QCM : Neurosciences cognitives et coaching (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la cognition ?

L’ensemble des réactions corporelles qui transmettent les informations sensorielles aux organes
L’étude des structures cérébrales qui contrôlent les mouvements volontaires
L’ensemble des processus mentaux impliqués dans l’acquisition, le traitement, le stockage et l’utilisation de l’information
La capacité à mémoriser des expériences sans les traiter ni les utiliser

L’ensemble des processus mentaux impliqués dans l’acquisition, le traitement, le stockage et l’utilisation de l’information

Explication

La cognition regroupe les processus mentaux qui permettent d’acquérir, de traiter, de stocker et d’utiliser l’information. La mémorisation en fait partie, mais ne couvre pas à elle seule l’ensemble de ces processus.

2. Une personne perçoit un signal, maintient son attention, se le rappelle, puis choisit comment y répondre : quelles fonctions cognitives sont mobilisées dans cet exemple ?

La perception, l’attention, la mémoire et la prise de décision
La pensée, le sommeil, la perception et la coordination motrice
Le langage, la mémoire, le mouvement et la régulation des émotions
L’attention, le langage, la vision et la régulation des réflexes

La perception, l’attention, la mémoire et la prise de décision

Explication

La perception, l’attention, la mémoire et la prise de décision figurent parmi les fonctions cognitives. La coordination motrice est une capacité pertinente, mais elle ne remplace pas les fonctions citées dans la situation.

3. Pourquoi un modèle mental peut-il aider une personne à résoudre rapidement un problème ?

Parce qu’il remplace l’environnement réel par une représentation toujours exacte
Parce qu’il simplifie la réalité et la filtre pour guider la compréhension et l’action
Parce qu’il reproduit la réalité dans tous ses détails sans la transformer
Parce qu’il conserve les informations sans les organiser pour agir

Parce qu’il simplifie la réalité et la filtre pour guider la compréhension et l’action

Explication

Un modèle mental est une représentation simplifiée qui filtre la réalité afin d’aider à comprendre et à agir rapidement. Contrairement à une représentation parfaitement détaillée, il ne reproduit pas tous les aspects du réel.

4. Sur quel critère Korbinian Brodmann s’est-il appuyé pour classer et numéroter les régions corticales ?

La fonction comportementale dominante de chaque région
La structure et l’organisation des cellules corticales
La taille des vaisseaux sanguins dans chaque région
La densité des connexions entre les deux hémisphères

La structure et l’organisation des cellules corticales

Explication

Brodmann a établi sa classification à partir de la cytoarchitecture, c’est-à-dire la structure et l’organisation des cellules. Une classification fondée sur les fonctions comportementales ne correspond pas au critère décrit.

5. Dans plusieurs civilisations antiques, notamment en Égypte, en Grèce et en Inde, quel rôle attribuait-on au cœur ?

Celui d’un organe sacré considéré comme le siège de l’âme
Celui d’un organe sans valeur spirituelle, consacré à la circulation
Celui d’un organe responsable de la mémoire et du langage articulé
Celui d’un organe chargé de produire les pensées rationnelles

Celui d’un organe sacré considéré comme le siège de l’âme

Explication

Dans ces traditions antiques, le cœur était tenu pour un organe sacré et le siège de l’âme. L’attribution de la mémoire et du langage articulé au cœur ne décrit pas cette conception.

6. Après avoir détruit différentes parties du cerveau d’animaux, quelle conclusion Pierre Flourens tire-t-il de la perte temporaire de facultés suivie de leur récupération ?

Chaque faculté dépend d’une zone corticale nettement délimitée
La récupération prouve que les lésions n’affectent pas les fonctions cérébrales
Le cortex fonctionne comme un tout plutôt que par zones spécialisées
Les facultés perdues dépendent principalement de l’hémisphère droit

Le cortex fonctionne comme un tout plutôt que par zones spécialisées

Explication

Flourens observe la perte temporaire de plusieurs facultés, puis leur récupération, et défend l’idée d’un cortex fonctionnant comme un tout. L’idée que chaque faculté dépend d’une zone spécialisée correspond à la localisation cérébrale, position distincte de la sienne.

7. Quel constat Paul Broca fait-il en 1861 chez Louis Victor Leborgne, surnommé « tan » ?

Il parle avec fluidité, mais ne comprend pas les mots; l’autopsie révèle une lésion temporale gauche
Il comprend ce qu’on lui dit, mais ne prononce que « tan »; l’autopsie révèle une lésion frontale gauche
Il ne comprend pas les consignes et ne peut répéter les mots; l’autopsie révèle une lésion pariétale droite
Il perd ses souvenirs anciens, mais conserve l’apprentissage; l’autopsie révèle une lésion hippocampique bilatérale

Il comprend ce qu’on lui dit, mais ne prononce que « tan »; l’autopsie révèle une lésion frontale gauche

Explication

Leborgne comprend la parole, mais ne peut prononcer que « tan », et l’autopsie met en évidence une lésion du lobe frontal gauche associée à la production du langage. Une lésion temporale gauche avec parole fluide et compréhension altérée correspond plutôt au tableau associé à Wernicke.

8. Quelle distinction fonctionnelle est établie entre les aires de Broca et de Wernicke ?

Broca est associée à la mémoire des événements, tandis que Wernicke est associée à la perception visuelle
Broca est associée à la production du langage, tandis que Wernicke est associée à la compréhension des mots
Broca est associée à la compréhension des mots, tandis que Wernicke est associée à la production du langage
Broca est associée à l’audition, tandis que Wernicke est associée au contrôle des mouvements de la parole

Broca est associée à la production du langage, tandis que Wernicke est associée à la compréhension des mots

Explication

L’aire de Broca est associée à la production du langage, alors que celle de Wernicke, située dans le lobe temporal gauche, est associée à la compréhension des mots. Inverser ces rôles confond les deux fonctions.

9. Après l’ablation bilatérale de l’hippocampe subie par Henry Molaison en 1953, quel profil mnésique est observé ?

Une amnésie rétrograde, avec une capacité préservée à former de nouveaux souvenirs
Une perte simultanée des souvenirs anciens et de la capacité à apprendre
Une altération de la compréhension des mots, avec une mémoire autobiographique préservée
Une amnésie antérograde, avec des souvenirs anciens qui restent intacts

Une amnésie antérograde, avec des souvenirs anciens qui restent intacts

Explication

Après l’ablation bilatérale de l’hippocampe, Molaison développe une amnésie antérograde tandis que ses souvenirs anciens restent intacts. Une amnésie rétrograde concerne plutôt la perte de souvenirs déjà formés et ne décrit pas le profil indiqué.

10. Quelle fonction est notamment associée au cortex préfrontal ?

La commande directe des contractions cardiaques
La planification et la prise de décision
La production des signaux visuels dans la rétine
La régulation des réflexes de la moelle épinière

La planification et la prise de décision

Explication

Le cortex préfrontal contribue notamment à la planification, aux fonctions exécutives et à la prise de décision. La perception visuelle commence dans des structures spécialisées du système visuel, et non dans cette région.

11. Après l’accident de Phineas Gage en 1848, quel changement a été observé malgré la préservation de son intelligence, de son langage et de sa mémoire ?

Sa capacité à comprendre le langage s’est fortement détériorée
Son intelligence générale s’est fortement détériorée
Son comportement social et émotionnel s’est fortement détérioré
Sa mémoire des événements récents a fortement diminué

Son comportement social et émotionnel s’est fortement détérioré

Explication

La destruction d’une grande partie de son cortex préfrontal a été associée à un effondrement de son comportement social et émotionnel. Une perte importante du langage ne correspond pas au cas décrit, puisque cette capacité était préservée.

12. Qu’est-ce qui caractérise un neurone ?

Une cellule spécialisée dans la transmission de signaux électriques et chimiques
Une cellule qui assure principalement le transport de l’oxygène dans le corps
Une cellule chargée de produire les hormones qui circulent dans le sang
Une cellule qui forme une barrière protectrice autour des organes

Une cellule spécialisée dans la transmission de signaux électriques et chimiques

Explication

Un neurone est une cellule nerveuse spécialisée dans la transmission de signaux électriques et chimiques. La production d’hormones relève notamment de cellules endocrines, et non de la définition du neurone.

13. Comment un signal passe-t-il d’un neurone au suivant ?

Il se propage électriquement dans le neurone, puis un autre influx électrique franchit la synapse
Il se propage par des neurotransmetteurs dans le neurone, puis par diffusion dans le sang
Il se propage chimiquement dans le neurone, puis un courant électrique franchit la synapse
Il se propage électriquement dans le neurone, puis des neurotransmetteurs franchissent la synapse

Il se propage électriquement dans le neurone, puis des neurotransmetteurs franchissent la synapse

Explication

Le signal suit un trajet électrique le long du neurone, puis la transmission à travers la synapse repose sur des neurotransmetteurs. L’idée d’un passage synaptique par un influx électrique confond les deux étapes.

14. Que désigne la plasticité synaptique dans le contexte de l’apprentissage ?

La transformation des neurones en cellules spécialisées dans la production hormonale
La modification de la force et du nombre des connexions entre neurones
La variation de la vitesse du signal due au nombre de battements cardiaques
La disparition des synapses lorsque l’activité neuronale augmente

La modification de la force et du nombre des connexions entre neurones

Explication

La plasticité synaptique correspond à des changements de force et de nombre des connexions neuronales au cours de l’apprentissage. Une augmentation de l’activité peut renforcer certaines connexions, plutôt que provoquer leur disparition comme le suggère un distracteur.

15. Selon la loi de Hebb, que se passe-t-il lorsque des neurones s’activent ensemble ?

Leurs connexions synaptiques perdent en efficacité
Leurs signaux deviennent exclusivement chimiques
Leurs corps cellulaires se déplacent vers la synapse
Leurs connexions synaptiques se renforcent

Leurs connexions synaptiques se renforcent

Explication

La loi de Hebb associe l’activation conjointe de neurones au renforcement de leurs connexions synaptiques. Une baisse de leur efficacité décrit l’effet inverse de celui associé à cette loi.

16. Dans l’expérience de Milgram, quelle proportion des participants a administré la charge maximale, malgré les faux cris de douleur du comédien et sur ordre d’une autorité ?

Environ 10 %
Environ 30 %
Environ 50 %
Plus de 60 %

Plus de 60 %

Explication

Plus de 60 % des participants ont administré la charge maximale dans les conditions décrites. Une proportion d’environ 50 % sous-estimerait le résultat rapporté.

17. Quelle séquence décrit correctement les étapes d’une étude neuroscientifique ?

Recruter des participants, conclure, choisir une méthode, formuler une hypothèse, puis analyser les données
Formuler une hypothèse, choisir une méthode, recruter des participants, expérimenter, recueillir et analyser les données, puis conclure
Formuler une hypothèse, expérimenter, conclure, recruter des participants, puis choisir une méthode
Choisir une méthode, analyser des données, formuler une hypothèse, expérimenter, puis recruter des participants

Formuler une hypothèse, choisir une méthode, recruter des participants, expérimenter, recueillir et analyser les données, puis conclure

Explication

Une étude commence par une hypothèse et le choix d’une méthode, puis passe au recrutement, à l’expérimentation, à la collecte et à l’analyse des données avant la conclusion. Conclure avant l’expérimentation et l’analyse inverse la logique de cette démarche.

18. Quelle précaution est essentielle lorsqu’on interprète des résultats d’imagerie cérébrale ?

Considérer l’activité cérébrale observée comme une lecture directe de la pensée, indépendamment du contexte
Déduire un état mental précis à partir d’une image sans tenir compte des limites de la méthode
Ne pas traiter l’imagerie comme une observation directe de la pensée et tenir compte du contexte
Interpréter les résultats comme indépendants des variables contextuelles dès qu’une image est obtenue

Ne pas traiter l’imagerie comme une observation directe de la pensée et tenir compte du contexte

Explication

Les techniques d’imagerie ne montrent pas directement la pensée, et l’interprétation des études doit prendre en compte les variables contextuelles. Une image cérébrale ne constitue donc pas une lecture directe des états mentaux, contrairement à ce que suppose un distracteur.

19. Pour aider une cliente à maintenir une nouvelle habitude, comment le coaching peut-il favoriser sa motivation ?

En lui proposant de concentrer ses efforts sur la réduction du stress et l’amélioration de sa concentration
En lui demandant de remplacer ses objectifs par des consignes imposées et des contrôles réguliers
En lui faisant établir des priorités et un calendrier détaillé pour organiser ses activités quotidiennes
En l’aidant à repérer des récompenses internes, comme la satisfaction personnelle, et externes, comme des récompenses tangibles

En l’aidant à repérer des récompenses internes, comme la satisfaction personnelle, et externes, comme des récompenses tangibles

Explication

Repérer des récompenses internes et externes peut soutenir l’adoption de nouvelles habitudes. La réduction du stress peut améliorer la concentration, mais elle ne correspond pas au mécanisme de motivation décrit ici.

20. Une personne envisage un changement, mais n’est pas encore prête à passer à l’action ; comment le coach devrait-il ajuster son accompagnement ?

En privilégiant la planification et la gestion du temps avant d’évaluer la situation de la personne
En adaptant le soutien et les interventions au stade de changement de la personne
En réduisant le stress de la personne comme réponse standard à toute hésitation
En conservant les mêmes interventions, quel que soit le degré de préparation de la personne

En adaptant le soutien et les interventions au stade de changement de la personne

Explication

Le soutien et les interventions doivent être adaptés au stade de changement du client. La planification et la gestion du temps peuvent être travaillées par des exercices, mais cette réponse ne tient pas compte du stade de préparation.

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Que désigne la cognition ?

L’ensemble des processus mentaux impliqués dans l’acquisition, le traitement, le stockage et l’utilisation de l’information.

Quelles fonctions cognitives sont mentionnées dans cette définition ?

La perception, l’attention, la mémoire, le langage, la pensée, la résolution de problèmes et la prise de décision.

Qu’est-ce qu’un modèle mental ?

Une carte simplifiée créée par le cerveau pour comprendre et agir en filtrant la réalité afin de résoudre rapidement un problème.

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