QCM : Psychologie et raisonnement scientifique (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la distinction proposée par Daniel Kahneman :

Daniel Kahneman distingue un système intuitif et émotionnel d’un système lent et analytique.
Daniel Kahneman distingue deux niveaux de raisonnement, l’un intuitif et l’autre analytique.
Daniel Kahneman associe les études de STAPS au raisonnement lent et analytique.
Daniel Kahneman oppose un système émotionnel et lent à un système intuitif et analytique.
Daniel Kahneman décrit un système intuitif et émotionnel ainsi qu’un système analytique et lent.

Daniel Kahneman distingue un système intuitif et émotionnel d’un système lent et analytique. · Daniel Kahneman distingue deux niveaux de raisonnement, l’un intuitif et l’autre analytique. · Daniel Kahneman décrit un système intuitif et émotionnel ainsi qu’un système analytique et lent.

Explication

Kahneman distingue bien un niveau intuitif et émotionnel d’un niveau lent et analytique : ces deux caractéristiques ne sont pas inversées. Il distingue deux niveaux de raisonnement. Les études de STAPS cherchent à solliciter le raisonnement lent et analytique, mais elles ne sont pas associées à cette démarche par Kahneman.

2. Le système 1 se caractérise par :

Un raisonnement émotionnel et lent mobilisant une attention soutenue.
Un raisonnement lent et analytique qui exige une concentration soutenue.
Une réponse élaborée après une réflexion approfondie et un effort analytique.
Un raisonnement rapide, intuitif et émotionnel apportant une réponse économique.
Une réponse rapide et intuitive qui ne nécessite pas de réflexion approfondie.

Un raisonnement rapide, intuitif et émotionnel apportant une réponse économique. · Une réponse rapide et intuitive qui ne nécessite pas de réflexion approfondie.

Explication

Le système 1 répond rapidement, de façon intuitive et émotionnelle, sans réflexion approfondie, ce qui rend sa réponse économique. Les raisonnements lents, analytiques et exigeant une attention soutenue caractérisent le système 2.

3. Face à un problème ou à un échec, le système 2 mobilise :

Une réponse rapide et intuitive apportant une solution économique.
Une analyse lente qui exige concentration et attention.
Un raisonnement analytique nécessitant une attention soutenue.
Une analyse lente et intuitive qui écarte la concentration.
Une réponse spontanée et émotionnelle sans réflexion approfondie.

Une analyse lente qui exige concentration et attention. · Un raisonnement analytique nécessitant une attention soutenue.

Explication

Le système 2 est lent et analytique, et demande concentration et attention, notamment face à un problème ou à un échec. La spontanéité et la réponse économique relèvent plutôt du système 1 ; l’intuition seule ne caractérise pas l’analyse attentive du système 2.

4. L’effet wagon correspond au fait de :

Attribuer un problème à un responsable afin de créer un clivage.
Suivre la majorité dans une décision, ce qui relève du conformisme.
Désigner un responsable pour expliquer un problème collectif.
Désigner les partisans d’une décision comme responsables d’un problème.
Se rallier à la majorité pour prendre une décision, par conformisme.

Suivre la majorité dans une décision, ce qui relève du conformisme. · Se rallier à la majorité pour prendre une décision, par conformisme.

Explication

L’effet wagon désigne le ralliement à la majorité dans une décision et relève du conformisme. Désigner un responsable d’un problème correspond au bouc émissaire, et non à l’effet wagon.

5. Face à une perception incertaine, le cerveau :

Exige un effort attentionnel important pour reconstruire les informations absentes.
Complète automatiquement les éléments manquants, sans dépense énergétique importante.
Mobilise une réflexion approfondie pour interpréter les informations incomplètes.
Attend une analyse consciente avant de compléter les informations perceptives manquantes.
Complète à notre insu les informations manquantes, sans réflexion ni coût énergétique important.

Complète automatiquement les éléments manquants, sans dépense énergétique importante. · Complète à notre insu les informations manquantes, sans réflexion ni coût énergétique important.

Explication

Lorsque la perception est incertaine, le cerveau complète à notre insu les informations manquantes, sans réflexion ni coût énergétique important. Une analyse consciente, une réflexion approfondie ou un effort attentionnel important ne correspondent pas à ce processus.

6. À propos des coûts du raisonnement et de la vérité :

Le platisme permet de construire un socle de réalité commun, d’éviter des impasses et de gagner du temps.
Une explication à moindre coût simplifie un problème complexe, tandis qu’une compréhension coûteuse accepte une vérité complexe et réfutable.
Une compréhension à coût élevé écarte les outils conceptuels au profit d’une solution simple.
Une explication à moindre coût mobilise des outils conceptuels et accepte une vérité réfutable.
Une compréhension à coût élevé propose une solution simple à un problème complexe.

Une explication à moindre coût simplifie un problème complexe, tandis qu’une compréhension coûteuse accepte une vérité complexe et réfutable.

Explication

Une explication à moindre coût propose une solution simple à un problème complexe, tandis qu’une compréhension à coût élevé mobilise des outils conceptuels et accepte une vérité complexe et réfutable. Le platisme illustre la recherche d’une solution simple à un problème complexe, et ne construit pas un socle de réalité commun permettant d’éviter des impasses et de gagner du temps. Écarter les outils conceptuels au profit d’une solution simple ne caractérise pas une compréhension à coût élevé. Mobiliser des outils conceptuels et accepter une vérité réfutable ne caractérise pas une explication à moindre coût. Une compréhension à coût élevé ne propose pas une solution simple à un problème complexe.

7. Quel rôle la science peut-elle jouer dans la construction d’une réalité commune ?

Elle aide à éviter des impasses, mais ne permet pas de gagner du temps.
Elle construit un socle de réalité commun, évite des impasses et fait gagner du temps, même dans le doute.
Elle permet de gagner du temps en faisant disparaître toute incertitude scientifique.
Elle établit un socle commun en dispensant les chercheurs de remettre leurs conclusions en question.
Elle construit une réalité commune en supprimant le doute chez le chercheur.

Elle construit un socle de réalité commun, évite des impasses et fait gagner du temps, même dans le doute.

Explication

La science contribue à établir un socle de réalité commun, à éviter des impasses et à gagner du temps, même lorsque le chercheur doute. Elle ne supprime pas le doute et ne dispense pas de questionner les conclusions.

8. Concernant les hypothèses historiques :

Elles recherchent des causes externes aux évolutions sociales, notamment culturelles ou économiques.
Elles portent sur des causes internes plutôt que sur le contexte social.
Elles attribuent la réussite universitaire au patrimoine génétique des individus.
Elles peuvent relier une évolution sociale à un événement extérieur à la situation étudiée.
Elles expliquent les différences sociales par des causes internes liées à l’hérédité.

Elles recherchent des causes externes aux évolutions sociales, notamment culturelles ou économiques. · Elles peuvent relier une évolution sociale à un événement extérieur à la situation étudiée.

Explication

Les hypothèses historiques cherchent des causes externes, qui peuvent être culturelles, économiques ou événementielles. L’hérédité et le patrimoine génétique relèvent des hypothèses génétiques, non des hypothèses historiques.

9. Parmi les propositions suivantes concernant les hypothèses génétiques, lesquelles sont exactes ?

Elles rapportent les différences de réussite à des événements extérieurs et à des changements culturels.
Elles recherchent des causes externes aux situations plutôt que des facteurs internes.
Elles expliquent les évolutions sociales par le contexte économique de la période étudiée.
Elles peuvent attribuer des différences de réussite sportive à des causes liées à l’hérédité.
Elles invoquent le patrimoine génétique pour rendre compte de certaines différences entre individus.

Elles peuvent attribuer des différences de réussite sportive à des causes liées à l’hérédité. · Elles invoquent le patrimoine génétique pour rendre compte de certaines différences entre individus.

Explication

Les hypothèses génétiques expliquent certaines différences, notamment sportives ou universitaires, par l’hérédité ou le patrimoine génétique. Les événements, les changements culturels et le contexte économique correspondent à des causes externes étudiées par les hypothèses historiques.

10. L’usage de la psychologie appliquée consiste à :

Décrire un comportement sans chercher à intervenir sur le problème rencontré.
Décrire précisément un comportement avant de formuler des hypothèses sur ses causes.
Tenter de réduire un problème afin de modifier la réalité concernée.
Envisager une modification de la réalité après l’analyse des causes possibles.
Formuler des hypothèses avant toute description précise du comportement observé.

Décrire précisément un comportement avant de formuler des hypothèses sur ses causes. · Tenter de réduire un problème afin de modifier la réalité concernée. · Envisager une modification de la réalité après l’analyse des causes possibles.

Explication

La démarche commence par décrire précisément le comportement, puis formule des hypothèses sur ses causes. Elle vise ensuite à résoudre ou réduire le problème pour modifier la réalité; elle ne s’arrête donc pas à la description.

11. Un animateur souhaite agir sur le fonctionnement d’un groupe de jeunes. Quelle(s) démarche(s) peut-il envisager ?

Chercher comment discipliner les jeunes et stimuler leur participation au groupe.
Examiner des façons de guider le comportement et l’engagement du groupe de jeunes.
Réfléchir à des moyens de motiver les jeunes au cours des activités collectives.
Chercher une méthode de révision efficace pour améliorer les résultats de ses étudiants.
Étudier comment améliorer les performances sportives d’un groupe entraîné.

Chercher comment discipliner les jeunes et stimuler leur participation au groupe. · Examiner des façons de guider le comportement et l’engagement du groupe de jeunes. · Réfléchir à des moyens de motiver les jeunes au cours des activités collectives.

Explication

Un animateur peut chercher à discipliner, motiver et stimuler un groupe de jeunes. La méthode de révision concerne un étudiant, tandis que l’amélioration des performances sportives concerne le rôle de l’entraîneur.

12. Au sujet du béhaviorisme :

Il cherche à modifier les connaissances internes en transmettant des informations.
Il intervient sur les contraintes de l’environnement comme branche du cognitivisme.
Un radar routier illustre une intervention agissant sur l’extérieur du comportement.
Il vise à modifier l’environnement extérieur par des règles ou des conséquences.
Des sanctions ou des récompenses peuvent servir à orienter les comportements.

Un radar routier illustre une intervention agissant sur l’extérieur du comportement. · Il vise à modifier l’environnement extérieur par des règles ou des conséquences. · Des sanctions ou des récompenses peuvent servir à orienter les comportements.

Explication

Le béhaviorisme agit sur l’extérieur à l’aide de règles, de sanctions ou de récompenses; le radar en est un exemple. L’apport d’informations aux connaissances internes relève du cognitivisme, et l’action sur les contraintes environnementales caractérise la théorie écologique.

13. Une intervention transmet des informations afin d’influencer ce qu’une personne sait. Concernant son approche théorique :

Elle relève du béhaviorisme, qui agit par des règles appliquées à l’environnement extérieur.
Elle se distingue d’une intervention centrée sur des sanctions ou des récompenses extérieures.
Elle correspond au cognitivisme, qui cherche à influencer les connaissances internes.
Elle utilise l’apport d’informations pour agir sur les connaissances d’une personne.
Elle correspond à la théorie écologique, qui modifie les contraintes environnementales.

Elle se distingue d’une intervention centrée sur des sanctions ou des récompenses extérieures. · Elle correspond au cognitivisme, qui cherche à influencer les connaissances internes. · Elle utilise l’apport d’informations pour agir sur les connaissances d’une personne.

Explication

Le cognitivisme cherche à influencer les connaissances internes en apportant des informations. Les règles et les conséquences extérieures relèvent du béhaviorisme, tandis que la modification des contraintes environnementales caractérise la théorie écologique.

14. Concernant la définition de la psychologie :

La psychologie peut étudier les faits psychiques d’un groupe humain.
La psychologie examine les seuls comportements observables chez les animaux.
La psychologie analyse les comportements et les processus mentaux chez une personne.
La psychologie étudie les faits psychiques conscients ou non chez l’être humain.
La psychologie se limite aux processus mentaux conscients d’un individu.

La psychologie peut étudier les faits psychiques d’un groupe humain. · La psychologie analyse les comportements et les processus mentaux chez une personne. · La psychologie étudie les faits psychiques conscients ou non chez l’être humain.

Explication

La psychologie étudie les faits psychiques conscients ou non, ainsi que les comportements et processus mentaux chez une personne, un animal ou un groupe. Elle ne se limite ni aux comportements observables ni aux processus conscients.

15. Parmi les propositions suivantes concernant le béhaviorisme, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

John Watson et Ivan Pavlov sont associés au béhaviorisme.
Le béhaviorisme porte sur l’inconscient, comme la psychanalyse.
Le béhaviorisme situe l’origine des conduites à l’intérieur de l’individu.
Le béhaviorisme étudie les comportements observables et mesurables.
Le béhaviorisme étudie les connaissances internes possédées par la personne.

John Watson et Ivan Pavlov sont associés au béhaviorisme. · Le béhaviorisme étudie les comportements observables et mesurables.

Explication

Le béhaviorisme porte sur les comportements observables et mesurables, et Watson et Pavlov y sont associés. Il situe l’origine des conduites à l’extérieur de l’individu; l’inconscient relève de la psychanalyse et les connaissances internes du cognitivisme.

16. Une approche psychologique s’intéresse aux connaissances internes et aux informations possédées par une personne. Concernant le cognitivisme, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le cognitivisme étudie les comportements observables et mesurables.
Le cognitivisme agit sur les connaissances internes possédées par la personne.
Le cognitivisme situe l’origine des conduites à l’extérieur de l’individu.
Le cognitivisme prend en compte les informations détenues par une personne.
Bruner et Plaget sont les auteurs cités pour le cognitivisme.

Le cognitivisme agit sur les connaissances internes possédées par la personne. · Le cognitivisme prend en compte les informations détenues par une personne. · Bruner et Plaget sont les auteurs cités pour le cognitivisme.

Explication

Le cognitivisme agit sur les connaissances internes et les informations possédées par la personne; Bruner et Plaget sont les auteurs cités. Les comportements observables et l’origine externe des conduites caractérisent plutôt le béhaviorisme.

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Quels deux modes de raisonnement Daniel Kahneman distingue-t-il ?

Un système intuitif et émotionnel, et un système lent et analytique.

Comment le système 1 répond-il sans réflexion approfondie ?

Il apporte une réponse économique.

Quelles caractéristiques définissent le raisonnement du système 1 ?

Il est rapide, intuitif et émotionnel.

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