QCM : Phage display et techniques de sélection (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle technique présente des peptides ou des protéines à la surface d’un phage filamenteux ?

Le phage display
La culture d’expression bactérienne
La transfection cellulaire
L’hybridation moléculaire

Le phage display

Explication

Le phage display expose des peptides ou des protéines à la surface d’un phage filamenteux. La culture d’expression produit des protéines en bactérie, la transfection introduit du matériel génétique dans des cellules et l’hybridation détecte des séquences complémentaires.

2. Une équipe veut faire afficher une protéine donnée par un phage. Quelle modification génétique doit-elle réaliser ?

Ajouter la protéine mature directement au génome du phage
Insérer la séquence codante sans fusion avec une séquence de surface
Insérer la séquence codante fusionnée à celle d’une protéine de surface
Fusionner la séquence codante avec celle d’une protéine interne du phage

Insérer la séquence codante fusionnée à celle d’une protéine de surface

Explication

La construction repose sur l’insertion dans le génome phagique de la séquence codant la protéine d’intérêt, fusionnée à celle d’une protéine de surface. Une séquence non fusionnée ou associée à une protéine interne ne correspond pas à cette stratégie, et une protéine mature ne s’ajoute pas directement au génome.

3. Un phage affiche un peptide à sa surface et son génome contient la séquence qui le code. Quelle association décrit correctement ce lien ?

Phénotype : peptide affiché ; génotype : séquence codante
Phénotype : séquence codante ; génotype : cible de sélection
Génotype : cible de sélection ; phénotype : peptide affiché
Génotype : peptide affiché ; phénotype : séquence codante

Phénotype : peptide affiché ; génotype : séquence codante

Explication

Le phénotype correspond à la protéine présentée à la surface, tandis que le génotype est la séquence qui la code dans le génome phagique. L’inversion attribue ces termes à l’envers, et la cible n’est ni le génotype ni le phénotype.

4. Une banque de phages est mise en contact avec une cible choisie. Quel résultat de sélection correspond à l’objectif du phage display ?

Les phages dont le génome se lie directement à la cible
Les phages présentant une protéine qui interagit avec la cible
Les phages présentant une protéine sans interaction avec la cible
Les phages qui se multiplient le plus vite dans les conditions choisies

Les phages présentant une protéine qui interagit avec la cible

Explication

Le phage display vise à sélectionner les phages dont le peptide ou la protéine présenté interagit avec la cible choisie. La liaison directe du génome et la vitesse de multiplication ne définissent pas cet objectif, tandis qu’une absence d’interaction va à son encontre.

5. Un virus ne peut se répliquer qu’après avoir infecté une bactérie. Quelle catégorie lui correspond ?

Un virus autonome
Un virus à ARN
Un virus animal
Un bactériophage

Un bactériophage

Explication

Un bactériophage infecte des bactéries et dépend d’une bactérie hôte pour se multiplier. Un virus autonome n’a pas cette dépendance, un virus animal est associé à un autre type d’hôte, et la présence d’ARN décrit le matériel génétique plutôt que l’hôte.

6. Après leur multiplication dans une bactérie, deux phages en sortent : M13 sans lyse et λ en provoquant la lyse. Quelle comparaison est correcte ?

M13 provoque la lyse, tandis que λ sort sans tuer la bactérie
Les deux phages sortent sans provoquer de lyse bactérienne
M13 sort sans tuer la bactérie, tandis que λ provoque sa lyse
Les deux phages provoquent la lyse de la bactérie hôte

M13 sort sans tuer la bactérie, tandis que λ provoque sa lyse

Explication

M13 est filamenteux et quitte la bactérie sans la tuer, alors que le phage λ est lytique et provoque sa lyse. L’inversion des comportements attribue à chaque phage celui de l’autre, et les deux propositions uniformes effacent cette distinction.

7. Quel profil décrit le génome du phage M13 ?

ADN circulaire double brin positif de 6,4 kb, avec 10 gènes de I à X
ADN circulaire simple brin négatif de 6,4 kb, avec 10 gènes de I à X
ADN linéaire simple brin positif de 6,4 kb, avec 10 gènes de I à X
ADN circulaire simple brin positif de 6,4 kb, avec 10 gènes de I à X

ADN circulaire simple brin positif de 6,4 kb, avec 10 gènes de I à X

Explication

Le génome de M13 est un ADN circulaire simple brin positif de 6,4 kb qui comprend 10 gènes numérotés de I à X. Les autres profils modifient respectivement le nombre de brins, la polarité ou la forme du génome.

8. Lorsqu’on suit une infection par M13 du début à la libération des particules virales, quelle succession d’étapes décrit le cycle infectieux ?

Entrée dans la bactérie, assemblage, multiplication et sortie des nouveaux phages
Entrée dans la bactérie, multiplication, sortie puis assemblage des nouveaux phages
Multiplication dans le milieu extérieur, entrée, assemblage et sortie des nouveaux phages
Entrée dans la bactérie, multiplication, assemblage et sortie des nouveaux phages

Entrée dans la bactérie, multiplication, assemblage et sortie des nouveaux phages

Explication

Le cycle comporte l’entrée, la multiplication, puis l’assemblage et la sortie des nouveaux phages. Placer l’assemblage avant la multiplication inverse les étapes, l’omission de l’entrée laisse de côté le début du cycle, et la sortie avant l’assemblage inverse les deux étapes finales.

9. Un M13 rencontre une bactérie dépourvue de pilus sexuel : quel événement d’entrée est compromis ?

L’attachement par PII et l’injection du brin positif double brin
La sortie par PIII et l’injection du brin négatif double brin
L’attachement par PIII et l’injection du brin positif simple brin
L’attachement par PIV et l’injection du brin négatif simple brin

L’attachement par PIII et l’injection du brin positif simple brin

Explication

PIII se fixe au pilus sexuel des bactéries F+, ce qui permet au phage d’attacher et d’injecter son ADN simple brin positif. PIV correspond au pore de sortie, PII intervient dans la réplication, et le génome injecté n’est pas un brin négatif double brin.

10. Après l’injection du génome simple brin positif de M13, quelle molécule les enzymes bactériennes produisent-elles comme forme réplicative ?

Un ADN simple brin positif identique au génome injecté
Un ADN double brin composé d’un brin négatif et d’un second brin négatif
Un ADN double brin composé d’un brin positif et d’un brin négatif complémentaire
Un ADN double brin composé de deux brins positifs complémentaires

Un ADN double brin composé d’un brin positif et d’un brin négatif complémentaire

Explication

Les enzymes bactériennes synthétisent un brin négatif complémentaire au brin positif injecté, formant ainsi un ADN double brin. Le génome injecté est simple brin, et les deux brins de la forme réplicative ne sont ni tous deux négatifs ni tous deux positifs.

11. Pendant la réplication en cercle roulant de M13, quelle action de PII permet la synthèse de nouveaux brins positifs ?

PII coupe le brin négatif, libère une extrémité 5’ et le brin positif sert de matrice
PII coupe le brin négatif, libère une extrémité 3’OH et le brin négatif sert de matrice
PII coupe le brin positif, libère une extrémité 5’ et le brin positif sert de matrice
PII coupe le brin positif, libère une extrémité 3’OH et le brin négatif sert de matrice

PII coupe le brin positif, libère une extrémité 3’OH et le brin négatif sert de matrice

Explication

PII coupe le brin positif et produit une extrémité 3’OH servant d’amorce, tandis que le brin négatif guide la synthèse des nouveaux brins positifs. Couper le brin négatif ou utiliser le brin positif comme matrice confond les rôles des brins; une extrémité 5’ ne remplace pas l’amorce 3’OH.

12. Quelles protéines de capside peuvent être fusionnées à un peptide ou à une protéine pour son affichage par phage display ?

PVII ou PIX
PI ou PIV
PII ou PV
PIII ou PVIII

PIII ou PVIII

Explication

Les protéines de capside utilisées pour l’affichage sont PIII et PVIII. PII et PV participent à la réplication, PI et PIV à l’assemblage, tandis que PVII et PIX sont situées à l’autre extrémité du phage.

13. Pour afficher une molécule à l’extrémité du phage avec une protéine présente en quelques copies, quelle caractéristique de PIII faut-il retenir ?

406 acides aminés, 3 à 5 copies par phage et localisation à l’extrémité
406 acides aminés, 2 700 copies par phage et localisation sous l’enveloppe
50 acides aminés, 3 à 5 copies par phage et localisation sous l’enveloppe
50 acides aminés, 2 700 copies par phage et localisation à l’extrémité

406 acides aminés, 3 à 5 copies par phage et localisation à l’extrémité

Explication

PIII comprend 406 acides aminés, existe en 3 à 5 copies par phage et se trouve à l’extrémité, ce qui en fait une protéine d’affichage fréquemment utilisée. Les 2 700 copies et les 50 acides aminés caractérisent PVIII; le nombre de copies ne doit pas être confondu avec la longueur de la protéine.

14. Une équipe veut afficher de nombreuses copies d’un même peptide à la surface d’un phage : quelle protéine et quelles caractéristiques correspondent à cet objectif ?

PVIII, avec 406 acides aminés et 3 à 5 copies par phage
PIII, avec 406 acides aminés et 3 à 5 copies par phage
PVIII, avec 50 acides aminés et 2 700 copies par phage
PIII, avec 50 acides aminés et 2 700 copies par phage

PVIII, avec 50 acides aminés et 2 700 copies par phage

Explication

PVIII ne comprend que 50 acides aminés, mais elle est présente en 2 700 copies par phage et permet ainsi un affichage en grand nombre. PIII est plus longue et présente en quelques copies; les deux autres propositions attribuent à PVIII des caractéristiques de PIII.

15. Dans un système de phage display, toutes les protéines PIII du phage sont fusionnées au peptide présenté : comment ce phage est-il classé ?

Homogène, ou monovalent
Hétérogène, ou polyvalent
Hétérogène, ou monovalent
Homogène, ou polyvalent

Homogène, ou polyvalent

Explication

Un phage est homogène, ou polyvalent, lorsque toutes ses protéines PIII ou PVIII sont fusionnées au peptide présenté. Le terme hétérogène désigne une fusion partielle, et monovalent correspond à cette présentation partielle plutôt qu’à la fusion de toutes les copies.

16. Pour créer une banque présentant des peptides aléatoires sur des phages, quelle construction faut-il réaliser ?

Cloner des séquences VH et VL dans le génome phagique, fusionnées à pIII ou pVIII
Cloner des oligonucléotides aléatoires de type NNK dans le génome bactérien, fusionnés à pIII ou pVIII
Cloner des oligonucléotides aléatoires de type NNK dans le génome phagique, fusionnés à pIII ou pVIII
Cloner des oligonucléotides aléatoires de type NNK dans le génome phagique, sans fusion à une capside

Cloner des oligonucléotides aléatoires de type NNK dans le génome phagique, fusionnés à pIII ou pVIII

Explication

Une banque de peptides est construite en clonant des oligonucléotides synthétiques aléatoires, par exemple de type NNK, dans le génome phagique et en les fusionnant à pIII ou pVIII. Les séquences VH et VL concernent les banques d’anticorps, l’absence de fusion empêche la présentation attendue, et le génome bactérien n’est pas le vecteur indiqué.

17. Une banque doit couvrir toutes les séquences possibles de peptides de 4 acides aminés. Combien de séquences différentes faut-il prévoir ?

8080 séquences
160 000160\,000 séquences
88558855 séquences
256256 séquences

$$160\,000$$ séquences

Explication

Chaque position peut contenir l’un des 20 acides aminés, donc le nombre de séquences est 204=160 00020^4 = 160\,000. Le calcul 20×420 \times 4 traite à tort les positions de façon additive, (204)\binom{20}{4} ignore l’ordre, et 444^4 inverse le nombre de positions et celui des choix.

18. Un laboratoire veut choisir un fragment d’anticorps d’environ 60 kDa comprenant les domaines constants associés aux régions variables. Quel fragment correspond à ce profil ?

Le Fab recombinant, constitué de VH-CH1 et de VL
Le ScFv, constitué de VH-CH1 et de VL-CL
Le Fab recombinant, constitué de VH-CH1 et de VL-CL
Le ScFv, constitué de VH et de VL

Le Fab recombinant, constitué de VH-CH1 et de VL-CL

Explication

Le Fab recombinant pèse environ 60 kDa et comprend les domaines VH-CH1 et VL-CL. Le ScFv est plus petit, environ 30 kDa, et ne comprend que VH et VL; omettre CL ou attribuer les domaines constants au ScFv confond les architectures.

19. Une équipe recherche des anticorps de haute affinité après exposition à un antigène et accepte de travailler avec une banque moins grande. Quel type de banque répond à ce choix ?

Une banque naïve, généralement plus grande et enrichie en anticorps de plus haute affinité
Une banque naïve, généralement plus petite et enrichie en anticorps de plus haute affinité
Une banque immunisée, généralement plus petite et enrichie en anticorps de plus haute affinité
Une banque immunisée, généralement plus petite et enrichie en anticorps de faible à moyenne affinité

Une banque immunisée, généralement plus petite et enrichie en anticorps de plus haute affinité

Explication

Les banques immunisées proviennent de donneurs exposés à un antigène; elles sont plus petites et contiennent des anticorps de plus haute affinité. Le profil des banques naïves correspond à des donneurs non immunisés et à une plus grande diversité, tandis que l’affinité faible à moyenne est attribuée à ces banques naïves.

20. Une banque de phages est mise en présence d’une cible immobilisée. Quelle succession d’étapes constitue le biopanning ?

Mettre en contact avec la cible, laver les non-liés, éluer les non-liés, puis réamplifier les retenus
Mettre en contact avec la cible, laver les non-liés, éluer les retenus, puis séquencer sans réamplification
Mettre en contact avec la cible, laver les non-liés, éluer les retenus, puis les réamplifier dans des bactéries
Mettre en contact avec la cible, réamplifier les non-liés, éluer les retenus, puis les laver

Mettre en contact avec la cible, laver les non-liés, éluer les retenus, puis les réamplifier dans des bactéries

Explication

Le biopanning comprend le contact avec la cible immobilisée, le lavage des phages non liés, l’élution des phages retenus et leur réamplification bactérienne. Réamplifier avant le lavage, éluer les non-liés ou omettre la réamplification ne respecte pas cette succession.

21. Après une sélection, une équipe veut déterminer la séquence du peptide présenté par chaque phage positif isolé. Quelle procédure doit-elle suivre ?

Individualiser les phages par infection bactérienne, extraire l’ADN de la cible et séquencer sa région codante
Individualiser les phages par infection bactérienne, extraire l’ADN phagique de chaque clone et séquencer la région codante présentée
Séquencer la banque entière, puis infecter des bactéries et extraire l’ADN phagique de chaque clone
Infecter des bactéries avec un mélange de phages, extraire l’ADN phagique commun et séquencer la région codante

Individualiser les phages par infection bactérienne, extraire l’ADN phagique de chaque clone et séquencer la région codante présentée

Explication

Les phages sont d’abord individualisés par infection bactérienne; l’ADN phagique de chaque clone est ensuite extrait afin de séquencer la région codant le peptide ou le fragment d’anticorps présenté. Séquencer la banque en amont, analyser l’ADN de la cible ou conserver un mélange empêche d’associer chaque séquence à un clone distinct.

22. Un phage sélectionné se fixe à la surface utilisée lors de l’expérience, mais cette fixation n’est pas due à une interaction avec la cible. Quel problème cela crée-t-il ?

Un faux négatif, car le phage ne s’est pas fixé à la surface
Une preuve de spécificité, car la sélection enrichit les phages retenus
Un vrai positif, car toute fixation à la surface révèle une reconnaissance de la cible
Un faux positif, car la fixation à la surface peut être indépendante de la cible

Un faux positif, car la fixation à la surface peut être indépendante de la cible

Explication

Une fixation non spécifique aux surfaces peut faire paraître positif un phage qui ne reconnaît pas la cible: elle produit donc un faux positif et justifie une caractérisation. La confondre avec une liaison spécifique, avec un faux négatif ou avec une preuve issue de l’enrichissement attribue à tort une spécificité au signal.

23. Lors d’un test d’inhibition, l’antigène libre est ajouté à un phage présentant un peptide qui semble se lier à un anticorps. Quel résultat soutient une liaison spécifique ?

L’antigène libre déplace le peptide présenté par le phage
L’antigène libre augmente la fixation du peptide présenté
L’antigène libre déplace le phage de la surface sans affecter la liaison peptide-anticorps
L’antigène libre ne modifie pas la fixation du peptide présenté

L’antigène libre déplace le peptide présenté par le phage

Explication

Si la liaison entre le peptide présenté et l’anticorps est spécifique, l’antigène libre doit concurrencer le peptide et le déplacer. L’absence de déplacement indique un faux positif; une augmentation de la fixation ou un détachement du phage sans compétition ne démontre pas cette spécificité.

24. Une équipe veut présenter des protéines sans recourir à un phage. Quelle caractéristique distingue à cet égard le ribosome display et le mRNA display du phage display ?

Le ribosome display repose sur des cellules, contrairement au mRNA display.
Ce sont des systèmes in vitro qui utilisent un phage auxiliaire.
Le mRNA display utilise un phage, mais pas le ribosome display.
Ce sont des systèmes entièrement in vitro sans phage.

Ce sont des systèmes entièrement in vitro sans phage.

Explication

Le ribosome display et le mRNA display sont des systèmes entièrement in vitro qui ne reposent pas sur un phage. L’idée d’un phage auxiliaire confond ces méthodes avec le phage display, tandis que les deux autres réponses attribuent à tort une dépendance au phage ou aux cellules.

25. Lors d’une expérience de ribosome display, une équipe remplace le codon stop de l’ARNm par une séquence SecM. Quel effet cherche-t-elle à obtenir ?

Fixer la puromycine à la protéine nouvellement synthétisée.
Déclencher la dissociation du ribosome après la synthèse de la protéine.
Empêcher la dissociation du ribosome et stabiliser le complexe ternaire.
Déporter la protéine à l’extérieur du ribosome grâce à un peptide non structuré.

Empêcher la dissociation du ribosome et stabiliser le complexe ternaire.

Explication

Le remplacement du codon stop par SecM stabilise le complexe ARNm-ribosome-protéine en empêchant la dissociation du ribosome. La dissociation, l’attachement de la puromycine et le déport de la protéine correspondent à des fonctions attribuées à tort à SecM.

26. Après avoir récupéré sur des billes des complexes de ribosome display liés à leur cible, quelle suite d’étapes permet d’identifier la protéine présentée ?

Éluer les complexes, récupérer leur ARNm, effectuer une RT-PCR puis séquencer.
Éluer les complexes, amplifier la protéine, effectuer une RT-PCR puis séquencer.
Éluer les complexes, récupérer leur ARNm, effectuer une traduction puis séquencer.
Séquencer les complexes, récupérer leur ARNm, effectuer une RT-PCR puis éluer.

Éluer les complexes, récupérer leur ARNm, effectuer une RT-PCR puis séquencer.

Explication

Les complexes retenus sont élués, puis leur ARNm est récupéré, rétrotranscrit et amplifié par RT-PCR avant le séquençage. Séquencer avant la récupération inverse l’ordre, la traduction remplace à tort la rétrotranscription et l’amplification porte sur l’ARNm, non sur la protéine.

27. Dans une préparation de mRNA display, un ADN linker muni de puromycine est ajouté à l’extrémité 3’ de l’ARNm. Que se passe-t-il lorsque le ribosome atteint la jonction ARN-ADN ?

La puromycine entre dans le site A et se lie à la protéine nouvellement synthétisée.
SecM entre dans le site A et maintient le ribosome lié à l’ARNm.
La puromycine entre dans le site P et se lie à l’ARNm.
Le peptide non structuré entre dans le site A et déporte la protéine.

La puromycine entre dans le site A et se lie à la protéine nouvellement synthétisée.

Explication

À la jonction ARN-ADN, la puromycine portée par le linker entre dans le site A et se lie à la protéine nouvellement synthétisée. SecM stabilise le complexe en ribosome display, tandis que le site P et le peptide non structuré ne décrivent pas ce mécanisme.

28. Un peptide sélectionné avec un anticorps possède une séquence identique ou très proche de celle de l’antigène qui a induit cet anticorps. De quel type d’épitope s’agit-il ?

Un épitope continu.
Un épitope conformationnel sans séquence correspondante.
Un mimotope sans homologie de séquence.
Un partenaire d’interaction de l’anticorps.

Un épitope continu.

Explication

Une séquence identique ou très proche de celle de l’antigène caractérise un épitope continu. Un mimotope se distingue par l’absence d’homologie de séquence, et les deux autres réponses ne désignent pas la catégorie définie par cette similitude.

29. Un anticorps se lie à un peptide dont la séquence ne présente aucune homologie avec celle de l’antigène qui a induit cet anticorps. Comment appelle-t-on ce peptide ?

L’antigène d’origine portant la séquence homologue.
Un mimotope qui mime l’épitope reconnu.
Un épitope continu qui reprend la séquence de l’antigène.
Un peptide non reconnu par l’anticorps.

Un mimotope qui mime l’épitope reconnu.

Explication

Un mimotope n’a pas d’homologie de séquence avec l’antigène, mais peut être reconnu parce qu’il mime l’épitope; il constitue un équivalent linéaire d’un épitope conformationnel. L’épitope continu implique une séquence identique ou proche, et l’absence d’homologie n’empêche pas la liaison.

30. Une équipe veut repérer, dans une banque de phages d’anticorps, ceux qui présentent un fragment reconnaissant un antigène tumoral choisi. Que doit-elle sélectionner ?

Les phages présentant l’antigène capable de reconnaître un fragment d’anticorps
Les phages présentant un fragment qui se lie à un récepteur de la cellule tumorale
Les phages présentant un fragment d’anticorps qui reconnaît cet antigène
Les phages qui produisent l’antigène tumoral choisi

Les phages présentant un fragment d’anticorps qui reconnaît cet antigène

Explication

La sélection se fait à partir d’un antigène choisi et retient les phages dont le fragment d’anticorps le reconnaît. Présenter l’antigène inverse le dispositif, la liaison à un récepteur relève d’un autre objectif et produire l’antigène ne correspond pas au critère de sélection.

31. Une équipe construit une banque d’anticorps à partir de donneurs humains, puis sélectionne des fragments par phage display pour un projet thérapeutique en cancérologie. Quel type d’anticorps monoclonaux peut-elle obtenir ?

Des anticorps monoclonaux entièrement humains
Des anticorps polyclonaux issus de donneurs humains
Des anticorps monoclonaux obtenus par hybridomes de souris
Des anticorps monoclonaux entièrement murins

Des anticorps monoclonaux entièrement humains

Explication

Une banque construite à partir de donneurs humains permet de sélectionner des anticorps monoclonaux entièrement humains, présentant un intérêt thérapeutique, notamment en cancérologie. Les hybridomes de souris relèvent de l’immunisation animale, l’origine murine contredit celle de la banque et la sélection vise des anticorps monoclonaux, non polyclonaux.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 64 flashcards sur Phage display et techniques de sélection.

Qu’est-ce que le phage display ?

Une technique présentant des peptides ou des protéines à la surface d’un phage filamenteux.

Quelle séquence est insérée dans le génome lors de la construction d’un phage display ?

La séquence codant la molécule d’intérêt, fusionnée à celle d’une protéine de surface.

Dans le phage display, qu’est-ce qui constitue le phénotype ?

La protéine présentée à la surface du phage.

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