QCM : Psychologie cognitive du développement (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet général de la psychologie ?

Décrire l’évolution des comportements au cours de la vie
Étudier les caractères et les comportements en lien avec l’environnement
Soigner l’individu en considérant son histoire personnelle
Étudier les bases neuronales qui produisent les comportements

Étudier les caractères et les comportements en lien avec l’environnement

Explication

La psychologie cherche à connaître objectivement les activités mentales et les comportements en fonction de l’environnement. Les bases neuronales relèvent des neurosciences, le soin caractérise la psychologie clinique et l’évolution avec l’âge relève de la psychologie du développement.

2. Une équipe étudie les mécanismes neuronaux associés à une tâche cognitive, tandis qu’une autre accompagne une personne en tenant compte de son histoire et de ses besoins de soin. Quelle association identifie correctement leurs approches ?

Psychologie sociale pour les mécanismes neuronaux, psychologie clinique pour l’accompagnement global
Psychologie clinique pour les mécanismes neuronaux, neurosciences pour l’accompagnement global
Neurosciences pour les mécanismes neuronaux, psychologie clinique pour l’accompagnement global
Neurosciences pour les mécanismes neuronaux, psychologie du développement pour l’accompagnement global

Neurosciences pour les mécanismes neuronaux, psychologie clinique pour l’accompagnement global

Explication

Les neurosciences étudient les bases biologiques et neuronales du comportement et de la cognition, tandis que la psychologie clinique considère l’individu dans sa globalité et vise le soin. Inverser les approches confond leurs objets; la psychologie sociale étudie les relations sociales, et le développement examine l’évolution avec l’âge.

3. Un chercheur examine comment une personne encode des informations, les conserve et les mobilise pour acquérir de nouvelles connaissances. Quelle branche correspond à cette démarche ?

La psychologie clinique
La psychologie cognitive
La psychologie sociale
La psychologie du développement

La psychologie cognitive

Explication

La psychologie cognitive étudie les activités mentales qui permettent d’acquérir des connaissances et considère l’humain comme un système de traitement de l’information. Le soin clinique, l’évolution avec l’âge et les relations sociales caractérisent d’autres branches.

4. Une étude suit les changements de mémoire et de comportement d’un groupe de la petite enfance jusqu’au grand âge, en tenant compte de son environnement. Quelle branche étudie ce phénomène ?

La psychologie cognitive
La psychologie du développement
La psychologie sociale
Les neurosciences

La psychologie du développement

Explication

La psychologie du développement étudie l’évolution avec l’âge des activités mentales et des comportements, de la naissance à la mort, en fonction de l’environnement. Le traitement de l’information relève de la psychologie cognitive, les relations sociales de la psychologie sociale, et les bases neuronales des neurosciences.

5. Après avoir perçu une odeur, une personne l’interprète, la mémorise, la retrouve plus tard et s’en sert pour choisir un plat. Quel processus général décrit cette suite d’opérations ?

La perception sensorielle
La cognition
La mémorisation
La commande motrice

La cognition

Explication

La cognition comprend la transformation, l’élaboration, le stockage, la récupération et l’utilisation de l’information sensorielle. La perception n’en est qu’un aspect, la mémorisation n’en couvre qu’une partie, et la commande motrice n’explique pas l’ensemble des opérations décrites.

6. Pour classer des opérations mentales, une étudiante distingue le raisonnement et la prise de décision des processus élémentaires. Quel ensemble regroupe ces deux processus de haut niveau ?

La motricité et les fonctions exécutives
La perception et l’émotion
La perception et la motricité
Le raisonnement et la prise de décision

Le raisonnement et la prise de décision

Explication

Le raisonnement et la prise de décision font partie des processus cognitifs de haut niveau, avec la mémoire et les fonctions exécutives. La perception, la motricité et l’émotion sont également des processus cognitifs, mais ils sont classés parmi les processus élémentaires.

7. Une équipe compare les mécanismes de pensée d’un animal, d’un humain et d’un système artificiel afin de les modéliser. Quel domaine correspond à cette recherche ?

La psychologie cognitive
Les sciences cognitives
Les neurosciences
La linguistique

Les sciences cognitives

Explication

Les sciences cognitives étudient et modélisent les mécanismes de la pensée humaine, animale ou artificielle, ainsi que ceux de tout système cognitif. La psychologie cognitive se concentre sur les activités mentales humaines, les neurosciences sur les bases biologiques et neuronales, et la linguistique sur les langues.

8. Un chercheur considère qu’un nouveau-né ne possède pas de connaissances déjà constituées et que son esprit se forme au fil de ses apprentissages. Quelle conception adopte-t-il ?

L’associationnisme
L’innéisme
La conception platonicienne de la perception
L’empirisme

L’empirisme

Explication

L’empirisme décrit l’esprit comme vierge à la naissance et façonné par les apprentissages. L’innéisme invoque un savoir antérieur à l’expérience, la conception platonicienne situe les perceptions dans l’esprit et l’associationnisme concerne les liens entre idées.

9. Quelle idée Platon défend-il au sujet de la perception ?

Elle est une production de l’esprit plutôt qu’une dérivation des sensations.
Elle résulte de l’association entre des images et des idées.
Elle se construit par les apprentissages à partir des expériences.
Elle est la réminiscence d’un savoir antérieur à l’expérience.

Elle est une production de l’esprit plutôt qu’une dérivation des sensations.

Explication

Pour Platon, les perceptions sont des productions de l’esprit et ne dérivent pas des sensations. La construction par l’expérience correspond à l’empirisme, les réminiscences à l’innéisme et les associations entre idées à une autre conception historique.

10. Une théorie psychologique s’appuie sur l’introspection subjective, ne mesure pas les phénomènes mentaux et ne porte que sur l’adulte. Quel ensemble de critiques correspond à ces limites ?

Influence de la physiologie, de la physique et de la médecine.
Évaluation par des tests d’intelligence et des résultats mesurés.
Explication par l’évolution et par un système nerveux partagé.
Subjectivité, absence de mesure et centrage sur l’homme adulte.

Subjectivité, absence de mesure et centrage sur l’homme adulte.

Explication

La psychologie philosophique est critiquée pour la subjectivité de l’introspection, l’absence de mesure et son centrage sur l’homme adulte. Les disciplines voisines, l’évolution et les tests relèvent d’autres aspects du développement de la psychologie scientifique.

11. Une équipe veut situer le point de départ de la transition évolutionniste en psychologie et relier les mécanismes psychologiques à l’évolution du système nerveux. Quel ouvrage et quelle date doit-elle retenir ?

Le traité de psychologie physiologique, publié en 1873.
L’origine des espèces, publiée en 1859.
Le premier test d’intelligence, réalisé par Binet.
Les travaux de Ribot sur la psychologie, en 1870.

L’origine des espèces, publiée en 1859.

Explication

Darwin publie L’origine des espèces en 1859, ce qui conduit à penser les mécanismes psychologiques comme issus d’un système nerveux ayant évolué. Le traité de Wundt date de 1873, tandis que Binet est associé au premier test d’intelligence.

12. Quel courant Watson fonde-t-il en 1913 pour étudier les faits psychologiques objectivement observables, notamment les stimuli et les comportements ?

Le behaviorisme
Le cognitivisme
La psychologie introspective
La psychanalyse

Le behaviorisme

Explication

Watson fonde le behaviorisme en 1913, courant qui se concentre sur les faits psychologiques observables. Le cognitivisme étudie les activités mentales, les années 1950 correspondent au développement de la psychologie cognitive, et l’introspection n’est pas le courant fondé par Watson.

13. Une personne apprend, au fil de ses expériences, à s’arrêter au son d’une alarme. Comment le behaviorisme rend-il compte de cette conduite ?

Comme une interprétation mentale du signal
Comme une représentation symbolique de l’alarme
Comme une réponse apprise à un stimulus
Comme une réaction innée indépendante de l’expérience

Comme une réponse apprise à un stimulus

Explication

Le behaviorisme conçoit le comportement comme une réponse à des stimuli, apprise lors d’interactions antérieures avec l’environnement. L’interprétation mentale relève du schéma cognitif, l’indépendance de l’apprentissage contredit le rôle des expériences passées, et la représentation symbolique est une notion cognitive.

14. Une consigne ambiguë est présentée à une personne, qui l’interprète avant de choisir une réponse. Dans le schéma cognitif, quel processus intervient entre la stimulation et la réponse ?

Le déclenchement direct de la réponse par le stimulus
L’apprentissage antérieur remplaçant l’analyse mentale
Le filtrage et l’interprétation des stimulations
La réponse comportementale précédant la stimulation

Le filtrage et l’interprétation des stimulations

Explication

En psychologie cognitive, les activités mentales filtrent, interprètent et analysent les stimulations entre le stimulus et la réponse. Le déclenchement direct sans médiation correspond au schéma behavioriste, tandis que l’apprentissage antérieur ne remplace pas le rôle de ces activités mentales et que la réponse ne précède pas la stimulation.

15. Laquelle de ces descriptions correspond à une représentation mentale ?

Une représentation symbolique et abstraite de l’information
Une image visuelle excluant les autres formes sensorielles
Un comportement observable produit en réponse à un stimulus
Une copie matérielle et concrète de l’objet extérieur

Une représentation symbolique et abstraite de l’information

Explication

Une représentation mentale est symbolique et abstraite et peut prendre diverses formes, comme une image, un son, une odeur, un nom, une sensation ou un affect. Une copie matérielle confond représentation et support, l’image visuelle est une forme possible mais non la définition entière, et un comportement observable n’est pas une représentation mentale.

16. Une équipe observe un phénomène, élabore une théorie, en tire une prédiction, puis réalise une expérience. Quelle étape du cycle scientifique vient après cette expérience ?

Revenir à l’observation
Formuler la théorie
Réaliser une expérience supplémentaire
Établir une prédiction

Revenir à l’observation

Explication

La démarche scientifique est un cycle observation–théorie–prédiction–expérience, puis elle revient à l’observation pour poursuivre le cycle. La théorie et la prédiction précèdent l’expérience dans ce schéma, et la répétition d’une expérience n’est pas l’étape indiquée après elle.

17. Après avoir formulé une question de recherche et consulté les connaissances existantes, une chercheuse propose une hypothèse. Quelle étape vient ensuite dans la démarche scientifique ?

Valider l’hypothèse
Effectuer l’analyse statistique
Communiquer les résultats
Réaliser une expérience

Réaliser une expérience

Explication

Après la question de départ, la revue théorique et l’hypothèse, la démarche prévoit l’expérience, puis l’analyse statistique et la validation ou non de l’hypothèse. Communiquer les résultats intervient plus tard, et l’analyse ainsi que la validation nécessitent les données issues de l’expérience.

18. Une équipe souhaite étudier des activités mentales qui ne sont pas directement observables. Pourquoi la psychologie cognitive écarte-t-elle l’introspection comme méthode de recherche ?

Parce qu’elle repose sur une observation subjective de soi
Parce qu’elle mesure objectivement les temps de réaction
Parce qu’elle visualise directement l’activité cérébrale
Parce que les activités mentales ne peuvent faire l’objet d’une étude

Parce qu’elle repose sur une observation subjective de soi

Explication

L’introspection est rejetée parce qu’elle est trop subjective, alors que l’étude d’activités mentales non observables requiert une méthode de recherche. Les temps de réaction relèvent de méthodes comportementales, les activités mentales demeurent étudiables indirectement, et la visualisation cérébrale relève de l’imagerie.

19. Dans une approche de psychologie cognitive, qu’est-ce qui explique que la perception et les actions d’une personne dépendent de sa manière d’interagir avec son environnement ?

Les réponses comportementales indépendantes des représentations mentales
Les informations sensorielles indépendantes des activités mentales
Les activités mentales fondées sur des représentations mentales
Les propriétés de l’environnement indépendantes de l’activité mentale

Les activités mentales fondées sur des représentations mentales

Explication

La psychologie cognitive considère que perceptions, actions et interactions avec l’environnement dépendent d’activités mentales fondées sur des représentations. Les stimuli sensoriels seuls négligent les représentations, les réponses observables ne rendent pas compte des activités mentales, et les propriétés de l’environnement ne suffisent pas à expliquer cette dépendance.

20. Une personne reconnaît un même objet tantôt selon sa forme, tantôt selon sa catégorie, en fonction de la tâche qu’elle doit accomplir. Quelle interprétation convient à cette situation ?

Ses représentations mentales évoluent selon les besoins de la tâche
L’objet perçu change matériellement selon les besoins de la tâche
Les données sensorielles varient nécessairement entre les deux tâches
Ses représentations mentales restent identiques malgré les besoins de la tâche

Ses représentations mentales évoluent selon les besoins de la tâche

Explication

Les représentations mentales ne sont pas figées : elles évoluent avec le temps et les besoins de la tâche. Les tenir pour immuables confond stabilité et plasticité, faire changer matériellement l’objet confond représentation et objet, et invoquer les seules données sensorielles néglige l’influence de la tâche.

21. Une étudiante lit un paragraphe afin d’en tirer une conclusion logique. Quelle succession décrit les traitements mobilisés dans cette lecture ?

Traitement lexical, sensation, perception, traitement syntaxique, intégration, raisonnement syllogistique
Sensation, perception, traitement syntaxique, traitement lexical, intégration, raisonnement syllogistique
Sensation, perception, traitement lexical, intégration, traitement syntaxique, raisonnement syllogistique
Sensation, perception, traitement lexical, traitement syntaxique, intégration, raisonnement syllogistique

Sensation, perception, traitement lexical, traitement syntaxique, intégration, raisonnement syllogistique

Explication

La lecture mobilise successivement la sensation, le traitement perceptif, le traitement lexical, le traitement syntaxique, l’intégration de l’information et le raisonnement syllogistique. Placer le raisonnement avant l’intégration inverse les étapes finales, omettre la syntaxe laisse de côté une étape, et commencer par le traitement lexical saute la sensation.

22. Comment définit-on la plasticité cérébrale ?

La capacité du cerveau à recevoir des informations sensorielles
La capacité du cerveau à modifier l’activité électrique des neurones
La capacité du cerveau à produire de nouveaux neurones
La capacité du cerveau à remodeler les connexions entre ses neurones

La capacité du cerveau à remodeler les connexions entre ses neurones

Explication

La plasticité cérébrale désigne la capacité du cerveau à remodeler les connexions entre ses neurones. La production de neurones, les changements d’activité électrique et la réception sensorielle sont des notions distinctes.

23. Pourquoi la plasticité cérébrale est-elle importante pour acquérir un nouveau savoir et le conserver en mémoire ?

Elle constitue la base des processus de mémoire et d’apprentissage
Elle caractérise un cerveau statique qui conserve ses connexions
Elle intervient dans la compensation des lésions, sans soutenir l’apprentissage
Elle assure la réception sensorielle, sans participer à la mémoire

Elle constitue la base des processus de mémoire et d’apprentissage

Explication

La plasticité cérébrale, qui permet de remodeler les connexions neuronales, constitue la base des processus de mémoire et d’apprentissage. Un cerveau statique contredit cette propriété, la compensation des lésions est un autre rôle de la plasticité, et la réception sensorielle ne décrit pas son lien avec la mémoire.

24. Une personne entend une mélodie familière dans un bruit ambiant et la reconnaît grâce à ses souvenirs. Quel processus décrit cette expérience consciente ?

Le stimulus, phénomène sonore capté par l’oreille
La sensation, limitée à la détection du son
La perception, combinant les informations sensorielles et mnésiques
La réception, activité des récepteurs auditifs

La perception, combinant les informations sensorielles et mnésiques

Explication

La perception est une expérience consciente construite par l’interaction des informations sensorielles ascendantes et des informations descendantes issues de la mémoire. La détection seule relève de la sensation, le phénomène sonore est le stimulus, et la réception désigne ici l’activité des récepteurs.

25. Une substance présente dans l’air peut être détectée par les récepteurs olfactifs. Comment qualifier cette substance au regard de sa capacité à être captée ?

Un récepteur sensoriel
Une perception olfactive
Un stimulus chimique
Une sensation olfactive

Un stimulus chimique

Explication

Un stimulus est un phénomène de l’environnement, physique ou chimique, susceptible d’être capté par un récepteur approprié ; une substance odorante constitue ici un stimulus chimique. La sensation est sa détection, la perception l’expérience consciente et le récepteur l’organe qui le capte.

26. Une personne entend un son, mais ne l’identifie pas encore ni ne lui attribue de signification consciente. Quel processus correspond à la détection du son par ses récepteurs ?

La perception auditive
Le stimulus acoustique
La sensation auditive
La mémoire auditive

La sensation auditive

Explication

La sensation correspond à la détection d’un stimulus par des récepteurs périphériques ou des cellules sensorielles spécialisées. La perception désigne l’expérience consciente, le stimulus est le son lui-même, et la mémoire auditive relève des informations mnésiques.

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Que cherche à connaître objectivement la psychologie en fonction de l’environnement ?

Les activités mentales et les comportements.

Que cherchent à comprendre les neurosciences au sujet du comportement et de la cognition ?

Leurs bases biologiques et neuronales.

Quel objectif la psychologie clinique poursuit-elle en considérant l’individu dans sa globalité ?

Le soin.

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