QCM : Politiques sociales et protection sociale (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction caractérise une politique sociale menée par les pouvoirs publics ?

Répondre aux problèmes sociaux et préserver la cohésion sociale par des lois, des mesures et des actions.
Définir les valeurs communes sans intervenir sur les difficultés rencontrées par la population.
Mesurer les inégalités de revenus afin de fixer le seuil de pauvreté de la population.
Remplacer les liens sociaux par des aides attribuées au cas par cas par des associations.

Répondre aux problèmes sociaux et préserver la cohésion sociale par des lois, des mesures et des actions.

Explication

Une politique sociale regroupe des lois, des mesures et des actions publiques visant à répondre aux problèmes sociaux et à préserver la cohésion sociale. La mesure des revenus et du seuil de pauvreté relève d’un indicateur, et non de la définition d’une politique sociale.

2. Une personne dispose de revenus trop faibles pour couvrir ses besoins essentiels et se trouve isolée de ses proches : quelle distinction décrit correctement ces deux difficultés ?

La pauvreté correspond à l’insuffisance de ressources, tandis que l’exclusion sociale renvoie à la rupture des liens sociaux.
La pauvreté mesure la fragilité des liens sociaux, tandis que l’exclusion sociale désigne le manque de biens matériels.
La pauvreté désigne la rupture des liens sociaux, tandis que l’exclusion sociale correspond à des revenus sous un seuil.
La pauvreté correspond à une absence d’emploi, tandis que l’exclusion sociale désigne toute situation de faibles revenus.

La pauvreté correspond à l’insuffisance de ressources, tandis que l’exclusion sociale renvoie à la rupture des liens sociaux.

Explication

La pauvreté concerne l’insuffisance de ressources pour satisfaire les besoins élémentaires, alors que l’exclusion sociale désigne une mise à l’écart liée à une rupture des liens sociaux. Un revenu inférieur à un seuil caractérise la pauvreté monétaire, pas l’exclusion sociale.

3. Quel changement concernant l’aide aux personnes apparaît avec la Révolution française de 1789 ?

La charité religieuse devient le fondement des politiques sociales, tandis que l’État délègue l’aide aux corporations.
La solidarité entre cotisants et bénéficiaires remplace l’aide aux indigents organisée par les familles et les rois.
L’idée d’un droit à l’aide de la société émerge, et l’État se substitue progressivement à l’Église dans une logique d’assistance.
Les collectivités locales prennent en charge l’assistance, tandis que l’Église conserve la responsabilité principale.

L’idée d’un droit à l’aide de la société émerge, et l’État se substitue progressivement à l’Église dans une logique d’assistance.

Explication

La Révolution française fait émerger l’idée d’un droit à l’aide de la société et marque la substitution progressive de l’État à l’Église selon le principe d’assistance. La solidarité entre cotisants et bénéficiaires relève de l’assurance et ne caractérise pas ce changement de 1789.

4. Comment distinguer la solidarité par assurance de la solidarité par assistance ?

L’assurance repose sur l’aide des pouvoirs publics aux personnes démunies, tandis que l’assistance relie les actifs aux retraités.
L’assurance concerne les relations entre actifs et retraités, tandis que l’assistance repose sur les cotisations des personnes aidées.
L’assurance organise une solidarité entre cotisants et bénéficiaires, tandis que l’assistance aide les personnes vulnérables sans contribution directe.
L’assurance aide les personnes vulnérables sans contribution, tandis que l’assistance organise une solidarité entre cotisants et bénéficiaires.

L’assurance organise une solidarité entre cotisants et bénéficiaires, tandis que l’assistance aide les personnes vulnérables sans contribution directe.

Explication

L’assurance organise une solidarité entre personnes qui cotisent et personnes qui bénéficient de la protection, tandis que l’assistance aide les personnes démunies ou vulnérables sans contribution directe. L’aide sans contribution correspond donc à l’assistance, et non à l’assurance.

5. Qu’est-ce qu’une politique transversale ?

Une politique qui décloisonne plusieurs domaines d’intervention pour traiter différentes facettes des problèmes sociaux
Une politique qui cible une population particulière en fonction de besoins qui lui sont propres
Une politique qui répond à un besoin social précis dans un secteur comme la santé ou le logement
Une politique qui couvre collectivement les risques sociaux et contribue à corriger les inégalités

Une politique qui décloisonne plusieurs domaines d’intervention pour traiter différentes facettes des problèmes sociaux

Explication

Une politique transversale articule plusieurs domaines afin de prendre en compte simultanément différents aspects des problèmes sociaux. Une politique sectorielle, en revanche, se concentre sur un besoin relevant d’un domaine précis.

6. Dans une démarche d’accompagnement social, qui construit le projet et quel rôle joue le professionnel ?

Les acteurs du territoire établissent le projet et le professionnel en coordonne le financement.
Le professionnel définit le projet et demande à l’usager de suivre les étapes prévues.
L’usager construit son projet avec l’appui du professionnel et reste acteur de ses choix.
L’usager reçoit une aide sans engagement et le professionnel vérifie son admissibilité.

L’usager construit son projet avec l’appui du professionnel et reste acteur de ses choix.

Explication

L’accompagnement social repose sur un engagement volontaire où l’usager construit son projet avec l’aide du travailleur social et demeure acteur de ses choix. À la différence de l’assistance, il ne s’agit pas simplement de recevoir une aide directe couvrant les besoins essentiels.

7. Quel est le rôle d’une prise en charge collective face à un risque social ?

Garantir un revenu identique à toute personne exposée à un événement incertain
Prévenir les changements démographiques en limitant les dépenses de santé
Financer les projets de vie choisis par les ménages sans lien avec leurs besoins
Compenser une baisse de revenus ou une hausse de dépenses qui menace le niveau de vie

Compenser une baisse de revenus ou une hausse de dépenses qui menace le niveau de vie

Explication

La prise en charge collective vise à protéger le niveau de vie lorsque l’événement entraîne une baisse de revenus, une hausse de dépenses, ou les deux. Garantir un revenu identique à tous ne correspond pas à cette fonction, qui répond à des risques pouvant affecter différemment les personnes.

8. Quelle loi marque la première étape de l’assurance vieillesse en France, avant l’instauration des assurances sociales obligatoires ?

La loi du 30 avril 1930
La loi du 11 mars 1932
La loi du 5 avril 1910
L’ordonnance du 4 octobre 1945

La loi du 5 avril 1910

Explication

La loi du 5 avril 1910 constitue une première étape de l’assurance vieillesse, mais son application facultative en limitait la portée. La loi de 1930 instaure les assurances sociales obligatoires et concerne plusieurs risques, pas cette première étape de l’assurance vieillesse.

9. En quoi le modèle bismarckien diffère-t-il du modèle de Beveridge quant au fondement et au financement de la protection sociale ?

Le premier finance l’assistance par l’impôt, tandis que le second réserve l’assurance aux salariés financés par leurs cotisations.
Le premier lie la protection au travail et aux cotisations, tandis que le second vise les citoyens et repose sur l’impôt et l’État.
Le premier organise une protection universelle par l’État, tandis que le second couvre les travailleurs grâce aux seules cotisations patronales.
Le premier vise les citoyens et repose sur l’impôt, tandis que le second lie la protection au travail et aux cotisations.

Le premier lie la protection au travail et aux cotisations, tandis que le second vise les citoyens et repose sur l’impôt et l’État.

Explication

Le modèle bismarckien rattache la protection au travail et la finance par les cotisations des salariés et des employeurs, alors que Beveridge privilégie une couverture de tous les citoyens financée par l’impôt sous l’autorité de l’État. L’option qui inverse ces caractéristiques attribue à chaque modèle les principes de l’autre.

10. Pourquoi la couverture complémentaire est-elle ajoutée à la couverture de base dans l’architecture de la protection sociale ?

Pour remplacer les régimes liés aux différentes catégories d’assurés
Pour organiser la prise en charge des risques selon les professions
Pour renforcer la protection apportée par la couverture de base
Pour financer les prestations d’assistance par les cotisations salariales

Pour renforcer la protection apportée par la couverture de base

Explication

La couverture complémentaire ajoute une protection à celle de base, qui organise déjà la prise en charge de plusieurs risques sociaux. Les régimes professionnels organisent la protection selon les catégories d’assurés, mais ne constituent pas la fonction de la couverture complémentaire.

11. Après le remboursement de la Sécurité sociale, comment une complémentaire santé peut-elle réduire les frais restant à payer pour un soin ?

En remboursant les cotisations versées par l’employeur pour financer la couverture de base
En versant des indemnités de remplacement lorsque la personne cesse temporairement de travailler
En remplaçant le régime obligatoire par une couverture réservée aux personnes sans emploi
En prenant en charge une partie de l’écart entre le coût réel du soin et le remboursement de la Sécurité sociale

En prenant en charge une partie de l’écart entre le coût réel du soin et le remboursement de la Sécurité sociale

Explication

La complémentaire santé peut couvrir tout ou partie de la différence entre le coût réel des soins et la part remboursée par la Sécurité sociale. Les indemnités de remplacement relèvent plutôt des prestations en espèces, et non du remboursement des frais de santé.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Politiques sociales et protection sociale.

Qu’est-ce qu’une politique sociale ?

Un ensemble de lois, de mesures et d’actions publiques visant à répondre aux problèmes sociaux et à préserver la cohésion sociale.

Qu’est-ce qu’un problème social ?

Une situation qui menace l’intégration des personnes et les valeurs d’une société, notamment sa cohésion sociale.

À la fin du XIXe siècle, quel principe fonde les politiques sociales ?

La solidarité.

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