Une historienne retrace les changements successifs du nom de la discipline depuis 1883. Quelle chronologie doit-elle retenir ?

« Science de l’éducation » en 1883, « sciences de l’éducation » en 1967, puis « sciences de l’éducation et de la formation » en 2018
« Sciences de l’éducation » en 1883, « science de l’éducation » en 1967, puis « sciences de l’éducation et de la formation » en 2018
« Science de l’éducation » en 1883, « sciences de l’éducation et de la formation » en 1967, puis « sciences de l’éducation » en 2018
« Science de l’éducation » en 1883, « sciences de l’éducation » en 1967, puis « sciences de l’éducation et de la formation » en 2011

« Science de l’éducation » en 1883, « sciences de l’éducation » en 1967, puis « sciences de l’éducation et de la formation » en 2018

Explication

La dénomination évolue de « science de l’éducation » en 1883 aux « sciences de l’éducation » en 1967, puis aux « sciences de l’éducation et de la formation » en 2018. Les autres propositions inversent les deux premières appellations, confondent la date avec celle de la création de l’IFE ou déplacent l’ajout de la formation.

11. Un chercheur mobilise la définition de Gaston Mialaret pour caractériser les sciences de l’éducation. Quel objet et quelle approche cette définition met-elle en avant ?

Les pratiques d’enseignement évaluées selon les seuls résultats scolaires
Les apprentissages scolaires étudiés à partir d’une méthode pédagogique unique
Les institutions universitaires comparées selon leur organisation administrative
Les faits et les situations éducatives étudiés sous différents angles scientifiques

Les faits et les situations éducatives étudiés sous différents angles scientifiques

Explication

Pour Mialaret, les sciences de l’éducation regroupent des disciplines scientifiques qui appréhendent les faits et les situations éducatives sous différents angles. Réduire leur objet aux apprentissages scolaires, à une méthode pédagogique ou aux institutions universitaires restreint ou déplace cette définition.

12. Une équipe décrit l’Institut français de l’éducation (IFE) à partir de ses missions et de ses activités. Quelle caractérisation correspond à l’institution ?

Une structure nationale et internationale de recherche en éducation, avec dix laboratoires et plusieurs revues
Un institut de recherche intégré à l’université de Paris et consacré à la formation des enseignants
Un établissement universitaire chargé de délivrer les diplômes de sciences de l’éducation
Une association d’enseignants-chercheurs chargée de représenter la discipline et ses membres

Une structure nationale et internationale de recherche en éducation, avec dix laboratoires et plusieurs revues

Explication

L’IFE est une structure nationale et internationale de recherche en éducation qui comprend dix laboratoires et publie plusieurs revues, dont la Revue française de pédagogie. L’association professionnelle, la délivrance des diplômes et l’intégration à l’université de Paris ne correspondent pas à cette caractérisation.

13. Dans un échange pédagogique, un maître pose des questions pour aider son élève à découvrir une vérité qu’il possède déjà, au lieu de chercher à persuader son auditoire par des arguments fragiles. Quelle méthode décrit cette démarche ?

La persuasion sophistique
La mémorisation scolastique
La maïeutique socratique
L’enseignement rhétorique rémunéré

La maïeutique socratique

Explication

La maïeutique fait émerger par le questionnement une vérité déjà présente chez l’élève. La persuasion sophistique vise plutôt à emporter l’adhésion, tandis que la mémorisation et l’enseignement rémunéré ne définissent pas cette méthode.

14. Quelle image Comenius emploie-t-il pour exprimer la vocation de l’école à favoriser l’union et le bonheur de tous ?

Un laboratoire psychopédagogique
Un atelier d’humanité
Un centre de formation professionnelle
Une maison d’éducation individuelle

Un atelier d’humanité

Explication

Comenius conçoit l’école comme un « atelier d’humanité », voué à l’union et au bonheur de tous. Le laboratoire renvoie aux recherches psychopédagogiques de Binet, tandis que le préceptorat caractérise d’autres conceptions éducatives.

15. Un précepteur s’inspire d’Émile, publié en 1762 : il laisse l’enfant agir librement, tout en lui apprenant à respecter les contraintes du monde naturel et en évitant de lui imposer des règles arbitraires. Quelle distinction rousseauiste guide ce choix ?

Distinguer l’apprentissage par le jeu de l’apprentissage par les exercices physiques
Distinguer la mémoire de l’intellect dans le développement de l’enfant
Distinguer la dépendance nécessaire aux lois naturelles de celle imposée par les hommes
Distinguer la formation par précepteur de l’enseignement scolaire collectif

Distinguer la dépendance nécessaire aux lois naturelles de celle imposée par les hommes

Explication

Rousseau place la liberté de l’enfant au cœur de l’éducation et distingue la dépendance nécessaire aux lois naturelles de la dépendance imposée par les hommes. L’absence de toute contrainte efface cette distinction, et les autres réponses portent sur des principes éducatifs différents.

16. Une psychologue veut situer l’avance ou le retard intellectuel d’un écolier avec une précision exprimée en années et en mois. Quel outil doit-elle utiliser ?

Les cinq lois de l’éducation fonctionnelle de Claparède
L’analyse des programmes et méthodes d’enseignement de Binet
L’étude psychologique de l’enfant menée par Rousseau
L’échelle métrique de l’intelligence de Binet et Simon

L’échelle métrique de l’intelligence de Binet et Simon

Explication

Binet et Simon élaborent une échelle métrique qui mesure en années et en mois le retard ou l’avance intellectuelle d’un écolier. Les lois de Claparède décrivent l’éducation fonctionnelle, et l’analyse des programmes ou des méthodes n’est pas cette échelle de mesure.

17. Une équipe classe des principes d’éducation fonctionnelle et doit repérer celui qui appartient à l’ensemble des cinq lois de Claparède. Lequel doit-elle retenir ?

La loi de progression cognitive
La loi de mesure intellectuelle
La loi d’individualisme
La loi d’autonomie individuelle

La loi d’individualisme

Explication

La loi d’individualisme figure parmi les cinq lois de l’éducation fonctionnelle de Claparède, avec les lois de succession génétique, d’exercice génético-fonctionnel, d’adaptation fonctionnelle et d’autonomie fonctionnelle. La mesure intellectuelle relève de l’échelle de Binet et Simon, et la progression cognitive graduée n’est pas l’intitulé donné à l’une de ces lois.

18. Une enseignante veut que ses élèves s’engagent dans une activité de résolution de problèmes. Selon la loi d’adaptation fonctionnelle de Claparède, que doit-elle faire pour déclencher leur action ?

Adapter la tâche au profil physique et psychologique de chaque élève
Proposer une situation liée à un besoin ou à un intérêt des élèves
Faire répéter les exercices pour développer progressivement leur intelligence
Présenter une consigne identique sans tenir compte de leurs intérêts

Proposer une situation liée à un besoin ou à un intérêt des élèves

Explication

Selon cette loi, l’action de l’élève se déclenche lorsqu’elle peut satisfaire un besoin ou un intérêt ; l’enseignante doit donc concevoir une situation qui suscite cette action. Une consigne indifférente aux intérêts néglige la motivation, l’adaptation individuelle relève de la loi d’individualité et la répétition renvoie à l’exercice.

19. Un élève réagit d’une manière cohérente avec ses besoins et les circonstances qu’il rencontre, même si son comportement diffère de celui d’un adulte. Quelle interprétation correspond à la loi d’autonomie fonctionnelle de Claparède ?

L’enfant est un adulte incomplet dont l’activité mentale doit être corrigée
L’enfant est adapté à son milieu et son activité mentale est appropriée à ses besoins
L’enfant se distingue des autres par ses caractéristiques physiques et psychologiques
L’enfant agit lorsque la situation répond à un intérêt qui le motive

L’enfant est adapté à son milieu et son activité mentale est appropriée à ses besoins

Explication

La loi d’autonomie fonctionnelle conduit à considérer l’enfant comme adapté aux circonstances qui l’entourent, avec une activité mentale cohérente et appropriée à ses besoins. Le voir comme un adulte incomplet contredit ce principe ; la singularité entre individus relève de l’individualité, tandis que l’intérêt déclenchant l’action relève de l’adaptation fonctionnelle.

20. Dans une classe, plusieurs élèves présentent des différences physiques et psychologiques. Quel idéal pédagogique découle de la loi d’individualité de Claparède ?

Maintenir un enseignement collectif comme idéal pédagogique pour tous
Construire les activités autour d’un intérêt commun à toute la classe
Considérer les écarts entre élèves comme des signes d’imperfection
Individualiser l’enseignement pour tenir compte de la singularité de chaque élève

Individualiser l’enseignement pour tenir compte de la singularité de chaque élève

Explication

Puisque chaque individu diffère des autres physiquement et psychologiquement, l’individualisation constitue l’idéal pédagogique. L’enseignement collectif répond à des nécessités pratiques mais n’est qu’une approximation ; l’intérêt commun ne tient pas compte de toutes les singularités, et les différences ne sont pas des signes d’imperfection.

21. Quelle place Olivier Decroly attribue-t-il à l’activité de l’enfant dans les apprentissages ?

Elle constitue un élément essentiel des apprentissages
Elle est subordonnée à l’enseignement collectif de l’enseignant
Elle est remplacée par l’application des tests psychologiques
Elle constitue une préparation secondaire aux apprentissages

Elle constitue un élément essentiel des apprentissages

Explication

Pour Decroly, l’activité de l’enfant est l’élément essentiel de ses apprentissages. La réduire à une préparation secondaire ou la subordonner à l’enseignant inverse cette priorité ; les tests psychologiques ne remplacent pas cette activité.

22. Pour enseigner la lecture, une enseignante fait mémoriser une phrase, puis la décompose en mots, en syllabes et en lettres avant de faire recomposer de nouveaux mots. Quelle méthode applique-t-elle ?

La méthode syllabique partant des lettres
La méthode globale de Decroly
Une démarche de lecture sans phrase mémorisée
Une méthode partant des syllabes pour former une phrase

La méthode globale de Decroly

Explication

La méthode globale part d’une phrase apprise par cœur, la décompose en mots, syllabes et lettres, puis réutilise ces éléments pour recomposer des mots. Partir des lettres relève de la progression syllabique, tandis que commencer par des syllabes inverse la séquence ; l’absence de phrase mémorisée omet son point de départ.

23. Dans quel courant pédagogique s’inscrit Maria Montessori, qui veut faire de l’enfant un acteur de ses apprentissages plutôt qu’un récepteur passif ?

L’éducation spécialisée
L’apprentissage par imitation
L’éducation nouvelle
La pédagogie transmissive

L’éducation nouvelle

Explication

L’éducation nouvelle cherche à comprendre l’enfant, à lui laisser des choix et à le rendre acteur de ses apprentissages. La pédagogie transmissive maintient la soumission au maître, tandis que l’éducation spécialisée et l’imitation ne désignent pas le courant indiqué.

24. Un enfant montre de l’intérêt pour une activité, mais n’est pas encore disponible pour la réaliser et se trompe lorsqu’il l’essaie. Que fait l’éducateur Montessori ?

Choisit une autre activité sans tenir compte de l’intérêt observé
Retire l’activité après l’erreur et n’y revient pas
Renforce les consignes et fait recommencer l’activité immédiatement
Observe l’enfant et propose de retenter l’activité plus tard

Observe l’enfant et propose de retenter l’activité plus tard

Explication

L’éducateur observe l’intérêt et la disponibilité de l’enfant ; s’il ne comprend pas ou se trompe, l’activité est retentée plus tard. Une reprise immédiate ignore le moment où l’enfant est prêt, le choix sans observation néglige son intérêt, et l’abandon définitif transforme une difficulté momentanée en renoncement.

25. Dans une classe Montessori, une éducatrice dirige chaque geste d’un enfant, puis envisage de le laisser entièrement seul lorsqu’il hésite. Quelle démarche respecte le mieux l’équilibre recherché ?

Ajuster l’aide pour soutenir l’enfant sans entraver sa liberté
Confier à l’enfant une activité sans tenir compte de ses besoins
Maintenir un guidage détaillé pour prévenir toute hésitation
Cesser l’accompagnement dès que l’enfant rencontre une difficulté

Ajuster l’aide pour soutenir l’enfant sans entraver sa liberté

Explication

La pédagogie Montessori évite à la fois le guidage excessif, qui entretient la dépendance, et l’abandon trop rapide de l’enfant à lui-même. Un guidage détaillé accentue la dépendance, tandis qu’une aide supprimée dès la difficulté ou une activité sans égard aux besoins relève de l’abandon.

26. Que résume la devise « aide-moi à faire tout seul » dans la pédagogie Montessori ?

Une autonomie soutenue par l’attention de l’éducateur et un matériel adapté
Une autonomie stimulée par la compétition et la comparaison entre enfants
Une autonomie fondée sur du matériel sans lien avec l’intérêt de l’enfant
Une autonomie obtenue par le retrait de l’éducateur et l’absence d’aide

Une autonomie soutenue par l’attention de l’éducateur et un matériel adapté

Explication

La devise exprime une autonomie qui se construit avec l’attention de l’éducateur, le souci du bien-être et du vivre-ensemble, ainsi qu’un matériel adapté au développement et à l’intérêt de l’enfant. Le retrait de l’adulte confond autonomie et abandon, la compétition contredit l’entraide, et un matériel sans lien avec l’enfant écarte son adaptation.

27. Une enfant de 9 ans se situe dans quelle période du développement de l’intelligence selon les tranches d’âge de Piaget ?

Le stade des opérations formelles
Le stade des opérations concrètes
Le stade sensori-moteur
Le stade préopératoire

Le stade des opérations concrètes

Explication

De 7 à 11 ans, l’enfant se trouve au stade des opérations concrètes. Le stade préopératoire correspond à 2–7 ans, les opérations formelles commencent à partir de 11 ans et le stade sensori-moteur couvre 0–2 ans.

28. Un enfant de 5 ans utilise des symboles et développe son langage, mais pense qu’une même quantité change lorsque son apparence est modifiée. Quel stade décrit le mieux ce profil ?

Le stade des opérations formelles
Le stade préopératoire
Le stade des opérations concrètes
Le stade sensori-moteur

Le stade préopératoire

Explication

Au stade préopératoire, le langage et la pensée symbolique se développent, tandis que les raisonnements restent intuitifs et que la conservation des quantités n’est pas encore acquise. Les opérations concrètes marquent l’acquisition progressive de cette conservation ; le stade sensori-moteur concerne l’exploration par les sens et les actions, et les opérations formelles la pensée abstraite.

29. Quel reproche Vygotski adresse-t-il à Piaget au sujet du développement de l’intelligence de l’enfant ?

Il sous-estime l’importance des interactions sociales.
Il fait de l’apprentissage social le préalable du développement.
Il privilégie les échanges individuels avec un éducateur.
Il néglige le rôle des stades dans les apprentissages.

Il sous-estime l’importance des interactions sociales.

Explication

Vygotski reproche à Piaget de sous-estimer le rôle des interactions sociales dans le développement de l’intelligence. Faire de l’apprentissage social un préalable correspond plutôt à la position de Vygotski, tandis que les stades sont au cœur de la conception de Piaget.

30. Une enfant résout seule des problèmes simples, mais peut en résoudre de plus complexes lorsqu’une éducatrice l’accompagne. Quel écart correspond à sa zone proximale de développement ?

L’écart entre son niveau potentiel et les tâches qu’elle ne peut pas encore réussir.
L’écart entre son niveau actuel et son niveau potentiel avec l’aide de l’adulte.
L’ensemble des problèmes qu’elle ne résout ni seule ni avec un adulte.
L’ensemble des problèmes qu’elle résout seule à son niveau actuel.

L’écart entre son niveau actuel et son niveau potentiel avec l’aide de l’adulte.

Explication

La zone proximale de développement désigne l’écart entre le développement effectivement atteint et celui que l’enfant pourrait atteindre avec l’intervention d’un adulte. La confondre avec les seules réussites autonomes exclut le niveau potentiel, tandis que les tâches inaccessibles avec aide ne définissent pas cet écart.

31. Une équipe compare deux conceptions : l’une considère que le stade de l’intelligence fixe les possibilités d’apprentissage, l’autre que l’apprentissage social prépare le développement. Quelle attribution respecte cette distinction ?

Vygotski privilégie le stade, tandis que Piaget fait de l’apprentissage social une condition préalable.
Piaget privilégie le stade, tandis que Vygotski fait de l’apprentissage social une condition préalable.
Les deux privilégient le stade comme condition préalable de l’apprentissage.
Les deux font de l’apprentissage social une condition préalable du développement.

Piaget privilégie le stade, tandis que Vygotski fait de l’apprentissage social une condition préalable.

Explication

Pour Piaget, le stade de développement détermine les possibilités d’apprentissage, alors que pour Vygotski l’apprentissage par l’interaction sociale précède le développement de l’intelligence. Inverser les attributions ou les rendre identiques efface cette distinction.

32. Dans une classe, un maître donne tour à tour une leçon à chaque élève, tandis que, dans une autre, des élèves moniteurs transmettent les savoirs à leurs camarades. Comment classer ces deux organisations ?

La première est simultanée et la seconde est mutuelle.
La première est individuelle et la seconde est simultanée.
La première est individuelle et la seconde est mutuelle.
La première est mutuelle et la seconde est individuelle.

La première est individuelle et la seconde est mutuelle.

Explication

L’enseignement individuel donne une leçon à un seul élève à la fois, tandis que l’enseignement mutuel repose sur des élèves moniteurs qui instruisent leurs camarades. L’enseignement simultané ne désigne pas le monitorat, et inverser les méthodes confond leurs dispositifs.

33. Qui a écrit *Education as a Science*, traduit par Jules-Gabriel Compayré sous le titre *La science de l’éducation* ?

Lev Vygotski.
Jules-Gabriel Compayré.
Alexander Bain.
Jean-Baptiste de La Salle.

Alexander Bain.

Explication

Alexander Bain est l’auteur de *Education as a Science*, que Jules-Gabriel Compayré a traduit sous le titre *La science de l’éducation*. Attribuer le livre au traducteur confond traduction et paternité de l’ouvrage.

34. En 1833, une commune compte 620 habitants. Quelle obligation la loi Guizot lui impose-t-elle, et quelle institution le département doit-il créer pour former les instituteurs ?

Entretenir une école primaire, tandis que le département ouvre une école normale primaire
Ouvrir une école de filles, tandis que le département finance les élèves pauvres
Ouvrir une école normale primaire, tandis que le département entretient une école primaire
Accorder des bourses aux élèves, tandis que le département ouvre un collège

Entretenir une école primaire, tandis que le département ouvre une école normale primaire

Explication

La loi Guizot impose aux communes de plus de 500 habitants d’entretenir une école primaire et aux départements d’ouvrir une école normale primaire pour former les instituteurs. L’inversion des responsabilités confond les obligations communale et départementale, tandis que l’école de filles et les bourses relèvent de la loi Duruy.

35. Quelle mesure la loi Jules Ferry de 1881 introduit-elle dans l’enseignement primaire public ?

La création du collège unique dans le secondaire
La gratuité de l’enseignement primaire public
L’obligation de l’instruction de 6 à 13 ans
La laïcité de l’instruction obligatoire

La gratuité de l’enseignement primaire public

Explication

La loi Jules Ferry de 1881 rend gratuit l’enseignement primaire public. L’obligation de 6 à 13 ans et la laïcité sont établies par la loi de 1882, tandis que le collège unique relève de la loi Haby de 1975.

36. En 1882, une famille demande quelles règles s’appliquent à l’instruction de ses enfants âgés de 8 et 12 ans. Que prévoit la loi Jules Ferry de cette année-là ?

Une instruction gratuite dans le primaire public, sans obligation d’âge
Une instruction obligatoire de 6 à 13 ans et laïque
Une instruction obligatoire de 6 à 14 ans et laïque
Une instruction obligatoire jusqu’à 16 ans et organisée en collège unique

Une instruction obligatoire de 6 à 13 ans et laïque

Explication

La loi Jules Ferry de 1882 rend l’instruction obligatoire de 6 à 13 ans et laïque. La limite de 14 ans correspond à une prolongation ultérieure, la gratuité date de 1881 et l’obligation jusqu’à 16 ans est encore postérieure.

37. En 1975, un projet de réforme doit harmoniser les établissements du premier cycle secondaire et mettre fin à la séparation entre filles et garçons. Quelle mesure correspond à la loi Haby ?

Instaurer le collège unique et rendre la mixité obligatoire dans le primaire et le secondaire
Ouvrir des écoles de filles et accorder des bourses aux élèves pauvres
Rendre gratuit l’enseignement primaire public et créer des écoles normales
Prolonger l’obligation scolaire à 16 ans et rendre l’instruction laïque

Instaurer le collège unique et rendre la mixité obligatoire dans le primaire et le secondaire

Explication

La loi Haby de 1975 instaure le collège unique et rend la mixité obligatoire dans le primaire et le secondaire. La prolongation de l’obligation scolaire à 16 ans relève de 1959, la gratuité de 1881 et les écoles de filles et bourses de la loi Duruy.

38. Une équipe d’historiens veut estimer l’alphabétisation à plusieurs siècles d’intervalle à partir de documents de mariage. Quelle démarche reprend celle de François Furet et Jacques Ozouf ?

Relever les signatures des époux dans l’état civil, puis dans les registres paroissiaux après la Révolution
Compter les inscriptions scolaires dans les registres d’état civil, puis dans les registres paroissiaux
Relever les signatures des époux dans les registres paroissiaux, puis dans l’état civil après la Révolution
Comparer les actes de naissance paroissiaux aux listes d’élèves des écoles publiques

Relever les signatures des époux dans les registres paroissiaux, puis dans l’état civil après la Révolution

Explication

Furet et Ozouf évaluent l’alphabétisation en relevant les signatures des époux sur les actes de mariage : dans les registres paroissiaux sous l’Ancien Régime, puis dans les registres d’état civil à partir de la Révolution. Les listes scolaires et les actes de naissance ne correspondent pas à leur méthode.

39. Dans une classe, quelle fonction l’école remplit-elle, selon Durkheim, lorsqu’elle transmet aux enfants des normes, des valeurs et des modèles de comportement ?

Elle sélectionne les élèves selon leurs résultats scolaires.
Elle favorise leur socialisation et leur intégration dans la société.
Elle leur enseigne principalement des connaissances académiques.
Elle transmet aux enfants les ressources économiques de leur famille.

Elle favorise leur socialisation et leur intégration dans la société.

Explication

Pour Durkheim, l’école socialise l’enfant en lui faisant intérioriser les normes, les valeurs et les comportements nécessaires à son intégration sociale. La sélection scolaire renvoie à une autre fonction, le capital économique ne désigne pas cette transmission, et la mission évoquée dépasse les seuls savoirs académiques.

40. Dans les années 1960, l’arrivée plus massive d’élèves de milieux populaires au collège et au lycée révèle des différences de parcours selon leur milieu social. Quel développement cette observation favorise-t-elle ?

Le développement d’une sociologie antérieure à la massification scolaire.
Le développement d’une explication des parcours par les seuls revenus familiaux.
Le développement de la sociologie des inégalités scolaires.
Le développement d’une sociologie centrée sur les programmes scolaires.

Le développement de la sociologie des inégalités scolaires.

Explication

La massification scolaire des années 1960 rend visible le lien entre l’origine sociale et les trajectoires scolaires, ce qui stimule la sociologie des inégalités à l’école. Réduire l’analyse aux programmes ou aux seuls revenus confond l’objet étudié, tandis que placer cet essor avant le phénomène inverse la chronologie.

41. Une élève maîtrise un vocabulaire étendu, apprécie les arts et adopte des façons de s’exprimer acquises dans sa famille. Quelle notion décrit cet ensemble de ressources socialement utiles ?

Le capital culturel.
Le capital économique.
Le capital scolaire.
La socialisation secondaire.

Le capital culturel.

Explication

Le capital culturel regroupe des savoirs et des compétences socialement utiles, comme le goût des arts, le niveau de langage, le vocabulaire et les manières corporelles. Le capital économique concerne les ressources financières, le capital scolaire les acquis ou titres scolaires, et la socialisation secondaire se déroule hors de la socialisation familiale initiale.

42. Deux élèves ont des origines sociales différentes, mais l’école valorise les compétences langagières et les connaissances artistiques déjà acquises par l’un d’eux dans sa famille. Quel effet ce mécanisme peut-il produire, selon Bourdieu ?

Transformer les inégalités de réussite en différences d’origine sociale.
Transformer des compétences culturelles en ressources économiques familiales.
Réduire les inégalités sociales en valorisant des compétences familiales.
Transformer des inégalités sociales en inégalités de réussite scolaire.

Transformer des inégalités sociales en inégalités de réussite scolaire.

Explication

Selon Bourdieu, l’institution scolaire valorise des connaissances et compétences issues du capital culturel, ce qui peut convertir les inégalités sociales entre élèves en inégalités de réussite scolaire. La compensation des écarts inverse l’effet décrit, les ressources économiques ne sont pas le mécanisme visé, et l’inversion causale place la réussite à l’origine des différences sociales.

43. Une équipe étudie les signatures des actes de mariage pour estimer l’alphabétisation des hommes dans la seconde moitié du XIXe siècle, avant les lois Jules Ferry. Quelle proportion correspond aux résultats de Furet et Ozouf ?

Entre 90 et 100 %
Entre 70 et 80 %
Entre 40 et 50 %
Entre 70 et 80 % des femmes

Entre 70 et 80 %

Explication

Les recherches de François Furet et Jacques Ozouf estiment que 70 à 80 % des hommes étaient alphabétisés durant cette période. La fourchette de 40 à 50 % sous-estime leur résultat, celle de 90 à 100 % le surestime, et le taux concerne les hommes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Histoire et sociologie de l’éducation.

À quoi la défaite française de 1870 face à la Prusse est-elle attribuée ?

Au niveau d’instruction supérieur des soldats et des officiers prussiens.

Quelles caractéristiques de l’école les lois Ferry de 1881 et 1882 instaurent-elles ?

La laïcité, la gratuité et l’obligation scolaire.

Qui ouvre le premier cours français de sciences de l’éducation à la Sorbonne en 1883 ?

Henri Marion.

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Consultez la fiche de révision complète sur Histoire et sociologie de l’éducation.

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