★ À maîtriser
📌 Les 28 kératines de type I sont acides et pèsent 40–64 kDa, tandis que les 26 kératines de type II sont neutres-basiques et pèsent 52–70 kDa.
Compléments
Des câbles tendus relient les cellules entre elles et ancrent l’épithélium à la lame basale.
★ À maîtriser
L’expression des kératines dépend du type d’épithélium, du degré de différenciation cellulaire et du contexte physiologique ou pathologique.
Dans l’épiderme, les kératinocytes basaux prolifèrent puis se différencient en cellules épineuses, granuleuses et enfin en cornéocytes morts de la couche cornée.
Compléments
Le diamètre des filaments intermédiaires se situe entre celui des filaments d’actine et celui des microtubules.
La cornification forme une couche protectrice de cornéocytes morts plutôt que de simplement éliminer les cellules mortes.
Hétérodimère, tétramère, protofilament, filament intermédiaire.
★ À maîtriser
Compléments
La production d’anticorps monoclonaux comprend l’immunisation, la fusion des lymphocytes B avec des cellules de myélome, la sélection des hybridomes en milieu HAT, le clonage par dilution limite, le criblage et la production en masse.
Dans les coupes d’épiderme, un marquage cytosolique indique des kératines, tandis qu’un marquage des contours cellulaires peut révéler des protéines desmosomales.
L’anticorps primaire reconnaît l’antigène ; le secondaire fluorescent révèle le primaire.
★ À maîtriser
Compléments
Les expériences in vitro et sur fibroblastes transfectés montrent qu’une K14 mutée dans son domaine central perturbe l’assemblage des filaments intermédiaires avec K5.
Les souris exprimant une K14 mutée présentent un phénotype d’EBS sévère avec bulles et décollements basaux déclenchés par un stress mécanique, ainsi qu’une mortalité néonatale.
Mutation de KRT5 ou KRT14 → filaments fragiles → rupture basale sous stress mécanique.
★ À maîtriser
📌 Les mutations de KRT1 ou KRT10 provoquent une ichtyose épidermolytique, tandis que les mutations de KRT2 provoquent une ichtyose bulleuse superficielle.
Compléments
Les ichtyoses kératinopathiques sont regroupées dans la classification des troubles génétiques monogéniques de la différenciation épidermique, ou EDDs.
L’ichtyose bulleuse superficielle liée à KRT2 est généralement plus modérée, atteint surtout les plis cutanés, ne comporte pas d’érythrodermie et présente une cytolyse et des agrégats de tonofilaments limités à la couche granuleuse.
K1/K10 touchent plusieurs couches suprabasales ; K2 atteint surtout la couche granuleuse.
★ À maîtriser
📌 Dans les maladies kératiniques décrites, le déterminisme autosomique dominant avec mutation hétérozygote est majoritaire, tandis que le déterminisme autosomique récessif avec mutation homozygote est très rare.
Compléments
★ À maîtriser
📌 La gravité d’une maladie liée aux kératines dépend de l’importance fonctionnelle de la région touchée et de l’effet physicochimique de l’acide aminé substitué.
Compléments
Les formes les plus sévères de Dowling-Meara sont associées aux mutations des peptides d’initiation ou de terminaison des hélices, régions hautement conservées.
Dans l’EBS, différentes substitutions au résidu 477 de K5 peuvent entraîner des formes de sévérité différente ; remplacer le glutamate par l’aspartate est associé à Weber-Cockayne, tandis que le remplacer par la lysine est associé à Dowling-Meara.
La zone touchée et la nature du nouvel acide aminé distinguent les formes sévères des formes modérées.
★ À maîtriser
Une substitution de Glu478 de K1 par une glutamine ou une lysine est associée à une ichtyose sévère, tandis que son remplacement par l’aspartate est associé à une forme modérée.
Une mutation non-sens précoce de KRT5 ou KRT14 peut empêcher la production de la protéine mutée et provoquer une haploinsuffisance associée à une maladie autosomique dominante.
Une mutation décalante du dernier exon de KRT1 peut supprimer le domaine V2 carboxy-terminal, empêcher l’interaction entre K1 et K10 et provoquer une forme sévère associant épidermolyse bulleuse et ichtyose kératinopathique.
Compléments
Les mutations non-sens de KRT5 peuvent provoquer la maladie de Dowling-Degos, tandis que celles de KRT14 peuvent provoquer la dermopathie réticulaire pigmentée ; ces maladies s’accompagnent d’une hyperpigmentation réticulée des plis.
Les kératines interviennent également dans :
Absence de kératine → haploinsuffisance et troubles pigmentaires ; perte de V2 → défaut d’assemblage.
| Mutation | Atteinte | Caractéristiques |
|---|---|---|
| KRT5 ou KRT14 | Couche basale | Épidermolyse bulleuse simple |
| KRT1 ou KRT10 | Couches suprabasales | Ichtyose épidermolytique |
| KRT2 | Couche granuleuse | Ichtyose bulleuse superficielle, généralement modérée |
| Type de mutation | Effet moléculaire | Conséquence clinique décrite |
|---|---|---|
| Faux-sens | Substitution d’un acide aminé | Sévérité variable selon la région et la nature de la substitution |
| Non-sens précoce | Absence de protéine mutée et haploinsuffisance | Troubles pigmentaires liés à KRT5 ou KRT14 |
| Décalante du dernier exon de KRT1 | Perte du domaine V2 et défaut d’interaction K1-K10 | Association d’épidermolyse bulleuse et d’ichtyose kératinopathique |
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1. Concernant le rôle des cytokératines :
2. Parmi les propositions suivantes concernant les types de kératines, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?
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Quel rôle structural jouent les cytokératines dans les épithéliums ?
Elles en sont les principales protéines structurales.
À quelle structure du cytosquelette les cytokératines participent-elles ?
Aux filaments intermédiaires.
Combien de kératines de type I existe-t-il et quelles sont leurs propriétés ?
28 kératines acides, de 40 à 64 kDa.
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