QCM : Méthodologie expérimentale (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles conditions doivent être réunies pour conclure à un lien causal entre deux variables ?

Une relation non factice, une forte corrélation et une confirmation théorique préalable
Un lien statistique, une mesure fiable des variables et une relation reproductible
Un lien statistique, l’antériorité temporelle de la cause et une relation non factice
Une antériorité temporelle, une hypothèse précise et une différence entre les groupes

Un lien statistique, l’antériorité temporelle de la cause et une relation non factice

Explication

La conclusion causale exige un lien statistique, que X précède Y et que la relation ne soit pas factice. Un lien statistique associé à la reproductibilité ne suffit pas si l’antériorité temporelle et l’absence de relation factice ne sont pas établies.

2. Une équipe cherche à comprendre pourquoi un phénomène naturel se produit et à en identifier les causes. Quel objectif scientifique poursuit-elle ?

Expliquer et comprendre le monde en recherchant notamment les causes des phénomènes
Décrire les phénomènes en écartant les questions portant sur leurs causes
Établir des opinions collectives sans les confronter à des observations
Classer les phénomènes selon leur fréquence sans chercher à les expliquer

Expliquer et comprendre le monde en recherchant notamment les causes des phénomènes

Explication

La science vise à expliquer et comprendre le monde, notamment en recherchant les causes des phénomènes. Le simple classement des fréquences peut décrire des observations, mais il ne résume pas cet objectif explicatif.

3. Une personne croit reconnaître un message significatif dans une suite d’événements sans rapport entre eux. Comment appelle-t-on cette tendance ?

L’empiricité
L’apophénie
L’objectivité
La réfutabilité

L’apophénie

Explication

L’apophénie désigne la tendance à percevoir des liens significatifs entre des éléments qui n’ont pas de rapport. La réfutabilité concerne la possibilité de mettre une proposition à l’épreuve, et non la perception de liens illusoires.

4. Dans une étude, le chercheur modifie la durée d’exposition à un stimulus dans des conditions contrôlées, puis mesure l’attention. Quelle caractéristique définit cette démarche ?

Elle manipule une variable pour observer son effet sur une autre, toutes choses égales par ailleurs
Elle recueille des opinions pour comparer des groupes constitués avant l’étude
Elle mesure des variables observées sans intervention sur leur valeur chez les participants
Elle modifie plusieurs variables simultanément afin de décrire leurs associations

Elle manipule une variable pour observer son effet sur une autre, toutes choses égales par ailleurs

Explication

La méthode expérimentale manipule une variable dans un environnement contrôlé pour observer si cette manipulation modifie une autre variable, toutes choses égales par ailleurs. Une analyse de variables simplement observées peut révéler des associations, mais ne correspond pas à cette manipulation expérimentale.

5. Quelle méthode est présentée comme apportant le niveau de preuve le plus élevé pour établir des liens de causalité authentiques ?

La méthode expérimentale
L’analyse corrélationnelle observationnelle
L’étude descriptive transversale
L’enquête rétrospective par questionnaire

La méthode expérimentale

Explication

La méthode expérimentale est présentée comme permettant d’établir des liens de causalité de manière authentique et d’apporter le niveau de preuve le plus élevé. Une analyse corrélationnelle observationnelle peut établir une association, mais ne fournit pas à elle seule le même appui causal.

6. Dans une démarche hypothético-déductive, que fait le chercheur après avoir déduit une hypothèse d’une théorie ?

Il collecte des données pour mettre cette hypothèse à l’épreuve
Il remplace l’hypothèse par une conclusion avant toute observation
Il considère l’hypothèse comme validée par sa seule cohérence théorique
Il choisit une méthode sans confronter l’hypothèse à des données

Il collecte des données pour mettre cette hypothèse à l’épreuve

Explication

Une recherche hypothético-déductive collecte des données afin de tester une hypothèse déduite d’une théorie. La cohérence théorique seule ne valide pas l’hypothèse, car celle-ci doit être confrontée à des données empiriques.

7. Dans une expérience, quelle variable le chercheur modifie pour tester son effet sur une autre variable ?

La variable de contrôle
La variable dépendante
La variable confondue
La variable indépendante

La variable indépendante

Explication

La variable indépendante est celle que l’expérimentaliste manipule pour tester son effet sur une variable dépendante. La variable dépendante est plutôt celle dont l’effet ou la variation est mesuré.

8. Une étude compare des participants selon leur âge, que le chercheur ne peut pas leur attribuer, et selon un type d’entraînement assigné par le chercheur. Quelle distinction s’applique ?

L’âge est une variable provoquée et l’entraînement une variable invoquée
L’âge et l’entraînement sont deux variables invoquées chez les participants
L’âge est une variable invoquée et l’entraînement une variable provoquée
L’âge et l’entraînement sont deux variables provoquées par le chercheur

L’âge est une variable invoquée et l’entraînement une variable provoquée

Explication

L’âge préexiste chez les participants et peut être observé ou mesuré : c’est une variable invoquée. L’entraînement assigné par le chercheur est une variable provoquée, contrairement à l’âge, qui ne peut pas être attribué expérimentalement.

9. Que doit préciser une hypothèse opérationnelle pour rendre testable le lien attendu entre une variable indépendante et une variable dépendante ?

La population visée et les critères de sélection des participants
Les variables confondues possibles et les moyens de les contrôler
La théorie générale et les raisons de privilégier une méthode particulière
Le sens attendu de la relation et les mesures concrètes des variables

Le sens attendu de la relation et les mesures concrètes des variables

Explication

Une hypothèse opérationnelle prédit de manière testable le lien entre la variable indépendante et la variable dépendante, en précisant le sens attendu et les mesures concrètes. Repérer et contrôler les variables confondues relève de la construction de l’étude, mais ne remplace pas ces précisions dans l’hypothèse.

10. En préparant une étude sur l’anxiété, que fait l’opérationnalisation du construit ?

Elle vérifie que les résultats peuvent être généralisés à d’autres populations.
Elle établit que la mesure reflète bien le construit théorique visé.
Elle répartit les participants entre les groupes afin d’équilibrer leurs caractéristiques.
Elle définit des variables concrètes pour manipuler la VI et mesurer la VD.

Elle définit des variables concrètes pour manipuler la VI et mesurer la VD.

Explication

L’opérationnalisation traduit un construit théorique en variables observables et mesurables, en précisant comment manipuler la VI et mesurer la VD. Vérifier qu’une mesure reflète le construit relève plutôt de la validité psychométrique.

11. Une échelle de stress prétend mesurer le stress, mais ses scores reflètent surtout la fatigue physique; quel critère de mesure est alors insuffisant ?

La validité psychométrique, car les scores ne reflètent pas le construit visé.
L’opérationnalisation, car la variable indépendante n’est pas manipulée.
La randomisation, car les participants ne sont pas répartis entre les groupes.
La validité interne, car l’effet ne peut pas être attribué à la manipulation.

La validité psychométrique, car les scores ne reflètent pas le construit visé.

Explication

La validité psychométrique concerne la correspondance entre une mesure et le construit théorique qu’elle vise, plutôt qu’un autre phénomène. La validité interne porte sur l’attribution d’un effet à la manipulation expérimentale, et non sur la qualité de cette correspondance.

12. Dans une étude, une différence de sommeil entre les groupes influence la performance et pourrait expliquer l’effet attribué au traitement; quel rôle joue cette différence ?

Elle constitue la variable indépendante manipulée par les chercheurs.
Elle constitue une mesure psychométrique du construit étudié.
Elle constitue une variable confondue susceptible d’influencer la VD.
Elle constitue la variable dépendante qui mesure l’effet du traitement.

Elle constitue une variable confondue susceptible d’influencer la VD.

Explication

Une variable confondue est une variable autre que la VI qui influence la VD et peut expliquer le résultat observé. La performance, en revanche, serait la VD si elle sert à mesurer l’effet du traitement.

13. Dans une étude où l’ordre de présentation des conditions risque d’influencer les réponses, quelle méthode peut aider à contrôler cette variable confondue ?

Attribuer à tous les participants le même ordre de modalités.
Contrebalancer l’ordre des modalités entre les participants.
Remplacer la mesure de la VD par une mesure physiologique.
Mesurer la VD avant de définir les conditions expérimentales.

Contrebalancer l’ordre des modalités entre les participants.

Explication

Le contrebalancement répartit les différents ordres de modalités entre les participants afin de contrôler un effet lié à l’ordre. Imposer le même ordre à tout le monde ne permet pas d’équilibrer cet effet entre les conditions.

14. Lors d’un essai, les participants sont assignés au hasard à deux groupes; quel effet cette randomisation a-t-elle sur les variables confondues ?

Elle permet de les repérer toutes avant la répartition des participants.
Elle les élimine en empêchant leur influence sur la variable dépendante.
Elle les transforme en variables indépendantes manipulées par l’étude.
Elle tend à les répartir équitablement entre les groupes sans les supprimer.

Elle tend à les répartir équitablement entre les groupes sans les supprimer.

Explication

La randomisation tend à répartir équitablement les variables confondues entre les groupes, ce qui réduit le risque qu’elles expliquent les différences observées. Elle ne les supprime pas et ne garantit pas que chacune soit repérée avant l’étude.

15. Une étude observe une amélioration après un traitement, mais un changement concomitant pourrait aussi l’expliquer; quelle question concerne la validité interne ?

Les participants ont-ils été assignés au hasard aux groupes de l’étude ?
Les résultats peuvent-ils être généralisés à d’autres populations et contextes ?
La mesure utilisée reflète-t-elle bien le construit théorique visé ?
L’amélioration peut-elle être attribuée sans ambiguïté à la manipulation de la VI ?

L’amélioration peut-elle être attribuée sans ambiguïté à la manipulation de la VI ?

Explication

La validité interne porte sur le degré auquel l’effet observé peut être attribué à la manipulation de la VI plutôt qu’à une autre cause. La généralisation à d’autres populations relève de la validité externe.

16. Dans un essai randomisé contrôlé d’un médicament, quelle configuration distingue correctement le groupe test du groupe contrôle ?

Le groupe test reçoit un placebo, tandis que le groupe contrôle reçoit le médicament; l’assignation est aléatoire.
Le groupe test reçoit le médicament, tandis que le groupe contrôle ne reçoit aucun traitement; l’assignation dépend du choix des participants.
Le groupe test reçoit le médicament, tandis que le groupe contrôle reçoit un placebo; l’assignation est aléatoire.
Les deux groupes reçoivent le médicament, mais seul le groupe test est assigné au hasard.

Le groupe test reçoit le médicament, tandis que le groupe contrôle reçoit un placebo; l’assignation est aléatoire.

Explication

Dans un essai randomisé contrôlé, le groupe test reçoit le médicament et le groupe contrôle reçoit un placebo, les participants étant répartis au hasard. Inverser les traitements attribués aux groupes confond le rôle du groupe test et celui du groupe contrôle.

17. Pour isoler l’effet d’une manipulation expérimentale, comment le groupe contrôle doit-il différer du groupe test ?

Il doit recevoir la VI dans une condition moins intense que celle du groupe test.
Il doit être identique au groupe test, sauf en ce qui concerne la VI.
Il doit être constitué de participants issus d’une population différente.
Il doit différer du groupe test par la VI et par les caractéristiques des participants.

Il doit être identique au groupe test, sauf en ce qui concerne la VI.

Explication

Un groupe contrôle doit être identique au groupe test sauf pour la variable indépendante, afin que la différence observée puisse être liée à la manipulation. Des différences de population ou de caractéristiques entre les groupes introduiraient d’autres explications possibles.

18. Dans une étude comparant deux méthodes, chaque participant suit les deux méthodes. De quel type de plan s’agit-il ?

D’un plan inter-participants, car chaque personne constitue une condition distincte
D’un plan inter-participants, car les conditions sont comparées entre elles
D’un plan intra-participants, car les personnes sont réparties entre des groupes différents
D’un plan intra-participants, car les mêmes personnes passent dans les deux conditions

D’un plan intra-participants, car les mêmes personnes passent dans les deux conditions

Explication

Un plan intra-participants fait passer les mêmes personnes dans plusieurs conditions. Un plan inter-participants répartirait des participants différents entre les méthodes.

19. Une chercheuse mesure le niveau de stress de plusieurs personnes, puis examine comment le stress de chacune évolue au fil du temps. Quelle distinction décrit correctement ces variations ?

Les différences entre les personnes sont intra-individuelles, et les évolutions chez chacune sont inter-individuelles
Les deux types de variation sont inter-individuels, car plusieurs personnes participent à l’étude
Les deux types de variation sont intra-individuels, car le stress est mesuré à plusieurs reprises
Les différences entre les personnes sont inter-individuelles, et les évolutions chez chacune sont intra-individuelles

Les différences entre les personnes sont inter-individuelles, et les évolutions chez chacune sont intra-individuelles

Explication

La variation inter-individuelle concerne les différences entre personnes, tandis que la variation intra-individuelle se produit au sein d’une même personne. Le fait de mesurer plusieurs personnes ne transforme pas leurs différences individuelles en variations intra-individuelles.

20. Dans un protocole expérimental, quelle affirmation décrit le rôle des participants comme source de variation ?

Les participants constituent une variable contrôlée, tandis que les conditions forment la seule source aléatoire
Les participants forment une condition expérimentale, tandis que les stimuli sont considérés comme constants
Les participants constituent une variable aléatoire, ce qui exclut toute autre source de variation
Les participants constituent une variable aléatoire, mais d’autres sources de variation peuvent aussi intervenir

Les participants constituent une variable aléatoire, mais d’autres sources de variation peuvent aussi intervenir

Explication

Les participants sont une variable aléatoire dans un protocole expérimental, sans être nécessairement la seule. Considérer qu’ils excluent toute autre source de variation confond leur rôle avec celui d’autres facteurs possibles, comme les items.

21. Une expérience utilise plusieurs mots différents pour mesurer la compréhension. Comment ces mots peuvent-ils être considérés dans le protocole ?

Comme des conditions de la variable indépendante auxquelles les personnes sont affectées
Comme des mesures répétées constituant une source de variation au sein des personnes
Comme des participants constituant une source de variation entre personnes
Comme des items constituant une source de variation liée aux stimuli présentés

Comme des items constituant une source de variation liée aux stimuli présentés

Explication

Les mots présentés sont des items et peuvent constituer une source de variation liée aux stimuli. Les participants, à l’inverse, correspondent à une source de variation entre personnes.

22. Une expérience comporte deux conditions, et les mêmes 60 participants passent dans chacune. Quelle notation correspond à cette répartition ?

S*C2, qui désigne un plan inter-participants à deux conditions
S<C2, qui désigne un plan inter-participants à deux conditions
S<C2, qui désigne un plan intra-participants à deux conditions
S*C2, qui désigne un plan intra-participants à deux conditions

S*C2, qui désigne un plan intra-participants à deux conditions

Explication

La notation « S*C2 » désigne la répartition des participants dans un plan intra-participants à deux conditions. « S<C2 » correspond au plan inter-participants, où des personnes différentes sont réparties entre les conditions.

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Selon Hume (1748), quelles conditions sont nécessaires pour conclure à un lien causal entre X et Y ?

Un lien statistique, la précédence temporelle de X et une relation non factice.

Selon Hume (1748), quelle relation temporelle doit exister entre X et Y pour conclure à un lien causal ?

X doit précéder Y.

Selon Hume (1748), quel type de lien doit exister entre X et Y pour conclure à une causalité ?

Un lien statistique.

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