QCM : Psychosociologie de la communication (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle discipline étudie comment la présence réelle, imaginaire ou implicite d’autrui influence les pensées, les sentiments et les comportements des individus ?

La linguistique de la communication
La psychologie générale
La sociologie des normes
La psychologie sociale

La psychologie sociale

Explication

La psychologie sociale étudie l’influence de la présence réelle, imaginée ou implicite d’autrui sur les individus. La psychologie générale porte sur les faits psychiques au sens large, l’étude des normes est plus restreinte, et la linguistique de la communication analyse notamment les fonctions du langage.

2. Une personne respecte une règle de conduite dans une pièce vide parce qu’elle a intériorisé les attentes du groupe. Quelle forme de présence d’autrui contribue à sa conduite ?

Une présence interactive
Une présence imaginaire
Une présence réelle
Une présence implicite

Une présence implicite

Explication

Une présence implicite agit par les normes intériorisées, même en l’absence effective d’autrui. La présence réelle suppose qu’autrui soit là, tandis que la présence imaginaire correspond à l’anticipation de son regard; une interaction directe n’est pas nécessaire.

3. Quelle différence distingue la lecture psychosociale d’une lecture binaire d’une situation de communication ?

La lecture psychosociale ajoute Alter entre Ego et l’objet.
La lecture psychosociale réduit la situation à Ego et au message.
La lecture psychosociale supprime l’objet au profit d’Alter.
La lecture psychosociale remplace Ego par l’objet du message.

La lecture psychosociale ajoute Alter entre Ego et l’objet.

Explication

La lecture psychosociale est ternaire : elle articule Ego, Alter et l’objet, tandis qu’une lecture binaire envisage un sujet face à un objet. Réduire la situation à deux interlocuteurs ou confondre Alter avec l’objet ne restitue pas cette distinction.

4. Lors d’une prise de parole, une étudiante adapte ses propos à l’auditoire, prévoit les réactions avant de parler et tient compte de sa position sociale. Quels effets psychosociaux doit-elle repérer ?

Les effets de code, d’anticipation et de référent
Les effets d’audience, d’anticipation et de position
Les effets de canal, de référent et de position
Les effets d’audience, de réaction et de médiation

Les effets d’audience, d’anticipation et de position

Explication

L’analyse psychosociale repère l’effet d’audience, l’ajustement fondé sur des réactions supposées appelé effet d’anticipation, et l’effet de position lié à la place sociale. Le canal, le code et le référent relèvent d’autres découpages de la communication.

5. Un analyste veut classer les fonctions expressive, conative, phatique, poétique, métalinguistique et référentielle d’un message. Quel cadre doit-il employer ?

Le modèle systémique de Palo Alto
Le modèle technique de Shannon et Weaver
Le modèle linguistique de Jakobson
La lecture psychosociale ternaire

Le modèle linguistique de Jakobson

Explication

Le modèle linguistique de Jakobson associe ces six fonctions aux éléments du modèle de communication. Shannon et Weaver décrivent les éléments de transmission, tandis que Palo Alto traite de l’interaction circulaire et que la lecture psychosociale examine notamment l’influence d’autrui.

6. Une chercheuse analyse la mise en forme d’un discours avec le modèle linguistique de Jakobson, mais veut aussi expliquer comment le public réagit et quels effets sociaux le discours produit. Quelle limite doit-elle prendre en compte ?

Ce modèle analyse le discours, mais ne modélise ni la réaction du récepteur ni les effets sociaux de la mise en forme.
Ce modèle analyse les normes du public, mais ne permet pas de repérer la mise en forme du discours.
Ce modèle décrit l’interaction circulaire, mais ne permet pas d’étudier la formulation du message.
Ce modèle analyse la transmission matérielle, mais ne distingue pas les fonctions du langage.

Ce modèle analyse le discours, mais ne modélise ni la réaction du récepteur ni les effets sociaux de la mise en forme.

Explication

Le modèle linguistique aide à analyser les discours et la mise en forme des messages, mais il ne modélise ni la réaction du récepteur ni les effets sociaux de cette mise en forme. L’étude des fonctions du langage ne constitue donc pas à elle seule une explication de la réception ou des conséquences sociales.

7. Dans une équipe, la réponse d’une collègue amène l’émetteur à reformuler son message, ce qui modifie ensuite la réaction de la collègue. Quel modèle décrit le mieux cet échange ?

Une transmission linéaire où le message va de l’émetteur au récepteur
Un système circulaire où les réactions influencent les actions suivantes
Un modèle centré sur le message, sans prise en compte des réactions
Un échange déterminé par le contexte, indépendamment des réactions

Un système circulaire où les réactions influencent les actions suivantes

Explication

Dans l’approche de Palo Alto, les rétroactions relient les actions de l’émetteur aux réactions du récepteur et rendent l’échange circulaire. La transmission linéaire néglige cette influence en retour, tandis que le message initial et le contexte ne décrivent pas le mécanisme de rétroaction.

8. Un gestionnaire de communauté ne répond pas à une critique publiée sur le compte de son organisation. Comment cette absence de réponse peut-elle être comprise dans l’échange ?

Comme une interruption qui supprime toute communication
Comme un comportement interprétable en tant que message
Comme un signal dépourvu de signification pour le public
Comme une réponse explicite dont le sens est fixé à l’avance

Comme un comportement interprétable en tant que message

Explication

Selon Palo Alto, il est impossible de ne pas communiquer : le silence ou l’absence de réponse peut être interprété comme un message. Le confondre avec une absence de communication nie cette règle, et son interprétation n’est pas pour autant identique pour tous.

9. Une responsable annonce un changement d’horaire avec des mots neutres, mais son interlocuteur comprend ces mots comme une marque de reproche en raison de leur relation tendue. Quel principe éclaire cette interprétation ?

Le contexte matériel détermine à lui seul le sens des mots
La relation cadre l’interprétation du contenu
La réaction du récepteur remplace le contenu et la relation
Le contenu fixe l’interprétation, indépendamment de la relation

La relation cadre l’interprétation du contenu

Explication

Toute communication comporte un contenu et une relation, et la relation cadre l’interprétation du contenu. Traiter le contenu comme autosuffisant inverse ce rapport; réduire l’échange à une réaction ou au contexte matériel ne rend pas compte de ce principe.

10. Pour analyser un échange entre une association et ses adhérents, une chercheuse examine les caractéristiques des personnes, le contexte de la rencontre et les significations attribuées aux messages. Quelle approche organise ainsi son analyse ?

Une approche du contexte et des significations, écartant les caractéristiques individuelles
Une approche du contenu des messages, sans examiner leurs conditions sociales
L’approche d’Anzieu et Martin, articulant personne, situation et significations
Une approche centrée sur la personne, sans analyser le contexte ni les significations

L’approche d’Anzieu et Martin, articulant personne, situation et significations

Explication

Anzieu et Martin distinguent les facteurs liés à la personne, à la situation et aux significations pour analyser la communication. Une analyse limitée aux personnes ou au contexte laisse de côté au moins une des autres familles.

11. Une équipe étudie la réception d’une annonce en tenant compte des motivations du public, de son état émotionnel, de ses connaissances, de ses valeurs et de ses expériences antérieures. À quelle famille de facteurs appartiennent ces éléments ?

Aux seuls facteurs liés à l’apparence des interlocuteurs
Aux facteurs liés à la situation
Aux facteurs liés à la personne
Aux facteurs liés aux significations

Aux facteurs liés à la personne

Explication

Les motivations, l’état émotionnel, les compétences cognitives, les valeurs et l’histoire personnelle relèvent des facteurs liés à la personne. Les conditions matérielles concernent la situation; les significations et l’apparence seule ne couvrent pas cet ensemble.

12. Dans une organisation, quelle notion désigne la position ou le rang social d’un individu parmi les autres ?

Le statut
Le rôle subjectif
Le rôle
Le rôle en acte

Le statut

Explication

Le statut désigne une position ou une caractéristique sociale qui précise la condition ou le rang d’un individu. Le rôle renvoie aux conduites associées à cette position; le rôle subjectif à son interprétation personnelle et le rôle en acte aux conduites réalisées.

13. Dans un établissement, le règlement prévoit les devoirs d’une responsable; elle comprend sa fonction d’une certaine manière, puis adopte concrètement une conduite lors d’un entretien. Comment nommer, dans cet ordre, ces trois dimensions ?

Rôle subjectif, rôle prescrit, rôle en acte
Rôle prescrit, rôle subjectif, rôle en acte
Rôle prescrit, rôle en acte, rôle subjectif
Rôle en acte, rôle subjectif, rôle prescrit

Rôle prescrit, rôle subjectif, rôle en acte

Explication

Le rôle prescrit correspond aux attentes institutionnelles, le rôle subjectif à la manière dont la personne interprète son rôle, et le rôle en acte aux conduites effectivement réalisées. Confondre les attentes avec l’interprétation ou les actes revient à mélanger ces trois niveaux.

14. Lors d’une réunion, deux collègues défendent chacun leur position sans reprendre les propos de l’autre, et aucun point de référence partagé ne se dégage. Quel risque de communication illustrent-ils ?

Une influence ou une manipulation par l’autre
Une perte de face liée à l’image de soi
Une crainte de ne pas être aimé par l’autre
Des monologues croisés sans référence commune

Des monologues croisés sans référence commune

Explication

Les monologues croisés apparaissent lorsque chacun reste sur sa position sans construire de référence commune. La perte de face concerne l’image de soi, la crainte de ne pas être aimé touche aux affinités, et l’influence ou la manipulation renvoie à un autre risque de l’échange.

15. Une salariée reformule un message reçu en mettant en avant les éléments qui correspondent à ses valeurs et à ses motivations. Quel processus réalise-t-elle ?

La construction d’une référence commune entre interlocuteurs
Le choix du canal par lequel le message circule
Le filtrage du message selon ses intérêts et représentations
La manipulation du message par l’émetteur

Le filtrage du message selon ses intérêts et représentations

Explication

Le filtrage consiste à sélectionner et transformer un message selon les intérêts, motivations, valeurs et représentations des interlocuteurs. Le canal désigne la voie de circulation, la référence commune relève de la construction du sens partagé et la manipulation suppose une influence exercée sur autrui.

16. Dans le modèle de Pêcheux, lesquelles constituent les trois familles de formations imaginaires ?

Les représentations réciproques des interlocuteurs, de l’objet et les représentations réciproques anticipées
Les catégories d’autrui, les stéréotypes et les orientations de l’action
Les représentations de l’émetteur, le canal du message et les réactions du public
Les représentations de soi, les rôles sociaux et les attentes liées au statut

Les représentations réciproques des interlocuteurs, de l’objet et les représentations réciproques anticipées

Explication

Les formations imaginaires regroupent les représentations réciproques des interlocuteurs, celles de l’objet de communication et les représentations réciproques anticipées. Les rôles et statuts ne remplacent pas ces familles, tandis que catégories et stéréotypes appartiennent au processus de perception d’autrui.

17. Après avoir rencontré une personne, Lina hésite sur la façon de se comporter. Elle la classe ensuite à partir d’un indice, lui associe des attentes, adapte sa conduite, puis confirme ou corrige son impression initiale. Quelle séquence décrit ce processus ?

Incertitude, catégorisation, orientation de l’action, confirmation, puis attentes
Incertitude, catégorisation, attentes, orientation de l’action, puis confirmation ou réajustement
Catégorisation, incertitude, orientation de l’action, attentes, puis confirmation
Incertitude, attentes, catégorisation, confirmation, puis orientation de l’action

Incertitude, catégorisation, attentes, orientation de l’action, puis confirmation ou réajustement

Explication

La perception d’autrui passe de l’incertitude à la catégorisation, puis aux stéréotypes et attentes qui orientent l’action, avant une confirmation ou un réajustement de la première impression. Placer les attentes avant la catégorisation inverse l’ordre, tandis que l’action est guidée par les attentes et que l’incertitude ouvre le processus.

18. Dans une équipe, des préjugés négatifs conduisent un membre à parler avec condescendance et un autre à éviter les échanges. Quel effet la perception d’autrui produit-elle ici ?

Elle inhibe l’échange en empêchant toute catégorisation de l’interlocuteur
Elle inhibe l’échange en favorisant la condescendance ou l’évitement
Elle facilite l’échange en permettant aux partenaires de corriger leurs perceptions
Elle facilite l’échange en réduisant l’incertitude et en rapprochant les attentes

Elle inhibe l’échange en favorisant la condescendance ou l’évitement

Explication

Les biais et préjugés négatifs peuvent inhiber l’échange en favorisant l’agressivité, la condescendance ou l’évitement. La réduction de l’incertitude et le compromis sur les attentes peuvent au contraire faciliter l’échange; le feedback, lui, sert à rectifier les perceptions réciproques.

19. Quel concept désigne l’ensemble des savoirs partagés par des interlocuteurs sur les enjeux et les objectifs de leur dialogue ?

Le contrat de communication
Les principes de régulation
Le contrat explicite
Le rapport de places

Le contrat de communication

Explication

Pour Ghiglione (1986), le contrat de communication désigne les savoirs partagés sur les enjeux et les objectifs du dialogue. Les principes de régulation concernent la conduite de l’échange, le contrat explicite renvoie à des termes formulés et le rapport de places concerne les positions des interlocuteurs.

20. Dans une équipe, les membres suivent des règles d’échange qu’ils n’ont pas discutées ensemble, mais qu’ils supposent communes. Comment caractériser ce contrat de communication ?

Un contrat absent, faute de règles discutées
Un contrat explicite, formulé par les membres
Un contrat imposé, défini par une autorité
Un contrat implicite, non négocié et supposé partagé

Un contrat implicite, non négocié et supposé partagé

Explication

Un contrat implicite existe même s’il n’est pas négocié : les interlocuteurs supposent que les règles de l’échange sont partagées. L’absence de contrat confond implicite et inexistant, l’explicitation suppose des termes formulés et l’imposition désigne une autre manière d’établir les règles.

21. Une plateforme publie une charte qui précise les sujets autorisés, mais ne clarifie ni les rôles des participants, ni les enjeux de l’espace, ni l’identité de la personne qui arbitre. Quelle faiblesse risque de compromettre cette charte ?

Elle laisse flou le mécanisme de signalement des messages
Elle laisse floues les compétences linguistiques des membres
Elle laisse flous les places, les enjeux et l’arbitre
Elle laisse floue la finalité des échanges et leur public

Elle laisse flous les places, les enjeux et l’arbitre

Explication

Une charte peut échouer si elle fixe les règles de propos sans clarifier les places, les enjeux et l’identité de l’arbitre. La finalité et le public sont d’autres dimensions à clarifier, tandis que les compétences linguistiques et le signalement ne sont pas le défaut décrit ici.

22. Quelles entrées composent la grille d’analyse psychosociale d’une situation de communication ?

Situation, images, feed-back, normes et représentations
Situation, places, images, enjeux, contrat et processus
Finalité, identité, propos, dispositif et régulation
Situation, places, compétences, contrat et dispositif

Situation, places, images, enjeux, contrat et processus

Explication

La grille comprend six entrées : situation, places, images, enjeux, contrat et processus de communication. Les compétences et le dispositif ne remplacent pas ces entrées; finalité, identité, propos et dispositif sont les dimensions à clarifier dans le contrat, tandis que le feed-back relève des processus.

23. Lorsqu’on analyse un échange, on examine ce que chaque interlocuteur croit de l’autre, les attentes qu’il anticipe et les stéréotypes mobilisés. Quelle entrée de la grille est principalement concernée ?

Les images
Les enjeux
Les places
La situation

Les images

Explication

L’entrée « images » porte sur les représentations réciproques, les images anticipées, les stéréotypes et les catégorisations. Les places concernent les statuts et les rôles, les enjeux les risques et bénéfices attendus, et la situation le cadre concret de l’échange.

24. Lors d’une transmission télégraphique, un signal est perturbé par des interférences entre son émission et sa réception. Quel modèle permet de décrire cette transmission en tenant compte du bruit ?

Le modèle technique de Shannon et Weaver
Le modèle systémique de Palo Alto
Le modèle linguistique de Jakobson
Le modèle du référent contextuel

Le modèle technique de Shannon et Weaver

Explication

Le modèle technique de Shannon et Weaver décrit la communication comme une transmission et prend en compte le bruit. Palo Alto met l’accent sur l’interaction circulaire, le référent relève du contexte du message et Jakobson étudie les fonctions du langage.

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Selon Allport (1954), que désigne la psychologie sociale ?

L’étude de l’influence d’autrui sur les pensées, les sentiments et les comportements.

Qui a défini la psychologie sociale comme l’étude de l’influence d’autrui ?

Allport, 1954.

Comment autrui absent peut-il influencer les conduites selon la psychologie sociale ?

Par sa présence imaginée ou par des normes intériorisées.

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