Fiche de révision : Mathématiques pour la chimie

Plan du Cours

  1. Calcul vectoriel et produits
  2. Matrices et déterminants
  3. Systèmes linéaires et Cramer
  4. Valeurs propres et orbitales moléculaires
  5. Nombres complexes et conjugaison
  6. Formes polaire et exponentielle
  7. Fonctions réelles et propriétés
  8. Limites et continuité
  9. Dérivation et étude des fonctions
  10. Primitives et intégrales

1. Calcul vectoriel et produits

Notions clés & Définitions

  • Vecteur : Objet caractérisé par une direction, un sens et une norme, cette dernière étant la longueur du segment orienté qui le représente.
  • Produit scalaire : Réel égal au produit des normes des deux vecteurs non nuls par le cosinus de leur angle ; il vaut zéro si l’un des vecteurs est nul.
  • Produit vectoriel : Vecteur orthogonal aux deux facteurs, de norme égale au produit de leurs normes par le sinus de leur angle et orienté selon la règle donnée par la base directe.
  • Produit mixte : Scalaire u⋅(v×w)u\cdot(v\times w), qui correspond au volume du parallélépipède engendré par les trois vecteurs.

★ À maîtriser

📌 Deux vecteurs sont égaux si et seulement s’ils ont la même direction, le même sens et la même norme.

  • La somme de deux vecteurs consécutifs AB→\overrightarrow{AB} et BC→\overrightarrow{BC} est le vecteur AC→\overrightarrow{AC}.

📌 Deux vecteurs sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire est nul.

Compléments

  • La multiplication d’un vecteur par un scalaire conserve sa direction si le scalaire est positif et l’inverse si le scalaire est négatif ; sa norme est multipliée par la valeur absolue du scalaire.

  • Dans un repère orthonormé du plan, des vecteurs de coordonnées (x,y)(x,y) et (x′,y′)(x',y') ont pour produit scalaire xx′+yy′xx'+yy'.

  • L’aire du parallélogramme engendré par deux vecteurs de l’espace est la norme de leur produit vectoriel.

Astuce mémo

Scalaire → nombre ; vectoriel → vecteur

2. Matrices et déterminants

Notions clés & Définitions

  • Matrice : Tableau rectangulaire de nombres ayant m×nm\times n coefficients.
  • Matrice inversible : Matrice carrée qui admet une matrice A−1A^{-1} telle que AA−1=A−1A=InAA^{-1}=A^{-1}A=I_n.
  • Matrice orthogonale : Une matrice réelle carrée AA est orthogonale si AtA=InA^tA=I_n, équivalemment si A−1=AtA^{-1}=A^t ; ses colonnes et ses lignes forment des systèmes orthonormés.
  • Matrice transposée : La transposée d’une matrice s’obtient en échangeant ses lignes et ses colonnes.
  • Matrice identité : Matrice carrée d’ordre nn, avec des coefficients diagonaux égaux à 11 et tous les autres coefficients nuls.

★ À maîtriser

📌 Le produit ABAB est défini si le nombre de colonnes de AA égale le nombre de lignes de BB ; si AA est de taille m×nm\times n et BB de taille n×pn\times p, alors ABAB est de taille m×pm\times p.

📌 Le produit matriciel n’est pas commutatif en général : ABAB n’est pas nécessairement égal à BABA.

📐 Formule - Pour une matrice d’ordre 22, det⁡(A)=a11a22−a12a21\det(A)=a_{11}a_{22}-a_{12}a_{21}.

📌 Une matrice carrée est inversible si et seulement si son déterminant est non nul, et det⁡(AB)=det⁡(A)det⁡(B)\det(AB)=\det(A)\det(B).

Compléments

📌 L’addition de matrices et la multiplication d’une matrice par un scalaire s’effectuent coefficient par coefficient, et l’addition exige des matrices de mêmes dimensions.

  • Le déterminant d’une matrice orthogonale vaut 11 ou −1-1, mais un déterminant égal à 11 ou −1-1 ne suffit pas à rendre une matrice orthogonale.

  • Pour calculer un déterminant d’ordre au moins 33, on choisit une ligne ou une colonne et on développe selon celle-ci en utilisant les déterminants des mineurs.

  • Le déterminant d’une matrice triangulaire est le produit de ses coefficients diagonaux, et le déterminant d’une matrice transposée est égal à celui de la matrice initiale.

3. Systèmes linéaires et Cramer

★ À maîtriser

  • Un système de mm équations linéaires à nn inconnues peut avoir une solution unique, une infinité de solutions ou aucune solution.

📌 Si la matrice carrée des coefficients AA est inversible, le système Ax=bAx=b admet la solution unique x=A−1bx=A^{-1}b.

📐 Formule - La règle de Cramer donne xj=det⁡(Aj)det⁡(A)x_j=\frac{\det(A_j)}{\det(A)} pour 1≤j≤n1\leq j\leq n, où AjA_j est obtenue en remplaçant la colonne jj de AA par bb.

Compléments

📌 Si AA n’est pas inversible, le système Ax=bAx=b peut avoir une infinité de solutions ou aucune ; pour b=0b=0, il a toujours une infinité de solutions.

4. Valeurs propres et orbitales moléculaires

Notions clés & Définitions

  • Valeur propre : Un scalaire λ\lambda est une valeur propre d’une matrice carrée AA s’il existe un vecteur non nul xx tel que Ax=λxAx=\lambda x ; ce vecteur est un vecteur propre associé.

★ À maîtriser

📌 Les valeurs propres de AA sont les racines de l’équation caractéristique det⁡(A−λIn)=0\det(A-\lambda I_n)=0, qui est de degré nn.

  • Une matrice réelle symétrique possède nn valeurs propres réelles en comptant les multiplicités, et ses vecteurs propres associés peuvent être choisis orthogonaux.

  • Dans le modèle à deux orbitales atomiques, on écrit ψ=ciϕi+cjϕj\psi=c_i\phi_i+c_j\phi_j, on projette l’équation de Schrödinger sur les orbitales atomiques, puis on impose l’annulation du déterminant séculaire pour obtenir les énergies possibles.

Compléments

📌 Pour une matrice symétrique réelle, les vecteurs propres associés à des valeurs propres distinctes sont orthogonaux, tandis que des vecteurs propres associés à une valeur propre dégénérée ne sont pas nécessairement orthogonaux.

📐 Formule - Pour deux orbitales atomiques, l’équation séculaire du cours est E2(1−S2)−E(Hii+Hjj−2SHij)+HiiHjj−Hij2=0E^2(1-S^2)-E(H_{ii}+H_{jj}-2SH_{ij})+H_{ii}H_{jj}-H_{ij}^2=0.

Astuce mémo

Déterminant séculaire nul → solutions non triviales

5. Nombres complexes et conjugaison

Notions clés & Définitions

  • Nombre complexe : Nombre qui s’écrit z=a+ibz=a+ib avec a,b∈Ra,b\in\mathbb{R} ; aa est sa partie réelle et bb sa partie imaginaire.
  • Conjugué : Le conjugué de z=a+ibz=a+ib est zˉ=a−ib\bar z=a-ib ; le produit zzˉ=a2+b2z\bar z=a^2+b^2 est réel positif.
  • Module complexe : Réel positif ∣z∣=a2+b2=zzˉ|z|=\sqrt{a^2+b^2}=\sqrt{z\bar z}.

★ À maîtriser

📐 Formule - Pour z=a+ibz=a+ib et z′=a′+ib′z'=a'+ib', la somme est z+z′=(a+a′)+i(b+b′)z+z'=(a+a')+i(b+b') et le produit est zz′=(aa′−bb′)+i(ab′+ba′)zz'=(aa'-bb')+i(ab'+ba').

Compléments

  • Euler introduit vers 17401740 la notation i=−1i=\sqrt{-1}, et le texte attribue le terme « nombres complexes » à Carl Friedrich Gauss. - Léonard Euler, vers 1740

  • L’addition des nombres complexes est associative et commutative, possède 00 comme élément neutre et chaque complexe possède un opposé.

  • La multiplication des nombres complexes est associative et commutative, possède 11 comme élément neutre et tout complexe non nul possède un inverse.

📐 Formule - Pour z2≠0z_2\neq0, la division s’effectue en multipliant le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur, ce qui donne z1z2=z1zˉ2∣z2∣2\frac{z_1}{z_2}=\frac{z_1\bar z_2}{|z_2|^2}.

6. Formes polaire et exponentielle

Notions clés & Définitions

  • Forme polaire : La forme polaire d’un complexe est z=r(cos⁡θ+isin⁡θ)z=r(\cos\theta+i\sin\theta), où r=∣z∣r=|z| et θ\theta est un argument de zz.
  • Affixe : Complexe x+iyx+iy associé, dans un repère orthonormé, au point ou au vecteur de coordonnées (x,y)(x,y).

★ À maîtriser

📐 Formule - Pour des complexes de formes polaires z1=r1(cos⁡θ1+isin⁡θ1)z_1=r_1(\cos\theta_1+i\sin\theta_1) et z2=r2(cos⁡θ2+isin⁡θ2)z_2=r_2(\cos\theta_2+i\sin\theta_2), leur produit a pour module r1r2r_1r_2 et pour argument θ1+θ2\theta_1+\theta_2.

📐 Formule - La formule de Moivre donne, pour tout entier nn, [r(cos⁡θ+isin⁡θ)]n=rn(cos⁡(nθ)+isin⁡(nθ))[r(\cos\theta+i\sin\theta)]^n=r^n(\cos(n\theta)+i\sin(n\theta)).

📐 Formule - La formule d’Euler est eix=cos⁡x+isin⁡xe^{ix}=\cos x+i\sin x pour tout réel xx.

Compléments

  • Un même complexe non nul a des arguments qui diffèrent d’un multiple entier de 2π2\pi ; le cours choisit généralement 0≤θ<2π0\leq\theta<2\pi.

📐 Formule - Pour un quotient z1/z2z_1/z_2, avec z2≠0z_2\neq0, le module est ∣z1∣/∣z2∣|z_1|/|z_2| et l’argument est arg⁡(z1)−arg⁡(z2)\arg(z_1)-\arg(z_2).

Astuce mémo

Multiplier : modules multipliés, arguments additionnés

7. Fonctions réelles et propriétés

Notions clés & Définitions

  • Fonction : Une fonction associe à chaque élément de son domaine de départ un unique élément de son ensemble d’arrivée.
  • Bijection : Fonction pour laquelle chaque élément de l’ensemble d’arrivée possède exactement un antécédent.
  • Surjection : Fonction pour laquelle chaque élément de l’ensemble d’arrivée possède au moins un antécédent.
  • Injection : Fonction pour laquelle chaque élément de l’ensemble d’arrivée possède au plus un antécédent.
  • Fonction paire : Une fonction est paire si son domaine est symétrique par rapport à zéro et si f(−x)=f(x)f(-x)=f(x) ; son graphe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées.
  • Fonction impaire : Une fonction est impaire si son domaine est symétrique par rapport à zéro et si f(−x)=−f(x)f(-x)=-f(x) ; son graphe est symétrique par rapport à l’origine.

Points essentiels

📌 La somme et le produit de deux fonctions ont pour domaine l’intersection de leurs domaines, tandis que le domaine d’une composée g∘fg\circ f comprend les xx du domaine de ff tels que f(x)f(x) appartienne au domaine de gg.

  • Les fonctions sinus et cosinus sont 2π2\pi-périodiques ; le sinus est impair et le cosinus est pair.

Astuce mémo

Paire : axe des ordonnées ; impaire : origine

8. Limites et continuité

Notions clés & Définitions

  • Limite : Réel ℓ\ell dont f(x)f(x) peut être rendue aussi proche que souhaité lorsque xx est suffisamment proche de x0x_0.
  • Continuité : Propriété d’une fonction qui admet en x0x_0 une limite égale à f(x0)f(x_0).

Points essentiels

📌 Une limite bilatérale en un point peut ne pas exister même si les limites à gauche et à droite existent et sont différentes.

📌 Toute fonction continue sur un intervalle fermé et borné [a,b][a,b] atteint sur cet intervalle un maximum et un minimum.

Astuce mémo

Continuité en un point → limite égale à la valeur

9. Dérivation et étude des fonctions

Notions clés & Définitions

  • Dérivée : Limite lim⁡h→0f(x0+h)−f(x0)h\lim_{h\to0}\frac{f(x_0+h)-f(x_0)}{h} lorsqu’elle existe ; géométriquement, pente de la tangente au graphe en ce point.

★ À maîtriser

📐 Formule - Les règles de dérivation sont (f+g)′=f′+g′(f+g)'=f'+g', (fg)′=f′g+fg′(fg)'=f'g+fg', (f/g)′=(gf′−fg′)/g2(f/g)'=(gf'-fg')/g^2 lorsque g≠0g\neq0, et (g∘f)′=(g′∘f)f′(g\circ f)'=(g'\circ f)f'.

📌 Si une fonction dérivable atteint un extremum en un point intérieur, sa dérivée y est nulle.

📌 Sur un intervalle, une fonction dérivable est croissante si et seulement si sa dérivée est positive ou nulle ; elle est décroissante si et seulement si sa dérivée est négative ou nulle.

Compléments

📐 Formule - Les dérivées usuelles comprennent (xα)′=αxα−1(x^\alpha)'=\alpha x^{\alpha-1}, (ln⁡x)′=1/x(\ln x)'=1/x, (ex)′=ex(e^x)'=e^x, (cos⁡x)′=−sin⁡x(\cos x)'=-\sin x et (sin⁡x)′=cos⁡x(\sin x)'=\cos x.

📌 Si f′′≥0f''\geq0 sur un intervalle, ff est convexe ; si f′′≤0f''\leq0, ff est concave, et un point où la fonction passe de l’une à l’autre est un point d’inflexion.

Astuce mémo

Signe de f′ → sens de variation

10. Primitives et intégrales

Notions clés & Définitions

  • Primitive : Fonction dérivable FF dont la dérivée est ff.
  • Intégrale définie : Limite des sommes de Riemann associées aux subdivisions de l’intervalle pour une fonction continue sur [a,b][a,b].

★ À maîtriser

  • Si FF est une primitive de ff sur un intervalle, toutes les primitives de ff sur cet intervalle sont de la forme F+CF+C, où CC est une constante réelle.

📐 Formule - Une fonction constante kk a pour primitive kx+Ckx+C ; pour n≠−1n\neq-1, une primitive de xnx^n est xn+1/(n+1)+Cx^{n+1}/(n+1)+C, et une primitive de 1/x1/x est ln⁡∣x∣+C\ln|x|+C.

📐 Formule - L’intégration par parties s’écrit ∫u(x)v′(x) dx=u(x)v(x)−∫u′(x)v(x) dx\int u(x)v'(x)\,dx=u(x)v(x)-\int u'(x)v(x)\,dx.

  • Pour un changement de variable u=u(x)u=u(x), on réécrit l’intégrande sous la forme g(u(x))u′(x)g(u(x))u'(x), on cherche une primitive GG de gg, puis on obtient la primitive G(u(x))+CG(u(x))+C.

📌 Le théorème fondamental du calcul donne ∫abf(x) dx=F(b)−F(a)\int_a^b f(x)\,dx=F(b)-F(a) lorsque FF est une primitive de ff continue sur l’intervalle considéré.

Compléments

  • Si ff est positive sur [a,b][a,b], ∫abf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx représente l’aire sous son graphe entre aa et bb.

📌 L’intégrale définie est linéaire, vaut zéro lorsque ses bornes coïncident, change de signe lorsque ses bornes sont inversées et vérifie la relation de Chasles.

Astuce mémo

Primitive → bornes évaluées : F(b) − F(a)

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1. Concernant les caractéristiques d’un vecteur :

2. Pour trois points A, B et C, la relation de Chasles s’écrit :

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Quelles caractéristiques définissent un vecteur ?

Une direction, un sens et une norme.

Quelle condition caractérise l’égalité de deux vecteurs ?

Ils ont la même direction, le même sens et la même norme.

Combien de coefficients possède une matrice de taille m×nm\times n ?

m×nm\times n coefficients.

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