QCM : Théorie des ensembles et des nombres — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit un ensemble en mathématiques ?

Une propriété vérifiée par un seul objet
Une relation entre deux nombres
Une opération effectuée sur des nombres
Une collection d’objets appelés éléments

Une collection d’objets appelés éléments

Explication

Un ensemble est une collection d’objets, lesquels sont appelés ses éléments.

2. Quelle écriture décrit un ensemble en compréhension ?

A={2,4,6,8}
A={x : x est un entier pair inférieur à 10}
A={rouge, vert, bleu}
A={a,b,c}

A={x : x est un entier pair inférieur à 10}

Explication

La compréhension définit un critère que les éléments doivent vérifier, tandis que l’extension énumère directement les éléments entre accolades.

3. Que signifie l’écriture A⊆B ?

A contient au moins un élément absent de B
Tout élément de A appartient aussi à B
Tout élément de B appartient aussi à A
A et B n’ont aucun élément commun

Tout élément de A appartient aussi à B

Explication

A⊆B signifie que chaque élément de A est également un élément de B. L’inclusion ne demande pas nécessairement que les deux ensembles soient égaux.

4. Dans quelle situation l’affirmation A⊈B est-elle vraie ?

A et B n’ont aucun élément en commun
Tous les éléments de A appartiennent à B
Il existe un élément de A qui n’appartient pas à B
Les ensembles A et B ont exactement les mêmes éléments

Il existe un élément de A qui n’appartient pas à B

Explication

A⊈B est vraie lorsqu’il existe au moins un élément x tel que x∈A et x∉B. Cet élément constitue un contre-exemple à l’inclusion de A dans B.

5. À quelle condition deux ensembles A et B sont-ils égaux ?

Lorsqu’ils possèdent au moins un élément commun
Lorsqu’ils ont des descriptions écrites de la même manière
Lorsqu'A⊆B et B⊆A
Lorsqu'A⊆B sans condition supplémentaire

Lorsqu'A⊆B et B⊆A

Explication

Deux ensembles sont égaux si et seulement si chacun est inclus dans l’autre : A⊆B et B⊆A.

6. Dans un ensemble de référence U, que contient le complémentaire de A ?

Les éléments de U qui n’appartiennent pas à A
Les éléments communs à A et à U
Les éléments de A qui appartiennent aussi à U
Tous les éléments qui ne figurent dans aucun ensemble

Les éléments de U qui n’appartiennent pas à A

Explication

Le complémentaire de A dans U rassemble les éléments de U qui ne sont pas dans A. Il dépend donc de l’ensemble de référence U.

7. Si un élément appartient à A ou à B, dans quelle opération appartient-il nécessairement ?

À l’union A∪B
À l’intersection A∩B
Au complémentaire de A dans B
À la différence A∖B

À l’union A∪B

Explication

L’union contient les éléments appartenant à au moins l’un des deux ensembles. L’intersection exige, elle, une appartenance simultanée à A et à B.

8. Soient A={1,2,3} et B={3,4,5}. Quelle est l’intersection A∩B ?

{1,2}
{3}
{4,5}
{1,2,3,4,5}

{3}

Explication

L’intersection contient les éléments communs aux deux ensembles. Ici, seul 3 appartient à la fois à A et à B.

9. Quelle égalité correspond à la deuxième loi de Morgan ?

\overline{A\cup B}=\overline{A}\cap\overline{B}
\overline{A\setminus B}=\overline{A}\setminus\overline{B}
\overline{A\cup B}=\overline{A}\cup\overline{B}
\overline{A\cap B}=\overline{A}\cap\overline{B}

\overline{A\cup B}=\overline{A}\cap\overline{B}

Explication

Les lois de Morgan donnent notamment \overline{A\cup B}=\overline{A}\cap\overline{B}. Le complémentaire d’une union se transforme donc en intersection des complémentaires.

10. Soient A={1,2,3,4} et B={3,4,5}. Quelle est la différence A∖B ?

{1,2}
{3,4}
{1,2,3,4,5}
{5}

{1,2}

Explication

A∖B contient les éléments de A qui n’appartiennent pas à B. Les éléments 1 et 2 conviennent, tandis que 3 et 4 appartiennent aussi à B.

11. Quel ensemble décrit correctement le produit cartésien A×B ?

L’ensemble des éléments communs à A et B
L’ensemble des couples ordonnés (x,y) avec x∈B et y∈A
L’ensemble des éléments de A ou de B, sans répétition
L’ensemble des couples ordonnés (x,y) avec x∈A et y∈B

L’ensemble des couples ordonnés (x,y) avec x∈A et y∈B

Explication

Par définition, A×B regroupe les couples ordonnés dont le premier élément appartient à A et le second à B. L’ordre des composantes est donc essentiel.

12. Quelle affirmation distingue correctement l’ensemble {a,b} du couple (a,b), lorsqu'a≠b ?

{a,b} et (a,b) représentent toujours exactement le même objet
{a,b} et (a,b) dépendent tous deux de l’ordre des éléments
{a,b} ne dépend pas de l’ordre, tandis que (a,b) dépend de l’ordre
{a,b} permet les répétitions, tandis que (a,b) contient des éléments distincts

{a,b} ne dépend pas de l’ordre, tandis que (a,b) dépend de l’ordre

Explication

Un ensemble est non ordonné, donc {a,b}={b,a}. Un couple ordonné respecte l’ordre, ainsi (a,b)≠(b,a) lorsqu'a≠b.

13. Quelle écriture correspond à l’ensemble des entiers naturels défini ici ?

N={0,1/2,1,3/2,…}
N={0,1,2,3,…}
N={1,2,3,…}
N={…,−2,−1,0,1,2,…}

N={0,1,2,3,…}

Explication

L’ensemble N contient 0 ainsi que tous les entiers positifs. L’ensemble des entiers relatifs correspondrait à Z, qui comprend aussi les entiers négatifs.

14. Lequel des nombres suivants est rationnel ?

−7/3
π
√2
0,101001000100001…

−7/3

Explication

−7/3 est le quotient de deux entiers dont le dénominateur est non nul, il appartient donc à Q. Les autres nombres proposés ont une écriture décimale illimitée non périodique.

15. Quelle caractéristique permet d’identifier un nombre irrationnel ?

Il possède une écriture décimale infinie non périodique
Il possède une écriture décimale finie
Il possède une écriture décimale infinie périodique
Il s’écrit comme le quotient de deux entiers

Il possède une écriture décimale infinie non périodique

Explication

Un nombre irrationnel possède une écriture décimale illimitée et non périodique et n’appartient pas à Q. Les écritures décimales finies ou périodiques correspondent à des nombres rationnels.

16. Lequel respecte l’emboîtement des ensembles de nombres réels ?

R⊂Q⊂Z⊂N
Q⊂R⊂N⊂Z
N⊂Z⊂Q⊂R
Z⊂N⊂R⊂Q

N⊂Z⊂Q⊂R

Explication

Les inclusions correctes sont N⊂Z⊂Q⊂R : tout naturel est entier, tout entier est rationnel, et tout rationnel est réel. L’inclusion inverse entre ces ensembles n’est pas générale.

17. Quels sont les éléments neutres respectifs de l’addition et de la multiplication dans R ?

0 pour l’addition et −1 pour la multiplication
1 pour l’addition et 0 pour la multiplication
0 pour l’addition et 1 pour la multiplication
−1 pour l’addition et 1 pour la multiplication

0 pour l’addition et 1 pour la multiplication

Explication

Ajouter 0 ne change pas un réel, tandis que multiplier par 1 ne le change pas non plus. Ainsi, 0 est l’élément neutre additif et 1 l’élément neutre multiplicatif.

18. Pour quel réel l’inverse multiplicatif n’est-il pas défini dans R ?

−5
0
3
1/2

0

Explication

Tout réel possède un opposé, mais l’inverse multiplicatif 1/x n’existe que lorsque x est non nul. L’inverse de 0 n’est donc pas défini.

19. Pourquoi dit-on que l’ordre usuel sur R est total ?

Parce que l’ordre ne concerne que les réels positifs
Parce que toute multiplication de réels conserve l’ordre
Parce que chaque réel est égal à son opposé
Parce que pour tous réels x et y, on a x≤y ou y≤x

Parce que pour tous réels x et y, on a x≤y ou y≤x

Explication

L’ordre sur R est total puisque deux réels quelconques sont toujours comparables : x≤y ou y≤x. Cette propriété s’ajoute à la réflexivité, la transitivité et l’antisymétrie.

20. Quelle propriété caractérise un ensemble dénombrable ?

Il possède un nombre fini d’éléments
Il est en bijection avec l’ensemble des entiers naturels
Il contient exactement autant d’éléments que l’intervalle [0,1]
Il est nécessairement constitué de nombres rationnels

Il est en bijection avec l’ensemble des entiers naturels

Explication

Un ensemble est dénombrable lorsqu’il peut être mis en correspondance bijective avec l’ensemble des entiers naturels. Cette propriété ne signifie pas qu’il est fini ni qu’il contient uniquement des rationnels.

21. Pourquoi l’ensemble des nombres rationnels est-il dénombrable ?

Chaque rationnel possède une écriture décimale finie
Il contient moins de nombres que l’ensemble des entiers naturels
Ses fractions peuvent être numérotées en parcourant un tableau en diagonale
Ses éléments sont tous compris dans un intervalle fermé

Ses fractions peuvent être numérotées en parcourant un tableau en diagonale

Explication

Les fractions rationnelles peuvent être disposées dans un tableau puis parcourues en diagonale afin d’être numérotées. Ainsi, Q est dénombrable, contrairement à l’intervalle réel [0,1].

22. Quelle conclusion l’argument diagonal de Cantor permet-il d’établir à propos de [0,1] ?

L’intervalle [0,1] des réels n’est pas dénombrable
L’intervalle [0,1] est en bijection avec les entiers naturels
L’intervalle [0,1] contient uniquement des nombres rationnels
L’intervalle [0,1] possède une longueur infinie

L’intervalle [0,1] des réels n’est pas dénombrable

Explication

L’argument diagonal de Cantor montre qu’il est impossible de numéroter tous les réels de [0,1] avec les entiers naturels. Cet intervalle n’est donc pas dénombrable.

23. Si a<b, comment définit-on l’intervalle délimité par a et b ?

L’ensemble des nombres rationnels strictement supérieurs à b
L’ensemble des nombres réels situés entre les extrémités a et b
La différence b−a entre les deux extrémités
L’ensemble des entiers naturels compris entre a et b

L’ensemble des nombres réels situés entre les extrémités a et b

Explication

Un intervalle est constitué des nombres réels situés entre deux extrémités a et b, avec a<b. La différence b−a représente sa longueur, et non l’intervalle lui-même.

24. Pour encadrer π au millième près, quelle écriture convient ?

3,14<π<3,15
3,1410<π<3,1420
3,141<π<3,142
3,1<π<3,2

3,141<π<3,142

Explication

L’encadrement 3,141<π<3,142 possède une largeur de 0,001, soit 10⁻³. Il correspond donc à une approximation au millième près.

25. Quelle est une valeur approchée par défaut de √227 au centième près ?

3,15
3,141
3,13
3,14

3,14

Explication

On a 3,14<√227<3,15 et l’écart entre les deux bornes vaut 0,01. La borne inférieure 3,14 est donc une valeur approchée par défaut au centième près.

26. Pour réfuter l’inclusion A⊆B, que suffit-il de trouver ?

Un élément de B qui n’appartient pas à A
Tous les éléments de A qui appartiennent à B
Un élément de A qui n’appartient pas à B
Deux éléments communs à A et à B

Un élément de A qui n’appartient pas à B

Explication

Un seul élément de A situé hors de B suffit à montrer qu'A n’est pas inclus dans B. Pour démontrer une inclusion, il faudrait au contraire vérifier que chaque élément de A appartient à B.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 49 flashcards sur Théorie des ensembles et des nombres.

Qu'est-ce qu'un ensemble en mathématiques ?

Une collection d’objets appelés éléments.

Que fait la description en extension d'un ensemble ?

Elle énumère les éléments entre accolades.

Comment la description en compréhension définit-elle un ensemble ?

Par un critère d’appartenance à partir d’un ensemble universel.

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