QCM : Thermochimie et premier principe (55 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel domaine étudie les transformations d’énergie, notamment les conversions entre chaleur et travail ?

La thermodynamique
La cinétique chimique
La stœchiométrie
La chimie analytique

La thermodynamique

Explication

La thermodynamique étudie les transformations d’énergie, dont les conversions entre chaleur et travail. La cinétique porte sur les mécanismes et les autres choix concernent respectivement l’analyse et les proportions de réaction.

2. Pour une réaction, une équipe compare les états initial et final ainsi que le bilan énergétique, tandis qu’une autre cherche les étapes moléculaires et leur déroulement. Quelle attribution des rôles est correcte ?

La thermodynamique étudie le mécanisme, la cinétique les états et le bilan
La thermodynamique et la cinétique étudient toutes deux le mécanisme
La thermodynamique étudie le bilan et les états, la cinétique le mécanisme
La thermodynamique et la cinétique étudient toutes deux les états finaux

La thermodynamique étudie le bilan et les états, la cinétique le mécanisme

Explication

La thermodynamique décrit les bilans énergétiques et les états initial et final sans élucider le mécanisme, qui relève de la cinétique. Attribuer le mécanisme à la thermodynamique inverse leurs rôles, attribuer le bilan à la cinétique les confond, et leur donner le même objet efface leur distinction.

3. En thermodynamique, que désigne un système ?

Une frontière fermée considérée sans les corps qu’elle délimite
Le milieu extérieur qui entoure un ensemble de corps
Un ensemble de substances défini par ses échanges de matière avec l’extérieur
Un ensemble de corps délimité, dont on étudie les échanges d’énergie avec l’extérieur

Un ensemble de corps délimité, dont on étudie les échanges d’énergie avec l’extérieur

Explication

Un système thermodynamique est l’ensemble des corps situé à l’intérieur d’une frontière fermée, et l’on étudie ses échanges d’énergie avec le milieu extérieur. Le milieu extérieur n’est pas le système, la frontière seule ne constitue pas l’ensemble étudié, et l’échange de matière n’est pas ce qui définit le système.

4. Un récipient laisse passer de la chaleur vers l’extérieur, mais aucune matière ne traverse ses parois. De quel type de système s’agit-il ?

Un système isolé
Un système fermé
Un système ouvert
Un système sans frontière

Un système fermé

Explication

Un système fermé peut échanger de l’énergie avec l’extérieur, mais pas de matière. Un système isolé n’échange ni énergie ni matière, tandis qu’un système ouvert peut échanger les deux.

5. Un mélange contient 2 mol2\,\mathrm{mol} d’un constituant et 3 mol3\,\mathrm{mol} d’un second constituant. Quelle est la fraction molaire du premier constituant ?

0,60{,}6
0,50{,}5
0,40{,}4
2,52{,}5

$$0{,}4$$

Explication

La fraction molaire est la quantité de matière du constituant divisée par la quantité totale : nt=2+3=5 moln_t=2+3=5\,\mathrm{mol}, donc xi=2/5=0,4x_i=2/5=0{,}4. Le résultat 0,60{,}6 correspond à la fraction du second constituant, 0,50{,}5 divise par le nombre de moles du second, et 2,52{,}5 inverse le rapport.

6. Une solution contient 0,20 mol0{,}20\,\mathrm{mol} d’un composé de masse molaire 50 g mol−150\,\mathrm{g\,mol^{-1}} dans un volume de 2,0 L2{,}0\,\mathrm{L}. Quelles sont sa concentration molaire et sa concentration massique, dans cet ordre ?

0,20 mol L−10{,}20\,\mathrm{mol\,L^{-1}} et 10 g L−110\,\mathrm{g\,L^{-1}}
5,0 mol L−15{,}0\,\mathrm{mol\,L^{-1}} et 0,10 g L−10{,}10\,\mathrm{g\,L^{-1}}
0,10 mol L−10{,}10\,\mathrm{mol\,L^{-1}} et 5,0 g L−15{,}0\,\mathrm{g\,L^{-1}}
0,10 mol L−10{,}10\,\mathrm{mol\,L^{-1}} et 50 g L−150\,\mathrm{g\,L^{-1}}

$$0{,}10\,\mathrm{mol\,L^{-1}}$$ et $$5{,}0\,\mathrm{g\,L^{-1}}$$

Explication

La concentration molaire vaut Ci=ni/V=0,20/2,0=0,10 mol L−1C_i=n_i/V=0{,}20/2{,}0=0{,}10\,\mathrm{mol\,L^{-1}}. La masse du composé est mi=Mini=50×0,20=10 gm_i=M_i n_i=50\times0{,}20=10\,\mathrm{g}, donc Ci′=mi/V=5,0 g L−1C'_i=m_i/V=5{,}0\,\mathrm{g\,L^{-1}}; 50 g L−150\,\mathrm{g\,L^{-1}} omet la division par le volume, et les autres résultats confondent les unités ou omettent ce calcul.

7. Quelle propriété caractérise une variable d’état thermodynamique ?

C’est une grandeur macroscopique mesurable qui caractérise l’état du système.
C’est une constante non mesurable qui reste identique pour tous les systèmes.
C’est une grandeur qui dépend du chemin suivi par le système.
C’est une grandeur microscopique qui décrit chaque particule du système.

C’est une grandeur macroscopique mesurable qui caractérise l’état du système.

Explication

Une variable d’état est une grandeur macroscopique mesurable dont la valeur caractérise l’état thermodynamique du système. La description microscopique, la constante non mesurable et la dépendance au chemin ne correspondent pas à cette définition.

8. On partage un gaz homogène en deux portions de même quantité de matière. Quelle évolution attend-on pour la masse et la température de chaque portion ?

La masse et la température restent toutes deux inchangées.
La masse et la température sont toutes deux divisées par deux.
La masse est divisée par deux, tandis que la température reste inchangée.
La température est divisée par deux, tandis que la masse reste inchangée.

La masse est divisée par deux, tandis que la température reste inchangée.

Explication

La masse est extensive et se divise avec la quantité de matière, alors que la température est intensive et n’en dépend pas. Diviser la température la traite à tort comme extensive; maintenir la masse fixe la traite à tort comme intensive; diviser les deux confond les deux catégories.

9. Un échantillon de gaz parfait contient 2,02{,}0 moles à la température 300300 K et occupe 0,0500{,}050 m³. Quelle relation permet de déterminer sa pression ?

P=nRVTP = \frac{nRV}{T}
P=nRTVP = \frac{nRT}{V}
P=VnRTP = \frac{V}{nRT}
P=RTVP = \frac{RT}{V}

$$P = \frac{nRT}{V}$$

Explication

L’équation d’état du gaz parfait est PV=nRTPV=nRT; en isolant la pression, on obtient P=nRTVP=\frac{nRT}{V}. Omettre nn néglige la quantité de matière, inverser le rapport place mal le volume, et utiliser V/TV/T au lieu de T/VT/V modifie la relation.

10. Une fonction d’état passe de la valeur 12 à la valeur 7 au cours d’une transformation, qu’elle soit directe ou réalisée par plusieurs étapes. Quelle variation a-t-elle dans les deux cas ?

Une variation de +5 dans les deux cas.
Une variation de −5 dans les deux cas.
Une variation de 7 dans les deux cas.
Une variation différente selon le nombre d’étapes.

Une variation de −5 dans les deux cas.

Explication

La variation d’une fonction d’état dépend seulement des états initial et final : 7−12=−57-12=-5, quel que soit le chemin. Le nombre d’étapes ne la modifie pas, 7 est la valeur finale et non la variation, et +5 inverse le signe du calcul.

11. Un thermomètre indique 2525 °C. Quelle température correspondante doit-on exprimer en kelvins ?

248,15248{,}15 K
298298 K
298,15298{,}15 K
2525 K

$$298{,}15$$ K

Explication

La conversion s’effectue par T=θ+273,15T=\theta+273{,}15, donc 25+273,15=298,1525+273{,}15=298{,}15 K. Garder 25 omet le décalage, soustraire 273,15 inverse l’opération, et 298 K arrondit le résultat au lieu de donner la valeur exacte.

12. Un système évolue spontanément dans un sens donné; une seconde transformation peut être effectuée en sens inverse et reste quasi statique dans les deux sens. Comment classer ces transformations ?

Les deux sont irréversibles parce qu’elles changent l’état.
La première est réversible et la seconde irréversible.
Les deux sont réversibles parce qu’elles sont lentes.
La première est irréversible et la seconde réversible.

La première est irréversible et la seconde réversible.

Explication

Une évolution spontanée dans un sens donné est irréversible, tandis qu’une transformation réalisable en sens inverse et quasi statique dans les deux sens est réversible. La spontanéité ne signifie pas réversibilité, le quasi-statisme n’implique pas la spontanéité, et une variation d’état n’entraîne pas à elle seule l’irréversibilité.

13. Lorsqu’un système se transforme, quel principe décrit le devenir de l’énergie ?

Elle se dissipe progressivement, même si ses formes restent inchangées.
Elle se conserve sous forme de matière, mais pas sous forme d’énergie.
Elle est créée lorsque l’énergie change de forme au cours de la transformation.
Elle se conserve, mais ses différentes formes peuvent se transformer les unes dans les autres.

Elle se conserve, mais ses différentes formes peuvent se transformer les unes dans les autres.

Explication

Le premier principe énonce que l’énergie ne peut être ni créée ni détruite, bien que ses différentes formes puissent se transformer. La dissipation confond conservation et évolution de l’énergie, la création d’énergie contredit le principe et la conservation de la matière ne répond pas à la question.

14. Un système fermé reçoit une chaleur de 120 J et fournit un travail de 35 J au milieu extérieur. En comptant le travail reçu par le système comme positif, quelle est sa variation d’énergie interne ?

155 J
85 J
−85 J
120 J

85 J

Explication

Pour un système fermé, ΔU\Delta U est la somme algébrique des travaux et des chaleurs échangés. Le travail fourni par le système vaut −35 J, donc ΔU=120−35=85 J\Delta U=120-35=85\,\text{J} ; 155 J inverse le signe du travail, −85 J soustrait la chaleur et 120 J ignore le travail.

15. Un récipient rigide maintient un système à volume constant pendant une transformation au cours de laquelle il échange 240 J de chaleur. Quelle relation permet de déterminer la variation d’énergie interne ?

ΔU=−Qv=−240 J\Delta U=-Q_v=-240\,\text{J}
ΔU=0 J\Delta U=0\,\text{J}
ΔU=Qv=240 J\Delta U=Q_v=240\,\text{J}
ΔH=Qp=240 J\Delta H=Q_p=240\,\text{J}

$$\Delta U=Q_v=240\,\text{J}$$

Explication

À volume constant, le travail de pression est nul et la chaleur échangée vérifie Qv=ΔUQ_v=\Delta U ; la variation vaut donc 240 J. La relation en enthalpie correspond à une transformation à pression constante, le signe négatif inverse le sens de l’échange et la variation n’est pas nulle puisque la chaleur est échangée.

16. Quelle expression définit l’enthalpie d’un système ?

H=UH=U
H=U+PVH=U+PV
H=U−PVH=U-PV
H=Q+PVH=Q+PV

$$H=U+PV$$

Explication

L’enthalpie est la fonction d’état définie par H=U+PVH=U+PV. H=UH=U omet la contribution pression-volume, H=U−PVH=U-PV en inverse le signe et H=Q+PVH=Q+PV substitue la chaleur à l’énergie interne.

17. Lors d’un changement de phase à pression constante, une mole subit une variation d’énergie interne de 4,0 kJ et le terme PΔvP\Delta v vaut 1,5 kJ. Quelle est sa variation molaire d’enthalpie ?

5,5 kJ·mol⁻¹
4,0 kJ·mol⁻¹
1,5 kJ·mol⁻¹
2,5 kJ·mol⁻¹

5,5 kJ·mol⁻¹

Explication

À pression constante, la relation est Δh=Δu+PΔv\Delta h=\Delta u+P\Delta v ; ainsi, 4,0+1,5=5,5 kJ⋅mol−14,0+1,5=5,5\,\text{kJ·mol}^{-1}. La valeur 4,0 omet le terme pression-volume, 2,5 le soustrait et 1,5 ne retient que ce terme.

18. Une transformation concerne deux phases condensées et leur variation de volume est négligeable devant la variation d’énergie interne. Quelle approximation peut-on utiliser pour relier leurs variations molaires d’enthalpie et d’énergie interne ?

Δh=Δu+Pvg\Delta h=\Delta u+Pv_g
Δh=PΔv\Delta h=P\Delta v
Δh≈0\Delta h\approx 0
Δh≈Δu\Delta h\approx\Delta u

$$\Delta h\approx\Delta u$$

Explication

Pour les phases condensées, la variation de volume est négligeable devant la variation d’énergie interne, d’où Δh≈Δu\Delta h\approx\Delta u. Le terme en PvgPv_g concerne une transformation avec une phase gazeuse, l’enthalpie n’est pas négligeable et le terme pression-volume seul ne donne pas la variation d’enthalpie.

19. Que désigne l’enthalpie standard de réaction pour une transformation chimique ?

La variation d’enthalpie de la réaction totale entre réactifs et produits en quantités arbitraires
La variation d’enthalpie de la réaction totale entre réactifs et produits dans leurs états standards et en proportions stœchiométriques
La variation d’enthalpie d’un seul réactif lors de son passage à l’état standard
La variation d’enthalpie de la réaction entre espèces prises dans des états quelconques

La variation d’enthalpie de la réaction totale entre réactifs et produits dans leurs états standards et en proportions stœchiométriques

Explication

L’enthalpie standard de réaction caractérise la transformation totale des réactifs en produits dans leurs états standards et selon les proportions stœchiométriques. Une variation propre à un seul réactif, des états quelconques ou des quantités arbitraires ne répond pas à cette définition.

20. Une réaction est décomposée en deux étapes dont les variations d’enthalpie sont respectivement +18 kJ+18\ \mathrm{kJ} et −7 kJ-7\ \mathrm{kJ}. Quelle variation d’enthalpie associer à la transformation globale ?

+11 kJ+11\ \mathrm{kJ}
−7 kJ-7\ \mathrm{kJ}
+25 kJ+25\ \mathrm{kJ}
0 kJ0\ \mathrm{kJ}

$$+11\ \mathrm{kJ}$$

Explication

La loi de Hess découle du caractère de fonction d’état de l’enthalpie : les variations des étapes s’additionnent, donc +18+(−7)=+11 kJ+18+(-7)=+11\ \mathrm{kJ}. Retenir seulement l’étape exothermique, additionner les valeurs absolues ou imposer une variation nulle méconnaît cette règle.

21. Quelle transformation définit l’enthalpie standard de formation d’un composé ?

Former une mole du composé dans son état standard à partir des éléments dans leur forme stable à la température considérée
Former une mole du composé à partir des éléments dans une forme quelconque à cette température
Former une mole du composé à partir d’autres composés dans leurs états standards
Former la quantité stœchiométrique totale du composé à partir des éléments dans leur forme stable

Former une mole du composé dans son état standard à partir des éléments dans leur forme stable à la température considérée

Explication

L’enthalpie standard de formation correspond à la formation d’une mole de composé à l’état standard à partir de ses éléments dans leur forme stable à la température considérée. Une réaction entre composés, une quantité totale stœchiométrique ou des formes élémentaires quelconques ne correspond pas à cette définition.

22. Pour une réaction, les enthalpies standard de formation pondérées des produits totalisent −40 kJ-40\ \mathrm{kJ} et celles des réactifs totalisent −65 kJ-65\ \mathrm{kJ}. Quelle est l’enthalpie standard de réaction ?

+25 kJ+25\ \mathrm{kJ}
−105 kJ-105\ \mathrm{kJ}
−25 kJ-25\ \mathrm{kJ}
+105 kJ+105\ \mathrm{kJ}

$$+25\ \mathrm{kJ}$$

Explication

On soustrait la somme pondérée des réactifs de celle des produits : ΔrH∘=−40−(−65)=+25 kJ\Delta_r H^\circ=-40-(-65)=+25\ \mathrm{kJ}. Le signe est inversé si l’on inverse produits et réactifs, tandis que l’addition des sommes ou l’omission de leur pondération n’applique pas la relation donnée.

23. Pour une réaction, la somme pondérée des enthalpies de formation des produits vaut −30 kJ-30\ \mathrm{kJ} et celle des réactifs vaut −12 kJ-12\ \mathrm{kJ}. Quelle variation d’enthalpie standard obtient-on ?

−42 kJ-42\ \mathrm{kJ}
−18 kJ-18\ \mathrm{kJ}
+18 kJ+18\ \mathrm{kJ}
+42 kJ+42\ \mathrm{kJ}

$$-18\ \mathrm{kJ}$$

Explication

La variation standard est la somme pondérée des produits moins celle des réactifs : −30−(−12)=−18 kJ-30-(-12)=-18\ \mathrm{kJ}. Inverser les termes change le signe, tandis que leur addition ou la soustraction des valeurs absolues ne respecte pas la formule.

24. Dans une transformation gazeuse, quelle grandeur correspond à l’énergie de liaison ?

L’énergie associée à la rupture d’une mole de liaisons dans des molécules gazeuses pour produire des atomes isolés
L’énergie associée à la formation d’une mole de liaisons à partir d’atomes isolés gazeux, les molécules obtenues étant gazeuses
L’énergie associée à la formation d’une mole de liaisons à partir d’atomes isolés dans un solide
L’enthalpie associée à la formation d’une mole de molécules gazeuses à partir de leurs éléments dans leur forme stable

L’énergie associée à la formation d’une mole de liaisons à partir d’atomes isolés gazeux, les molécules obtenues étant gazeuses

Explication

L’énergie de liaison concerne la formation d’une mole de liaisons à partir d’atomes isolés à l’état gazeux, avec des molécules formées à l’état gazeux. La dissociation est la réaction inverse, l’enthalpie de formation des molécules est une autre grandeur, et des atomes solides ne satisfont pas la définition.

25. Lorsqu’une liaison se forme entre deux atomes isolés, quelle conséquence thermodynamique en découle dans la convention retenue ?

Le système est stabilisé, l’énergie de liaison est positive et les contributions peuvent s’additionner
Le système est stabilisé, l’énergie de liaison est négative mais les contributions ne peuvent pas s’additionner
Le système est stabilisé, l’énergie de liaison est négative et les contributions peuvent s’additionner
Le système est déstabilisé, l’énergie de liaison est négative et les contributions peuvent s’additionner

Le système est stabilisé, l’énergie de liaison est négative et les contributions peuvent s’additionner

Explication

La formation d’une liaison stabilise le système ; l’énergie de liaison est donc négative, et ces énergies sont admises additives. Une énergie positive confond la formation avec l’énergie nécessaire à la dissociation, tandis que l’absence d’additivité contredit la convention donnée.

26. Lors d’une réaction à température constante, les mesures donnent une chaleur à volume constant de −120 kJ-120\ \mathrm{kJ} et un terme PΔVP\Delta V de +15 kJ+15\ \mathrm{kJ}. Quelle est la chaleur échangée à pression constante ?

+105 kJ+105\ \mathrm{kJ}
−120 kJ-120\ \mathrm{kJ}
−105 kJ-105\ \mathrm{kJ}
−135 kJ-135\ \mathrm{kJ}

$$-105\ \mathrm{kJ}$$

Explication

La relation est QP,T=QV,T+PΔVQ_{P,T}=Q_{V,T}+P\Delta V, donc −120+15=−105 kJ-120+15=-105\ \mathrm{kJ}. −135 kJ-135\ \mathrm{kJ} résulte d’une soustraction, +105 kJ+105\ \mathrm{kJ} inverse le signe de la chaleur, et −120 kJ-120\ \mathrm{kJ} omet le terme PΔVP\Delta V.

27. Une réaction de gaz parfaits se déroule à 400 K400\ \mathrm{K} et produit un excédent de 2 mol2\ \mathrm{mol} de gaz, soit Δn=+2 mol\Delta n=+2\ \mathrm{mol}. Quelle relation permet de calculer sa chaleur à pression constante à partir de sa chaleur à volume constant ?

QP,T=QV,T−2R(400 K)Q_{P,T}=Q_{V,T}-2R(400\ \mathrm{K})
QP,T=QV,T−R(400 K)Q_{P,T}=Q_{V,T}-R(400\ \mathrm{K})
QP,T=QV,T+2R(400 K)Q_{P,T}=Q_{V,T}+2R(400\ \mathrm{K})
QP,T=QV,T+2RQ_{P,T}=Q_{V,T}+2R

$$Q_{P,T}=Q_{V,T}+2R(400\ \mathrm{K})$$

Explication

Pour des gaz parfaits, QP,T=QV,T+RTΔnQ_{P,T}=Q_{V,T}+RT\Delta n, et ici T=400 KT=400\ \mathrm{K} et Δn=+2 mol\Delta n=+2\ \mathrm{mol}. Le signe négatif inverse le sens de la variation des moles, l’expression sans température l’omet, et le dernier terme emploie un signe et un nombre de moles erronés.

28. Pour une réaction, on connaît ΔHP,T1\Delta H_{P,T_1} et la différence de capacités calorifiques ΔCp\Delta C_p, supposée constante entre T1T_1 et T2T_2. Quelle expression donne l’enthalpie de réaction à T2T_2 selon la relation de Kirchhoff ?

ΔHP,T2=ΔHP,T1+ΔCp\Delta H_{P,T_2}=\Delta H_{P,T_1}+\Delta C_p
ΔHP,T2=ΔHP,T1−ΔCp(T2−T1)\Delta H_{P,T_2}=\Delta H_{P,T_1}-\Delta C_p(T_2-T_1)
ΔHP,T2=ΔHP,T1+ΔCp(T2−T1)\Delta H_{P,T_2}=\Delta H_{P,T_1}+\Delta C_p(T_2-T_1)
ΔHP,T2=ΔHP,T1+Cp(T2−T1)\Delta H_{P,T_2}=\Delta H_{P,T_1}+C_p(T_2-T_1)

$$\Delta H_{P,T_2}=\Delta H_{P,T_1}+\Delta C_p(T_2-T_1)$$

Explication

La relation de Kirchhoff ajoute à l’enthalpie à T1T_1 l’intégrale de ΔCp\Delta C_p entre les deux températures; si cette différence est constante, l’intégrale vaut ΔCp(T2−T1)\Delta C_p(T_2-T_1). La soustraction inverse la correction, +ΔCp+\Delta C_p oublie l’intervalle thermique, et CpC_p seul ne représente pas la différence produits-réactifs.

29. Quelle description caractérise l’entropie et son évolution pour l’univers ?

Une fonction d’état extensive qui ne décroît pas pour l’univers et y reste constante lors d’une transformation irréversible
Une fonction d’état intensive qui ne décroît pas pour l’univers et y reste constante lors d’une transformation réversible
Une fonction d’état extensive qui peut décroître pour l’univers et y reste constante lors d’une transformation réversible
Une fonction d’état extensive qui ne décroît pas pour l’univers et y reste constante lors d’une transformation réversible

Une fonction d’état extensive qui ne décroît pas pour l’univers et y reste constante lors d’une transformation réversible

Explication

L’entropie est une fonction d’état extensive; celle de l’univers ne décroît pas et reste constante lors d’une transformation réversible. La qualifier d’intensive confond les types de grandeurs, autoriser sa décroissance contredit le second principe, et la constance concerne le cas réversible.

30. Un système subit une transformation irréversible et échange une quantité de chaleur δQirreˊv\delta Q_{irrév} à la température TT. Quelle relation s’applique à sa variation élémentaire d’entropie ?

dS<δQirreˊvTdS<\frac{\delta Q_{irrév}}{T}
dS=δQrevTdS=\frac{\delta Q_{rev}}{T}
dS=δQirreˊvTdS=\frac{\delta Q_{irrév}}{T}
dS>δQirreˊvTdS>\frac{\delta Q_{irrév}}{T}

$$dS>\frac{\delta Q_{irrév}}{T}$$

Explication

Pour une transformation irréversible, l’inégalité du second principe donne dS>δQirreˊvTdS>\frac{\delta Q_{irrév}}{T}. L’égalité concerne une transformation réversible, le signe inférieur inverse l’inégalité, et δQrev\delta Q_{rev} ne correspond pas à la chaleur du processus décrit.

31. Un chercheur veut fixer la référence permettant de déterminer les entropies absolues d’un corps pur à des températures supérieures à zéro. Quel état fournit cette référence selon le troisième principe ?

Le corps pur sous forme de cristal parfait au zéro Celsius
Le corps pur sous forme de gaz parfait au zéro absolu
Le corps pur sous forme de cristal imparfait au zéro absolu
Le corps pur sous forme de cristal parfait au zéro absolu

Le corps pur sous forme de cristal parfait au zéro absolu

Explication

Le troisième principe fixe à zéro l’entropie d’un corps pur sous forme de cristal parfait au zéro absolu, ce qui sert de référence pour les entropies absolues à d’autres températures. Un cristal imparfait ne satisfait pas l’état de référence, le zéro Celsius n’est pas le zéro absolu, et le principe précise la forme cristalline parfaite.

32. Quelle relation définit l’enthalpie libre d’un système en fonction de son enthalpie et de son entropie ?

G=H−TSG=H-TS
G=H+TSG=H+TS
G=H−T/SG=H-T/S
G=U−TSG=U-TS

$$G=H-TS$$

Explication

L’enthalpie libre, fonction d’état, est définie par G=H−TSG=H-TS. Le signe plus inverse le terme entropique, l’énergie interne remplace à tort l’enthalpie dans U−TSU-TS, et T/ST/S ne correspond pas au produit température-entropie.

33. À pression constante et à 300 K300\,\text{K}, une transformation présente ΔH=12 kJ mol−1\Delta H=12\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1} et ΔS=0,050 kJ mol−1 K−1\Delta S=0{,}050\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}\,\text{K}^{-1}. Quelle est sa variation d’enthalpie libre ?

−3 kJ mol−1-3\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}
27 kJ mol−127\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}
0,19 kJ mol−10{,}19\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}
12 kJ mol−112\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}

$$-3\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}$$

Explication

À pression et température constantes, ΔG=ΔH−TΔS\Delta G=\Delta H-T\Delta S; ici, 12−300×0,050=−3 kJ mol−112-300\times0{,}050=-3\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}. La valeur 1212 omet le terme entropique, 2727 l’ajoute, et 0,190{,}19 résulte d’une division par la température.

34. À pression et température constantes, une transformation irréversible présente ΔG=0\Delta G=0. Quel état thermodynamique cette valeur caractérise-t-elle ?

L’impossibilité de la spontanéité, associée à une variation positive
La spontanéité irréversible, associée à une variation négative
Une évolution spontanée, associée à une variation positive
L’équilibre, associé à une transformation réversible

L’équilibre, associé à une transformation réversible

Explication

À pression et température constantes, ΔG=0\Delta G=0 caractérise l’équilibre, tandis qu’une transformation irréversible spontanée vérifie ΔG<0\Delta G<0 et qu’une valeur positive indique l’absence de spontanéité. L’option « variation négative » confond le critère de spontanéité avec l’équilibre, la valeur positive indique l’impossibilité spontanée, et une variation positive ne caractérise pas une évolution spontanée.

35. Pour la réaction A+2B→CA+2B\rightarrow C, les enthalpies libres standard de formation valent respectivement −10-10, −5-5 et −30 kJ mol−1-30\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1} pour AA, BB et CC. Quelle est ΔGT∘\Delta G_T^\circ ?

−50 kJ mol−1-50\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}
10 kJ mol−110\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}
−10 kJ mol−1-10\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}
0 kJ mol−10\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}

$$-10\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}$$

Explication

On soustrait la somme pondérée des réactifs à celle des produits : ΔGT∘=−30−[(−10)+2(−5)]=−10 kJ mol−1\Delta G_T^\circ=-30-[(-10)+2(-5)]=-10\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}. −50-50 provient de l’addition des contributions, 00 de l’oubli du coefficient de BB, et 1010 de l’inversion produits-réactifs.

36. À température constante, une réaction présente ΔHT∘=25 kJ mol−1\Delta H_T^\circ=25\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1} et ΔST∘=0,080 kJ mol−1 K−1\Delta S_T^\circ=0{,}080\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}\,\text{K}^{-1} à 400 K400\,\text{K}. Quelle est ΔGT∘\Delta G_T^\circ ?

57 kJ mol−157\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}
25 kJ mol−125\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}
24,8 kJ mol−124{,}8\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}
−7 kJ mol−1-7\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}

$$-7\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}$$

Explication

La relation est ΔGT∘=ΔHT∘−TΔST∘\Delta G_T^\circ=\Delta H_T^\circ-T\Delta S_T^\circ; le calcul donne 25−400×0,080=−7 kJ mol−125-400\times0{,}080=-7\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}. La valeur 2525 omet l’entropie, 5757 l’ajoute, et 24,824{,}8 provient d’une division par la température.

37. Pour la réaction gazeuse idéale 2A+B→3C2A+B\rightarrow 3C, les enthalpies libres molaires des gaz valent gA=4g_A=4, gB=−2g_B=-2 et gC=1 kJ mol−1g_C=1\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}. Quelle est la variation d’enthalpie libre de réaction ?

3 kJ mol−13\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}
1 kJ mol−11\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}
11 kJ mol−111\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}
−3 kJ mol−1-3\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}

$$-3\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}$$

Explication

La variation est la somme pondérée des produits moins celle des réactifs : 3gC−(2gA+gB)=3−(8−2)=−3 kJ mol−13g_C-(2g_A+g_B)=3-(8-2)=-3\,\text{kJ}\,\text{mol}^{-1}. 11 omet le coefficient de CC, 1111 additionne produits et réactifs, et 33 inverse leur ordre.

38. Dans une réaction en solution diluée idéale, le quotient des concentrations molaires est Q=[A1′]n1[A2′]n2[A1]n1[A2]n2Q=\frac{[A'_1]^{n_1}[A'_2]^{n_2}}{[A_1]^{n_1}[A_2]^{n_2}}. Si les concentrations des produits sont doublées tandis que celles des réactifs restent inchangées, quelle expression donne la nouvelle variation d’enthalpie libre ?

ΔGT0+RTln⁡(2n1+n2Q)\Delta G_T^0+RT\ln(2^{n_1+n_2}Q)
ΔGT0+RTln⁡(2Q)\Delta G_T^0+RT\ln(2Q)
2ΔGT0+RTln⁡Q2\Delta G_T^0+RT\ln Q
ΔGT0+RTln⁡(2n1+n2/Q)\Delta G_T^0+RT\ln(2^{n_1+n_2}/Q)

$$\Delta G_T^0+RT\ln(2^{n_1+n_2}Q)$$

Explication

Le doublement des deux concentrations de produits multiplie le quotient réactionnel par 2n1+n22^{n_1+n_2}, et la contribution de composition est RTln⁡QRT\ln Q. Le facteur simple omet les puissances stœchiométriques, le quotient inversé confond produits et réactifs, et le doublement de ΔGT0\Delta G_T^0 ne découle pas du changement de concentration.

39. Pour une réaction gazeuse à pression constante, une étude fournit une enthalpie standard de réaction ΔHT0\Delta H_T^0 à la température considérée. Quelle expression décrit la variation de ln⁡KP(T)\ln K_P(T) avec la température ?

∂ln⁡KP(T)∂T=−ΔHT0RT2\frac{\partial\ln K_P(T)}{\partial T}=-\frac{\Delta H_T^0}{RT^2}
∂ln⁡KP(T)∂T=ΔHT0RT\frac{\partial\ln K_P(T)}{\partial T}=\frac{\Delta H_T^0}{RT}
∂ln⁡KP(T)∂T=ΔHT0RT2\frac{\partial\ln K_P(T)}{\partial T}=\frac{\Delta H_T^0}{RT^2}
∂ln⁡KP(T)∂T=ΔUT0RT2\frac{\partial\ln K_P(T)}{\partial T}=\frac{\Delta U_T^0}{RT^2}

$$\frac{\partial\ln K_P(T)}{\partial T}=\frac{\Delta H_T^0}{RT^2}$$

Explication

La relation isobare de Van’t Hoff relie la dérivée de ln⁡KP\ln K_P à l’enthalpie standard divisée par RT2RT^2. L’énergie interne intervient dans la relation isochore, le signe négatif inverse la formule, et RTRT omet un facteur de température.

40. Un expérimentateur augmente la pression d’un mélange gazeux à température constante et compare les constantes KP(T)K_P(T), KC(T)K_C(T) et Ks(P,T)K_s(P,T). Quelle conclusion s’applique ?

KC(T)K_C(T) dépend de la pression, tandis que KP(T)K_P(T) et Ks(P,T)K_s(P,T) restent inchangées
KP(T)K_P(T) et KC(T)K_C(T) restent inchangées, tandis que Ks(P,T)K_s(P,T) dépend de la pression
Les trois constantes restent inchangées puisque la température est constante
KP(T)K_P(T) dépend de la pression, tandis que KC(T)K_C(T) et Ks(P,T)K_s(P,T) restent inchangées

$$K_P(T)$$ et $$K_C(T)$$ restent inchangées, tandis que $$K_s(P,T)$$ dépend de la pression

Explication

À température constante, KP(T)K_P(T) et KC(T)K_C(T) ne varient pas avec la pression, alors que Ks(P,T)K_s(P,T) en dépend. L’indépendance des trois confond KsK_s avec les deux autres, et les deux propositions restantes attribuent la dépendance à la mauvaise constante.

41. Que mesure la variance d’un système à l’équilibre ?

Le nombre de constituants présents dans le système à l’équilibre
Le nombre de phases dans lesquelles ses constituants sont répartis
Le nombre total de variables intensives utilisées pour décrire son état physico-chimique
Le nombre de variables intensives indépendantes nécessaires et suffisantes pour décrire son état physico-chimique

Le nombre de variables intensives indépendantes nécessaires et suffisantes pour décrire son état physico-chimique

Explication

La variance compte les variables intensives indépendantes nécessaires et suffisantes pour décrire l’état physico-chimique du système. Le nombre total de variables, de phases ou de constituants ne correspond pas à cette définition.

42. Un système est décrit par six variables intensives, liées par deux relations de dépendance indépendantes. Quelle est sa variance ?

Deux degrés de liberté
Huit degrés de liberté
Six degrés de liberté
Quatre degrés de liberté

Quatre degrés de liberté

Explication

La variance est le nombre de variables intensives moins le nombre de relations de dépendance : v=6−2=4v=6-2=4. Compter six variables oublie les contraintes, tandis que deux ou huit résultent d’une soustraction ou d’une addition incorrecte.

43. Un système comporte quatre constituants répartis en deux phases, sans relation d’équilibre chimique à retrancher. Quelle variance la règle des phases lui attribue-t-elle ?

Quatre degrés de liberté
Huit degrés de liberté
Six degrés de liberté
Deux degrés de liberté

Quatre degrés de liberté

Explication

La règle des phases donne v=N+2−φv=N+2-\varphi, donc v=4+2−2=4v=4+2-2=4. Le résultat deux omet le terme +2+2, huit ajoute les phases, et six ne retranche pas les phases.

44. Un système compte cinq constituants, deux relations d’équilibre chimique et trois phases. Quelle variance obtient-on en tenant compte des constituants indépendants ?

Un degré de liberté
Six degrés de liberté
Deux degrés de liberté
Quatre degrés de liberté

Deux degrés de liberté

Explication

Les constituants indépendants sont C=N−R=5−2=3C=N-R=5-2=3, puis v=C+2−φ=3+2−3=2v=C+2-\varphi=3+2-3=2. Utiliser cinq constituants donne quatre, retrancher les phases deux fois donne une, et ajouter les relations donne six.

45. Lorsqu’une perturbation modifie une variable intensive d’un équilibre chimique, dans quel sens celui-ci se déplace-t-il selon la loi de modération de Le Chatelier ?

Dans le sens qui rétablit exactement l’état initial
Dans le sens qui modifie la constante d’équilibre à température fixe
Dans le sens qui s’oppose à la perturbation
Dans le sens qui amplifie la perturbation

Dans le sens qui s’oppose à la perturbation

Explication

La loi de modération énonce que le déplacement de l’équilibre s’oppose à la perturbation appliquée. Amplifier celle-ci inverse le principe, retrouver exactement l’état initial n’est pas garanti, et la constante d’équilibre dépend de la température.

46. Dans un système à l’équilibre, la réaction directe est exothermique. Si la température augmente, dans quel sens l’équilibre se déplace-t-il à pression constante ?

Dans le sens direct, endothermique
Dans le sens direct, exothermique
Dans le sens inverse, exothermique
Dans le sens inverse, endothermique

Dans le sens inverse, endothermique

Explication

Une hausse de température favorise le sens endothermique; puisque le sens direct est exothermique, le déplacement se fait dans le sens inverse, endothermique. Le sens direct exothermique absorbe la chaleur au lieu de s’opposer à son apport.

47. Pour l’équilibre gazeux N2(g)+3H2(g)⇌2NH3(g)\mathrm{N_2(g)+3H_2(g)\rightleftharpoons2NH_3(g)}, une hausse de pression est imposée. Dans quel sens l’équilibre se déplace-t-il ?

Dans le sens inverse, vers la formation d’azote et d’hydrogène
Aucun déplacement, car les deux côtés ont le même nombre de moles gazeuses
Dans le sens direct, vers la formation d’ammoniac
Dans le sens direct, vers le côté ayant davantage d’espèces gazeuses

Dans le sens direct, vers la formation d’ammoniac

Explication

Le côté des réactifs comporte quatre moles gazeuses, contre deux du côté de l’ammoniac; une hausse de pression favorise donc le sens qui réduit leur nombre, ici le sens direct. Favoriser le côté le plus riche en gaz inverse le critère, et les deux côtés ne comptent pas le même nombre de moles gazeuses.

48. À température et pression constantes, une réaction gazeuse a Δa<0\Delta a<0. Dans quel sens une dilution favorise-t-elle l’équilibre ?

Dans le sens inverse
Dans aucun sens, car la dilution ne déplace pas l’équilibre
Dans le sens direct
Dans le sens qui augmente le nombre de moles gazeuses

Dans le sens inverse

Explication

À température et pression constantes, lorsque Δa<0\Delta a<0, la dilution favorise le sens inverse. Le sens direct correspond à Δa>0\Delta a>0, tandis que l’absence de déplacement correspond au cas Δa=0\Delta a=0.

49. Dans un équilibre entre une phase gazeuse et une phase solide, quelle phase fournit les espèces à inclure dans la loi d’action de masse ?

La phase solide
Toutes les phases présentes
La phase vapeur
La phase liquide

La phase vapeur

Explication

Dans un équilibre hétérogène comportant des gaz, la loi d’action de masse s’applique à la phase vapeur. Inclure toutes les phases ou retenir la phase solide ou liquide confond la règle avec d’autres cas.

50. Pour l’équilibre 2 NOBr(g)⇌Br2(l)+2 NO(g)2\,\mathrm{NOBr}(g)\rightleftharpoons\mathrm{Br_2}(l)+2\,\mathrm{NO}(g), quelle expression de KP(T)K_P(T) convient ?

PNOBr2PNO2\frac{P_{NOBr}^{2}}{P_{NO}^{2}}
PNO2PBr2PNOBr2\frac{P_{NO}^{2}P_{Br_2}}{P_{NOBr}^{2}}
PNOPNOBr\frac{P_{NO}}{P_{NOBr}}
PNO2PNOBr2\frac{P_{NO}^{2}}{P_{NOBr}^{2}}

$$\frac{P_{NO}^{2}}{P_{NOBr}^{2}}$$

Explication

La constante ne fait intervenir que les espèces gazeuses, avec leurs coefficients stœchiométriques comme exposants. L’inclusion de PBr2P_{Br_2} traite à tort le produit liquide comme une espèce gazeuse, tandis que les autres expressions inversent le rapport ou omettent les exposants.

51. Que produit une réaction de dissociation d’un composé initial ?

Un produit unique plus complexe
Un changement d’état du composé
Un composé initial reconstitué
Plusieurs produits

Plusieurs produits

Explication

Une dissociation transforme un composé initial en plusieurs produits. L’association reconstitue un composé, tandis qu’un changement d’état ne décrit pas cette transformation en plusieurs produits.

52. Un échantillon contient initialement 0,80 mol0{,}80\,\mathrm{mol} de A1A_1; 0,20 mol0{,}20\,\mathrm{mol} de A1A_1 se dissocient. Quel est le degré de dissociation α\alpha ?

0,750{,}75
0,250{,}25
0,600{,}60
44

$$0{,}25$$

Explication

Le degré de dissociation est le rapport entre la quantité dissociée et la quantité initiale : α=0,20/0,80=0,25\alpha=0{,}20/0{,}80=0{,}25. 44 inverse le rapport, 0,600{,}60 soustrait les quantités et 0,750{,}75 correspond à la fraction restante.

53. Pour une dissociation AB⇌A+BAB\rightleftharpoons A+B, une solution a une concentration initiale C0=0,30 mol L−1C_0=0{,}30\,\mathrm{mol\,L^{-1}} et un degré de dissociation α=0,20\alpha=0{,}20. Quelle valeur de KC(T)K_C(T) découle de la relation donnée ?

0,010 mol L−10{,}010\,\mathrm{mol\,L^{-1}}
0,012 mol L−10{,}012\,\mathrm{mol\,L^{-1}}
0,075 mol L−10{,}075\,\mathrm{mol\,L^{-1}}
0,015 mol L−10{,}015\,\mathrm{mol\,L^{-1}}

$$0{,}015\,\mathrm{mol\,L^{-1}}$$

Explication

La relation donne KC(T)=C0α21−α=0,30×0,2020,80=0,015 mol L−1K_C(T)=C_0\frac{\alpha^2}{1-\alpha}=0{,}30\times\frac{0{,}20^2}{0{,}80}=0{,}015\,\mathrm{mol\,L^{-1}}. Les valeurs proposées avec 0,0120{,}012, 0,0100{,}010 et 0,0750{,}075 proviennent respectivement d’un dénominateur 1+α1+\alpha, de l’omission de α2\alpha^2 et de son remplacement par α\alpha.

54. À température constante, on dilue une solution contenant ABAB selon AB⇌A+BAB\rightleftharpoons A+B. Quelle évolution prévoit la loi de dilution d’Ostwald ?

C0C_0 diminue et α\alpha augmente
C0C_0 diminue et α\alpha diminue
KC(T)K_C(T) diminue et α\alpha reste inchangé
C0C_0 augmente et α\alpha diminue

$$C_0$$ diminue et $$\alpha$$ augmente

Explication

À température constante, la dilution diminue C0C_0 tandis que le degré de dissociation α\alpha augmente : c’est la loi de dilution d’Ostwald. Faire diminuer α\alpha avec la concentration initiale inverse l’effet, et attribuer un changement à KC(T)K_C(T) contredit sa constance à température fixée.

55. À pression constante, on étudie un système à la température TT. Quelle expression donne la dérivée de G/TG/T par rapport à TT ?

−HT2-\frac{H}{T^2}
−ST2-\frac{S}{T^2}
HT2\frac{H}{T^2}
−HT-\frac{H}{T}

$$-\frac{H}{T^2}$$

Explication

À pression constante, la relation de Gibbs-Helmholtz associe la dérivée de G/TG/T à l’enthalpie selon −H/T2-H/T^2. Le facteur TT confond le dénominateur, le signe positif inverse la relation et l’entropie substituée à HH change la grandeur concernée.

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