QCM : Psychologie du développement humain (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Après une exposition à un environnement particulier, l’activité de certains gènes change, mais la séquence de l’ADN reste intacte. Quel concept décrit ce phénomène ?

L’inné
Une modification de la séquence génétique
L’épigénétique
Une mutation de la structure de l’ADN

L’épigénétique

Explication

L’épigénétique étudie les changements de l’activité des gènes causés par l’environnement sans modification de la structure de l’ADN; ces changements sont réversibles. Une mutation ou une modification de séquence altère la structure de l’ADN, tandis que l’inné désigne l’héritage biologique.

2. Un bébé contrôle d’abord son tronc, puis ses bras, ses mains et enfin ses doigts. Quel principe décrit cette progression ?

La loi proximo-distale, des extrémités vers l’axe corporel.
La progression du simple au complexe, d’une action à une autre.
La loi proximo-distale, de l’axe corporel vers les extrémités.
La loi céphalo-caudale, de la tête vers les pieds.

La loi proximo-distale, de l’axe corporel vers les extrémités.

Explication

La loi proximo-distale décrit le développement du contrôle musculaire depuis l’axe corporel vers les extrémités, comme du tronc aux doigts. La loi céphalo-caudale suit l’axe tête-pieds, tandis que la progression du simple au complexe concerne un autre principe.

3. Une équipe compare l’évolution du langage dans l’espèce humaine au fil du temps avec le développement d’une personne de sa conception à sa mort. Quelles échelles étudie-t-elle ?

La phylogenèse pour l’espèce et l’ontogenèse pour l’individu.
La phylogenèse pour l’individu et l’ontogenèse pour l’espèce.
La microgenèse pour l’espèce et la sociogenèse pour l’individu.
La sociogenèse pour l’espèce et la microgenèse pour l’individu.

La phylogenèse pour l’espèce et l’ontogenèse pour l’individu.

Explication

La phylogenèse étudie le développement à l’échelle de l’espèce, tandis que l’ontogenèse suit l’individu de la conception à la mort. La sociogenèse porte sur les sociétés et les cultures, et la microgenèse sur une situation d’apprentissage.

4. Un modèle décrit le développement d’un enfant comme l’accroissement de caractéristiques déjà présentes et prédéterminées par son espèce. De quelle orientation théorique s’agit-il ?

Le maturationnisme
Le préformisme
L’innéisme
Le nativisme

Le préformisme

Explication

Le préformisme conçoit le développement comme l’accroissement de ce qui est déjà présent chez l’enfant et prédéterminé par les caractéristiques de l’espèce. Le maturationnisme met l’accent sur la maturation biologique, l’innéisme sur les compétences présentes dès la naissance et le nativisme sur celles qui se manifestent après la naissance.

5. À un âge avancé, une personne améliore sa mémoire en s’exerçant, même si ses progrès restent limités. Quel concept décrit cette possibilité ?

La croissance
La maturation
Le déclin psychologique
La plasticité

La plasticité

Explication

La plasticité désigne la possibilité d’améliorer des compétences par l’entraînement ou la pratique, même à un âge avancé, tout en comportant des limites. La croissance concerne les dimensions corporelles, la maturation les étapes internes du développement, et le déclin n’explique pas l’amélioration observée.

6. Une enfant grandit et son poids augmente, tandis que ses préférences changent profondément. Quelle interprétation distingue correctement ces deux évolutions ?

Les deux évolutions sont qualitatives, car elles concernent la même enfant.
Le poids augmente qualitativement et les préférences changent quantitativement.
Les deux évolutions sont quantitatives, car elles peuvent être observées.
Le poids augmente quantitativement et les préférences changent qualitativement.

Le poids augmente quantitativement et les préférences changent qualitativement.

Explication

Un changement quantitatif se mesure, comme le poids, alors qu’un changement qualitatif touche la nature ou l’organisation interne de la personne, comme ses préférences. Qualifier les préférences de quantitatives confond une évolution interne avec une mesure.

7. Quelle description caractérise le développement d’une entité ?

Un état stable qui demeure sans transformation notable
Un processus organisé qui transforme une entité et favorise son adaptation
Une transformation qui conduit d’un état complexe à un état simple
Une succession aléatoire de changements sans fonction adaptative

Un processus organisé qui transforme une entité et favorise son adaptation

Explication

Le développement est un processus dynamique, continu, cohérent et organisé qui mène vers un état plus complexe et remplit une fonction d’adaptation. L’évolution aléatoire écarte l’organisation, le changement sans adaptation néglige sa fonction, et le retour vers la simplicité inverse la transformation décrite.

8. Un enfant développe progressivement une compétence par petites acquisitions qui s’accumulent, sans passer par des paliers distincts. Comment qualifier cette forme de développement ?

Une rupture développementale
La discontinuité
La continuité
La stabilité des traits

La continuité

Explication

La continuité désigne des changements graduels et cumulatifs, comme les acquisitions progressives décrites ici. La discontinuité correspond à des étapes distinctes, une rupture suppose un changement brusque, et la stabilité renvoie à la persistance plutôt qu’à une progression.

9. Chez un nourrisson, une mesure montre que la longueur du corps augmente rapidement au cours des premiers mois. Quel phénomène cette observation décrit-elle ?

La maturation
Le développement fonctionnel
La croissance
L’acculturation

La croissance

Explication

La croissance est l’augmentation des dimensions de tout ou partie d’un organisme et elle est rapide durant les premiers mois de la vie. Le développement fonctionnel concerne les fonctions et capacités, la maturation est un processus interne, et l’acculturation porte sur l’héritage social et culturel.

10. À l’âge adulte, les expériences d’une personne réorientent sa trajectoire de personnalité. Quelle thèse met l’accent sur ce rôle des expériences vécues tout au long de la vie ?

La thèse des premières expériences uniquement
La thèse de stabilité
La thèse du changement
La thèse de l’hérédité dominante

La thèse du changement

Explication

La thèse du changement souligne que les expériences vécues tout au long de la vie peuvent façonner et réorienter la trajectoire. La stabilité porte sur la persistance des traits, l’hérédité dominante privilégie une autre explication, et la restriction à l’enfance ne rend pas compte des expériences sur l’ensemble de la vie.

11. Un comportement apparaît à une étape donnée de l’enfance sous l’effet d’un processus interne, plutôt qu’à la suite d’un enseignement particulier. Quel concept l’explique ?

La maturation
La croissance
L’apprentissage
L’acculturation

La maturation

Explication

La maturation est une activité interne qui détermine les étapes successives du développement et explique l’apparition de certains comportements à un moment donné. L’apprentissage et l’acculturation sont des facteurs externes, tandis que la croissance concerne les dimensions de l’organisme.

12. Au XVIIIe siècle, comment décrit-on l’enfant en soulignant sa dépendance envers autrui ?

Comme altricial, ayant besoin des autres
Comme autonome, capable de se suffire à lui-même
Comme engagé dans une étape développementale achevée
Comme savant dès la naissance

Comme altricial, ayant besoin des autres

Explication

Au XVIIIe siècle, l’enfant est décrit comme altricial, c’est-à-dire qu’il a besoin des autres. L’autonomie précoce contredit cette dépendance, le savoir inné ne correspond pas à cette caractérisation, et une étape achevée ne définit pas le terme.

13. Dans une théorie du développement, les compétences sont prédéterminées, mais elles ne se manifestent qu’après la naissance. Quelle variante du préformisme correspond à cette description ?

L’approche culturaliste
Le maturationnisme
L’innéisme
Le nativisme

Le nativisme

Explication

Le nativisme désigne des compétences prédéterminées qui se manifestent après la naissance. L’innéisme les situe dès la naissance, tandis que le maturationnisme insiste sur la maturation biologique; l’approche culturaliste n’est pas une variante du préformisme.

14. Une personne vit un événement rare qui marque profondément son parcours individuel, sans être partagé par sa génération ni prévisible selon l’âge. Comment classer cette influence ?

Une influence normative liée à une génération
Une influence non normative
Une influence liée au rythme biologique
Une influence normative liée à l’âge

Une influence non normative

Explication

Une expérience inhabituelle ou rare propre à une trajectoire individuelle est une influence non normative. Une influence liée à l’âge est généralement prévisible, une influence générationnelle est partagée par un groupe, et le rythme biologique ne définit pas ici la catégorie.

15. Pour dresser un bilan global du développement d’un enfant, quels sont les quatre domaines à considérer ?

Cognitif, scolaire, social et affectif, physique et moteur.
Cognitif, langagier, social et affectif, physique et moteur.
Cognitif, langagier, moral et affectif, physique et moteur.
Cognitif, langagier, social et affectif, biologique et sensoriel.

Cognitif, langagier, social et affectif, physique et moteur.

Explication

Les quatre domaines sont cognitif, langagier, social et affectif, ainsi que physique et moteur. Le domaine scolaire n’est pas le domaine langagier, et le domaine moral ne remplace pas le domaine social et affectif.

16. Une étude compare les âges auxquels la plupart des enfants acquièrent certaines capacités et décrit aussi les trajectoires singulières de quelques enfants. Quelles approches associe-t-elle ?

L’approche normative pour les deux, puisqu’elle décrit les âges et les trajectoires individuelles.
L’approche centrée sur la personne pour les deux, puisqu’elle établit les jalons communs.
L’approche normative pour les âges courants et l’approche centrée sur la personne pour les trajectoires singulières.
L’approche centrée sur la personne pour les âges courants et l’approche normative pour les trajectoires singulières.

L’approche normative pour les âges courants et l’approche centrée sur la personne pour les trajectoires singulières.

Explication

L’approche normative dégage les âges auxquels la plupart des enfants présentent certaines caractéristiques, tandis que l’approche centrée sur la personne décrit les singularités individuelles. Inverser ces rôles confond les jalons généraux avec les trajectoires particulières.

17. Un enfant dispose d’un potentiel inné pour une compétence, et son environnement favorise ou freine son expression sans en être la cause. Quel rôle le milieu joue-t-il dans la théorie de la maturation ?

Il détermine seul les étapes successives du développement
Il révèle les potentialités innées et module leur réalisation
Il cause directement l’apparition des potentialités innées
Il supprime les potentialités innées lorsque les conditions varient

Il révèle les potentialités innées et module leur réalisation

Explication

Dans la théorie de la maturation, le milieu ne cause pas le développement : il révèle les potentialités innées et module leur réalisation. Lui attribuer une causalité directe ou la détermination des étapes confond les facteurs externes avec le rôle interne du système de maturation; l’idée qu’il supprimerait les potentialités n’est pas celle de la théorie.

18. Deux enfants progressent à des vitesses différentes, mais acquièrent les mêmes étapes développementales dans le même ordre. Comment la théorie de la maturation interprète-t-elle cette situation ?

Ils suivent des séquences différentes à un rythme commun
Ils suivent la même séquence à des rythmes individuels
Leur séquence dépend principalement de leur milieu
Ils suivent la même séquence à un rythme commun

Ils suivent la même séquence à des rythmes individuels

Explication

Selon la théorie de la maturation, le planning est identique pour tous : chaque enfant avance à son propre rythme tout en suivant la même séquence. Des séquences différentes confondent rythme et ordre, tandis qu’un rythme commun nie les différences individuelles; le milieu ne cause pas le développement dans cette théorie.

19. À qui la conception Life Span du développement, formulée en 1970, est-elle associée ?

Loureiro et Baltes
Goulet et Gesell
Gesell et Baltes
Goulet et Baltes

Goulet et Baltes

Explication

La conception Life Span est associée à Goulet et Baltes en 1970 et rejette l’idée d’un arrêt du développement à l’âge adulte. Gesell est associé à la théorie de la maturation, tandis que Loureiro est cité pour des objectifs formulés en 2020.

20. Un adulte conserve une sociabilité déjà présente durant son enfance, tout en acquérant de nouvelles capacités. Que montre cet exemple sur le développement ?

Il indique que seules les capacités nouvellement acquises font partie du développement.
Il associe des changements à la persistance de certaines caractéristiques.
Il correspond à une continuité sans changement au cours de la vie.
Il correspond à des changements qui effacent les caractéristiques antérieures.

Il associe des changements à la persistance de certaines caractéristiques.

Explication

Le développement associe changement et continuité : de nouvelles capacités peuvent apparaître tandis qu’un trait comme la sociabilité persiste. Le réduire à la continuité ou aux seuls changements omet l’une de ces deux dimensions.

21. Chez une personne, les capacités physiques diminuent tandis que les relations sociales et certaines compétences psychologiques évoluent autrement. Quelle conception du développement rend le mieux compte de ce profil ?

Un processus biologique uniforme et linéaire
Un processus multidimensionnel et non linéaire
Un processus psychologique indépendant du social
Un processus social qui suit le rythme biologique

Un processus multidimensionnel et non linéaire

Explication

La perspective Life Span décrit des dimensions biologiques, psychologiques et sociales en interaction, qui n’évoluent pas au même rythme et de façon non linéaire. Un rythme uniforme, une réduction au biologique ou une séparation du social ne rendent pas compte de cette conception.

22. Une chercheuse compare l’héritage biologique d’un enfant à ce qu’il apprend dans sa famille et à l’école. Quelle distinction classe correctement ces deux sources ?

L’héritage relève de l’inné, les expériences des milieux biologique et social de l’acquis
L’héritage relève de l’inné, les expériences sociales seules de l’acquis
L’héritage relève de l’acquis, les expériences des milieux biologique et social de l’inné
L’héritage relève de l’acquis, les expériences vécues de l’hérédité

L’héritage relève de l’inné, les expériences des milieux biologique et social de l’acquis

Explication

L’inné correspond à l’héritage biologique, alors que l’acquis comprend les expériences vécues dans les milieux biologique et social. Classer l’héritage comme acquis inverse les notions, limiter l’acquis au social exclut le milieu biologique, et assimiler les expériences à l’hérédité les confond.

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Comment se caractérise le développement d’une entité ?

C’est un processus dynamique, continu, cohérent et organisé d’évolution vers un état plus complexe, stable ou définitif, remplissant une fonction d’adaptation.

Quelle est l’origine biologique de l’inné chez un organisme ?

Son héritage biologique.

Quelles expériences constituent l’acquis chez un organisme ?

Celles vécues dans ses milieux biologique et social.

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