QCM : Rééducation du langage oral — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel aménagement favorise des interactions à trois dans l’espace de soin ?

Un espace réservé aux activités entre la famille et l’enfant
Un espace conçu pour les échanges entre plusieurs enfants et l’orthophoniste
Un espace organisé autour d’échanges entre l’orthophoniste et l’enfant
Un espace permettant les échanges entre l’orthophoniste, la famille et l’enfant

Un espace permettant les échanges entre l’orthophoniste, la famille et l’enfant

Explication

L’espace de soin doit soutenir la participation conjointe de l’orthophoniste, de la famille et de l’enfant. Un dispositif centré sur deux participants ne répond pas à cette exigence d’interaction triangulaire.

2. Pourquoi le matériel destiné à la séance est-il placé hors de la vue de l’enfant ?

Pour réserver le matériel aux échanges entre l’orthophoniste et la famille
Pour empêcher l’enfant de choisir entre plusieurs activités proposées
Pour rendre les objets moins attrayants pendant les activités langagières
Pour limiter les distractions et maintenir son attention sur l’activité

Pour limiter les distractions et maintenir son attention sur l’activité

Explication

Le matériel caché limite les distractions, tandis que les objets attrayants peuvent être placés hors de portée. Rendre les objets moins attrayants ne correspond pas à la recommandation d’utiliser leur intérêt pour soutenir l’intervention.

3. Quel objectif correspond à une intervention morphosyntaxique orientée vers la communication ?

Faciliter la morphosyntaxe dans la conversation, la narration ou les textes
Corriger les formes grammaticales sans mobiliser les capacités narratives
Entraîner la morphosyntaxe au moyen d’exercices déconnectés des échanges
Développer la morphosyntaxe en réduisant les activités de compréhension

Faciliter la morphosyntaxe dans la conversation, la narration ou les textes

Explication

Les objectifs morphosyntaxiques doivent soutenir la compréhension et l’expression dans des activités de communication comme la conversation ou la narration. Une intervention limitée à des exercices morphosyntaxiques isolés ne répond pas à ce principe.

4. Comment sélectionner les objectifs d’une intervention orthophonique ?

En privilégiant les structures les plus complexes dès le début
En adoptant une perspective développementale et des objectifs intermédiaires
En choisissant des objectifs correspondant au niveau final attendu
En organisant les objectifs selon la difficulté des exercices proposés

En adoptant une perspective développementale et des objectifs intermédiaires

Explication

La sélection doit suivre une perspective développementale et privilégier des objectifs intermédiaires, adaptés à la progression de l’enfant. Commencer directement par les structures les plus complexes ne respecte pas cette logique progressive.

5. Quelle caractéristique définit une reformulation en intervention langagière ?

Répéter l’énoncé erroné sans changer sa structure ni ses mots
Remplacer l’énoncé de l’enfant par une phrase sans conserver sa partie initiale
Demander à l’enfant de produire une phrase correcte après son erreur
Reprendre l’énoncé erroné en le modifiant pour fournir une forme correcte

Reprendre l’énoncé erroné en le modifiant pour fournir une forme correcte

Explication

La reformulation reprend une partie ou la totalité de l’énoncé de l’enfant tout en y apportant une modification. Une répétition sans modification ne constitue donc pas une reformulation.

6. Selon Camara et Nelson (1994), combien d’expositions par reformulation sont nécessaires pour favoriser spontanément une nouvelle forme grammaticale ?

Entre 60 et 102 expositions
Entre 103 et 146 expositions
Entre 147 et 173 expositions
Entre 20 et 40 expositions

Entre 60 et 102 expositions

Explication

Camara et Nelson indiquent qu’il faut entre 60 et 102 expositions par reformulation pour obtenir spontanément une nouvelle forme grammaticale. La fourchette de 147 à 173 expositions concerne les demandes d’imitation, et non les reformulations.

7. Quelle fréquence de reformulation est considérée comme efficace pour préserver un contexte naturel ?

Cinq à six reformulations par minute
Une à deux reformulations par minute
Trois à quatre reformulations par minute
Une reformulation toutes les cinq minutes

Une à deux reformulations par minute

Explication

Proctor-Williams et Fey décrivent une fréquence efficace d’une à deux reformulations par minute. Une fréquence supérieure peut rendre le contexte moins naturel, tandis qu’une fréquence trop faible limite l’impact de la procédure.

8. Quelle adaptation caractérise le langage adressé à l’enfant afin de soutenir sa compréhension et sa participation ?

Une articulation moins marquée, des phrases longues et peu de répétitions
Un débit ralenti, des pauses plus fréquentes et des énoncés courts
Un vocabulaire abstrait, des phrases variées et une prosodie monotone
Un débit accéléré, des pauses réduites et des énoncés complexes

Un débit ralenti, des pauses plus fréquentes et des énoncés courts

Explication

Le langage adressé à l’enfant adapte la prosodie, ralentit le débit, augmente les pauses et privilégie des énoncés courts, des répétitions et des reformulations. Un débit accéléré et des énoncés complexes rendent généralement le message moins accessible à l’enfant.

9. Un adulte commente le jeu choisi par l’enfant et lui propose une action liée à ce jeu : quelle forme de directivité utilise-t-il ?

Une directivité corrective, car elle impose une règle pendant le jeu
Une directivité neutre, car l’adulte ne participe pas réellement à l’activité
Une directivité soutenante, car elle reste liée à l’intérêt de l’enfant
Une directivité intrusive, car toute proposition détourne l’attention de l’enfant

Une directivité soutenante, car elle reste liée à l’intérêt de l’enfant

Explication

La directivité soutenante suit l’intérêt de l’enfant et oriente l’interaction à partir de ce qui retient déjà son attention. La directivité intrusive redirige plutôt l’enfant vers un élément qui ne l’intéresse pas.

10. Un enfant comprend une consigne en observant le geste de l’adulte et l’objet montré : de quel type de compréhension s’agit-il ?

De la compréhension contextuelle, fondée sur des indices visuels ou gestuels
De la compréhension orale, vérifiée sans indice visuel ou gestuel
De la compréhension syntaxique, fondée sur la longueur de la phrase
De la compréhension lexicale, fondée sur la répétition du même mot

De la compréhension contextuelle, fondée sur des indices visuels ou gestuels

Explication

La compréhension contextuelle repose sur des indices visuels ou gestuels qui aident à interpréter un événement ou une consigne. La compréhension orale se vérifie, au contraire, sans recourir à ces indices.

11. Pour vérifier la compréhension orale d’un mot, quelle situation est la plus appropriée ?

Associer le mot à une action démontrée afin de guider la réponse
Présenter l’objet en faisant un geste qui révèle immédiatement sa fonction
Répéter le mot après avoir montré une image qui fournit son sens
Demander à l’enfant de comprendre le mot sans indice visuel ou gestuel

Demander à l’enfant de comprendre le mot sans indice visuel ou gestuel

Explication

La compréhension orale consiste à comprendre les mots sans indice visuel ou gestuel. Les autres situations fournissent des indices qui relèvent plutôt de la compréhension contextuelle.

12. Selon Bloom et Lahey en 1978, quelles composantes sont interdépendantes dans la compétence langagière ?

Le vocabulaire, la lecture et l’écriture
La phonation, la respiration et l’articulation
La forme, le contenu et l’utilisation
La mémoire, l’attention et la perception

La forme, le contenu et l’utilisation

Explication

Bloom et Lahey décrivent la compétence langagière comme l’articulation interdépendante de la forme, du contenu et de l’utilisation. Les autres ensembles regroupent des capacités ou des domaines associés au langage, mais ne correspondent pas à ces trois composantes.

13. Quelle association décrit correctement les trois dimensions de la compétence langagière ?

La forme concerne les gestes, le contenu les sons et l’utilisation la mémoire
La forme concerne le sens, le contenu la structure et l’utilisation la perception auditive
La forme concerne la structure, le contenu le sens et l’utilisation la fonction communicative
La forme concerne la fonction, le contenu la production et l’utilisation la grammaire

La forme concerne la structure, le contenu le sens et l’utilisation la fonction communicative

Explication

La forme regroupe la phonologie, la morphologie et la syntaxe, le contenu renvoie à la sémantique, au vocabulaire et aux concepts, et l’utilisation correspond à la pragmatique. Confondre la forme avec le sens inverse les rôles de la structure et du contenu.

14. Quelle évolution caractérise le mieux la compréhension et la production lexicales au début du développement langagier ?

La compréhension s’accélère après les premiers mots, tandis que la production progresse de façon linéaire.
La compréhension et la production restent lentes jusqu’à l’acquisition d’environ 50 mots.
La compréhension et la production progressent toutes deux rapidement dès les premiers mots.
La compréhension progresse de façon linéaire, tandis que la production s’accélère après les premiers mots.

La compréhension progresse de façon linéaire, tandis que la production s’accélère après les premiers mots.

Explication

La compréhension augmente de manière linéaire, alors que la production s’accélère vers 26 à 30 mois après l’acquisition d’environ 50 mots. Confondre les deux trajectoires revient à attribuer l’accélération observée à la compréhension plutôt qu’à la production.

15. Pourquoi certains mots apparaissent-ils plus tôt que d’autres dans le vocabulaire initial d’un enfant ?

Ils reflètent notamment ses intérêts, la fréquence de l’input et leur complexité phonologique.
Ils correspondent surtout aux mots choisis par les adultes pour enseigner les catégories grammaticales.
Ils apparaissent selon un ordre identique dans toutes les communautés linguistiques et culturelles.
Ils sont déterminés principalement par leur longueur et leur présence dans les livres illustrés.

Ils reflètent notamment ses intérêts, la fréquence de l’input et leur complexité phonologique.

Explication

Les premiers mots dépendent des intérêts de l’enfant, de la fréquence de l’input et de la complexité phonologique, avec une orientation culturelle. L’idée d’un ordre identique dans toutes les communautés néglige précisément cette orientation culturelle.

16. Selon Grey (2003), combien d’expositions sont nécessaires en moyenne à un enfant typique pour comprendre puis produire un mot ?

Environ 49 expositions pour le comprendre et 27 pour le produire.
Environ 27 expositions pour le comprendre et 49 pour le produire.
Environ 24 expositions pour le comprendre et 13 pour le produire.
Environ 13 expositions pour le comprendre et 24 pour le produire.

Environ 13 expositions pour le comprendre et 24 pour le produire.

Explication

Grey indique qu’un enfant typique a besoin en moyenne de 13 expositions pour comprendre un mot et de 24 pour le produire. Les valeurs 27 et 49 correspondent aux moyennes rapportées pour les enfants présentant un TDL.

17. Que signifie la réceptivité d’un adulte dans une interaction avec un enfant ?

Maintenir un échange équilibré en alternant régulièrement les tours de parole.
Repérer ce qui intéresse l’enfant, ses signaux et ses intentions communicatives.
Répondre rapidement aux signaux de l’enfant par une intervention adaptée.
Orienter l’attention de l’enfant vers une activité choisie par l’adulte.

Repérer ce qui intéresse l’enfant, ses signaux et ses intentions communicatives.

Explication

La réceptivité consiste à détecter les intérêts, les signaux et les intentions communicatives de l’enfant. Répondre rapidement et adéquatement relève plutôt de la réactivité, qui constitue la confusion la plus probable.

18. Dans une interaction réciproque entre un parent et un enfant, quelle organisation des échanges est recherchée ?

Une succession de consignes parentales, avec des réponses brèves de l’enfant.
Un échange centré sur plusieurs sujets, avec une prise de parole dominante du parent.
Plusieurs tours de parole sur un même sujet, avec une participation proche de 50-50.
Une conversation libre, sans maintien nécessaire d’un thème partagé entre les partenaires.

Plusieurs tours de parole sur un même sujet, avec une participation proche de 50-50.

Explication

La réciprocité est un engagement dyadique qui permet plusieurs tours sur un même sujet, avec un ratio idéal proche de 50-50. Une interaction dominée par les consignes parentales ne correspond pas à cet équilibre communicatif.

19. Quel effet peuvent avoir une bonne réceptivité et une bonne réactivité parentales sur l’évolution langagière de l’enfant ?

Elles peuvent remplacer les échanges réciproques par une organisation centrée sur l’adulte.
Elles peuvent accroître les facteurs de risque lorsque l’enfant reçoit de nombreuses réponses.
Elles peuvent détourner l’attention de l’enfant en favorisant des interventions très directives.
Elles peuvent soutenir l’évolution langagière et atténuer l’effet d’autres facteurs de risque.

Elles peuvent soutenir l’évolution langagière et atténuer l’effet d’autres facteurs de risque.

Explication

La réceptivité et la réactivité prédisent l’évolution langagière et peuvent limiter les effets négatifs d’autres facteurs de risque. Les interventions très directives renvoient plutôt à une pratique intrusive susceptible de perturber l’attention et l’interaction.

20. Quelle caractéristique permet de reconnaître une routine linguistique ?

Une activité variable, organisée selon les occasions, sans séquence ni rôle préétabli.
Un exercice dirigé par l’adulte, dont les étapes changent selon les réponses de l’enfant.
Des étapes précises, répétées dans un ordre stable, avec des rôles définis pour les participants.
Une conversation spontanée, centrée sur les intérêts du moment et sans répétition planifiée.

Des étapes précises, répétées dans un ordre stable, avec des rôles définis pour les participants.

Explication

Une routine linguistique comprend des étapes spécifiques réalisées dans le même ordre, répétées fréquemment, ainsi que des rôles précis. Une activité imprévisible sans séquence stable ni rôles définis ne possède pas cette structure.

21. Pourquoi les routines familiales peuvent-elles favoriser le développement du langage ?

La répétition, la connaissance des étapes et le contexte naturel soutiennent l’attention et la participation.
La réduction des échanges spontanés permet à l’enfant de mémoriser les mots sans distraction.
La nouveauté permanente des activités augmente l’attention et pousse l’enfant à produire davantage de mots.
La complexité des consignes familiales entraîne le vocabulaire en sollicitant davantage la mémoire.

La répétition, la connaissance des étapes et le contexte naturel soutiennent l’attention et la participation.

Explication

Les routines facilitent le langage parce que la répétition des mots, la connaissance des étapes et l’environnement naturel augmentent l’attention et la participation. Leur intérêt ne vient pas d’une nouveauté permanente, mais d’une structure répétée et prévisible.

22. Quelle séquence correspond à la stratégie DE PART appliquée à une routine familiale ?

Commencer selon l’intérêt du parent, donner des consignes, varier l’activité, puis conclure sans répétition.
Commencer spontanément, parler à la place de l’enfant, accélérer les étapes, puis interrompre l’activité.
Présenter plusieurs activités, laisser l’enfant choisir, corriger ses réponses, puis changer de routine.
Commencer de la même façon, prévoir le tour de l’enfant, ajuster, répéter, puis terminer de la même façon.

Commencer de la même façon, prévoir le tour de l’enfant, ajuster, répéter, puis terminer de la même façon.

Explication

DE PART prévoit un début et une fin stables, un tour planifié pour l’enfant, l’ajustement de la routine et la répétition des actions ou des mots. Une démarche fondée sur des changements fréquents et l’absence de répétition ne suit pas ce processus.

23. Quelle intervention correspond à la technique du vidéo-feedback parental ?

Donner au parent des consignes générales sans examiner ses interactions
Observer l’enfant seul pendant une séance de jeu libre avec le thérapeute
Analyser avec le parent des interactions filmées dans une posture de coaching
Remplacer les échanges avec le parent par une évaluation standardisée de l’enfant

Analyser avec le parent des interactions filmées dans une posture de coaching

Explication

Le vidéo-feedback consiste à revoir avec le parent des interactions parent-enfant filmées afin de soutenir ses compétences dans une posture de coaching. Une simple transmission de consignes ne correspond pas à cette démarche interactive et réflexive.

24. Quel est un objectif central du vidéo-feedback parental ?

Réduire la participation du parent pour préserver la spontanéité de l’enfant
Développer les compétences du parent et le rendre acteur du soin
Confier au thérapeute l’expertise principale concernant les échanges familiaux
Faire appliquer au parent les directives du thérapeute pendant chaque interaction

Développer les compétences du parent et le rendre acteur du soin

Explication

Le vidéo-feedback cherche à renforcer les compétences et le sentiment de compétence du parent afin qu’il devienne acteur et expert de ses interactions. Le thérapeute accompagne cette prise de compétence au lieu de se limiter à donner des consignes.

25. Quelle condition éthique doit être respectée avant d’utiliser une vidéo de vidéo-feedback parental ?

Filmer l’interaction puis demander l’accord du tiers lors de la séance suivante
Utiliser l’image du tiers si l’interaction présente un intérêt clinique suffisant
Obtenir le consentement, l’autorisation d’utiliser l’image et protéger les données
Obtenir l’accord du thérapeute et conserver la vidéo dans un espace accessible

Obtenir le consentement, l’autorisation d’utiliser l’image et protéger les données

Explication

L’utilisation d’une vidéo nécessite le consentement, l’autorisation d’utiliser l’image d’un tiers et la protection des données. L’intérêt clinique ne remplace pas l’accord de la personne concernée ni les mesures de confidentialité.

26. Quelles fonctions un tableau de langage assisté peut-il soutenir ?

Des questions, des demandes, des commentaires et des opinions
Des choix entre deux objets proposés par l’adulte et des réponses oui-non
Des consignes de comportement et des réponses attendues à chaque activité
Des exercices de répétition de mots présentés dans un ordre fixé

Des questions, des demandes, des commentaires et des opinions

Explication

Un tableau de langage assisté soutient de nombreuses fonctions communicatives grâce aux pictogrammes et à la modélisation de l’adulte. Le réduire à des choix proposés par l’adulte ne rend pas compte de cette diversité fonctionnelle.

27. Dans quel ordre construit-on généralement un tableau de langage assisté ?

Choisir une activité motivante, sélectionner le vocabulaire utile, puis l’organiser entre les tableaux
Observer une activité libre, retenir les mots produits, puis créer un tableau sans organisation commune
Définir une consigne pour l’adulte, choisir des mots complexes, puis les classer par difficulté
Choisir les pictogrammes disponibles, imposer une activité, puis retirer les mots peu utilisés

Choisir une activité motivante, sélectionner le vocabulaire utile, puis l’organiser entre les tableaux

Explication

La construction commence par une activité motivante, se poursuit par la sélection du vocabulaire utile et se termine par une organisation cohérente entre les tableaux. Une consigne destinée à l’adulte ne constitue pas le vocabulaire que l’enfant pourrait utiliser.

28. Comment l’adulte doit-il accompagner l’enfant utilisant un tableau de langage assisté ?

Parler à la place de l’enfant, attendre une réponse exacte, puis valider les productions correctes
Présenter les pictogrammes dans un ordre fixe, limiter les pauses et demander leur répétition
Poser des questions successives, pointer chaque pictogramme, puis corriger les réponses incomplètes
Parler naturellement, pointer les pictogrammes importants, attendre l’initiative et renforcer les tentatives

Parler naturellement, pointer les pictogrammes importants, attendre l’initiative et renforcer les tentatives

Explication

L’adulte soutient la communication en parlant naturellement, en pointant les pictogrammes pertinents, en laissant une place à l’initiative et en renforçant toute tentative. Exiger une réponse exacte ou corriger systématiquement risquerait de réduire les occasions de communiquer.

29. Que permet une masse critique d’environ 50 mots dans le développement du langage ?

Le passage direct aux énoncés à trois éléments sans étape de combinaison intermédiaire
La maîtrise des marques morphologiques avant toute association entre plusieurs éléments
L’entrée dans la grammaire avec des combinaisons de deux mots ou d’un mot et d’une phrase figée
L’apparition du discours structuré avec des phrases longues et des relations grammaticales variées

L’entrée dans la grammaire avec des combinaisons de deux mots ou d’un mot et d’une phrase figée

Explication

Une masse critique d’environ 50 mots favorise l’entrée dans la grammaire, avec des premières combinaisons de deux mots ou d’un mot associé à une phrase figée. Elle ne correspond pas encore à la maîtrise du discours structuré ni à des énoncés nécessairement longs.

30. Quelle relation sémantique est exprimée par « Encore gâteau » ?

La possession
La non-existence
La relation sujet-verbe
La récurrence

La récurrence

Explication

L’expression « Encore gâteau » indique que l’enfant souhaite une répétition ou une nouvelle occurrence, ce qui correspond à la récurrence. La non-existence serait plutôt illustrée par une expression comme « plus avion ».

31. Quelle progression décrit le développement morphosyntaxique selon le LARSP ?

Des productions lexicales isolées vers 18 mois jusqu’à la maîtrise complète de la morphologie vers 5 ans
Des questions et des négations vers 2 ans et demi jusqu’à la structuration du discours vers 3 ans
Des énoncés à un élément entre 1 et 2 ans vers la structuration du discours autour de 5 ans et à l’adolescence
Des combinaisons de trois éléments avant 2 ans vers des énoncés à un élément pendant l’adolescence

Des énoncés à un élément entre 1 et 2 ans vers la structuration du discours autour de 5 ans et à l’adolescence

Explication

Le LARSP décrit une progression allant des énoncés à un élément entre 1 et 2 ans jusqu’à la structuration du discours vers 5 ans et durant l’adolescence. Le stade des premières combinaisons de deux éléments appartient à une étape intermédiaire et ne résume pas toute la progression.

32. Que décrit la Théorie d’Usage et de Construction concernant les capacités linguistiques de l’enfant ?

La production de phrases nouvelles grâce à un vocabulaire étendu, indépendamment des constructions apprises
La production d’énoncés variés à partir d’outils limités et l’apprentissage implicite des règles morphosyntaxiques
La mémorisation de chaque phrase entendue sans généralisation des règles morphosyntaxiques
L’acquisition explicite des règles grammaticales avant toute production d’énoncés nouveaux

La production d’énoncés variés à partir d’outils limités et l’apprentissage implicite des règles morphosyntaxiques

Explication

Cette théorie relie la capacité à produire une infinité d’énoncés à un nombre restreint d’outils linguistiques et à l’apprentissage implicite des règles morphosyntaxiques. La mémorisation sans généralisation ne rend pas compte de cette productivité.

33. Comment l’enfant passe-t-il de formes entendues à la production de nouvelles phrases dans la Théorie d’Usage et de Construction ?

Il remplace les formes lexicalisées par des constructions entièrement nouvelles sans s’appuyer sur l’expérience entendue.
Il apprend d’abord les règles abstraites, puis les applique aux formes lexicales rencontrées.
Il extrait progressivement des formes lexicalisées, puis les combine par analogie pour créer de nouveaux énoncés.
Il mémorise des phrases isolées, puis les répète sans modifier leur organisation interne.

Il extrait progressivement des formes lexicalisées, puis les combine par analogie pour créer de nouveaux énoncés.

Explication

L’enfant repère progressivement des formes lexicalisées grâce aux variations entendues, puis s’appuie sur l’analogie pour produire des phrases nouvelles. Confondre la mémorisation d’une forme avec la création analogique conduit à considérer à tort qu’une forme lexicalisée est déjà une phrase nouvelle.

34. Dans quelle situation la productivité morphosyntaxique devrait-elle augmenter ?

Lorsque l’enfant mémorise des formes isolées sans variation dans leur environnement linguistique.
Lorsque l’enfant rencontre des formes variées sur les axes paradigmatique et syntagmatique.
Lorsque l’enfant reçoit des explications explicites sur chaque règle avant d’entendre des exemples.
Lorsque l’enfant répète une même construction avec un vocabulaire et une structure inchangés.

Lorsque l’enfant rencontre des formes variées sur les axes paradigmatique et syntagmatique.

Explication

La variabilité des formes sur les axes paradigmatique et syntagmatique favorise l’augmentation de la productivité morphosyntaxique. La répétition d’une construction inchangée offre moins de variations susceptibles de soutenir cette productivité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 71 flashcards sur Rééducation du langage oral.

Que doit permettre l’aménagement de l’espace de soin ?

Des interactions à trois entre l’orthophoniste, la famille et l’enfant.

Quel est le but principal des objectifs en intervention orthophonique ?

Faciliter la compréhension et l’expression morphosyntaxiques au service de la conversation, narration ou textes.

Quelle perspective doit guider la sélection des objectifs en orthophonie ?

Une perspective développementale.

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Approfondir avec la fiche

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