QCM : Tests de comparaison des moyennes (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une étude trouve un écart moyen statistiquement significatif, mais cet écart est trop faible pour modifier la prise en charge des patients. Quelle interprétation distingue correctement les deux significativités ?

La significativité clinique indique si le hasard peut expliquer l’écart.
L’écart peut être statistiquement significatif sans être cliniquement pertinent.
L’écart est cliniquement pertinent dès qu’il est statistiquement significatif.
L’écart n’est pas statistiquement significatif puisque son ampleur clinique est faible.

L’écart peut être statistiquement significatif sans être cliniquement pertinent.

Explication

La significativité statistique concerne la compatibilité de l’écart avec le hasard, tandis que la significativité clinique porte sur son ampleur et sa pertinence. Assimiler pertinence clinique et significativité statistique confond deux questions distinctes; nier l’écart observé confond faible importance clinique et absence d’écart; invoquer le hasard décrit la significativité statistique.

2. Dans un test bilatéral comparant les moyennes de deux groupes, que pose l’hypothèse nulle H0H_0 ?

La différence réelle entre les moyennes est non nulle.
La moyenne du premier groupe est supérieure à celle du second.
La moyenne du premier groupe est inférieure à celle du second.
La différence réelle entre les moyennes est nulle.

La différence réelle entre les moyennes est nulle.

Explication

L’hypothèse nulle pose l’absence de différence réelle entre les groupes, soit une différence de moyennes égale à zéro. Une différence non nulle relève de l’hypothèse alternative, tandis qu’une différence orientée correspond à une hypothèse unilatérale.

3. Une équipe formule un test bilatéral pour déterminer si deux traitements produisent des effets moyens différents. Quelle affirmation correspond à l’hypothèse alternative H1H_1 ?

Les moyennes observées diffèrent, même si aucune différence réelle n’existe.
La moyenne du premier traitement est nécessairement supérieure.
La différence réelle entre les moyennes est nulle.
La différence réelle entre les moyennes est non nulle.

La différence réelle entre les moyennes est non nulle.

Explication

Dans un test bilatéral, H1H_1 affirme l’existence d’une différence réelle sans en imposer le sens, donc la différence de moyennes est non nulle. L’égalité des moyennes correspond à H0H_0; une direction imposée est unilatérale; une différence observée ne suffit pas à affirmer une différence réelle.

4. Deux échantillons sont tirés d’une même population et l’hypothèse nulle est vraie. Quelle forme décrit la répartition des écarts entre leurs moyennes selon le théorème central limite ?

Une distribution uniforme centrée autour de zéro.
Une distribution normale centrée autour de zéro.
Une distribution normale centrée autour d’un écart non nul.
Une distribution asymétrique centrée autour de la moyenne des individus.

Une distribution normale centrée autour de zéro.

Explication

Sous H0H_0, les écarts entre les moyennes d’échantillons issus d’une même population se répartissent autour de zéro selon une distribution normale. Une distribution centrée sur un écart non nul contredit l’absence de différence réelle; une forme uniforme ou la distribution des valeurs individuelles ne décrit pas cette propriété.

5. Une étude répète la comparaison de deux moyennes. Quelle modification devrait réduire l’erreur type de la différence entre les moyennes ?

Augmenter l’écart observé entre les deux moyennes.
Augmenter les effectifs ou réduire la variabilité mesurée.
Réduire les effectifs tout en conservant la même variabilité.
Augmenter la variabilité mesurée tout en conservant les effectifs.

Augmenter les effectifs ou réduire la variabilité mesurée.

Explication

L’erreur type mesure la variabilité de l’écart entre moyennes d’une expérience à l’autre; elle diminue lorsque les effectifs augmentent ou que la variabilité mesurée diminue. Accroître l’écart observé modifie l’effet estimé, tandis que réduire les effectifs ou augmenter la variabilité va dans le sens d’une erreur type plus grande.

6. Dans un test bilatéral au risque de 5 %, une étude donne une statistique z=2,10z=2{,}10. Quelle décision correspond à la règle de rejet ?

Ne pas rejeter H0H_0, car z<2,58z<2{,}58
Rejeter H0H_0, car z>1,96z>1{,}96
Rejeter H0H_0, car z>−1,96z>-1{,}96
Ne pas rejeter H0H_0, car z<1,96z<1{,}96

Rejeter $$H_0$$, car $$z>1{,}96$$

Explication

Pour un test bilatéral au risque de 5 %, la région de rejet est z<−1,96z<-1{,}96 ou z>1,96z>1{,}96 ; ainsi, 2,102{,}10 conduit au rejet. Le seuil 2,582{,}58 correspond à un risque bilatéral plus strict, tandis que comparer seulement à −1,96-1{,}96 ou exiger que z dépasse 1,961{,}96 dans l’autre sens applique mal la règle.

7. Une analyse fixe le risque à 5 % avant de recueillir les données, puis obtient une valeur p de 0,03. Comment interpréter ce résultat ?

Sous H0H_0, une statistique au moins aussi extrême a une probabilité de 0,03 ; on rejette H0H_0
Le risque de faux positif fixé a priori vaut 0,03 ; on rejette H0H_0
La probabilité que H0H_0 soit vraie vaut 0,03 ; on rejette H0H_0
Sous H0H_0, une statistique au moins aussi extrême a une probabilité de 0,03 ; on conserve H0H_0

Sous $$H_0$$, une statistique au moins aussi extrême a une probabilité de 0,03 ; on rejette $$H_0$$

Explication

La valeur p est calculée à partir des données et mesure, sous H0H_0, la probabilité d’obtenir une statistique au moins aussi extrême que celle observée ; puisqu’elle est inférieure à α=0,05\alpha=0{,}05, on rejette H0H_0. L’assimiler au risque fixé confond p et α\alpha, l’interpréter comme la probabilité que H0H_0 soit vraie est incorrect, et la conserver inverse la règle de décision.

8. Un protocole conclut à une différence réelle alors que, dans la population, H0H_0 est vraie. À quel risque statistique cette erreur correspond-elle ?

Au risque bêta, correspondant à l’acceptation erronée de H0H_0
À la puissance, correspondant à la détection d’une différence réelle
Au risque alpha, correspondant au rejet erroné de H0H_0
À la valeur p, correspondant à la probabilité que H0H_0 soit vraie

Au risque alpha, correspondant au rejet erroné de $$H_0$$

Explication

Le risque alpha est la probabilité de rejeter H0H_0 alors qu’elle est vraie, ce qui constitue un faux positif. Le risque bêta décrit au contraire un faux négatif, la puissance concerne la détection d’une différence réelle, et la valeur p n’est pas la probabilité que H0H_0 soit vraie.

9. Une étude estime une différence de 0,50 unité avec une erreur type de 0,10. Selon la formule de l’intervalle de confiance à 95 %, quelles sont ses bornes ?

De 0,400 à 0,600
De 0,500 à 0,696
De −1,46 à 2,46
De 0,304 à 0,696

De 0,304 à 0,696

Explication

La marge vaut 1,96×0,10=0,1961{,}96\times0{,}10=0{,}196 ; l’intervalle est donc 0,50±0,1960{,}50\pm0{,}196, soit de 0,304 à 0,696. Utiliser l’erreur type seule donne des bornes trop proches, ajouter la marge aux deux côtés déplace l’intervalle, et omettre la multiplication par l’erreur type produit une marge injustifiée.

10. Une équipe veut décrire à la fois la taille plausible d’un effet et la compatibilité des données avec H0H_0. Quel indicateur répond à chaque objectif ?

L’intervalle de confiance et la valeur p renseignent toutes deux sur la compatibilité avec H0H_0
L’intervalle de confiance décrit les effets plausibles ; la valeur p renseigne sur la compatibilité avec H0H_0
L’intervalle de confiance et la valeur p décrivent toutes deux les effets plausibles
La valeur p décrit les effets plausibles ; l’intervalle de confiance renseigne sur la compatibilité avec H0H_0

L’intervalle de confiance décrit les effets plausibles ; la valeur p renseigne sur la compatibilité avec $$H_0$$

Explication

L’intervalle de confiance renseigne sur les valeurs plausibles de l’ampleur de l’effet, tandis que la valeur p informe sur la compatibilité des données avec H0H_0. Inverser ces rôles, ou attribuer le même rôle aux deux indicateurs, confond leurs interprétations.

11. Une étude doit choisir le cadre correspondant à chacune de ces situations : deux groupes distincts, un groupe comparé à une valeur de référence et les mêmes sujets mesurés avant et après. Quels sont les trois cadres de comparaison présentés ?

Deux échantillons appariés, deux échantillons indépendants et deux groupes comparés entre eux
Un échantillon comparé à une référence, deux échantillons appariés et une comparaison de proportions
Deux échantillons indépendants, deux échantillons comparés à des références et une comparaison de proportions
Deux échantillons indépendants, un échantillon comparé à une référence et deux échantillons appariés

Deux échantillons indépendants, un échantillon comparé à une référence et deux échantillons appariés

Explication

Les trois cadres distinguent deux groupes indépendants, un échantillon comparé à une référence et des mesures appariées. Confondre appariés et indépendants fusionne deux cadres différents ; omettre la référence ou ajouter une comparaison de proportions déforme la liste.

12. Une équipe mesure la pression artérielle de chaque participant avant puis après un traitement. Comment caractériser les deux séries de mesures ?

Des mesures appariées sur les mêmes sujets
Un échantillon comparé à une valeur de référence
Deux échantillons indépendants de sujets distincts
Deux échantillons sans lien entre les participants

Des mesures appariées sur les mêmes sujets

Explication

Les mesures sont appariées parce qu’elles proviennent des mêmes sujets avant et après le traitement. L’idée de groupes distincts correspond à des échantillons indépendants ; une valeur de référence n’est pas le cadre décrit.

13. Pour évaluer l’effet d’un traitement à partir de mesures avant et après chez les mêmes patients, quelle quantité le test apparié compare-t-il à zéro ?

La moyenne des différences individuelles avant moins après
La différence entre les moyennes de deux groupes indépendants
La moyenne après traitement moins une valeur de référence
La différence entre les écarts-types avant et après

La moyenne des différences individuelles avant moins après

Explication

Le test apparié porte sur la moyenne des différences calculées pour chaque sujet, puis la compare à zéro. Comparer directement deux groupes distincts relève du test indépendant ; comparer à une valeur externe relève d’une comparaison à une référence.

14. Une chercheuse veut comparer deux petits échantillons avec le test t de Student. Quelles conditions doit-elle vérifier pour appliquer ce test présenté ?

Une distribution uniforme et des effectifs identiques dans les groupes
La normalité de la caractéristique et l’égalité des variances entre les groupes
La normalité de la caractéristique et des variances différentes entre les groupes
Un effectif d’au moins 30 et l’égalité des variances entre les groupes

La normalité de la caractéristique et l’égalité des variances entre les groupes

Explication

Pour de petits échantillons, le test t suppose une caractéristique normalement distribuée et, pour deux échantillons, des variances égales. Le seuil de 30 renvoie à l’approximation de l’écart réduit ; des variances différentes contredisent l’hypothèse indiquée.

15. Un test t compare deux échantillons indépendants de tailles n1=12n_1=12 et n2=10n_2=10. Quel est le nombre de degrés de liberté selon la formule présentée ?

19
20
21
22

20

Explication

La formule donne ddl=n1+n2−2=12+10−2=20ddl=n_1+n_2-2=12+10-2=20. Le résultat 22 omet le retranchement de deux, tandis que 19 ou 21 proviennent d’un retranchement incorrect.

16. Une étude compare le poids moyen de plusieurs groupes constitués selon différentes catégories de traitement. Quel choix méthodologique correspond à cette situation ?

Une analyse de variance, car les catégories constituent le résultat étudié
Un test du khi carré, car le résultat est un poids mesuré dans plusieurs groupes
Un test t de Student, car l’analyse porte sur plusieurs catégories de traitement
Une analyse de variance, car le résultat est quantitatif et le facteur peut avoir plusieurs catégories

Une analyse de variance, car le résultat est quantitatif et le facteur peut avoir plusieurs catégories

Explication

L’analyse de variance compare des moyennes pour un résultat quantitatif, tandis que les catégories correspondent aux facteurs étudiés. Confondre résultat et facteur inverse ces rôles, le khi carré vise une autre situation et le test t ne correspond pas au cas général de plusieurs catégories.

17. Dans une étude, la somme des carrés totale vaut 1 200 et la somme des carrés factorielle vaut 450. Quelle somme des carrés résiduelle complète la décomposition de l’analyse de variance ?

450
750
1 650
−750

750

Explication

La variation totale est la somme des variations factorielle et résiduelle : SCEtotale=SCEfactorielle+SCEreˊsiduelleSCE_{totale}=SCE_{factorielle}+SCE_{résiduelle}. Ainsi, 1 200−450=7501\,200-450=750; additionner les sommes ou les confondre ne respecte pas cette décomposition.

18. Une analyse de variance porte sur c=3c=3 groupes et n=24n=24 observations, avec SCEf=120SCE_f=120 et SCEr=420SCE_r=420. Quelle statistique FF obtient-on ?

0,33
0,30
33
3

3

Explication

Les carrés moyens sont CMf=120/(3−1)=60CM_f=120/(3-1)=60 et CMr=420/(24−3)=20CM_r=420/(24-3)=20, donc F=60/20=3F=60/20=3. La valeur 0,33 inverse le rapport, tandis que les autres valeurs proviennent d’une mauvaise attribution des degrés de liberté ou d’un calcul incorrect.

19. Pour comparer les moyennes de quatre groupes issus de 28 observations, une analyse donne F=3,2F=3,2 et la valeur seuil correspondante est 2,9. Quelle conclusion convient au test F ?

Rejeter l’égalité des moyennes en comparant F à un seuil de test t
Ne pas rejeter l’égalité des moyennes avant de comparer deux groupes séparément
Rejeter l’égalité des moyennes, car 3,2>2,93,2>2,9
Ne pas rejeter l’égalité des moyennes, car 3,2>2,93,2>2,9

Rejeter l’égalité des moyennes, car $$3,2>2,9$$

Explication

Le test F rejette l’hypothèse d’égalité lorsque la statistique dépasse le seuil associé aux degrés de liberté c−1c-1 et n−cn-c; ici, 3,2>2,93,2>2,9. Ne pas rejeter malgré ce dépassement inverse la règle, et le test t concerne la comparaison de deux moyennes.

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Que distingue la significativité statistique de la significativité clinique ?

La première évalue la compatibilité de l’écart avec le hasard, la seconde son ampleur et sa pertinence clinique.

Que pose l’hypothèse nulle H₀ concernant deux groupes ?

L’absence de différence réelle entre les groupes.

Quelle différence de moyennes l’hypothèse nulle H₀ pose-t-elle ?

Une différence de moyennes égale à zéro.

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