QCM : Psychologie culturelle et développement (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle synthèse rend compte des différentes définitions de la culture présentées, de 1865 à 1992 ?

Des capacités apprises, des comportements transmis par des symboles, des significations propres à chaque personne et un mode de vie partagé
Des capacités apprises, des comportements transmis sans symboles, des significations transmises entre générations et un mode de vie partagé
Des capacités innées, des comportements transmis par des symboles, des significations transmises entre générations et un mode de vie partagé
Des capacités apprises, des comportements transmis par des symboles, des significations transmises entre générations et un mode de vie partagé

Des capacités apprises, des comportements transmis par des symboles, des significations transmises entre générations et un mode de vie partagé

Explication

Les définitions successives élargissent la culture des capacités apprises aux comportements symboliquement transmis, puis aux significations partagées et au mode de vie d’un groupe. La culture innée confond apprentissage et héritage biologique; l’absence de symboles néglige la définition de 1952; les significations propres à chaque personne écartent leur transmission collective.

2. Une chercheuse compare deux définitions de la culture : celle de 1984 insiste sur les significations transmises entre générations, tandis que celle de 1992 privilégie le mode de vie partagé. Quelle distinction met-elle en évidence ?

En 1984, l’accent porte sur l’apprentissage individuel; en 1992, sur les comportements transmis par symboles
En 1984, l’accent porte sur les comportements transmis par symboles; en 1992, sur l’apprentissage individuel
En 1984, l’accent porte sur la transmission entre générations; en 1992, sur le mode de vie partagé du groupe
En 1984, l’accent porte sur le mode de vie partagé; en 1992, sur la transmission entre générations

En 1984, l’accent porte sur la transmission entre générations; en 1992, sur le mode de vie partagé du groupe

Explication

La définition de 1984 met l’accent sur la transmission des significations d’une génération à l’autre, tandis que celle de 1992 présente la culture comme le mode de vie partagé d’un groupe. Inverser ces accents confond les deux définitions; l’apprentissage individuel et les comportements symboliques renvoient à d’autres formulations.

3. Dans une étude, une participante mobilise ses souvenirs, sa personnalité et ses projets pour interpréter une situation et agir. Quelle conception de la personne cette analyse illustre-t-elle ?

Un être singulier qui interprète et agit dans le monde
Un organisme qui réagit aux sensations sans interpréter la situation
Un membre dont les caractéristiques sont déterminées par son groupe
Un rôle social défini par la position occupée dans un groupe

Un être singulier qui interprète et agit dans le monde

Explication

Une personne est unique et combine notamment corps, cognition, souvenirs, personnalité, expériences et projets pour interpréter et agir. La réduire au statut social néglige ces dimensions; la réaction automatique omet l’interprétation; la rendre interchangeable contredit son caractère singulier.

4. Deux personnes vivent dans le même pays et se réclament du même groupe, mais leurs appartenances et leurs expériences diffèrent. Quelle conclusion est la plus juste concernant leur culture ?

Leurs cultures ne peuvent comporter aucun élément partagé
Leurs cultures sont identiques dès lors qu’elles partagent une appartenance
Leurs cultures peuvent différer malgré leur appartenance commune
Leurs cultures sont déterminées par la frontière nationale commune

Leurs cultures peuvent différer malgré leur appartenance commune

Explication

Une appartenance commune ne rend pas la culture identique pour chaque membre, car les appartenances et les expériences individuelles se superposent et diffèrent. L’identité culturelle automatique confond groupe et individus; l’absence de tout élément partagé va trop loin; la frontière ne suffit pas à déterminer une culture uniforme.

5. Dans une communauté, des pratiques et des outils présents dans l’environnement influencent les façons de penser des personnes; celles-ci transforment ensuite ces pratiques et ces outils. Quelle idée de la psychologie culturelle ce cas illustre-t-il ?

La culture dans la personne façonne l’environnement sans être influencée par lui
La culture dans le monde et celle dans la personne dépendent mutuellement l’une de l’autre
La culture dans le monde façonne les personnes sans être transformée par elles
La culture dans le monde et celle dans la personne sont indépendantes l’une de l’autre

La culture dans le monde et celle dans la personne dépendent mutuellement l’une de l’autre

Explication

La psychologie culturelle conçoit la culture dans le monde et dans la personne comme mutuellement dépendantes dans les relations avec l’environnement. Une influence à sens unique nie la réciprocité, qu’elle parte du monde ou de la personne; l’indépendance sépare à tort ces deux dimensions.

6. Une équipe observe comment des personnes accomplissent une activité dans un milieu social qui change, interprètent ce qu’elle signifie et utilisent des outils pour la réaliser. Quel objet d’étude correspond à la psychologie culturelle ?

Les significations des activités envisagées sans les médiations qui les rendent possibles
Les activités humaines envisagées sans leurs significations ni leur contexte social
Les activités humaines, leurs significations, leur médiation et les personnes dans des environnements sociaux changeants
Les caractéristiques des personnes isolées de leurs activités et de leur environnement social

Les activités humaines, leurs significations, leur médiation et les personnes dans des environnements sociaux changeants

Explication

La psychologie culturelle étudie les activités humaines, leurs significations dans des environnements donnés, leur médiation et les personnes uniques en contexte social changeant. Négliger les significations ou la médiation écarte des dimensions de cet objet; isoler les personnes supprime leur inscription dans l’environnement social.

7. Quelle conception du développement humain évite de le réduire à une progression suivie d’un déclin ?

Un parcours qui décline après une période de progrès
Une progression qui s’arrête au début de l’âge adulte
Une amélioration constante jusqu’à la vieillesse
Un processus qui se poursuit tout au long de la vie

Un processus qui se poursuit tout au long de la vie

Explication

Le développement humain se poursuit durant toute la vie et ne se résume pas à une phase de progrès suivie d’un déclin. L’arrêt à l’âge adulte le limite trop tôt, l’amélioration constante suppose une progression linéaire et le déclin après le progrès reprend précisément la conception à écarter.

8. Une équipe représente le développement par un parcours circulaire plutôt que par une montée en escalier. Que révèle ce choix de représentation ?

Une mesure du développement déterminée par les capacités biologiques
Une preuve que le développement suit une évolution sans changement
Une forme universelle du développement indépendante des conceptions sociales
Une manière de concevoir le développement façonnée par la culture et la société

Une manière de concevoir le développement façonnée par la culture et la société

Explication

Les représentations en escalier, circulaires ou bifurquantes sont des façons culturellement et socialement construites de concevoir le développement. Les traiter comme une mesure biologique confond représentation et mesure, tandis que les dire universelles ou sans influence sociale nie leur construction culturelle.

9. Qu’est-ce qui caractérise l’univers dans lequel un enfant naît et qui oriente ses premières expériences et interactions ?

Un univers matériel organisé sans attentes ni croyances
Un univers matériel et symbolique fait d’attentes, d’affects et de croyances
Un univers symbolique limité aux traditions religieuses familiales
Un univers défini par les choix personnels déjà établis de l’enfant

Un univers matériel et symbolique fait d’attentes, d’affects et de croyances

Explication

Dès sa naissance, l’enfant est entouré d’un univers culturel à la fois matériel et symbolique, composé notamment d’attentes, d’affects et de croyances qui orientent ses premières expériences. Le réduire aux objets matériels écarte sa dimension symbolique, tandis que les choix personnels déjà établis et les seules traditions religieuses ne rendent pas compte de cet ensemble.

10. Des parents s’attendent à ce que leur enfant soit autonome très tôt et adaptent leurs pratiques à cette attente. Comment nomme-t-on leur modèle culturel au sujet de l’enfant ?

Une tradition de naissance culturelle
Un univers culturel matériel et symbolique
Une fonction programmatique du prénom
Une ethnothéorie parentale

Une ethnothéorie parentale

Explication

L’ethnothéorie parentale est le modèle culturel que les parents ont au sujet de leurs enfants; leurs attentes concernant l’autonomie en sont un exemple. La tradition religieuse concerne la naissance culturelle, l’univers matériel et symbolique englobe le contexte de l’enfant, et la fonction programmatique renvoie aux attentes associées à son prénom.

11. Lorsqu’une personne utilise un outil ou un signe pour établir un lien entre son activité et son environnement, quel concept décrit ce processus ?

La médiation
L’apprentissage autonome
L’équifinalité
L’action matérielle

La médiation

Explication

La médiation est l’intervention d’outils ou de signes qui relient l’activité humaine au monde matériel ou à l’esprit. L’apprentissage autonome omet cette intervention, l’action matérielle confond médiation et fonction des outils, et l’équifinalité concerne les voies menant à un même état final.

12. Une élève pose une carte près de son bureau pour se rappeler de rendre un devoir. Dans cette situation, quelle fonction la carte remplit-elle ?

Un signe qui agit sur l’esprit comme stimulus auxiliaire
Une aide qui permet de réaliser une tâche avec autrui
Un outil qui transforme le monde matériel
Une voie de développement menant à une compétence

Un signe qui agit sur l’esprit comme stimulus auxiliaire

Explication

La carte sert de signe parce qu’elle agit sur l’esprit comme stimulus auxiliaire en rappelant la tâche. La transformation matérielle correspond à la fonction d’un outil, l’aide d’autrui renvoie à la zone de développement proximal, et la voie de développement à l’équifinalité.

13. Un enfant ne parvient pas à résoudre seul un problème, mais y arrive lorsque son enseignante lui apporte un soutien. Dans quelle situation de développement se trouve-t-il ?

Dans un processus d’équifinalité
Dans une médiation par un outil matériel
Dans une réalisation autonome déjà maîtrisée
Dans la zone de développement proximal

Dans la zone de développement proximal

Explication

La zone de développement proximal désigne l’espace où une tâche irréalisable seul devient possible avec l’aide d’autrui. La réalisation autonome ne requiert pas ce soutien, la médiation par un outil concerne un autre mécanisme, et l’équifinalité porte sur les différentes voies vers un même état final.

14. Deux personnes acquièrent la même compétence, mais l’une y parvient par des exercices guidés et l’autre par l’observation et la pratique. Quel concept décrit cette situation ?

La zone de développement proximal
La médiation sémiotique
L’équifinalité
L’apprentissage autonome

L’équifinalité

Explication

L’équifinalité signifie qu’un même état final ou une même compétence peut être atteint par plusieurs voies de développement. La zone de développement proximal concerne une tâche accomplie avec de l’aide, la médiation sémiotique l’action des signes sur l’esprit, et l’apprentissage autonome ne décrit pas la diversité des parcours.

15. Quelle perspective Zittoun adopte-t-elle dans *The pleasure of thinking* pour étudier le plaisir de penser ?

Elle considère que pensée et affects sont indépendants.
Elle considère que pensée et affects évoluent ensemble.
Elle attribue le plaisir au seul résultat de la pensée.
Elle réduit la pensée au raisonnement logique.

Elle considère que pensée et affects évoluent ensemble.

Explication

Zittoun examine pourquoi et comment la pensée peut procurer du plaisir en considérant que pensée et affects évoluent ensemble. Les séparer ou réduire la pensée à la logique contredit cette perspective, tandis que le seul résultat ne rend pas compte des différentes modalités du plaisir de penser.

16. Quelle liste présente les cinq modalités du plaisir de penser distinguées par Zittoun ?

Plaisir fonctionnel, émotion, plaisir de découvrir, plaisir dialogique et concentration
Plaisir fonctionnel, curiosité, plaisir de découvrir, plaisir dialogique et méta-plaisir
Plaisir fonctionnel, curiosité, compréhension, plaisir dialogique et concentration
Curiosité, plaisir de découvrir, plaisir esthétique, méta-plaisir et concentration

Plaisir fonctionnel, curiosité, plaisir de découvrir, plaisir dialogique et méta-plaisir

Explication

Les cinq modalités sont le plaisir fonctionnel, la curiosité, le plaisir de découvrir, le plaisir dialogique et le méta-plaisir. L’émotion, la compréhension ou la concentration ne remplacent pas ces catégories dans la liste.

17. Une personne sourit pendant qu’elle réfléchit à un problème. Quelle conclusion est justifiée par cette seule observation ?

Elle éprouve nécessairement le plaisir subjectif de penser.
Elle manifeste nécessairement une attente de l’inattendu.
Elle a conscience du plaisir qu’elle éprouve à penser.
Le sourire seul ne permet pas de conclure qu’elle éprouve ce plaisir.

Le sourire seul ne permet pas de conclure qu’elle éprouve ce plaisir.

Explication

Un sourire observable ne suffit pas à établir l’expérience subjective du plaisir de penser. L’assimilation du comportement à l’expérience est l’erreur centrale; l’attente de l’inattendu relève de la curiosité, et la conscience de son propre plaisir du méta-plaisir.

18. Une personne reprend une signification partagée dans son groupe, la réinterprète et l’intègre à sa manière de comprendre le monde. Quel processus décrit cette transformation ?

L’externalisation
L’intériorisation
La socialisation
L’appropriation

L’intériorisation

Explication

L’intériorisation transforme une signification collective en compréhension personnelle. L’externalisation désigne son expression, la socialisation l’entrée dans un sous-groupe et l’appropriation le fait de rendre personnel un élément disponible.

19. Une personne apprend une recette disponible dans sa famille et, en la pratiquant, en fait une compétence qui lui est propre. Quel processus est principalement illustré ?

L’intériorisation
L’appropriation
L’externalisation
La socialisation

L’appropriation

Explication

L’appropriation correspond au processus par lequel quelque chose devient personnel, notamment par l’usage de mots ou de pratiques disponibles. L’intériorisation porte sur une signification collective intégrée à la compréhension personnelle, l’externalisation sur son expression, et la socialisation sur l’entrée dans un sous-groupe.

20. Dans une nouvelle famille d’accueil, un enfant apprend les usages et les bonnes manières propres à ce groupe familial. Quel processus est en jeu ?

La socialisation
L’externalisation
L’appropriation
L’intériorisation

La socialisation

Explication

La socialisation désigne la manière dont une personne entre dans un sous-groupe, notamment en apprenant les usages et les bonnes manières de sa famille. L’intériorisation transforme une signification collective en compréhension personnelle, l’externalisation l’exprime, et l’appropriation rend personnel un élément disponible.

21. Quel contexte contribue directement au développement de l’enfant en reliant ses relations avec des adultes à des significations partagées ?

Un environnement culturel sans relations affectives significatives avec des adultes
Des relations avec des adultes sans significations partagées par l’environnement
Des relations affectives significatives avec des adultes dans un environnement culturel
Des activités individuelles sans relations suivies avec des adultes

Des relations affectives significatives avec des adultes dans un environnement culturel

Explication

Le développement de l’enfant se fait au travers de relations affectives significatives avec des adultes, dans un environnement culturel qui fixe des significations partagées. Les autres formulations dissocient à tort les relations affectives, les adultes ou le cadre culturel de ce processus.

22. Une élève passe de ses activités à la maison à un stage en laboratoire, où elle doit accomplir de nouvelles activités et parfois apprendre autrement. Comment caractériser chacun de ces contextes d’activités et d’expériences ?

Une identité personnelle
Un moratoire psychosocial
Une identité sociale
Une sphère d’expérience

Une sphère d’expérience

Explication

Une sphère d’expérience est un espace d’activités et d’expériences associé à un contexte; le passage à un autre peut demander une transition et de nouveaux apprentissages. L’identité personnelle concerne le vécu intérieur, l’identité sociale le regard d’autrui, et le moratoire une période d’exploration identitaire.

23. Un nouvel employé rejoint une équipe dont les règles informelles diffèrent de celles de son ancien milieu; il doit apprendre comment s’y comporter. Que peut exiger cette transition entre sphères d’expérience ?

Une modification de la manière dont les autres perçoivent son identité
Une adaptation aux nouvelles règles et aux implicites du milieu
Le maintien des règles et des implicites de l’ancien milieu
Une période d’exploration identitaire avec droit à l’erreur

Une adaptation aux nouvelles règles et aux implicites du milieu

Explication

Le passage d’une sphère d’expérience à une autre peut exiger de s’adapter aux règles et aux implicites du nouvel environnement. Le maintien des anciens repères néglige cette adaptation, tandis que l’exploration identitaire et le regard social relèvent d’autres notions.

24. Une personne se sent intérieurement différente de l’image que ses collègues ont d’elle. Quelle distinction permet de décrire ces deux aspects de son identité ?

L’identité personnelle relève de son vécu intérieur et l’identité sociale du regard de ses collègues
L’identité personnelle désigne le contexte auquel elle pense et l’identité sociale son contexte actuel
L’identité personnelle désigne sa période d’exploration et l’identité sociale son droit à l’erreur
L’identité sociale relève de son vécu intérieur et l’identité personnelle du regard de ses collègues

L’identité personnelle relève de son vécu intérieur et l’identité sociale du regard de ses collègues

Explication

L’identité personnelle correspond à la manière dont une personne vit son identité intérieure, tandis que l’identité sociale renvoie à la manière dont les autres la voient. L’inversion entre vécu intérieur et regard d’autrui est la confusion centrale; les sphères d’expérience et le moratoire décrivent autre chose.

25. Une société accorde aux jeunes une période pendant laquelle ils peuvent essayer différents rôles, explorer qui ils sont et se tromper sans que cela soit considéré comme anormal. De quelle notion s’agit-il ?

Le moratoire psychosocial
L’identité sociale
La transition entre sphères
La sphère d’expérience

Le moratoire psychosocial

Explication

Le moratoire psychosocial est une période socialement acceptée durant laquelle les jeunes peuvent explorer leur identité et avoir droit à l’erreur. Une sphère d’expérience désigne un contexte d’activités, une transition demande une adaptation et l’identité sociale concerne le regard d’autrui.

Révisez avec les flashcards

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Que désigne la culture comme ensemble de significations transmises ?

La totalité des significations apprises et transmises entre générations.

Que désigne la culture comme mode de vie ?

Le mode de vie partagé d’un groupe.

Qu’est-ce qu’une personne selon la définition proposée ?

Un être unique capable d’interpréter et d’agir dans le monde.

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