QCM : Modèles physiques et transformée de Laplace — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Une résistance électrique de valeur RR est traversée par un courant i(t)i(t). Quelle relation décrit la tension à ses bornes ?

u(t)=KEωm(t)u(t)=K_E\omega_m(t)
u(t)=Ldi(t)dtu(t)=L\frac{di(t)}{dt}
u(t)=1C∫i(t) dtu(t)=\frac{1}{C}\int i(t)\,dt
u(t)=Ri(t)u(t)=R i(t)

$$u(t)=R i(t)$$

Explication

La résistance relie directement la tension au courant par la loi u(t)=Ri(t)u(t)=R i(t). La relation faisant intervenir la dérivée du courant caractérise une inductance, et non une résistance.

2. Dans quel cas la tension dépend-elle de la dérivée temporelle du courant ?

Dans un moteur, selon Cm(t)=KCi(t)C_m(t)=K_C i(t)
Aux bornes d’une résistance, selon u(t)=Ri(t)u(t)=R i(t)
Aux bornes d’un condensateur, selon u(t)=q(t)Cu(t)=\frac{q(t)}{C}
Aux bornes d’une inductance, selon u(t)=Ldi(t)dtu(t)=L\frac{di(t)}{dt}

Aux bornes d’une inductance, selon $$u(t)=L\frac{di(t)}{dt}$$

Explication

Une inductance produit une tension proportionnelle à la variation temporelle du courant, soit u(t)=Ldi(t)dtu(t)=L\frac{di(t)}{dt}. Une résistance dépend directement de la valeur instantanée du courant, sans dérivée.

3. Pour un condensateur, quelle expression relie la tension à la charge électrique accumulée ?

u(t)=Ri(t)u(t)=R i(t)
u(t)=q(t)Cu(t)=\frac{q(t)}{C}
u(t)=Ldi(t)dtu(t)=L\frac{di(t)}{dt}
u(t)=KEωm(t)u(t)=K_E\omega_m(t)

$$u(t)=\frac{q(t)}{C}$$

Explication

La tension d’un condensateur est liée à sa charge par u(t)=q(t)Cu(t)=\frac{q(t)}{C}, ce qui est équivalent à sa forme intégrale en fonction du courant. La relation u(t)=Ri(t)u(t)=R i(t) concerne une résistance.

4. Un moteur à courant continu tourne à la vitesse angulaire ωm(t)\omega_m(t) et reçoit le courant i(t)i(t). Quelles relations décrivent sa force contre-électromotrice et son couple moteur ?

e(t)=KEωm(t)e(t)=K_E\omega_m(t) et Cm(t)=KCi(t)C_m(t)=K_Ci(t)
e(t)=q(t)Ce(t)=\frac{q(t)}{C} et Cm(t)=KEωm(t)C_m(t)=K_E\omega_m(t)
e(t)=Ri(t)e(t)=R i(t) et Cm(t)=Ldi(t)dtC_m(t)=L\frac{di(t)}{dt}
e(t)=KCi(t)e(t)=K_Ci(t) et Cm(t)=KEωm(t)C_m(t)=K_E\omega_m(t)

$$e(t)=K_E\omega_m(t)$$ et $$C_m(t)=K_Ci(t)$$

Explication

La force contre-électromotrice est proportionnelle à la vitesse angulaire, tandis que le couple moteur est proportionnel au courant. Les constantes associent donc KEK_E à ωm(t)\omega_m(t) et KCK_C à i(t)i(t).

5. Pour un système en translation, quelle grandeur détermine directement la force exercée par le ressort ?

La position angulaire, selon C(t)=Kθθ(t)C(t)=K_\theta\theta(t)
La vitesse, selon F(t)=fvdx(t)dtF(t)=f_v\frac{dx(t)}{dt}
L’accélération, selon F(t)=Md2x(t)dt2F(t)=M\frac{d^2x(t)}{dt^2}
Le déplacement, selon F(t)=Kx(t)F(t)=Kx(t)

Le déplacement, selon $$F(t)=Kx(t)$$

Explication

La force du ressort translationnel est proportionnelle au déplacement x(t)x(t), selon F(t)=Kx(t)F(t)=Kx(t). La vitesse caractérise l’amortisseur fluide, tandis que l’accélération caractérise la masse.

6. Dans un système mécanique en rotation, quelle relation modélise l’inertie en fonction de l’accélération angulaire ?

C(t)=fvθω(t)=fvθdθ(t)dtC(t)=f_{v\theta}\omega(t)=f_{v\theta}\frac{d\theta(t)}{dt}
C(t)=Kθθ(t)C(t)=K_\theta\theta(t)
F(t)=Md2x(t)dt2F(t)=M\frac{d^2x(t)}{dt^2}
C(t)=Jα(t)=Jd2θ(t)dt2C(t)=J\alpha(t)=J\frac{d^2\theta(t)}{dt^2}

$$C(t)=J\alpha(t)=J\frac{d^2\theta(t)}{dt^2}$$

Explication

L’inertie de rotation relie le couple à l’accélération angulaire par C(t)=Jα(t)C(t)=J\alpha(t). Le ressort de torsion dépend de l’angle, alors que l’amortisseur dépend de la vitesse angulaire.

7. Un fluide circule dans une section de surface SS avec une vitesse moyenne v(t)v(t). Comment exprimer le débit volumique ?

qv=Sv(t)=Sdh(t)dtq_v=S v(t)=S\frac{dh(t)}{dt}
qv=Sd2h(t)dt2q_v=S\frac{d^2h(t)}{dt^2}
qv=RhΔp(t)q_v=R_h\Delta p(t)
qv=Cdθ(t)dtq_v=C\frac{d\theta(t)}{dt}

$$q_v=S v(t)=S\frac{dh(t)}{dt}$$

Explication

Le débit volumique est le produit de la section par la vitesse, soit qv=Sv(t)=Sdh(t)dtq_v=S v(t)=S\frac{dh(t)}{dt}. Une différence de pression intervient dans la loi de résistance hydraulique, tandis que la dérivée de température décrit un flux thermique.

8. Dans un circuit hydraulique, quelle loi relie la différence de pression au débit volumique ?

Δp(t)=RTP(t)\Delta p(t)=R_TP(t)
Δp(t)=Cdθ(t)dt\Delta p(t)=C\frac{d\theta(t)}{dt}
Δp(t)=p2−p1=Rhqv(t)\Delta p(t)=p_2-p_1=R_hq_v(t)
Δp(t)=Sv(t)\Delta p(t)=S v(t)

$$\Delta p(t)=p_2-p_1=R_hq_v(t)$$

Explication

La résistance hydraulique relie la différence de pression au débit par Δp(t)=Rhqv(t)\Delta p(t)=R_hq_v(t). La relation Δθ(t)=RTP(t)\Delta\theta(t)=R_TP(t) appartient au modèle thermique et associe une résistance à un flux thermique.

9. Quelle relation caractérise la capacité thermique d’un système soumis à un flux thermique P(t)P(t) ?

P(t)=Cdθ(t)dtP(t)=C\frac{d\theta(t)}{dt}
P(t)=Sv(t)P(t)=S v(t)
P(t)=KEωm(t)P(t)=K_E\omega_m(t)
P(t)=Rhqv(t)P(t)=R_hq_v(t)

$$P(t)=C\frac{d\theta(t)}{dt}$$

Explication

La capacité thermique relie le flux thermique à la variation de température par P(t)=Cdθ(t)dtP(t)=C\frac{d\theta(t)}{dt}. La relation Rhqv(t)R_hq_v(t) concerne une différence de pression hydraulique, et non l’évolution thermique.

10. Quelle expression définit la transformée de Laplace d’une fonction causale f(t)f(t), lorsque les conditions d’existence sont satisfaites ?

F(p)=e−ptf(t)F(p)=e^{-pt}f(t)
F(p)=∫−∞0e−ptf(t) dtF(p)=\int_{-\infty}^{0}e^{-pt}f(t)\,dt
F(p)=∫0+∞e−ptf(t) dtF(p)=\int_0^{+\infty}e^{-pt}f(t)\,dt
F(p)=∫0+∞eptf(t) dtF(p)=\int_0^{+\infty}e^{pt}f(t)\,dt

$$F(p)=\int_0^{+\infty}e^{-pt}f(t)\,dt$$

Explication

La transformée de Laplace associe à une fonction temporelle une représentation F(p)F(p) obtenue par intégration de e−ptf(t)e^{-pt}f(t) sur les temps positifs. L’expression intégrée sur les temps négatifs ne correspond pas à la définition causale, tandis que le signe opposé dans l’exponentielle est incorrect.

11. Quelle est la valeur de la fonction de Heaviside u(t)u(t) pour t<0t<0 et pour t≥0t\geq 0 ?

Elle vaut 11 pour t<0t<0 et 00 pour t≥0t\geq 0.
Elle vaut 00 pour t<0t<0 et 11 pour t≥0t\geq 0.
Elle vaut 00 pour t<0t<0 et tt pour t≥0t\geq 0.
Elle vaut tt pour t<0t<0 et 11 pour t≥0t\geq 0.

Elle vaut $$0$$ pour $$t<0$$ et $$1$$ pour $$t\geq 0$$.

Explication

La fonction de Heaviside est nulle avant l’instant zéro et prend la valeur un à partir de cet instant, ce qui permet de représenter une fonction causale. La première proposition inverse les deux intervalles, tandis que les autres remplacent une valeur constante par une dépendance en tt.

12. Si L[f1(t)]=F1(p)\mathcal{L}[f_1(t)]=F_1(p) et L[f2(t)]=F2(p)\mathcal{L}[f_2(t)]=F_2(p), quelle est la transformée de 3f1(t)−2f2(t)3f_1(t)-2f_2(t) ?

6F1(p)+F2(p)6F_1(p)+F_2(p)
3F1(p)+2F2(p)3F_1(p)+2F_2(p)
3F1(p)−2F2(p)3F_1(p)-2F_2(p)
F1(p)−F2(p)F_1(p)-F_2(p)

$$3F_1(p)-2F_2(p)$$

Explication

La linéarité permet de conserver les coefficients et de transformer séparément chaque terme, d’où 3F1(p)−2F2(p)3F_1(p)-2F_2(p). La proposition avec deux signes positifs néglige le signe négatif du second terme.

13. Pour une fonction f(t)f(t) telle que L[f(t)]=F(p)\mathcal{L}[f(t)]=F(p), quelle relation correspond à la transformée de sa dérivée ?

L[df(t)dt]=F(p)p\mathcal{L}\left[\frac{df(t)}{dt}\right]=\frac{F(p)}{p}
L[df(t)dt]=pF(p)−f(0)\mathcal{L}\left[\frac{df(t)}{dt}\right]=pF(p)-f(0)
L[df(t)dt]=F(p)−pf(0)\mathcal{L}\left[\frac{df(t)}{dt}\right]=F(p)-pf(0)
L[df(t)dt]=pF(p)+f(0)\mathcal{L}\left[\frac{df(t)}{dt}\right]=pF(p)+f(0)

$$\mathcal{L}\left[\frac{df(t)}{dt}\right]=pF(p)-f(0)$$

Explication

La dérivation multiplie la transformée par pp et fait apparaître la condition initiale soustraite, ce qui donne pF(p)−f(0)pF(p)-f(0). Le facteur 1/p1/p correspond à l’intégration, et le signe de la condition initiale n’est pas positif.

14. Quelle limite permet de déterminer la valeur initiale f(0)f(0) à partir de F(p)F(p), lorsque la condition sur les degrés est respectée ?

f(0)=lim⁡p→0pF(p)f(0)=\lim_{p\to 0}pF(p)
f(0)=lim⁡p→+∞F(p)f(0)=\lim_{p\to +\infty}F(p)
f(0)=lim⁡p→0F(p)f(0)=\lim_{p\to 0}F(p)
f(0)=lim⁡p→+∞pF(p)f(0)=\lim_{p\to +\infty}pF(p)

$$f(0)=\lim_{p\to +\infty}pF(p)$$

Explication

Le théorème de la valeur initiale utilise la limite de pF(p)pF(p) lorsque pp tend vers l’infini, sous la condition indiquée sur les degrés. La limite en zéro de pF(p)pF(p) concerne la valeur finale, et la limite de F(p)F(p) seule ne convient pas.

15. Sous quelle condition sur les pôles de pF(p)pF(p) peut-on appliquer le théorème de la valeur finale f(+∞)=lim⁡p→0pF(p)f(+\infty)=\lim_{p\to0}pF(p) ?

Les pôles de pF(p)pF(p) ont des parties réelles négatives.
Les pôles de pF(p)pF(p) sont tous situés dans le domaine temporel.
Les pôles de pF(p)pF(p) sont tous nuls ou imaginaires purs.
Les pôles de pF(p)pF(p) ont des parties réelles positives.

Les pôles de $$pF(p)$$ ont des parties réelles négatives.

Explication

Le théorème de la valeur finale est valable lorsque les pôles de pF(p)pF(p) possèdent des parties réelles négatives. Des pôles à parties réelles positives indiquent une instabilité, tandis que les autres conditions ne correspondent pas au critère fourni.

16. Sous conditions initiales nulles, quelle forme prend la transformée de Laplace de la dérivée n-ième de s(t)s(t) ?

L[dns(t)dtn]=S(p)pn\mathcal{L}\left[\frac{d^ns(t)}{dt^n}\right]=\frac{S(p)}{p^n}
L[dns(t)dtn]=pS(p)−s(0)\mathcal{L}\left[\frac{d^ns(t)}{dt^n}\right]=pS(p)-s(0)
L[dns(t)dtn]=pnS(p)\mathcal{L}\left[\frac{d^ns(t)}{dt^n}\right]=p^nS(p)
L[dns(t)dtn]=pnS(p)+s(0)\mathcal{L}\left[\frac{d^ns(t)}{dt^n}\right]=p^nS(p)+s(0)

$$\mathcal{L}\left[\frac{d^ns(t)}{dt^n}\right]=p^nS(p)$$

Explication

Lorsque toutes les conditions initiales sont nulles, les termes supplémentaires du développement général disparaissent et il reste pnS(p)p^nS(p). La forme avec pS(p)−s(0)pS(p)-s(0) ne concerne que la dérivée première et conserve une condition initiale.

17. Quelle succession d’opérations permet de transformer l’équation différentielle d’un SLCI en une relation algébrique entre S(p)S(p) et E(p)E(p) ?

Remplacer directement tt par pp, supprimer les sorties, puis intégrer.
Appliquer la transformée de Laplace, annuler les conditions initiales, puis factoriser.
Intégrer l’équation, conserver les conditions initiales, puis développer les dérivées.
Factoriser l’équation temporelle, dériver les entrées, puis revenir au domaine temporel.

Appliquer la transformée de Laplace, annuler les conditions initiales, puis factoriser.

Explication

La méthode consiste à appliquer la transformée de Laplace, à utiliser les conditions initiales nulles, puis à factoriser afin d’obtenir une équation algébrique reliant les transformées. L’équation différentielle reste dans le domaine temporel, donc un simple remplacement de tt par pp n’est pas une transformation valide.

18. Sous conditions initiales nulles, comment définit-on la fonction de transfert d’un SLCI reliant l’entrée E(p)E(p) à la sortie S(p)S(p) ?

H(p)=S(p)E(p)H(p)=\frac{S(p)}{E(p)}
H(p)=S(p)−E(p)H(p)=S(p)-E(p)
H(p)=E(p)S(p)H(p)=\frac{E(p)}{S(p)}
H(p)=S(p)E(p)H(p)=S(p)E(p)

$$H(p)=\frac{S(p)}{E(p)}$$

Explication

La fonction de transfert est le rapport de la sortie transformée sur l’entrée transformée, soit H(p)=S(p)/E(p)H(p)=S(p)/E(p) lorsque les conditions initiales sont nulles. Le rapport inverse décrit une relation différente et une soustraction ou un produit ne définit pas ce rapport entrée-sortie.

19. Dans une fonction de transfert H(p)=N(p)/D(p)H(p)=N(p)/D(p), quelle distinction caractérise les zéros et les pôles ?

Les zéros sont les termes constants et les pôles les termes de plus haut degré.
Les zéros sont les racines de D(p)D(p) et les pôles celles de N(p)N(p).
Les zéros sont les coefficients de N(p)N(p) et les pôles ceux de D(p)D(p).
Les zéros sont les racines de N(p)N(p) et les pôles celles de D(p)D(p).

Les zéros sont les racines de $$N(p)$$ et les pôles celles de $$D(p)$$.

Explication

Les zéros correspondent aux valeurs de pp qui annulent le numérateur N(p)N(p), tandis que les pôles annulent le dénominateur D(p)D(p). La proposition inversant numérateur et dénominateur constitue la confusion classique entre ces deux notions.

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Quelle relation lie tension et courant dans une résistance ?

u(t)=R i(t)u(t)=R\,i(t)

Quelle formule exprime la tension aux bornes d'une inductance ?

u(t)=Ldi(t)dtu(t)=L\frac{di(t)}{dt}

Comment s'exprime la tension aux bornes d'un condensateur en fonction du courant ?

u(t)=1C∫i(t) dtu(t)=\frac{1}{C}\int i(t)\,dt

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