QCM : Kératines et maladies cutanées (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le rôle des cytokératines :

Les cytokératines constituent les principales protéines structurales des épithéliums.
Les cytokératines assurent un rôle structural dans les tissus épithéliaux.
Les cytokératines sont codées par 17 gènes KRT répartis sur les chromosomes 12 et 17.
Les cytokératines participent à la formation des filaments intermédiaires du cytosquelette.
Les cytokératines forment principalement les microtubules du cytosquelette épithélial.

Les cytokératines constituent les principales protéines structurales des épithéliums. · Les cytokératines assurent un rôle structural dans les tissus épithéliaux. · Les cytokératines participent à la formation des filaments intermédiaires du cytosquelette.

Explication

Les cytokératines sont les principales protéines structurales des épithéliums et participent à la formation des filaments intermédiaires du cytosquelette. Les cytokératines sont codées par 37 gènes KRT, et non 17. Les microtubules ne correspondent pas au rôle décrit ici.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les types de kératines, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les kératines de type II sont neutres-basiques et leur masse va de 52 à 70 kDa.
Les kératines de type II sont acides et leur masse va de 40 à 64 kDa.
Les kératines de type I sont acides et leur masse va de 40 à 64 kDa.
Les kératines de type I sont neutres-basiques et leur masse va de 52 à 70 kDa.
Les kératines de type I sont au nombre de 28, contre 26 de type II.

Les kératines de type II sont neutres-basiques et leur masse va de 52 à 70 kDa. · Les kératines de type I sont acides et leur masse va de 40 à 64 kDa. · Les kératines de type I sont au nombre de 28, contre 26 de type II.

Explication

Les 28 kératines de type I sont acides et pèsent 40–64 kDa, tandis que les 26 de type II sont neutres-basiques et pèsent 52–70 kDa. Les propositions inversant les propriétés des deux types sont donc erronées.

3. Les étapes de l’assemblage des kératines en filaments intermédiaires comprennent :

Des protofibrilles s’assemblent latéralement pour former un filament intermédiaire.
L’assemblage progresse des hétérodimères aux tétramères puis aux protofilaments.
Les hétérodimères s’organisent ensuite en tétramères antiparallèles.
Un hétérodimère associe une kératine de type I à une kératine de type II.
Les tétramères participent à la formation de protofilaments au cours de l’assemblage.

Des protofibrilles s’assemblent latéralement pour former un filament intermédiaire. · L’assemblage progresse des hétérodimères aux tétramères puis aux protofilaments. · Les hétérodimères s’organisent ensuite en tétramères antiparallèles. · Un hétérodimère associe une kératine de type I à une kératine de type II. · Les tétramères participent à la formation de protofilaments au cours de l’assemblage.

Explication

L’assemblage débute par un hétérodimère de types I et II, puis forme des tétramères antiparallèles et des protofilaments. L’assemblage latéral de protofibrilles conduit ensuite au filament intermédiaire.

4. Dans l’épiderme, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) concernant la différenciation des kératinocytes :

Les cornéocytes morts se différencient en cellules granuleuses de l’épiderme.
Les kératinocytes des couches supérieures constituent le compartiment prolifératif basal.
Les cellules granuleuses précèdent les cornéocytes morts de la couche cornée.
Les kératinocytes basaux prolifèrent avant leur différenciation épidermique.
Les cellules épineuses succèdent aux kératinocytes basaux dans cette progression.

Les cellules granuleuses précèdent les cornéocytes morts de la couche cornée. · Les kératinocytes basaux prolifèrent avant leur différenciation épidermique. · Les cellules épineuses succèdent aux kératinocytes basaux dans cette progression.

Explication

Les kératinocytes basaux prolifèrent, puis se différencient en cellules épineuses, granuleuses et enfin en cornéocytes morts. Les cornéocytes ne redeviennent pas des cellules granuleuses, et la prolifération caractérise les cellules basales.

5. Un anticorps monoclonal se caractérise par les éléments suivants :

Il reconnaît plusieurs épitopes distincts portés par un antigène.
Il provient de lymphocytes B descendants d’une cellule unique.
Il est produit par des lymphocytes B issus de plusieurs cellules fondatrices.
Il est obtenu à partir du sérum d’un animal immunisé.
Il correspond à un mélange d’anticorps provenant de clones différents.

Il provient de lymphocytes B descendants d’une cellule unique.

Explication

Un anticorps monoclonal est produit par des lymphocytes B descendants d’une cellule unique et reconnaît un seul épitope. Les anticorps issus de clones différents ou recueillis dans un antisérum relèvent d’une réponse polyclonale.

6. En immunofluorescence indirecte, quelles sont les réponses exactes au sujet des anticorps ?

L’anticorps secondaire fluorescent reconnaît le primaire fixé à l’antigène.
L’anticorps primaire fluorescent reconnaît la portion constante du secondaire.
L’anticorps primaire se fixe à l’antigène ciblé dans le complexe.
L’anticorps secondaire fluorescent se fixe directement à l’antigène ciblé.
L’anticorps secondaire révèle le complexe en se liant à la portion constante du primaire.

L’anticorps secondaire fluorescent reconnaît le primaire fixé à l’antigène. · L’anticorps primaire se fixe à l’antigène ciblé dans le complexe. · L’anticorps secondaire révèle le complexe en se liant à la portion constante du primaire.

Explication

L’anticorps primaire se fixe à l’antigène, puis le secondaire fluorescent reconnaît la portion constante du primaire et révèle le complexe. Le secondaire ne se fixe pas directement à l’antigène, et le rôle de reconnaissance n’est pas inversé.

7. Parmi les propositions suivantes concernant les mutations associées à l’épidermolyse bulleuse simple, lesquelles sont exactes ?

Plus de cent mutations de KRT5 ou KRT14 ont été répertoriées dans l’épidermolyse bulleuse simple.
Les mutations de KRT5 et KRT14 peuvent affecter les filaments intermédiaires.
Plus de cent mutations répertoriées concernent KRT5 et KRT1 dans cette maladie.
Des mutations de KRT14 sont associées à une altération de l’assemblage des filaments intermédiaires.
Des mutations de KRT5 peuvent perturber l’assemblage des filaments intermédiaires.

Plus de cent mutations de KRT5 ou KRT14 ont été répertoriées dans l’épidermolyse bulleuse simple. · Les mutations de KRT5 et KRT14 peuvent affecter les filaments intermédiaires. · Des mutations de KRT14 sont associées à une altération de l’assemblage des filaments intermédiaires. · Des mutations de KRT5 peuvent perturber l’assemblage des filaments intermédiaires.

Explication

Les mutations de KRT5 ou KRT14 perturbent l’assemblage des filaments intermédiaires, et plus de cent mutations de ces deux gènes ont été répertoriées. KRT1 ne fait pas partie des deux gènes indiqués dans ce constat.

8. Concernant les kératinopathies des couches suprabasales, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’ichtyose bulleuse superficielle est associée à des mutations de KRT2.
Des mutations de KRT1 peuvent provoquer une ichtyose épidermolytique.
Des mutations de KRT10 peuvent provoquer une ichtyose épidermolytique.
Des mutations de KRT2 peuvent provoquer une ichtyose bulleuse superficielle.
Des mutations de KRT2 sont associées à une ichtyose épidermolytique.

L’ichtyose bulleuse superficielle est associée à des mutations de KRT2. · Des mutations de KRT1 peuvent provoquer une ichtyose épidermolytique. · Des mutations de KRT10 peuvent provoquer une ichtyose épidermolytique. · Des mutations de KRT2 peuvent provoquer une ichtyose bulleuse superficielle.

Explication

Les mutations de KRT1 ou KRT10 sont associées à l’ichtyose épidermolytique, tandis que celles de KRT2 provoquent l’ichtyose bulleuse superficielle. L’association de KRT2 à l’ichtyose épidermolytique inverse ces correspondances.

9. Une personne porteuse d’une mutation de KRT10 présente des signes d’ichtyose épidermolytique. Quelles manifestations peuvent caractériser cette affection ?

L’hyperprolifération peut s’accompagner d’une hyperkératose croissante avec l’âge.
Une érythrodermie néonatale peut accompagner l’atteinte cutanée.
Des bulles peuvent faire partie des manifestations de cette kératinopathie.
Les amas de tonofilaments sont principalement limités à la couche granuleuse.
Une cytolyse suprabasale peut être observée dans l’épiderme.

L’hyperprolifération peut s’accompagner d’une hyperkératose croissante avec l’âge. · Une érythrodermie néonatale peut accompagner l’atteinte cutanée. · Des bulles peuvent faire partie des manifestations de cette kératinopathie. · Une cytolyse suprabasale peut être observée dans l’épiderme.

Explication

Les mutations de KRT1 ou KRT10 peuvent entraîner bulles, érythrodermie néonatale, cytolyse suprabasale et amas de tonofilaments, ainsi qu’une hyperprolifération avec hyperkératose croissante avec l’âge. La limitation des anomalies à la couche granuleuse caractérise plutôt l’atteinte liée à KRT2.

10. À propos de la transmission autosomique dominante :

Dans les maladies kératiniques décrites, le déterminisme autosomique dominant hétérozygote est minoritaire.
La maladie concerne un chromosome non sexuel et nécessite deux allèles mutés.
La maladie apparaît lorsqu’un seul allèle non muté est présent.
La maladie concerne un chromosome non sexuel et peut apparaître avec un seul allèle muté.
Une mutation hétérozygote peut suffire à faire apparaître la maladie.

La maladie concerne un chromosome non sexuel et peut apparaître avec un seul allèle muté. · Une mutation hétérozygote peut suffire à faire apparaître la maladie.

Explication

Une transmission autosomique dominante concerne un chromosome non sexuel et la mutation d’un seul allèle peut suffire ; un état hétérozygote peut donc être associé à la maladie. Dans les maladies kératiniques décrites, le déterminisme autosomique dominant avec mutation hétérozygote est majoritaire. La transmission liée à un chromosome sexuel ou la nécessité de deux allèles mutés ne correspond pas à la définition de la transmission autosomique dominante.

11. Dans les maladies kératiniques décrites, quelles caractéristiques du déterminisme génétique sont exactes ?

Le déterminisme autosomique récessif décrit est associé à une mutation homozygote.
Le déterminisme dominant avec mutation hétérozygote prédomine dans ces maladies.
Le déterminisme autosomique dominant avec mutation hétérozygote est majoritaire.
Le déterminisme autosomique récessif avec mutation homozygote est très rare.
Le déterminisme autosomique récessif homozygote constitue la forme majoritaire.

Le déterminisme autosomique récessif décrit est associé à une mutation homozygote. · Le déterminisme dominant avec mutation hétérozygote prédomine dans ces maladies. · Le déterminisme autosomique dominant avec mutation hétérozygote est majoritaire. · Le déterminisme autosomique récessif avec mutation homozygote est très rare.

Explication

Dans les maladies kératiniques décrites, le déterminisme autosomique dominant avec mutation hétérozygote est majoritaire. Le déterminisme autosomique récessif avec mutation homozygote est très rare, et non majoritaire.

12. Parmi les propositions suivantes sur les types de mutations, lesquelles sont exactes ?

Une mutation faux-sens substitue un acide aminé dans la séquence protéique.
Une mutation décalante résulte d’une substitution qui conserve le cadre de lecture.
Une mutation faux-sens résulte d’une délétion qui décale le cadre de lecture.
Une mutation non-sens introduit un codon stop.
Les mutations non-sens représentent environ 90 % des mutations des kératines décrites dans le cours.

Une mutation faux-sens substitue un acide aminé dans la séquence protéique. · Une mutation non-sens introduit un codon stop.

Explication

Une mutation faux-sens substitue un acide aminé, tandis qu’une mutation non-sens introduit un codon stop. Une substitution conservant le cadre ne définit pas une mutation décalante ; une délétion qui décale le cadre relève d’une mutation décalante, et non d’une mutation faux-sens. Les mutations faux-sens représentent environ 90 % des mutations des kératines décrites, et non les mutations non-sens.

13. Concernant les mutations de KRT5 dans l’EBS :

Les mutations du segment 1A entre les acides aminés 169 et 181 sont associées à Dowling-Meara.
Les mutations entre les acides aminés 169 et 181 du segment 1A sont associées à la forme sévère de Dowling-Meara.
Les mutations du segment 1A entre les acides aminés 183 et 203 sont associées à Weber-Cockayne.
Les mutations de KRT5 entre les acides aminés 183 et 203 du segment 1A sont associées à Weber-Cockayne.
Les mutations du segment 1A entre les acides aminés 169 et 181 sont associées à Weber-Cockayne.

Les mutations du segment 1A entre les acides aminés 169 et 181 sont associées à Dowling-Meara. · Les mutations entre les acides aminés 169 et 181 du segment 1A sont associées à la forme sévère de Dowling-Meara. · Les mutations du segment 1A entre les acides aminés 183 et 203 sont associées à Weber-Cockayne. · Les mutations de KRT5 entre les acides aminés 183 et 203 du segment 1A sont associées à Weber-Cockayne.

Explication

Les mutations 169–181 du segment 1A sont associées à Dowling-Meara, tandis que celles de 183–203 sont associées à Weber-Cockayne. L’association de la plage 169–181 à Weber-Cockayne inverse les formes liées aux deux régions.

14. La gravité d’une maladie liée aux kératines dépend de quels facteurs ?

La gravité dépend de l’importance fonctionnelle de la région touchée et de l’effet physicochimique du remplacement.
La gravité dépend de l’importance fonctionnelle de la région touchée et de l’effet physicochimique de l’acide aminé substitué.
Les formes sévères de Dowling-Meara sont associées aux mutations des régions moins conservées.
La gravité dépend de l’effet physicochimique de l’acide aminé substitué et du rôle de la région touchée.
La gravité dépend de l’importance fonctionnelle de la région touchée et de la charge électrique de l’acide aminé initial.

La gravité dépend de l’importance fonctionnelle de la région touchée et de l’effet physicochimique du remplacement. · La gravité dépend de l’importance fonctionnelle de la région touchée et de l’effet physicochimique de l’acide aminé substitué. · La gravité dépend de l’effet physicochimique de l’acide aminé substitué et du rôle de la région touchée.

Explication

L’importance fonctionnelle de la région touchée et l’effet physicochimique de l’acide aminé substitué contribuent à la gravité. Les formes sévères de Dowling-Meara sont associées aux mutations des régions hautement conservées, et non des régions moins conservées.

15. À propos des substitutions de Glu478 de K1 et de l’ichtyose :

Le remplacement de Glu478 par une glutamine est associé à une ichtyose sévère.
Le remplacement de Glu478 par l’aspartate est associé à une forme sévère d’ichtyose.
Le remplacement de Glu478 par la lysine est associé à une ichtyose sévère.
Le remplacement de Glu478 par l’aspartate est associé à une forme modérée d’ichtyose.
Le remplacement de Glu478 par l’aspartate est associé à une ichtyose sévère.

Le remplacement de Glu478 par une glutamine est associé à une ichtyose sévère. · Le remplacement de Glu478 par la lysine est associé à une ichtyose sévère. · Le remplacement de Glu478 par l’aspartate est associé à une forme modérée d’ichtyose.

Explication

Les substitutions par la glutamine ou la lysine sont associées à une ichtyose sévère, tandis que la substitution par l’aspartate est associée à une forme modérée. Attribuer une forme sévère à l’aspartate inverse cette association.

16. Une mutation non-sens précoce de KRT5 ou KRT14 peut entraîner :

Une mutation non-sens précoce de KRT5 peut provoquer une dermopathie réticulaire pigmentée.
Une mutation non-sens précoce de KRT14 peut provoquer la maladie de Dowling-Degos.
Une mutation précoce peut provoquer une haploinsuffisance associée à une maladie autosomique dominante.
Une mutation précoce peut empêcher la production de la protéine mutée et provoquer une haploinsuffisance.
Une mutation non-sens précoce de KRT5 peut provoquer une dermopathie réticulaire pigmentée avec hyperpigmentation réticulée.

Une mutation précoce peut provoquer une haploinsuffisance associée à une maladie autosomique dominante. · Une mutation précoce peut empêcher la production de la protéine mutée et provoquer une haploinsuffisance.

Explication

Une mutation non-sens précoce de KRT5 ou KRT14 peut empêcher la production de la protéine mutée et entraîner une haploinsuffisance associée à une maladie autosomique dominante. Les mutations non-sens de KRT5 peuvent provoquer la maladie de Dowling-Degos, tandis que celles de KRT14 peuvent provoquer la dermopathie réticulaire pigmentée ; ces maladies s’accompagnent d’une hyperpigmentation réticulée des plis.

17. Une mutation décalante du dernier exon de KRT1 peut avoir quels effets ?

Elle peut provoquer une forme modérée associant épidermolyse bulleuse et ichtyose kératinopathique.
Elle peut entraîner une forme sévère associant épidermolyse bulleuse et ichtyose kératinopathique.
Elle peut empêcher l’interaction entre K1 et K14 et entraîner une forme sévère associant les deux atteintes cutanées.
Elle peut supprimer le domaine V2 carboxy-terminal et empêcher l’interaction entre K1 et K10.
Elle peut supprimer le domaine V2 amino-terminal et empêcher l’interaction entre K1 et K10.

Elle peut entraîner une forme sévère associant épidermolyse bulleuse et ichtyose kératinopathique. · Elle peut supprimer le domaine V2 carboxy-terminal et empêcher l’interaction entre K1 et K10.

Explication

La mutation peut supprimer le domaine V2 carboxy-terminal, empêcher l’interaction entre K1 et K10 et provoquer une forme sévère associant épidermolyse bulleuse et ichtyose kératinopathique. Le domaine concerné n’est pas amino-terminal, l’interaction altérée concerne K1 et K10, et la forme décrite est sévère.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 60 flashcards sur Kératines et maladies cutanées.

Quel rôle structural jouent les cytokératines dans les épithéliums ?

Elles en sont les principales protéines structurales.

À quelle structure du cytosquelette les cytokératines participent-elles ?

Aux filaments intermédiaires.

Combien de kératines de type I existe-t-il et quelles sont leurs propriétés ?

28 kératines acides, de 40 à 64 kDa.

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