À la fin du XIXe siècle, de nombreux mathématiciens ont cherché à donner des bases solides aux mathématiques en étudiant notamment leurs fondements logiques.
Les axiomes de Peano définissent l’ensemble des entiers ainsi que les lois d’addition et de multiplication, et permettent d’obtenir le principe de récurrence.
Frege énonça trois propriétés souhaitables d’une théorie mathématique:
Peano → Boole et De Morgan → Frege → Gödel → Cohen
★ À maîtriser
📌 La phrase « n est un multiple de 4 » n’est pas une proposition lorsque n n’est pas défini, car sa valeur de vérité dépend de l’entier choisi.
Compléments
Définir un objet ne garantit pas son existence ; une proposition, elle, est vraie ou fausse
Pour démontrer ∀x∈E, P(x), on fixe un élément x quelconque de E et on démontre P(x).
Pour démontrer ∃x∈E, P(x), il suffit de fournir un élément de E qui vérifie P(x), tandis que pour utiliser cette proposition on ne peut pas choisir un élément arbitraire.
Pour démontrer ∃!x∈E, P(x), il faut prouver séparément l’existence et l’unicité.
Des quantificateurs de même nature peuvent être permutés, mais un quantificateur universel et un quantificateur existentiel ne peuvent généralement pas être permutés.
∀ = tout, ∃ = au moins un, ∃! = un seul
📌 La négation de P ∧ Q est équivalente à ¬P ∨ ¬Q.
📌 La négation de ∃x∈E, P(x) est équivalente à ∀x∈E, ¬P(x), tandis que la négation de ∀x∈E, P(x) est équivalente à ∃x∈E, ¬P(x).
P ∧ Q exige les deux ; P ∨ Q exige au moins une
📌 Une implication P ⇒ Q est équivalente à sa contraposée ¬Q ⇒ ¬P.
📌 Une équivalence P ⇔ Q est équivalente à la conjonction des deux implications P ⇒ Q et Q ⇒ P.
P ⇒ Q n’est pas Q ⇒ P ; P ⇔ Q exige les deux implications
📌 La phrase « pour tout x∈E vérifiant C(x), P(x) » se traduit par ∀x∈E, C(x) ⇒ P(x).
📌 La proposition « ∀x∈I, ∃M∈R, f(x)≤M » autorise une borne M dépendant de x, tandis que « ∃M∈R, ∀x∈I, f(x)≤M » exprime que f est majorée par une même constante.
Condition vérifiée → propriété imposée ; condition non vérifiée → aucune contrainte
📌 Pour réfuter une proposition universelle, il suffit de trouver un contre-exemple qui vérifie les hypothèses et contredit la conclusion.
Un raisonnement par séparation de cas consiste à partitionner les possibilités, démontrer la propriété dans chaque cas, puis conclure.
Pour démontrer une implication par contraposition, on démontre l’implication entre la négation de la conclusion et la négation de l’hypothèse.
Un raisonnement par l’absurde suppose la négation de la proposition recherchée et en déduit une contradiction.
Exemple, contre-exemple, cas, contraposition, absurde
★ À maîtriser
Compléments
L’équation possède une seule solution réelle, x=3, car l’analyse fournit les candidats 3 et −2 et la synthèse élimine −2.
Pour montrer que √2 est irrationnel par l’absurde, on suppose √2=p/q sous forme irréductible, puis on déduit que p et q sont tous deux pairs, ce qui contredit l’irréductibilité.
Analyser → trouver les candidats → vérifier → conclure
★ À maîtriser
📌 Le type de récurrence se choisit selon le nombre de termes précédents nécessaires dans l’étape de transmission.
Compléments
📐 Formule — Pour tout n∈N, .
Une rangée de dominos : initialisation, transmission, chute de tous les suivants
★ À maîtriser
📌 Pour une fonction strictement croissante ou strictement décroissante, l’ordre des antécédents et celui des images sont reliés par une équivalence, tandis que pour une fonction seulement monotone ils le sont seulement par une implication.
📌 Pour résoudre une inéquation, il faut tenir compte de l’ensemble de résolution et des conditions d’existence des expressions utilisées.
Compléments
Monotonie simple : implication ; monotonie stricte : équivalence
| Forme | Pour démontrer | Pour réfuter ou nier |
|---|---|---|
| ∀x, P(x) | Fixer x quelconque et prouver P(x) | Fournir un contre-exemple |
| ∃x, P(x) | Exhiber un élément qui vérifie P(x) | Montrer que tout élément échoue |
| ∃!x, P(x) | Prouver existence puis unicité | Réfuter l’existence ou l’unicité |
| Type | Initialisation | Transmission |
|---|---|---|
| Simple | P(n₀) | P(n) ⇒ P(n+1) |
| Double | P(n₀) et P(n₀+1) | P(n) et P(n+1) ⇒ P(n+2) |
| Forte | P(n₀) | Tous les P(k) précédents ⇒ P(n+1) |
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