QCM : Mutations de l’ADN et diversité génétique (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle modification définit une mutation ?

Une modification ordonnée de la séquence d’ADN en réponse aux besoins de la cellule
Une variation temporaire de l’activité d’un gène sans changement de l’ADN
Une erreur dans la fabrication d’une protéine sans changement de l’ADN
Une modification aléatoire de la séquence nucléotidique de l’ADN

Une modification aléatoire de la séquence nucléotidique de l’ADN

Explication

Une mutation correspond à une modification aléatoire de la séquence nucléotidique de l’ADN. Une variation de l’activité d’un gène peut survenir sans modifier sa séquence.

2. Lors de la réplication de l’ADN, à quelle fréquence approximative une ADN polymérase commet-elle une erreur de synthèse ?

Environ une erreur pour 100 nucléotides
Environ une erreur pour 100 000 nucléotides
Environ une erreur pour 10 millions de nucléotides
Environ une erreur pour 1 000 nucléotides

Environ une erreur pour 100 000 nucléotides

Explication

Le taux estimé est d’environ une erreur de synthèse pour 100 000 nucléotides copiés. Une fréquence d’une erreur pour 1 000 nucléotides surestimerait nettement le taux indiqué.

3. Quelle distinction décrit correctement les mutations spontanées et les mutations induites ?

Les mutations spontanées sont provoquées par des agents mutagènes, tandis que les mutations induites apparaissent dans les conditions normales.
Les mutations spontanées surviennent pendant la réplication, tandis que les mutations induites résultent d’erreurs de traduction.
Les mutations spontanées apparaissent dans les conditions normales, tandis que des agents mutagènes provoquent les mutations induites.
Les mutations spontanées touchent les cellules germinales, tandis que les mutations induites touchent les cellules somatiques.

Les mutations spontanées apparaissent dans les conditions normales, tandis que des agents mutagènes provoquent les mutations induites.

Explication

Les mutations spontanées apparaissent aléatoirement dans les conditions normales, alors que les mutations induites sont provoquées par des agents mutagènes qui augmentent leur fréquence. L’option qui attribue les agents mutagènes aux mutations spontanées inverse cette distinction.

4. Quelles cellules sont considérées comme germinales ?

Les cellules de l’embryon qui contribuent à plusieurs types de tissus de l’organisme
Les cellules reproductrices et celles à l’origine de ces cellules
Les cellules qui constituent les organes, y compris celles qui ne produisent pas de gamètes
Toutes les cellules de l’organisme qui forment les tissus non reproducteurs

Les cellules reproductrices et celles à l’origine de ces cellules

Explication

Les cellules germinales comprennent les gamètes, comme les spermatozoïdes et les ovocytes, ainsi que les cellules qui leur donnent naissance. Les cellules somatiques forment les tissus de l’organisme sans appartenir à la lignée germinale.

5. Quel est le devenir d’une mutation somatique chez l’individu qui la porte ?

Elle est transmise au clone issu de la cellule mutée, puis disparaît à la mort de l’individu sans passer à sa descendance.
Elle est transmise à tous les gamètes de l’individu, puis apparaît chez sa descendance.
Elle est transmise au clone issu de la cellule mutée, puis passe à la descendance lors de la fécondation.
Elle est transmise à toutes les cellules de l’organisme, puis persiste dans la population après sa mort.

Elle est transmise au clone issu de la cellule mutée, puis disparaît à la mort de l’individu sans passer à sa descendance.

Explication

Une mutation somatique se transmet aux cellules du clone issu de la cellule mutée, mais elle n’est pas transmise à la descendance et disparaît à la mort de l’individu. La transmission par les gamètes caractérise plutôt une mutation germinale.

6. Une mutation germinale sera-t-elle transmise à la descendance si le gamète qui la porte ne participe pas à la fécondation ?

Non, car une mutation germinale reste limitée au clone de la cellule où elle est apparue.
Oui, car la mutation passe aux cellules de l’organisme avant la formation des gamètes.
Oui, car toute mutation germinale est transmise à la descendance dès son apparition.
Non, car sa transmission dépend de la participation du gamète porteur à la fécondation.

Non, car sa transmission dépend de la participation du gamète porteur à la fécondation.

Explication

La transmission d’une mutation germinale dépend de la participation du gamète porteur à la fécondation. La mutation ne peut donc pas être transmise par un gamète qui ne contribue pas à la formation de la cellule-œuf.

7. Qu’est-ce qu’un allèle ?

Une cellule porteuse d’une mutation héréditaire
Une version d’un gène
Un ensemble de gènes présents dans une population
Une séquence qui régule l’expression de plusieurs gènes

Une version d’un gène

Explication

Un allèle est une version d’un gène. Un ensemble de gènes dans une population décrit une notion plus large que celle d’un allèle.

8. Que désigne la biodiversité génétique au sein d’une population ?

La diversité des allèles présents dans cette population
La diversité des habitats occupés par les individus d’une espèce
La diversité des espèces vivant dans un même milieu
La diversité des caractères observables chez chaque individu

La diversité des allèles présents dans cette population

Explication

La biodiversité génétique correspond à la diversité des allèles au sein d’une population. La diversité des espèces concerne plutôt la biodiversité à l’échelle des espèces.

9. Une mutation crée un nouvel allèle dans une cellule germinale. Quel enchaînement peut permettre à cet allèle de se répandre dans une population ?

Le gamète porteur ne participe pas à la fécondation, l’individu transmet l’allèle à ses descendants, puis celui-ci se répand à long terme.
Le gamète porteur participe à la fécondation, l’allèle disparaît chez l’individu, puis il se répand dans la population à court terme.
Le gamète porteur participe à la fécondation, l’individu transmet ensuite l’allèle à ses descendants, puis l’allèle peut se répandre à long terme.
La mutation apparaît dans une cellule somatique, l’individu transmet l’allèle par ses gamètes, puis celui-ci se répand à long terme.

Le gamète porteur participe à la fécondation, l’individu transmet ensuite l’allèle à ses descendants, puis l’allèle peut se répandre à long terme.

Explication

Si le gamète porteur participe à la fécondation, l’allèle peut être présent chez l’individu issu de la cellule-œuf et être transmis à ses descendants, ce qui peut favoriser sa diffusion à long terme. Une mutation somatique ne suit pas cette voie de transmission par les gamètes.

10. Quel peut être l’effet d’une mutation sur le phénotype d’un individu ?

Elle peut être sans effet visible ou créer une variation d’un caractère.
Elle empêche toute diversité phénotypique au sein d’une population.
Elle modifie nécessairement tous les caractères observables de l’individu.
Elle change le phénotype uniquement si l’environnement est modifié.

Elle peut être sans effet visible ou créer une variation d’un caractère.

Explication

Certaines mutations n’ont pas de conséquence phénotypique, tandis que d’autres produisent de nouvelles variations de caractères. L’idée qu’une mutation modifie nécessairement tous les caractères ne correspond pas à ces effets variables.

11. Deux individus présentent des phénotypes différents : quelles origines peuvent expliquer cette différence ?

Une influence de l’environnement ou une différence de patrimoine génétique.
Une différence du nombre de cellules, sans lien avec l’environnement ni les gènes.
Une différence de patrimoine génétique, sans influence possible de l’environnement.
Une influence de l’environnement, sans contribution possible du patrimoine génétique.

Une influence de l’environnement ou une différence de patrimoine génétique.

Explication

Les différences phénotypiques entre individus peuvent découler de l’environnement ou de leur patrimoine génétique. Écarter l’environnement à lui seul est incorrect, car celui-ci peut aussi influencer le phénotype.

12. Que peut-il arriver lorsqu’une erreur de l’ADN polymérase ou une altération de l’ADN n’est pas réparée correctement ?

L’altération est convertie en protéine de réparation fonctionnelle.
L’ADN polymérase cesse de produire toute nouvelle séquence d’ADN.
La mutation peut persister dans l’ADN.
La mutation est nécessairement éliminée lors de la réplication suivante.

La mutation peut persister dans l’ADN.

Explication

Des mécanismes spécialisés réparent les erreurs et les altérations de l’ADN, mais une réparation non conforme peut laisser persister la mutation. Une réparation imparfaite ne garantit donc pas l’élimination de celle-ci.

13. Quelle particularité génétique caractérise les personnes atteintes de Xeroderma pigmentosum concernant le gène XPA ?

Elles possèdent des allèles mutés produisant des protéines XPA moins fonctionnelles ou non fonctionnelles.
Elles possèdent des allèles mutés qui rendent les protéines XPA plus efficaces pour réparer l’ADN.
Elles possèdent des allèles normaux produisant des protéines XPA qui repèrent davantage de dimères de thymine.
Elles ne possèdent pas le gène XPA, qui est remplacé par un gène codant l’ADN polymérase.

Elles possèdent des allèles mutés produisant des protéines XPA moins fonctionnelles ou non fonctionnelles.

Explication

Dans le Xeroderma pigmentosum, des allèles mutés du gène XPA codent des protéines de réparation moins fonctionnelles ou non fonctionnelles. Des protéines XPA plus efficaces ne correspondent pas au défaut associé à cette maladie.

14. Chez une personne atteinte de Xeroderma pigmentosum exposée au soleil, quelle conséquence peut avoir l’absence de réparation des dimères de thymine induits par les UV ?

Des mutations s’accumulent dans les cellules cutanées exposées et le risque de cancer augmente.
Les dimères cessent de se former dans les cellules cutanées et le risque de cancer augmente.
Les dimères sont réparés dans les cellules cutanées et le risque de cancer diminue.
Les mutations s’accumulent dans les cellules cutanées, mais le risque de cancer reste inchangé.

Des mutations s’accumulent dans les cellules cutanées exposées et le risque de cancer augmente.

Explication

Lorsque ces dimères ne sont pas réparés, des mutations s’accumulent dans les cellules cutanées exposées et le risque de cancer augmente. Une diminution du risque ne découle pas de l’accumulation de mutations décrite ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 35 flashcards sur Mutations de l’ADN et diversité génétique.

Qu’est-ce qu’une mutation de l’ADN ?

Une modification aléatoire de la séquence nucléotidique de l’ADN.

À quel taux les ADN polymérases commettent-elles des erreurs de synthèse lors de la réplication ?

Environ une erreur pour 100 000 nucléotides.

Qu’est-ce qui distingue les mutations spontanées des mutations induites ?

Les spontanées apparaissent aléatoirement, tandis que les induites sont provoquées par des agents mutagènes.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Mutations de l’ADN et diversité génétique.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM