QCM : Méristème apical et floraison (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez la tomate, quel est l’effet principal du gène SELF-PRUNING, orthologue de TFL1, sur le développement de la plante ?

Il réprime le méristème sympodial et favorise une croissance déterminée
Il stimule le méristème sympodial et favorise une croissance indéterminée
Il empêche la formation des méristèmes axillaires après la germination
Il transforme les méristèmes floraux en méristèmes exclusivement foliaires

Il réprime le méristème sympodial et favorise une croissance déterminée

Explication

SELF-PRUNING réprime la croissance du méristème sympodial, ce qui est associé à des variétés à fleur terminale et à croissance déterminée. La stimulation du méristème sympodial conduirait plutôt à une croissance prolongée et indéterminée.

2. Quelle caractéristique permet à WUSCHEL de maintenir les cellules souches dans un état indifférencié ?

Son domaine LRR lui permet de percevoir directement le peptide CLV3p à la surface cellulaire
Son activité enzymatique transforme les cytokinines en signaux favorisant la différenciation
Sa maturation en peptide court lui permet de diffuser entre les couches du méristème
Son homéodomaine lui permet de se fixer à l’ADN en tant que facteur de transcription

Son homéodomaine lui permet de se fixer à l’ADN en tant que facteur de transcription

Explication

WUSCHEL est un facteur de transcription et son homéodomaine permet la fixation à l’ADN, ce qui contribue au maintien des cellules souches dans un état indifférencié. Le domaine LRR caractérise plutôt des protéines réceptrices comme CLV1 et CLV2.

3. Comment FLC influence-t-il la transition florale avant la vernalisation ?

Il active la transcription de FT et accélère ainsi la floraison
Il transporte FT des feuilles vers le méristème apical
Il transforme le signal lumineux en protéine florale mobile
Il réprime la transcription de FT et retarde ainsi la floraison

Il réprime la transcription de FT et retarde ainsi la floraison

Explication

FLC est un facteur de transcription qui réprime FT, un promoteur de la transition florale, ce qui retarde la floraison. FT exerce donc une fonction opposée à celle de FLC dans cette régulation.

4. Quelle fonction caractérise le méristème apical caulinaire chez les plantes ?

Produire des organes différenciés sans conserver de population de cellules souches
Former une couche protectrice dépourvue de cellules capables de poursuivre leur division
Conserver des cellules différenciées qui remplacent progressivement les tissus méristématiques
Maintenir des cellules souches tout en produisant des cellules qui se différencient en organes

Maintenir des cellules souches tout en produisant des cellules qui se différencient en organes

Explication

Le méristème apical caulinaire doit préserver une population de cellules souches et permettre simultanément la production de cellules destinées à former les organes. La différenciation et le maintien des cellules souches constituent donc deux fonctions complémentaires de cette région.

5. Quel rôle respectif TFL et LFY exercent-ils dans l’induction du méristème floral ?

TFL et LFY exercent tous deux un contrôle positif sur l’induction florale
TFL exerce un contrôle positif, tandis que LFY exerce un contrôle négatif
TFL exerce un contrôle négatif, tandis que LFY exerce un contrôle positif
TFL et LFY exercent tous deux un contrôle négatif sur l’induction florale

TFL exerce un contrôle négatif, tandis que LFY exerce un contrôle positif

Explication

TFL réprime l’induction du méristème floral, alors que LFY la favorise. Les deux facteurs ont donc des effets opposés sur l’acquisition de l’identité florale.

6. Chez la tomate, quel mécanisme explique le phénotype du variant fas ?

Une duplication de 300 kb augmente l’expression de CLV3 et réduit l’activité de WUS
Une inversion de 300 kb réduit partiellement la répression de CLV3 et accroît l’activité de WUS
Une mutation codante de WUS empêche la formation du méristème apical caulinaire
Une délétion de 300 kb active fortement CLV3 et diminue la taille du méristème

Une inversion de 300 kb réduit partiellement la répression de CLV3 et accroît l’activité de WUS

Explication

Le variant fas provient d’une inversion chromosomique touchant une région régulatrice de 300 kb, ce qui réprime partiellement CLV3 et augmente l’activité de WUS. L’augmentation de CLV3 aurait au contraire tendance à limiter la taille du méristème.

7. Que devient l’état épigénétique de FLC après la fécondation chez une plante vernalisée ?

Il reste conservé dans les gamètes et transmet directement le besoin réduit de froid
Il est transmis aux graines puis disparaît lorsque les feuilles perçoivent la lumière
Il est remplacé par une activation durable de FLC dans tous les embryons
Il est réinitialisé entre les générations et l’état vernalisé n’est pas transmis à la descendance

Il est réinitialisé entre les générations et l’état vernalisé n’est pas transmis à la descendance

Explication

La répression épigénétique de FLC est réinitialisée entre les générations, de sorte que l’état vernalisé n’est pas hérité après la fécondation. La descendance ne reçoit donc pas automatiquement l’état floral acquis par la plante parentale.

8. Quelle association décrit correctement la zone centrale et le centre organisateur du méristème apical caulinaire ?

La zone centrale contient le centre organisateur, tandis que les cellules souches se trouvent principalement dans la couche L1
La zone centrale correspond à la couche L3 entière, tandis que le centre organisateur occupe les couches L1 et L2
La zone centrale produit les organes différenciés, tandis que le centre organisateur contient les cellules de la couche L2
La zone centrale contient les cellules souches, tandis que le centre organisateur se trouve dans les cellules centrales de la couche L3

La zone centrale contient les cellules souches, tandis que le centre organisateur se trouve dans les cellules centrales de la couche L3

Explication

La zone centrale abrite les cellules souches, alors que le centre organisateur correspond à une région située dans les cellules centrales de la couche L3. Confondre ces deux régions revient à attribuer les cellules souches au centre organisateur lui-même.

9. Chez Arabidopsis, que peut-on conclure de la synchronisation entre la montaison et la transition florale en photopériodes conventionnelles ?

La montaison précède la transition florale, dont elle déclenche directement le programme
Elles surviennent ensemble parce qu’elles dépendent des mêmes déterminismes génétiques
Elles surviennent ensemble, mais leurs déterminismes sont en partie indépendants
La transition florale précède la montaison, qui dépend alors de l’identité florale

Elles surviennent ensemble, mais leurs déterminismes sont en partie indépendants

Explication

La montaison et la transition florale sont synchronisées dans ces conditions, mais cette concordance temporelle n’implique pas des déterminismes identiques. Leurs mécanismes de contrôle restent en partie indépendants.

10. Que décrit principalement le modèle ABC de la fleur ?

La combinaison spatiale de fonctions génétiques qui détermine l’identité des organes dans quatre cercles
La succession temporelle des organes floraux au cours de la croissance de la plante
La distribution de pigments responsables de la couleur des quatre cercles floraux
La variation de la taille des organes selon leur distance au méristème

La combinaison spatiale de fonctions génétiques qui détermine l’identité des organes dans quatre cercles

Explication

Le modèle ABC explique l’identité des organes floraux par des combinaisons spatiales de fonctions génétiques réparties dans quatre cercles. Il ne décrit donc pas une simple succession temporelle des organes.

11. Quel traitement permet à une plante nécessitant le froid de lever la répression de sa floraison ?

Une privation d’eau qui déclenche la transition florale
Une augmentation de la température qui active directement FLC
Une exposition prolongée au froid, appelée vernalisation
Une exposition brève à la lumière, appelée photopériode inductive

Une exposition prolongée au froid, appelée vernalisation

Explication

La vernalisation correspond à un traitement de froid prolongé qui réprime FLC et permet ainsi la floraison des plantes dépendantes de cette exposition. Une photopériode inductive relève d’un autre mécanisme de contrôle floral et ne définit pas la vernalisation.

12. Dans quel ordre se déroule la transition reproductive chez une plante à fleurs ?

Méristème végétatif, méristème d’inflorescence, méristème floral, puis identité des organes floraux
Méristème floral, méristème végétatif, méristème d’inflorescence, puis identité des organes floraux
Méristème d’inflorescence, méristème végétatif, identité des organes floraux, puis méristème floral
Méristème végétatif, méristème floral, méristème d’inflorescence, puis identité des organes floraux

Méristème végétatif, méristème d’inflorescence, méristème floral, puis identité des organes floraux

Explication

La transition reproductive passe successivement du méristème apical caulinaire végétatif au méristème d’inflorescence, puis au méristème floral, avant l’acquisition de l’identité des organes floraux. L’identité des organes intervient donc après la formation du méristème floral.

13. Quelle description caractérise le mieux le florigène ?

Une hormone synthétisée dans les racines et conduite vers les feuilles par le xylème
Un signal produit dans les feuilles et transporté par le phloème vers le méristème apical
Une protéine membranaire qui mesure directement la durée de la lumière
Un facteur de transcription produit dans le méristème et diffusant dans les cellules voisines

Un signal produit dans les feuilles et transporté par le phloème vers le méristème apical

Explication

Le florigène est un signal foliaire mobile qui atteint le méristème apical par le phloème et peut y déclencher la floraison. CONSTANS est plutôt un facteur de transcription non mobile qui participe au contrôle de ce signal.

14. Comment les cytokinines contribuent-elles au maintien de la niche de cellules souches ?

Elles répriment l’expression de STM et de WUS afin de provoquer la différenciation des cellules souches
Elles bloquent l’activité de WUS et stimulent CLV3 afin de réduire progressivement la niche
Elles remplacent STM et WUS en assurant seules la formation des couches clonales du méristème
Elles favorisent l’expression de STM et de WUS, puis participent avec eux à des boucles de renforcement

Elles favorisent l’expression de STM et de WUS, puis participent avec eux à des boucles de renforcement

Explication

Les cytokinines favorisent l’expression de STM et de WUS, puis ces facteurs et les cytokinines entretiennent des boucles de renforcement qui stabilisent la niche. Leur rôle décrit ici est donc un soutien du maintien des cellules souches, et non une répression de WUS.

15. Dans le contrôle photopériodique de la floraison, quelle séquence moléculaire relie les feuilles au méristème apical ?

La photopériode stabilise FD dans les feuilles, puis FD déclenche la transcription de CO au méristème
La photopériode active directement FD dans les feuilles, puis FD transporte CO vers le méristème
L’horloge inhibe FT dans les feuilles, puis CO se déplace vers le méristème pour activer FD
La photopériode et l’horloge contrôlent CO, CO stimule FT, puis FT agit avec FD au méristème

La photopériode et l’horloge contrôlent CO, CO stimule FT, puis FT agit avec FD au méristème

Explication

La photopériode et l’horloge circadienne modulent l’abondance de CO dans les feuilles, ce qui stimule la transcription de FT. La protéine FT se déplace ensuite vers le méristème apical, où elle régule FD.

16. Quel ensemble de modifications favorise chez la tomate un fruit plus grand comportant davantage de carpelles et de loges ?

Une activité accrue de WUS associée à une activité accrue de CLV3
Une activité accrue de WUS associée à une activité réduite de CLV3
Une activité réduite de WUS associée à une activité réduite de CLV3
Une activité réduite de WUS associée à une activité accrue de CLV3

Une activité accrue de WUS associée à une activité réduite de CLV3

Explication

Chez la tomate, l’augmentation de WUS combinée à la diminution de CLV3 agrandit le méristème et augmente le nombre de carpelles, de loges ainsi que la taille du fruit. Une activité accrue de CLV3 tend plutôt à limiter la taille du méristème.

17. Quel phénotype résulte de la mutation tfl1 chez Arabidopsis ?

Le méristème d’inflorescence est maintenu et produit durablement de nombreuses fleurs
La croissance végétative s’intensifie et la formation des fleurs est retardée
Une fleur terminale apparaît rapidement et la croissance indéterminée s’arrête
Le méristème floral est réprimé et la plante forme une inflorescence indéterminée

Une fleur terminale apparaît rapidement et la croissance indéterminée s’arrête

Explication

La mutation tfl1 réprime le méristème d’inflorescence, stimule le méristème floral et provoque rapidement une fleur terminale, mettant fin à la croissance indéterminée. La surexpression de TFL1 produit au contraire un maintien de cette croissance.

18. Comment se met en place le sexe des fleurs chez les espèces monoïques ou dioïques ?

Un potentiel hermaphrodite initial est suivi de la mort cellulaire programmée d’un programme sexuel
Deux programmes sexuels distincts sont établis dès l’initiation de la fleur
Le programme sexuel final dépend de la conversion du méristème apical en méristème floral
Un programme mâle initial est transformé en programme femelle par division cellulaire

Un potentiel hermaphrodite initial est suivi de la mort cellulaire programmée d’un programme sexuel

Explication

Les fleurs commencent avec un potentiel hermaphrodite, puis la mort cellulaire programmée élimine sélectivement l’un des deux programmes sexuels. Le phénotype final ne résulte donc pas de deux programmes séparés établis dès le départ.

19. Quelle séquence décrit correctement la boucle de régulation entre WUSCHEL et CLV3 ?

CLV1 et CLV2 stimulent WUS, WUSp réprime CLV3, puis CLV3 active la transcription de WUS
CLV3 stimule WUS, WUSp est perçu par CLV1 et CLV2, puis cette perception active CLV3
WUS réprime CLV3, CLV3p est produit par CLV1 et CLV2, puis il stimule WUS
WUS stimule CLV3, CLV3p est perçu par CLV1 et CLV2, puis cette perception réprime WUS

WUS stimule CLV3, CLV3p est perçu par CLV1 et CLV2, puis cette perception réprime WUS

Explication

WUS stimule la transcription de CLV3, puis le peptide CLV3p est reconnu par CLV1 et CLV2, ce qui conduit à la répression de WUS. Cette boucle de rétroaction négative contribue à contrôler la taille de la population de cellules souches.

20. Une plante de jours courts est placée sous une photopériode dont la durée est inférieure à sa longueur de jour critique. Quelle réponse florale est attendue ?

Elle répond à la photopériode comme une plante de jours longs
Elle maintient sa floraison jusqu’à une nuit plus courte
Elle peut fleurir lorsque la photopériode dépasse le seuil critique
Elle peut entrer en floraison dans cette photopériode

Elle peut entrer en floraison dans cette photopériode

Explication

Une plante de jours courts fleurit lorsque la durée du jour reste inférieure à son seuil critique. La confusion fréquente consiste à inverser cette condition avec celle des plantes de jours longs, qui fleurissent au-dessus de leur seuil.

21. Quel phénotype résulte de la comparaison entre les mutations clv1, clv2, clv3 et wus chez la plante ?

Toutes ces mutations réduisent le méristème en accélérant la différenciation des cellules souches
Les mutations clv réduisent le méristème, tandis que la mutation wus l’élargit et prolonge son fonctionnement
Les mutations clv élargissent le méristème, tandis que la mutation wus le réduit et provoque son arrêt prématuré
Toutes ces mutations élargissent le méristème en augmentant la production de cellules souches

Les mutations clv élargissent le méristème, tandis que la mutation wus le réduit et provoque son arrêt prématuré

Explication

Les mutations clv1, clv2 et clv3 produisent un méristème élargi, tandis que la mutation wus entraîne un méristème réduit dont le fonctionnement s’arrête prématurément. Le phénotype de wus est donc opposé à celui des mutations clv.

22. Quel mécanisme épigénétique explique la répression de FLC pendant la vernalisation ?

Le froid dissocie la chromatine de FLC, ce qui convertit H3K27me3 en une marque activatrice
Le froid induit COOLAIR, qui s’associe à FLC et favorise le passage de H3K36 à H3K27me3
Le froid active FT, qui remplace COOLAIR et augmente la transcription de FLC
Le froid dégrade COOLAIR, ce qui empêche toute modification des histones autour de FLC

Le froid induit COOLAIR, qui s’associe à FLC et favorise le passage de H3K36 à H3K27me3

Explication

Le froid prolongé induit l’ARN long non codant COOLAIR, associé à la chromatine de FLC, et favorise la transition vers la marque répressive H3K27me3. La conséquence est une diminution de la transcription de FLC, plutôt qu’une activation de ce gène.

23. Quelle relation entre les catégories de gènes et les organes floraux a conduit au modèle ABC ?

Des expériences de croissance ont relié quatre hormones à trois positions successives des organes
Des mutants A, B et C ont révélé une combinaison de trois fonctions dans quatre cercles d’organes
Des mutants de quatre catégories ont révélé une fonction unique pour chacun des trois cercles internes
Des variations de couleur ont permis d’associer trois gènes à la durée de formation des quatre cercles

Des mutants A, B et C ont révélé une combinaison de trois fonctions dans quatre cercles d’organes

Explication

L’étude de mutants des fonctions A, B et C a permis de déduire un modèle combinatoire reliant trois catégories de gènes homéotiques à quatre types d’organes et quatre cercles floraux. Les catégories génétiques se combinent selon la position, tandis que les cercles désignent les emplacements des pièces florales.

24. Dans quelle direction se déplacent principalement WUS et CLV3p dans la niche méristématique ?

WUS diffuse du centre organisateur vers les couches L1 et L2, tandis que CLV3p diffuse vers le centre organisateur
WUS diffuse des couches L1 et L2 vers le centre organisateur, tandis que CLV3p s’en éloigne vers la périphérie
WUS et CLV3p diffusent tous deux du centre organisateur vers les couches L1 et L2
WUS et CLV3p diffusent tous deux des couches L1 et L2 vers le centre organisateur

WUS diffuse du centre organisateur vers les couches L1 et L2, tandis que CLV3p diffuse vers le centre organisateur

Explication

La protéine WUS se déplace du centre organisateur vers les couches L1 et L2, tandis que le peptide CLV3p se déplace en direction des cellules du centre organisateur. Les deux signaux ont donc des directions de diffusion opposées.

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Qu'est-ce que le méristème apical caulinaire (SAM) ?

Une région de croissance maintenant des cellules souches et formant des organes.

Quelle zone du SAM contient les cellules souches ?

La zone centrale du SAM.

Où se situe le centre organisateur dans le SAM ?

Dans les cellules centrales de la couche L3.

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