QCM : Opinion publique et médias (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’opinion publique dans son sens général ?

La somme des décisions prises par les institutions au nom de la communauté
Les préférences privées exprimées par chaque individu sur ses choix personnels
Les réactions spontanées d’un groupe réuni autour d’un événement particulier
L’ensemble des jugements d’une communauté sur des questions d’intérêt général

L’ensemble des jugements d’une communauté sur des questions d’intérêt général

Explication

L’opinion publique correspond aux jugements portés par une communauté sur des enjeux d’intérêt général. Les préférences personnelles ne relèvent pas nécessairement de questions communes.

2. Dans une communauté, des habitants débattent de l’accès aux soins et formulent des jugements sur cette question collective : de quoi s’agit-il ?

D’une mobilisation collective définie par la présence dans la rue
D’une décision administrative prise par les représentants locaux
D’une opinion publique portant sur une question d’intérêt général
D’une opinion privée portant sur les habitudes de consommation

D’une opinion publique portant sur une question d’intérêt général

Explication

Les jugements d’une communauté sur l’accès aux soins, enjeu d’intérêt général, relèvent de l’opinion publique. Une mobilisation dans la rue implique une action collective, qui n’est pas nécessaire pour qu’une opinion publique existe.

3. Au XVIIIe siècle, pourquoi la bourgeoisie éclairée était-elle la principale à pouvoir rendre publique son opposition au pouvoir ?

Parce qu’elle savait lire et écrire et disposait de ressources pour imprimer et distribuer des tracts
Parce que les autorités lui accordaient un accès privilégié aux assemblées représentatives
Parce qu’elle pouvait mobiliser les syndicats et les journaux de la classe ouvrière
Parce qu’elle contrôlait les institutions politiques et pouvait imposer ses décisions au roi

Parce qu’elle savait lire et écrire et disposait de ressources pour imprimer et distribuer des tracts

Explication

Rendre une opposition publique exigeait de savoir lire et écrire et de pouvoir financer l’impression et la distribution de tracts. Le rôle des syndicats et de la classe ouvrière appartient à une évolution ultérieure.

4. Quelle transformation caractérise l’opinion à partir du XIXe siècle par rapport à l’opinion éclairée antérieure ?

Elle se réduit aux réactions spontanées d’individus rassemblés dans une foule
Elle devient une décision officielle élaborée par les institutions pour régler les problèmes actuels
Elle reste l’expression des jugements d’une élite capable de diffuser des écrits politiques
Elle devient un ensemble de jugements sur les problèmes actuels partagé par des publics

Elle devient un ensemble de jugements sur les problèmes actuels partagé par des publics

Explication

À partir du XIXe siècle, l’opinion rassemble des jugements sur les problèmes actuels partagés par des publics, plutôt que d’être réservée à une élite. L’opinion éclairée était associée à cette élite, ce qui ne décrit pas cette évolution.

5. Dans la distinction de Gabriel Tarde, quel trait différencie le public de la foule ?

Le public exprime une opposition politique, tandis que la foule se limite à des jugements partagés
Le public peut mener des actions réfléchies et calculées, tandis que la foule peut être animée par la violence
Le public se forme par hasard, tandis que la foule se constitue autour d’une réflexion commune
Le public réunit des individus qui se connaissent, tandis que la foule rassemble des inconnus

Le public peut mener des actions réfléchies et calculées, tandis que la foule peut être animée par la violence

Explication

Pour Tarde, le public peut mener des actions réfléchies et calculées, alors que la foule peut être animée par des actions violentes. Le public comme la foule peut regrouper des individus qui ne se connaissent pas.

6. Que désigne l’expression « opinion créée » ?

L’opinion formulée par les institutions dans leurs décisions publiques
L’opinion exprimée par les personnes qui manifestent
L’opinion privée des personnes qui ne prennent pas part à une mobilisation
L’opinion mesurée auprès de la population par des sondages

L’opinion exprimée par les personnes qui manifestent

Explication

L’opinion créée est celle des personnes qui manifestent. L’opinion mesurée par des sondages relève plutôt de l’opinion sondée.

7. Quelle combinaison de transformations a favorisé le développement de l’opinion créée ?

Le renforcement de la monarchie absolue, le contrôle de la presse et la diminution des mobilisations ouvrières
L’expansion des sondages, le recul de l’école, la désindustrialisation et la concentration des populations rurales
La généralisation de l’enseignement supérieur, la disparition des syndicats et la limitation des débats politiques
L’essor de la presse et de l’école, l’industrialisation, l’urbanisation et le développement démocratique

L’essor de la presse et de l’école, l’industrialisation, l’urbanisation et le développement démocratique

Explication

Le développement de l’opinion créée a été favorisé par la presse, l’école, l’industrialisation, l’émergence de la classe ouvrière et des syndicats, l’urbanisation et la démocratie. La diminution des mobilisations ouvrières va à l’encontre de cette explication.

8. Une enquête cherche à mesurer ce que pensent les Français, y compris ceux qui ne manifestent pas : quelle forme d’opinion vise-t-elle ?

L’opinion de foule, produite par un regroupement fortuit d’individus
L’opinion créée, exprimée par les personnes qui manifestent
L’opinion sondée, mesurée par des sondages auprès de la population
L’opinion élitaire, portée par les personnes capables de publier des tracts

L’opinion sondée, mesurée par des sondages auprès de la population

Explication

L’opinion sondée est mesurée par des sondages afin de connaître l’opinion de la population au-delà des manifestants. L’opinion créée désigne précisément celle des personnes qui manifestent.

9. Quelles sont les deux croyances qui sous-tendent la volonté de connaître et de maîtriser l’opinion publique ?

L’opinion publique existe et constitue une force, et des méthodes adéquates permettent de l’utiliser au profit de causes.
L’opinion publique varie selon les biais cognitifs, et la propagande permet d’en supprimer les effets.
L’opinion publique est difficile à mesurer, et les médias déterminent les sujets auxquels le public pense.
L’opinion publique se forme dans les démocraties, et les dictatures la mesurent par des méthodes adéquates.

L’opinion publique existe et constitue une force, et des méthodes adéquates permettent de l’utiliser au profit de causes.

Explication

La volonté d’agir sur l’opinion repose sur l’idée qu’elle existe et constitue une force, ainsi que sur la possibilité de la mobiliser au moyen de méthodes adaptées. La difficulté de mesurer ce que pense la majorité est une autre caractéristique de l’opinion publique, et non l’une de ces deux croyances.

10. Quelle distinction caractérise les moyens associés aux dictatures et aux responsables politiques en démocratie pour agir sur l’opinion publique ?

Les dictatures cherchent à influencer l’opinion par le débat public, tandis que les responsables politiques démocratiques recourent à la force ou à la propagande.
Les dictatures utilisent des médias sans effet évident, tandis que les responsables politiques démocratiques se limitent à relater des faits sans les interpréter.
Les dictatures s’appuient sur des méthodes d’analyse de la demande, tandis que les responsables politiques démocratiques évitent toute tentative d’influence.
Les dictatures recourent à la force ou à la propagande, tandis que les responsables politiques démocratiques cherchent à influencer l’opinion, parfois par des techniques manipulatoires.

Les dictatures recourent à la force ou à la propagande, tandis que les responsables politiques démocratiques cherchent à influencer l’opinion, parfois par des techniques manipulatoires.

Explication

La distinction porte sur le recours à la force ou à la propagande dans les dictatures, par opposition aux tentatives d’influence des responsables politiques en démocratie, qui peuvent prendre des formes manipulatoires. Le débat public n’est pas le moyen caractéristique attribué ici aux dictatures.

11. Comment les médias contribuent-ils à former l’opinion publique ?

Ils mesurent précisément les opinions majoritaires, expliquent les biais cognitifs et transforment les perceptions individuelles en réponses communes.
Ils cadrent les sujets auxquels le public pense, sélectionnent et relatent des événements, peuvent les interpréter et sensibilisent le public aux questions traitées.
Ils choisissent les contenus consultés par chaque individu, déterminent son interprétation et fixent les souvenirs qu’il conservera des événements.
Ils empêchent les tentatives de manipulation en présentant les événements sans tri et en écartant toute interprétation des faits.

Ils cadrent les sujets auxquels le public pense, sélectionnent et relatent des événements, peuvent les interpréter et sensibilisent le public aux questions traitées.

Explication

Les médias contribuent à former l’opinion en cadrant les sujets, en triant et relatant les événements, parfois en les interprétant, et en sensibilisant le public. La mesure précise de l’opinion majoritaire est difficile et ne constitue pas le mécanisme décrit ici.

12. Une personne consulte certains contenus plutôt que d’autres, interprète un même message selon ses idées et ne se rappelle ensuite qu’une partie de ce qu’elle a vu : quels biais cognitifs cela illustre-t-il ?

La perception sélective pour les contenus consultés, la mémorisation sélective pour leur interprétation et l’exposition sélective pour leur souvenir.
L’exposition sélective pour les contenus consultés, la mémorisation sélective pour leur interprétation et la perception sélective pour leur souvenir.
L’exposition sélective pour les contenus consultés, la perception sélective pour leur interprétation et la mémorisation sélective pour leur souvenir.
La mémorisation sélective pour les contenus consultés, l’exposition sélective pour leur interprétation et la perception sélective pour leur souvenir.

L’exposition sélective pour les contenus consultés, la perception sélective pour leur interprétation et la mémorisation sélective pour leur souvenir.

Explication

Ces trois biais portent respectivement sur le choix des contenus consultés, leur interprétation et les souvenirs qui en restent. Confondre exposition et perception revient à attribuer le choix des contenus à l’interprétation du message.

13. Pourquoi est-il difficile d’affirmer avec exactitude ce que pense la majorité de la population ?

Parce que les biais cognitifs empêchent les individus de se former une opinion sur les questions publiques.
Parce que les responsables politiques influencent l’opinion et que cette influence rend les opinions identiques.
Parce que les médias cadrent les sujets et que ce cadrage donne une mesure exacte des opinions de chacun.
Parce que connaître exactement les opinions de la majorité est difficile et que leur mesure n’est pas aisée.

Parce que connaître exactement les opinions de la majorité est difficile et que leur mesure n’est pas aisée.

Explication

La mesure de l’opinion publique est difficile, ce qui rend délicate la connaissance exacte de ce que pense la majorité. Le cadrage médiatique peut orienter les sujets auxquels le public pense, mais il ne fournit pas une mesure exacte des opinions.

14. Avant de rédiger l’analyse d’un sujet, quelle démarche permet de cerner précisément ce qui est demandé ?

Définir toutes les notions du cours, puis répondre sans tenir compte des verbes employés dans la question.
Relever les informations d’un document, puis éviter d’interpréter la consigne pour ne pas la restreindre.
Lire attentivement la question, repérer les verbes de consigne et identifier les notions importantes.
Commencer par donner un exemple, puis choisir une notion du cours qui semble lui correspondre.

Lire attentivement la question, repérer les verbes de consigne et identifier les notions importantes.

Explication

L’analyse commence par une lecture attentive de la question, le repérage des verbes de consigne et l’identification des notions importantes. Partir d’un exemple avant d’avoir déterminé la consigne risque de ne pas répondre à la tâche demandée.

15. Le prix d’un produit change et la quantité demandée varie fortement en réaction : comment qualifier cette demande ?

Elle est peu sensible au prix, car la quantité demandée varie beaucoup lorsque le prix change.
Elle est sensible au prix, car la quantité demandée varie beaucoup lorsque le prix change.
Elle est peu sensible au prix, car la quantité demandée reste indépendante de toute variation du prix.
Elle est sensible au prix, car la quantité demandée varie peu malgré la modification du prix.

Elle est sensible au prix, car la quantité demandée varie beaucoup lorsque le prix change.

Explication

Une demande sensible au prix se caractérise par une variation importante de la quantité demandée quand le prix change. Une variation faible de la quantité correspondrait plutôt à une demande peu sensible au prix.

16. Pour construire une réponse développée à partir d’un document, quels éléments faut-il articuler ?

Une opinion personnelle, une citation du cours, une définition et une conclusion sans exemple.
Une information tirée du document, son explication, une notion du cours et un exemple.
Une information tirée du document, une seconde information et une reformulation sans notion du cours.
Une notion du cours, plusieurs définitions et un exemple, sans mobiliser d’information du document.

Une information tirée du document, son explication, une notion du cours et un exemple.

Explication

Une réponse développée mobilise une information du document, l’explique, la relie à une notion du cours et l’illustre par un exemple. Accumuler des informations du document sans mobiliser de notion du cours ne remplit pas cette démarche.

17. Entre 2005 et 2022, quelle évolution de la demande de cigarettes accompagne la hausse de leur prix ?

Les quantités demandées augmentent tandis que le prix augmente.
Les quantités demandées restent stables malgré la hausse du prix.
Les quantités demandées diminuent tandis que le prix augmente.
Les quantités demandées diminuent tandis que le prix baisse.

Les quantités demandées diminuent tandis que le prix augmente.

Explication

Sur cette période, la hausse du prix des cigarettes s’accompagne d’une baisse des quantités demandées. L’idée d’une demande stable malgré la hausse du prix ne correspond pas à cette évolution observée.

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Que désigne l’opinion publique ?

L’ensemble des jugements d’une communauté sur des questions d’intérêt général.

Quel groupe pouvait rendre publique son opposition au pouvoir au XVIIIe siècle ?

La bourgeoisie éclairée.

Quelles ressources la contestation publique exigeait-elle au XVIIIe siècle ?

Savoir lire et écrire, ainsi que des moyens financiers pour imprimer et distribuer des tracts.

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