QCM : Statistique descriptive et indices (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une étude mesure le chiffre d’affaires de chacune des entreprises d’un échantillon. Quel élément est une unité statistique dans cette étude ?

Un montant possible du chiffre d’affaires
Une entreprise de l’échantillon
Le chiffre d’affaires mesuré
La série des chiffres d’affaires

Une entreprise de l’échantillon

Explication

L’unité statistique est l’élément étudié sur lequel on mesure un caractère : ici, chaque entreprise. Le chiffre d’affaires est le caractère, un montant est une valeur possible et la série rassemble les valeurs observées.

2. Pour chaque ménage étudié, une enquête enregistre son type de logement parmi plusieurs possibilités. Dans ce relevé, que désigne une modalité ?

Plusieurs types attribués au même ménage
Le type de logement étudié
Un type de logement possible
Un ménage de l’enquête

Un type de logement possible

Explication

Une modalité est une valeur possible de la variable ; ici, c’est un type de logement proposé comme réponse. Le ménage est l’unité statistique, le type de logement est la variable, et celle-ci prend une seule valeur pour chaque ménage.

3. Dans une enquête, la couleur des yeux est relevée sans ordre entre les catégories, tandis que le niveau de satisfaction est classé de faible à élevé. Quelle classification convient à ces deux variables ?

Couleur ordinale et satisfaction nominale
Couleur quantitative et satisfaction ordinale
Couleur nominale et satisfaction ordinale
Couleur nominale et satisfaction quantitative

Couleur nominale et satisfaction ordinale

Explication

Une variable qualitative nominale possède des catégories sans ordre, comme les couleurs ; une variable qualitative ordinale possède des catégories ordonnables, comme les niveaux de satisfaction. Les deux variables décrites sont qualitatives, et non quantitatives.

4. Un service compte le nombre de demandes reçues chaque jour et mesure la durée de traitement de chaque demande, qui peut inclure des fractions de seconde. Comment classer ces variables ?

Nombre de demandes qualitatif et durée continue
Nombre de demandes discret et durée qualitative
Nombre de demandes discret et durée continue
Nombre de demandes continu et durée discrète

Nombre de demandes discret et durée continue

Explication

Le nombre de demandes prend des valeurs numériques entières : il est discret. La durée peut prendre des valeurs décimales : elle est continue ; les deux variables sont quantitatives.

5. Que mesure la covariance de deux variables ?

Leur dispersion conjointe autour de leurs moyennes respectives
L’écart entre leurs moyennes respectives
La dispersion de chacune autour de sa propre moyenne, séparément
La fréquence de leurs valeurs prises individuellement

Leur dispersion conjointe autour de leurs moyennes respectives

Explication

La covariance mesure la dispersion conjointe de deux variables autour de leurs moyennes respectives. La dispersion d’une seule variable relève de sa variance, tandis que l’écart entre les moyennes et les fréquences décrivent d’autres informations.

6. Dans une enquête, chaque personne fournit une taille et un poids. Que représente le nuage de points associé à ces données ?

Les points correspondant aux valeurs de poids, sans tenir compte des tailles
Les points correspondant aux personnes, sans associer leurs deux mesures
Les points associant une taille d’une personne au poids d’une autre
Les points correspondant aux couples taille-poids observés chez les mêmes personnes

Les points correspondant aux couples taille-poids observés chez les mêmes personnes

Explication

Un nuage de points représente les couples de valeurs de deux variables quantitatives mesurées sur les mêmes individus. L’absence d’association des deux mesures confond les individus avec les variables, une seule mesure écarte le caractère bivarié, et le mélange des personnes ne respecte pas les couples observés.

7. Sur un graphique, les points représentant le revenu et la dépense de plusieurs ménages suivent une trajectoire globalement croissante, mais sont assez dispersés autour d’elle. Que peut-on en déduire ?

Une relation positive, dont l’intensité paraît forte malgré la dispersion
Une relation positive, dont l’intensité paraît limitée par la dispersion
Une relation négative, dont l’intensité paraît limitée par la dispersion
Une relation positive, nécessairement linéaire et d’intensité forte

Une relation positive, dont l’intensité paraît limitée par la dispersion

Explication

Le sens croissant indique une relation positive, tandis que la dispersion autour de la trajectoire suggère une intensité limitée. Une trajectoire croissante n’indique pas un sens négatif, et la dispersion ne justifie pas une forte intensité ni une forme nécessairement linéaire.

8. Pour comparer les prix de deux produits entre une période de base et une période courante, une analyste veut garder les quantités de la période de base comme pondérations. Quel indice des prix doit-elle calculer ?

L’indice de Paasche
L’indice de valeur
L’indice de Laspeyres
L’indice de Fisher

L’indice de Laspeyres

Explication

Laspeyres pondère les prix par les quantités de la période de base. Paasche emploie les quantités courantes, Fisher combine Laspeyres et Paasche par une moyenne géométrique, et l’indice de valeur ne désigne pas cette pondération des prix.

9. Une économiste veut mesurer l’évolution des prix en pondérant chaque produit par la quantité achetée pendant la période courante. Quel indice correspond à ce choix ?

L’indice de Laspeyres
L’indice de Fisher
L’indice de Paasche
L’indice de valeur

L’indice de Paasche

Explication

L’indice des prix de Paasche utilise les quantités courantes comme pondérations. Laspeyres utilise les quantités de base, Fisher est une moyenne géométrique des deux indices, et l’indice de valeur porte sur l’évolution de la valeur globale.

10. Une analyste obtient un indice des prix de Laspeyres de 144 et un indice de Paasche de 100. Quelle valeur donne l’indice des prix de Fisher ?

14 400
44
120
122

120

Explication

L’indice de Fisher est la moyenne géométrique des indices de Laspeyres et de Paasche : Fp=144×100=120F_p=\sqrt{144\times100}=120. La moyenne arithmétique donne 122, la différence donne 44 et le produit sans racine donne 14 400.

11. Une entreprise obtient un indice des prix de 120 et un indice des quantités de 105. Quelle valeur vérifie la décomposition de l’indice de valeur ?

225
12 600
0,079
126

126

Explication

La décomposition vérifie Iv=IpIq100I_v=\frac{I_pI_q}{100}, donc Iv=120×105100=126I_v=\frac{120\times105}{100}=126. Omettre la division par 100 donne 12 600, l’addition donne 225, et inverser le rapport donne environ 0,079.

12. Pour comparer deux classements de six candidats, on obtient une somme des carrés des écarts de rangs égale à 1010. Quelle valeur du coefficient calculé avec la formule donnée obtient-on ?

57\frac{5}{7}
47\frac{4}{7}
67\frac{6}{7}
56\frac{5}{6}

$$\frac{5}{7}$$

Explication

La formule donne P=1−6×106(62−1)=1−60210=57P=1-\frac{6\times10}{6(6^2-1)}=1-\frac{60}{210}=\frac{5}{7}. Le facteur 6 omis conduit à 67\frac{6}{7}, tandis que remplacer n2n^2 par nn ou employer n(n+1)n(n+1) modifie à tort le dénominateur.

13. Une enquête relève la couleur des yeux et le sexe des participants. Pour déterminer si ces deux variables qualitatives sont dépendantes, quelle comparaison faut-il effectuer ?

Les effectifs observés et ceux attendus sous l’hypothèse d’indépendance
Les totaux des lignes et les totaux des colonnes de la table
Les effectifs de chaque catégorie et l’effectif total de l’enquête
Les pourcentages de chaque ligne et les pourcentages de chaque colonne

Les effectifs observés et ceux attendus sous l’hypothèse d’indépendance

Explication

La dépendance s’étudie en confrontant les effectifs observés à ceux que prévoirait l’hypothèse d’indépendance. Comparer les totaux marginaux ou des pourcentages sans cette référence ne réalise pas cette comparaison.

14. Dans un tableau croisant deux variables qualitatives, une ligne totalise 4040 individus, une colonne en totalise 3030 et l’enquête comprend 120120 individus. Sous l’hypothèse d’indépendance, quel effectif théorique faut-il attribuer à leur case commune ?

1515 individus
4040 individus
7070 individus
1010 individus

$$10$$ individus

Explication

Sous l’indépendance, l’effectif théorique vaut le produit des deux marges divisé par l’effectif total : 40×30120=10\frac{40\times30}{120}=10. Diviser par le total de colonne donne 40, tandis que multiplier par l’effectif global ou additionner les marges ne suit pas la formule.

15. Quel indicateur décrit l’évolution du prix ou de la quantité d’une seule grandeur économique entre une période de base et une période courante ?

Un coefficient d’association, sans unité
Un indice synthétique, exprimé en unité monétaire
Une valeur absolue, exprimée dans l’unité de la grandeur
Un indice élémentaire, sans unité

Un indice élémentaire, sans unité

Explication

L’indice élémentaire est sans unité et mesure l’évolution du prix ou de la quantité d’une grandeur économique unique. Un indice synthétique porte sur des grandeurs complexes, une valeur absolue conserve une unité et un coefficient d’association concerne une relation entre variables.

16. Le prix d’un produit passe de 40 € pendant la période de base à 50 € pendant la période courante. Quel est son indice élémentaire courant par rapport à la base ?

80
10
1,25
125

125

Explication

La formule donne It/0=XtX0×100I_{t/0}=\frac{X_t}{X_0}\times 100, donc 5040×100=125\frac{50}{40}\times 100=125. La valeur 80 inverse le rapport, 1,25 omet la conversion en base 100 et 10 correspond à la différence de prix.

17. Dans une cellule d’un tableau croisé, l’effectif observé vaut 18 et l’effectif théorique sous l’indépendance vaut 12. Quelle contribution cette cellule apporte-t-elle à la statistique du Khi deux ?

36
1,5
3
2

3

Explication

La contribution est (nij−nij∗)2nij∗=(18−12)212=3612=3\frac{(n_{ij}-n^*_{ij})^2}{n^*_{ij}}=\frac{(18-12)^2}{12}=\frac{36}{12}=3. La valeur 2 omet le carré, 1,5 divise par l’effectif observé et 36 omet le dénominateur théorique.

18. Dans une étude portant sur 240 personnes, le khi deux calculé vaut 18. Quelle valeur obtient-on pour le Phi carré ?

4 3204\,320
0,2740{,}274
0,0750{,}075
13,3313{,}33

$$0{,}075$$

Explication

Le Phi carré se calcule en divisant le khi deux par l’effectif total : φ2=18/240=0,075\varphi^2=18/240=0{,}075. La division inversée donne 13,3313{,}33, la racine correspond à une transformation supplémentaire et la multiplication ne suit pas la formule.

19. Pour un tableau de contingence à 3 lignes et 4 colonnes, le Phi carré vaut 0,240{,}24. Quelle est la valeur du V de Cramer ?

0,1200{,}120
0,4900{,}490
0,2830{,}283
0,3460{,}346

$$0{,}346$$

Explication

La plus petite des dimensions ajustées est min⁡(3−1;4−1)=2\min(3-1;4-1)=2, donc V=0,24/2=0,12≈0,346V=\sqrt{0{,}24/2}=\sqrt{0{,}12}\approx0{,}346. La valeur 0,1200{,}120 omet la racine, tandis que 0,2830{,}283 et 0,4900{,}490 résultent d’un mauvais choix du diviseur.

20. Pour une étude, l’indice de Paasche des prix vaut 132132 et l’indice de Laspeyres des prix vaut 148148. Dans quel intervalle l’indice de Fisher des prix doit-il se situer ?

Entre 148148 et 164164
Entre 116116 et 132132
Entre 132132 et 148148
À 140140 exactement

Entre $$132$$ et $$148$$

Explication

L’indice de Fisher se situe entre les indices de Paasche et de Laspeyres, sans ordre général entre ces deux derniers. L’intervalle 148148–164164 écarte la borne de Paasche, 116116–132132 place Fisher sous les deux indices, et 140140 exactement confond cette propriété avec une moyenne arithmétique.

21. Une équipe veut tester si deux variables qualitatives sont associées dans la population. Quelles hypothèses le test du Khi deux oppose-t-il ?

Normalité des variables sous l’hypothèse nulle et non-normalité sous l’hypothèse alternative
Dépendance sous l’hypothèse nulle et indépendance sous l’hypothèse alternative
Indépendance sous l’hypothèse nulle et dépendance sous l’hypothèse alternative
Égalité des distributions marginales sous l’hypothèse nulle et différence sous l’hypothèse alternative

Indépendance sous l’hypothèse nulle et dépendance sous l’hypothèse alternative

Explication

Le test du Khi deux oppose l’hypothèse nulle d’indépendance des variables à l’hypothèse alternative de dépendance. Inverser ces hypothèses renverse leurs rôles, l’égalité des distributions marginales est une autre question, et la normalité ne constitue pas le cadre de ce test d’indépendance.

22. Dans un test du Khi deux, la valeur calculée est χ2=6,2\chi^2 = 6{,}2 et la valeur critique est χα2=5,0\chi^2_{\alpha} = 5{,}0. Quelle décision la règle impose-t-elle ?

Ne pas rejeter H₀, car la statistique dépasse le seuil critique
Ne pas rejeter H₀, car la statistique est égale au seuil critique
Rejeter H₀, car la statistique est inférieure au seuil critique
Rejeter H₀, car la statistique dépasse le seuil critique

Rejeter H₀, car la statistique dépasse le seuil critique

Explication

La règle conduit à rejeter H₀ lorsque χ2\chi^2 est supérieur à χα2\chi^2_{\alpha}; ici, 6,2>5,06{,}2 > 5{,}0. Ne pas rejeter malgré un dépassement inverse la règle, tandis que les réponses évoquant une valeur inférieure ou égale ne correspondent pas aux valeurs données.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 34 flashcards sur Statistique descriptive et indices.

Qu’est-ce qu’une unité statistique ?

Un élément étudié sur lequel on mesure un caractère.

Qu’est-ce qu’une modalité statistique ?

Une valeur possible prise par une variable.

Combien de valeurs une variable prend-elle pour chaque unité statistique ?

Une seule valeur.

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