QCM : Jeux, sports et colonialisme (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour Goffman, que désigne le cadrage d’une situation ?

L’ensemble des règles officielles qui déterminent les rôles des participants dans la situation.
L’interprétation qu’un observateur extérieur impose à la situation après en avoir analysé les effets.
La limite de temps et d’espace qui sépare une activité ludique des activités ordinaires.
La définition que les participants donnent à la situation en répondant à la question « Que se passe-t-il ici ? »

La définition que les participants donnent à la situation en répondant à la question « Que se passe-t-il ici ? »

Explication

Pour Goffman, le cadrage correspond à la définition qu’élaborent les participants pour comprendre ce qui se passe. Les règles officielles peuvent organiser une situation, mais elles ne définissent pas à elles seules le cadrage.

2. En quoi les jeux de fuite ou de combat des jeunes animaux peuvent-ils contribuer à leur survie ?

Ils leur permettent de s’exercer à éviter les prédateurs ou à leur faire face.
Ils leur permettent d’établir une hiérarchie stable au sein de leur espèce.
Ils les habituent à défendre un territoire contre des animaux adultes.
Ils leur apprennent à coopérer pour trouver de la nourriture en groupe.

Ils leur permettent de s’exercer à éviter les prédateurs ou à leur faire face.

Explication

Ces jeux offrent aux jeunes animaux l’occasion de s’entraîner à échapper aux prédateurs ou à leur faire face, ce qui peut favoriser leur survie. S’exercer à défendre un territoire ne correspond pas au rôle indiqué pour ces jeux.

3. Quelle définition du jeu Caillois propose-t-il dans *Les jeux et les hommes* ?

Une activité spontanée et collective, ouverte dans le temps et l’espace, dont les règles sont fixées par des institutions.
Une activité libre et incertaine, délimitée dans le temps et l’espace, soumise à ses règles propres et sans conséquence pour la vie réelle.
Une activité obligatoire et incertaine, délimitée dans le temps et l’espace, régie par des règles communes à la société.
Une activité libre et compétitive, organisée dans le temps et l’espace, dont les résultats influencent la vie réelle.

Une activité libre et incertaine, délimitée dans le temps et l’espace, soumise à ses règles propres et sans conséquence pour la vie réelle.

Explication

Caillois caractérise le jeu comme libre et incertain, circonscrit dans le temps et l’espace, régi par ses propres règles et sans conséquence pour la vie réelle. L’idée que ses résultats influencent la vie réelle contredit cette dernière caractéristique.

4. Quelle distinction oppose le jeu au sport moderne du point de vue de leur ancienneté et de leur présence chez les espèces ?

Le jeu est propre aux humains, tandis que le sport moderne remonte aux premières espèces animales.
Le jeu est ancien et partagé avec d’autres espèces, tandis que le sport moderne est une invention plus récente.
Le jeu et le sport moderne sont tous deux des inventions humaines apparues récemment.
Le jeu est une invention humaine récente, tandis que le sport moderne existe chez plusieurs espèces.

Le jeu est ancien et partagé avec d’autres espèces, tandis que le sport moderne est une invention plus récente.

Explication

Le jeu n’est ni une invention moderne ni une activité propre aux humains, contrairement au sport moderne. La confusion plausible consiste à attribuer au jeu le caractère récent qui distingue le sport moderne.

5. Dans la transformation des sports rituels en sports modernes décrite par Guttmann, que désigne le passage du rituel au « record » ?

La ritualisation des activités physiques liées à la survie
L’enregistrement et le décompte des performances sportives
Le développement des compétitions sous l’effet du capitalisme industriel
La transmission orale des pratiques et de leurs significations

L’enregistrement et le décompte des performances sportives

Explication

Guttmann caractérise le sport moderne par la mesure des performances, leur enregistrement et leur décompte. Le capitalisme industriel est lié au développement du sport, mais ne désigne pas ce que signifie le passage du rituel au record.

6. Selon Elias et Dunning, pourquoi le sport constitue-t-il un observatoire du processus de civilisation ?

Parce qu’il élimine les pulsions humaines en remplaçant l’affrontement par la coopération.
Parce qu’il encadre l’excitation et la violence par des règles et des limites de temps et de lieu.
Parce qu’il transforme les compétitions en cérémonies religieuses organisées par les communautés.
Parce qu’il mesure les performances individuelles au moyen de records comparables entre sociétés.

Parce qu’il encadre l’excitation et la violence par des règles et des limites de temps et de lieu.

Explication

Elias et Dunning considèrent que les règles et les limites spatio-temporelles du sport maîtrisent certaines pulsions, notamment l’excitation et la violence. La mesure des records caractérise plutôt le passage au sport moderne décrit par Guttmann, et non l’explication d’Elias et Dunning.

7. Quel rôle l’idéologie coloniale attribuait-elle aux Occidentaux face aux peuples colonisés ?

Les observer, sans intervenir dans leurs modes de vie.
Les intégrer, en valorisant leurs institutions locales.
Les protéger, en reconnaissant leur égalité politique.
Les civiliser, en les présentant comme inférieurs.

Les civiliser, en les présentant comme inférieurs.

Explication

L’idéologie coloniale justifiait la domination en décrivant les colonisés comme inférieurs et en présentant les Occidentaux comme chargés de les civiliser. L’idée de reconnaître leur égalité politique ne correspond pas à cette hiérarchie coloniale.

8. À quelle période les activités sportives étaient-elles organisées localement sans nécessiter de règles codifiées ?

Au début de l’essor des transports modernes
Après l’établissement des règles olympiques
Avant la codification des sports modernes
Après la création des associations internationales

Avant la codification des sports modernes

Explication

Avant la codification des sports modernes, les activités physiques étaient organisées localement et ne nécessitaient pas de règles codifiées. L’essor des transports a ensuite facilité les rencontres entre clubs distants et le développement des associations sportives.

9. Quelle différence distingue le critère de sélection dans les clubs européens de celui appliqué dans les clubs des colonies ?

En Europe, la sélection reposait surtout sur l’origine raciale ; dans les colonies, elle reposait sur la classe sociale.
En Europe, la sélection reposait surtout sur l’âge ; dans les colonies, elle reposait sur la nationalité.
En Europe, la sélection reposait surtout sur les performances sportives ; dans les colonies, elle reposait sur l’affiliation religieuse.
En Europe, la sélection reposait surtout sur la classe sociale ; dans les colonies, elle reposait sur l’origine raciale.

En Europe, la sélection reposait surtout sur la classe sociale ; dans les colonies, elle reposait sur l’origine raciale.

Explication

Les clubs européens privilégiaient la classe sociale, tandis que les clubs coloniaux distinguaient les personnes selon leur origine raciale afin de séparer colons et colonisés. L’inversion des critères entre Europe et colonies ne correspond pas à cette logique de sélection.

10. Quel effet la réappropriation du cricket par les habitants des îles Trobriand a-t-elle eu dans le contexte colonial ?

Elle a renforcé l’autorité coloniale en imposant les rituels britanniques aux habitants.
Elle a fait du cricket un moyen d’affirmation culturelle et de résistance coloniale.
Elle a transformé le cricket en compétition destinée à comparer les performances des empires.
Elle a remplacé le cricket par des jeux locaux afin de rejeter les sports importés.

Elle a fait du cricket un moyen d’affirmation culturelle et de résistance coloniale.

Explication

En adaptant le cricket à leurs valeurs, habitudes et rituels, les habitants des îles Trobriand se le sont réapproprié comme forme d’affirmation culturelle et de résistance. Cette transformation ne signifie pas qu’ils ont simplement reproduit les usages britanniques imposés par les colonisateurs.

11. Pour interpréter le développement de la course de fond au Maroc pendant le protectorat, quelle démarche correspond à l’analyse de Schotté sur la construction du talent sportif ?

Attribuer les performances des coureurs marocains à des prédispositions génétiques propres aux populations africaines.
Relier l’entraînement des hommes enrôlés dans l’armée aux structures de course qui se développent après 1956.
Expliquer la pratique de la course par l’adoption des Jeux olympiques comme vecteur de nationalisme après l’indépendance.
Considérer que les structures fédératives de course de fond existaient déjà avant l’enrôlement des hommes dans l’armée.

Relier l’entraînement des hommes enrôlés dans l’armée aux structures de course qui se développent après 1956.

Explication

Cette analyse met en relation l’expérience de course des hommes enrôlés dans l’armée française et le développement ultérieur de structures fédératives après l’indépendance. L’explication génétique est précisément la conception biologisante que Schotté oppose à la construction sociale du talent.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Jeux, sports et colonialisme.

Quelle distinction oppose le jeu au sport moderne ?

Le jeu n’est ni une invention moderne ni une spécificité humaine.

Selon Huizinga dans *Homo Ludens*, quel rôle la compétition joue-t-elle dans la culture ?

Elle contribue à créer la culture.

Quel ouvrage et quelle année sont associés à la définition du jeu par Caillois ?

*Les jeux et les hommes*, publié en 1958.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Jeux, sports et colonialisme.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM