QCM : Statistique descriptive — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle expression définit un moment d’ordre rr par rapport à une valeur de référence aa ?

Mr(a)=1N∑i(Xi−a)rM_r(a)=\frac{1}{N}\sum_i (X_i-a)^r
Mr(a)=1N∑ini(Xi−a)rM_r(a)=\frac{1}{N}\sum_i n_i(X_i-a)^r
Mr(a)=1N∑ini(Xi+a)rM_r(a)=\frac{1}{N}\sum_i n_i(X_i+a)^r
Mr(a)=1N∑iniXir−aM_r(a)=\frac{1}{N}\sum_i n_iX_i^{r-a}

$$M_r(a)=\frac{1}{N}\sum_i n_i(X_i-a)^r$$

Explication

Un moment est une moyenne pondérée des écarts à la référence aa élevés à la puissance rr. La formule sans les effectifs ne tient pas compte de la pondération par les observations répétées.

2. Quelle distinction caractérise correctement un moment simple et un moment centré ?

Le moment simple décrit l’asymétrie, tandis que le moment centré décrit l’effectif total.
Le moment simple est rapporté à la moyenne empirique, tandis que le moment centré est rapporté à 00.
Le moment simple est rapporté à 00, tandis que le moment centré est rapporté à la moyenne empirique.
Le moment simple utilise des écarts au carré, tandis que le moment centré utilise des écarts au cube.

Le moment simple est rapporté à $$0$$, tandis que le moment centré est rapporté à la moyenne empirique.

Explication

La différence porte sur la valeur de référence : le moment simple utilise 00 et le moment centré utilise Xˉ\bar X. Les puissances choisies déterminent l’ordre du moment, et non son caractère simple ou centré.

3. Quelle formule donne le moment simple d’ordre rr ?

mr=1N∑ini(Xi−Xˉ)rm_r=\frac{1}{N}\sum_i n_i(X_i-\bar X)^r
mr=1N∑i(Xi−0)rm_r=\frac{1}{N}\sum_i (X_i-0)^r
mr=1N∑iniXir+1m_r=\frac{1}{N}\sum_i n_iX_i^{r+1}
mr=1N∑iniXirm_r=\frac{1}{N}\sum_i n_iX_i^r

$$m_r=\frac{1}{N}\sum_i n_iX_i^r$$

Explication

Le moment simple utilise directement les valeurs XiX_i élevées à la puissance rr et pondérées par leurs effectifs. L’expression avec Xˉ\bar X correspond à un moment centré.

4. Quelle opération correspond au calcul d’un moment à partir de valeurs regroupées par effectifs ?

Calculer chaque écart à la référence, l’élever à la puissance voulue, puis effectuer une moyenne pondérée.
Calculer les écarts à la moyenne, les classer, puis retenir l’écart associé à la valeur centrale.
Élever chaque effectif à la puissance voulue, puis calculer une moyenne simple des valeurs obtenues.
Additionner les valeurs, soustraire la référence, puis diviser le résultat par la puissance choisie.

Calculer chaque écart à la référence, l’élever à la puissance voulue, puis effectuer une moyenne pondérée.

Explication

Le calcul suit trois étapes : obtenir chaque écart à la référence, appliquer la puissance de l’ordre, puis pondérer les résultats par les effectifs. Le classement ou l’utilisation d’une moyenne non pondérée ne fait pas partie de cette procédure.

5. Pourquoi le moment centré d’ordre 11 est-il nul ?

Les écarts positifs et négatifs à la moyenne se compensent.
La moyenne empirique est remplacée par la médiane dans chaque observation.
Les écarts sont tous transformés en carrés avant leur addition.
Les effectifs associés aux valeurs sont retirés du calcul final.

Les écarts positifs et négatifs à la moyenne se compensent.

Explication

La somme pondérée des écarts à la moyenne est nulle, car les écarts au-dessus et au-dessous de celle-ci se compensent. Le carré intervient dans le moment d’ordre 22, qui mesure la dispersion.

6. Une série présente une forte dispersion autour de sa moyenne. Quel moment centré mesure directement cette dispersion ?

Le moment centré d’ordre 11, égal à la moyenne des écarts signés.
Le moment centré d’ordre 44, consacré à l’étude de l’aplatissement.
Le moment centré d’ordre 33, consacré à l’étude de l’asymétrie.
Le moment centré d’ordre 22, égal à la variance.

Le moment centré d’ordre $$2$$, égal à la variance.

Explication

Le moment centré d’ordre 22 est la variance et quantifie la dispersion autour de la moyenne. Le moment d’ordre 11 s’annule, tandis que les ordres 33 et 44 renseignent sur la forme de la distribution.

7. Quel aspect d’une distribution est étudié par le moment centré d’ordre 33 ?

Sa dispersion autour de la moyenne.
Son asymétrie autour de la moyenne.
Son aplatissement par rapport à une forme de référence.
Son effectif total avant toute pondération.

Son asymétrie autour de la moyenne.

Explication

Le moment centré d’ordre 33 utilise les écarts à la moyenne élevés au cube, ce qui permet d’étudier l’asymétrie. La dispersion est associée à l’ordre 22 et l’aplatissement à l’ordre 44.

8. Quel aspect d’une distribution est étudié par le moment centré d’ordre 44 ?

Son effectif total.
Son aplatissement.
Son asymétrie.
Sa position médiane.

Son aplatissement.

Explication

Le moment centré d’ordre 44 est fondé sur les écarts à la moyenne élevés à la quatrième puissance et renseigne sur l’aplatissement. L’asymétrie est étudiée par le moment centré d’ordre 33.

9. Quelle relation entre les indicateurs de position caractérise une distribution parfaitement symétrique ?

mode<meˊdiane<moyenne\text{mode}<\text{médiane}<\text{moyenne}
moyenne=meˊdiane=mode\text{moyenne}=\text{médiane}=\text{mode}
moyenne<meˊdiane<mode\text{moyenne}<\text{médiane}<\text{mode}
meˊdiane<mode<moyenne\text{médiane}<\text{mode}<\text{moyenne}

$$\text{moyenne}=\text{médiane}=\text{mode}$$

Explication

Dans une distribution parfaitement symétrique, la moyenne, la médiane et le mode coïncident. Les inégalités proposées caractérisent des ordres de position associés à des asymétries.

10. Une distribution possède une longue queue vers la gauche. Quelle relation entre ses indicateurs de position est attendue ?

meˊdiane<moyenne<mode\text{médiane}<\text{moyenne}<\text{mode}
moyenne<meˊdiane<mode\text{moyenne}<\text{médiane}<\text{mode}
mode<moyenne<meˊdiane\text{mode}<\text{moyenne}<\text{médiane}
mode<meˊdiane<moyenne\text{mode}<\text{médiane}<\text{moyenne}

$$\text{moyenne}<\text{médiane}<\text{mode}$$

Explication

Une queue vers la gauche correspond à une asymétrie négative, pour laquelle la moyenne est tirée vers les petites valeurs et vérifie moyenne<meˊdiane<mode\text{moyenne}<\text{médiane}<\text{mode}. La relation inverse correspond à une asymétrie positive.

11. Quelle configuration indique une asymétrie positive d’une distribution ?

Une queue vers la droite avec moyenne<meˊdiane<mode\text{moyenne}<\text{médiane}<\text{mode}.
Une queue vers la gauche avec moyenne<meˊdiane<mode\text{moyenne}<\text{médiane}<\text{mode}.
Une queue vers la droite avec mode<meˊdiane<moyenne\text{mode}<\text{médiane}<\text{moyenne}.
Une distribution symétrique avec moyenne=meˊdiane=mode\text{moyenne}=\text{médiane}=\text{mode}.

Une queue vers la droite avec $$\text{mode}<\text{médiane}<\text{moyenne}$$.

Explication

L’asymétrie positive se traduit par une queue vers la droite et une moyenne déplacée vers les grandes valeurs, d’où mode<meˊdiane<moyenne\text{mode}<\text{médiane}<\text{moyenne}. Une queue vers la gauche correspond à l’asymétrie négative.

12. Quelle distribution sert de référence pour comparer l’aplatissement des courbes statistiques ?

La loi exponentielle, associée à des phénomènes d’attente
La loi uniforme, caractérisée par une répartition constante
La loi normale, aussi appelée loi de Gauss
La loi binomiale, fondée sur des succès indépendants

La loi normale, aussi appelée loi de Gauss

Explication

La loi normale, également appelée loi de Gauss ou loi de Laplace-Gauss, constitue la référence pour évaluer l’aplatissement. La loi uniforme n’est pas utilisée comme étalon dans cette comparaison.

13. Comment distingue-t-on une courbe platykurtique d’une courbe leptokurtique par rapport à la loi normale ?

La première est symétrique et la seconde dissymétrique
La première est plus aplatie et la seconde plus pointue
La première est concentrée à gauche et la seconde à droite
La première est plus pointue et la seconde plus aplatie

La première est plus aplatie et la seconde plus pointue

Explication

Une courbe platykurtique présente un sommet plus aplati que celui de la loi normale, tandis qu’une courbe leptokurtique est plus pointue. La symétrie ou la dissymétrie décrit une autre caractéristique que l’aplatissement.

14. Quelles sont les valeurs de référence des coefficients de Fisher et de Pearson pour une loi normale ?

Fisher vaut 3 et Pearson vaut 0
Fisher vaut 1 et Pearson vaut 2
Fisher vaut 2 et Pearson vaut 1
Fisher vaut 0 et Pearson vaut 3

Fisher vaut 0 et Pearson vaut 3

Explication

Pour la loi normale, le coefficient de Fisher est égal à 0, tandis que le coefficient de Pearson est égal à 3. Intervertir ces valeurs constitue une confusion entre les deux conventions de mesure.

15. Que représente graphiquement une courbe de Lorenz ?

La concentration ou l’inégalité d’une distribution
La fréquence de chaque valeur prise séparément
La valeur moyenne d’une série statistique
La variation temporelle d’une grandeur mesurée

La concentration ou l’inégalité d’une distribution

Explication

La courbe de Lorenz, aussi appelée courbe de concentration, décrit graphiquement la concentration ou l’inégalité d’une distribution. La droite d’équirépartition, et non la courbe de Lorenz, représente l’égalité parfaite.

16. Que représentent les axes d’une courbe de Lorenz construite à partir de revenus ou de salaires ?

Les abscisses indiquent les individus cumulés et les ordonnées leur part cumulée
Les abscisses indiquent les salaires individuels et les ordonnées leurs rangs
Les abscisses indiquent les effectifs simples et les ordonnées les revenus moyens
Les abscisses indiquent les revenus cumulés et les ordonnées les individus cumulés

Les abscisses indiquent les individus cumulés et les ordonnées leur part cumulée

Explication

L’axe des abscisses porte les fréquences cumulées croissantes des individus, tandis que l’axe des ordonnées porte les fréquences cumulées croissantes de niXin_iX_i. Les revenus cumulés ne sont donc pas placés sur l’axe horizontal.

17. Que représente la diagonale du carré allant du point A au point C sur une courbe de Lorenz ?

La courbe de concentration correspondant à une inégalité maximale
La moyenne cumulée des revenus observés dans la population
La droite d’équirépartition correspondant à l’égalité parfaite
La frontière séparant les individus selon leur niveau de revenu

La droite d’équirépartition correspondant à l’égalité parfaite

Explication

La diagonale reliant A à C est la droite d’équirépartition et représente une égalité parfaite. La courbe de Lorenz mesure au contraire l’écart entre la répartition observée et cette situation idéale.

18. Que signifie un éloignement plus important de la courbe de Lorenz par rapport à la droite d’équirépartition ?

La masse salariale totale diminue dans la population
Les effectifs sont répartis de manière plus régulière
Les revenus moyens de la distribution sont plus élevés
Les inégalités de la distribution sont plus fortes

Les inégalités de la distribution sont plus fortes

Explication

Plus la courbe de Lorenz s’éloigne de la droite d’équirépartition, plus la concentration et les inégalités sont importantes. Cet éloignement ne permet pas, à lui seul, de conclure que le revenu moyen est plus élevé.

19. Comment calcule-t-on l’indice de Gini à partir de l’aire de concentration ?

En ajoutant 1 à cette aire
En multipliant cette aire par 2
En soustrayant cette aire de 1
En divisant cette aire par 2

En multipliant cette aire par 2

Explication

L’indice de Gini est défini comme le double de l’aire de concentration, selon G=2×aire de concentrationG=2\times\text{aire de concentration}. La division par 2 réduirait l’indice au lieu de suivre sa définition.

20. Quelle propriété caractérise l’indice de Gini ?

Il est sans dimension et peut dépasser 1
Il est exprimé en pourcentage et compris entre 1 et 10
Il est exprimé en monnaie et compris entre 0 et 100
Il est sans dimension et compris entre 0 et 1

Il est sans dimension et compris entre 0 et 1

Explication

L’indice de Gini ne possède pas d’unité et respecte 0≤G≤10\leq G\leq1. Une mesure monétaire dépendrait de l’unité utilisée pour les revenus et ne correspondrait pas à la nature du Gini.

21. Quelle interprétation correspond à un indice de Gini égal à 0 ou proche de 1 ?

0 indique une distribution instable, tandis qu’une valeur proche de 1 indique une distribution stable
0 indique l’égalité parfaite, tandis qu’une valeur proche de 1 indique une forte inégalité
0 indique une forte inégalité, tandis qu’une valeur proche de 1 indique l’égalité parfaite
0 indique une moyenne faible, tandis qu’une valeur proche de 1 indique une moyenne élevée

0 indique l’égalité parfaite, tandis qu’une valeur proche de 1 indique une forte inégalité

Explication

Un Gini égal à 0 correspond à une égalité parfaite, alors qu’un indice proche de 1 traduit une distribution très inégalitaire. Le Gini mesure la répartition des revenus, et non leur niveau moyen ou leur stabilité.

22. Quelle suite d’étapes permet de construire correctement une courbe de Lorenz ?

Classer les revenus, calculer les moyennes, placer les revenus individuels, puis tracer une droite horizontale
Classer les revenus, calculer les cumuls, placer les parts cumulées, puis tracer la courbe et la diagonale
Classer les individus par âge, calculer les écarts, placer les revenus totaux, puis tracer une parabole
Classer les patrimoines, calculer les médianes, placer les effectifs simples, puis tracer une droite verticale

Classer les revenus, calculer les cumuls, placer les parts cumulées, puis tracer la courbe et la diagonale

Explication

La construction repose sur le classement croissant des revenus, les calculs cumulés, le placement des points et le tracé de la courbe avec la diagonale y=xy=x. Une moyenne ne remplace pas les fréquences cumulées ni les parts cumulées nécessaires à cette représentation.

23. Une population compte N=200N=200 individus, dont 8080 appartiennent aux plus faibles revenus cumulés d’un groupe étudié. Quelle est la fréquence cumulée des individus pour ce groupe ?

Fi=0,20F_i=0{,}20
Fi=2,50F_i=2{,}50
Fi=0,60F_i=0{,}60
Fi=0,40F_i=0{,}40

$$F_i=0{,}40$$

Explication

La fréquence cumulée se calcule par Fi=effectif cumuleˊN=80200=0,40F_i=\frac{\text{effectif cumulé}}{N}=\frac{80}{200}=0{,}40. La part cumulée du revenu utiliserait, elle, le revenu cumulé rapporté au revenu total, et non l’effectif cumulé.

24. Que signifie un point de coordonnées (0,8;0,45)(0{,}8;0{,}45) situé sous la diagonale d’une courbe de Lorenz ?

Les 45 % les plus riches détiennent 80 % du patrimoine total
Les 45 % les moins riches détiennent 80 % du patrimoine total
Les 80 % les plus riches détiennent 45 % du patrimoine total
Les 80 % les moins riches détiennent 45 % du patrimoine total

Les 80 % les moins riches détiennent 45 % du patrimoine total

Explication

Un point (x;y)(x;y) indique que les x%x\% des individus les moins riches possèdent y%y\% du revenu ou du patrimoine total. Comme 0,45<0,800{,}45<0{,}80, le point est sous la diagonale, ce qui traduit une part détenue inférieure à la part de population considérée.

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Qu'est-ce qu'un moment d'ordre r par rapport à a ?

Une moyenne pondérée des écarts à a élevés à la puissance r.

Que représente N dans la formule du moment ?

L'effectif total N=∑iniN=\sum_i n_i.

Que représente X_i dans la formule du moment ?

Une valeur de la variable.

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