QCM : Acido-basicité en chimie organique (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un chimiste recherche une famille portant un site électrophile ; laquelle convient parmi ces quatre fonctions ?

Un ester
Un organomagnésien
Un alcène
Une amine

Un ester

Explication

Les esters possèdent un site électrophile. Les amines, les organomagnésiens et les alcènes sont des familles nucléophiles.

2. Quelle propriété définit un acide dans une réaction acide-base ?

Céder un électron
Céder un proton H⁺
Réagir totalement avec l’eau
Capter un proton H⁺

Céder un proton H⁺

Explication

Un acide est défini comme une espèce capable de céder un proton H⁺. Capter un proton caractérise une base, tandis que céder un électron ne définit pas l’acidité de Brønsted.

3. Quelle propriété définit une base dans une réaction acide-base ?

Céder un proton H⁺
Réagir totalement avec l’eau
Capter un proton H⁺
Capter un électron

Capter un proton H⁺

Explication

Une base est une espèce capable de capter un proton H⁺. Céder un proton caractérise un acide, et la réaction totale avec l’eau sert à distinguer les espèces fortes des espèces faibles.

4. Dans l’eau, une espèce acide ne réagit qu’en partie et sa transformation est modélisée par un équilibre ; comment la classe-t-on ?

Comme un acide fort
Comme une base faible
Comme une base forte
Comme un acide faible

Comme un acide faible

Explication

Un acide faible réagit partiellement avec l’eau, et sa transformation est modélisée par un équilibre. Un acide fort réagit totalement ; les bases, elles, captent des protons.

5. Pour comparer intrinsèquement des couples dont les pKₐ ont été mesurés dans des solvants adaptés, quelle démarche correspond à l’échelle généralisée ?

Ramener les pKₐ à des valeurs calculées dans l’eau pour obtenir une échelle étendue
Limiter la comparaison aux pKₐ compris entre 0 et 14 dans l’eau
Comparer directement les valeurs mesurées dans des solvants différents
Classer uniquement les acides et bases forts présents dans l’eau

Ramener les pKₐ à des valeurs calculées dans l’eau pour obtenir une échelle étendue

Explication

L’échelle généralisée ramène à l’eau les pKₐ déterminés dans des solvants adaptés afin de classer intrinsèquement les forces acide-base sur une plage beaucoup plus étendue. L’intervalle de 0 à 14 correspond à l’échelle d’acidité dans l’eau.

6. Quelle valeur approximative du pKₐ caractérise le couple méthane/ion méthanure, CH₄/CH₃⁻ ?

Environ −5
Environ 16
Environ 5
Environ 50

Environ 50

Explication

Le pKₐ du couple CH₄/CH₃⁻ est d’environ 50, ce qui caractérise une acidité extrêmement faible. La valeur proche de 5 correspond aux acides carboxyliques, celle proche de 16 aux alcools, et −5 inverse l’ordre de grandeur attendu.

7. Deux acides HA et HX sont comparés ; la base conjuguée A⁻ est plus stabilisée que X⁻. Lequel des deux acides est le plus fort ?

HA
Ils ont la même force acide
Impossible à déterminer sans connaître leur concentration
HX

HA

Explication

La stabilisation de la base conjuguée favorise sa formation et renforce donc l’acide correspondant : HA est plus fort si A⁻ est plus stabilisée que X⁻. L’idée d’un affaiblissement par stabilisation inverse le lien, tandis que la stabilité de l’acide lui-même ou sa concentration ne répond pas à cette règle.

8. Dans une comparaison de bases anioniques, laquelle présente le facteur de stabilisation décrit par la règle ?

Une charge délocalisée par des effets donneurs, quel que soit l’atome porteur
Une charge portée par un atome électronégatif et volumineux, ou délocalisée par des effets attracteurs
Une charge concentrée sur un seul atome, même si des effets attracteurs la délocalisent
Une charge portée par un atome peu électronégatif et compact, sans délocalisation

Une charge portée par un atome électronégatif et volumineux, ou délocalisée par des effets attracteurs

Explication

Une base anionique est stabilisée lorsque sa charge négative est portée par un atome électronégatif et volumineux, ou répartie sur plusieurs atomes par des effets inductifs ou mésomères attracteurs. Un atome peu électronégatif, les effets donneurs ou une charge localisée ne correspondent pas aux facteurs indiqués.

9. Quel pKₐ approximatif caractérise le couple acide carboxylique/ion carboxylate dans l’eau ?

Entre 15 et 19
Autour de 50
Entre 4 et 5
Autour de −5

Entre 4 et 5

Explication

Le couple RCOOH/RCOO⁻ a un pKₐ d’environ 4 à 5 ; les acides carboxyliques sont donc des acides faibles dans l’eau. Environ 50 correspond au méthane, 15 à 19 aux alcools, et un pKₐ négatif ne convient pas à ce couple.

10. On traite un acide carboxylique RCOOH par des ions hydroxyde HO⁻. Quel bilan réactionnel est attendu, la transformation étant quantitative ?

RCOOH + HO⁻ → RCOO⁻ + H₃O⁺
RCOOH + H₂O ⇌ RCOO⁻ + H₃O⁺
RCOO⁻ + H₂O → RCOOH + HO⁻
RCOOH + HO⁻ → RCOO⁻ + H₂O

RCOOH + HO⁻ → RCOO⁻ + H₂O

Explication

L’ion hydroxyde arrache le proton de RCOOH et forme RCOO⁻ ainsi que H₂O ; avec une constante d’équilibre de l’ordre de 10⁹ à 10¹⁰, la transformation est quantitative. L’équation inversée contredit ce sens favorisé, la dissociation aqueuse décrit un autre équilibre, et H₃O⁺ n’est pas le produit de cette neutralisation.

11. Dans l’eau, un alcool ROH de pKₐ compris entre 15 et 19 et son ion alcoolate RO⁻ se comportent comment ?

ROH est une base forte et RO⁻ un acide indifférent
ROH est une base faible et RO⁻ un acide fort
ROH est un acide fort et RO⁻ une base faible
ROH est un acide indifférent et RO⁻ une base forte

ROH est un acide indifférent et RO⁻ une base forte

Explication

Dans l’eau, les alcools sont des acides indifférents et les ions alcoolates sont des bases fortes. L’inversion des rôles confond acide et base conjuguée, tandis que les réponses évoquant un acide fort ou une base faible rapprochent à tort ce couple du cas particulier du phénol.

12. Un phénol est comparé à un alcool ordinaire : quelle propriété de son ion conjugué explique le pKₐ d’environ 10 du couple PhOH/PhO⁻ ?

La déstabilisation de PhO⁻ par délocalisation électronique
La stabilisation de PhO⁻ par effet inductif
La stabilisation de PhO⁻ par effet mésomère
Le pKₐ de PhOH identique à celui des alcools ordinaires

La stabilisation de PhO⁻ par effet mésomère

Explication

L’effet mésomère stabilise l’ion phénolate, ce qui explique le pKₐ d’environ 10, inférieur à celui des couples alcool/alcoolate. L’effet inductif est ici une attribution erronée, le pKₐ de 15 à 19 correspond aux alcools ordinaires, et la délocalisation stabilise plutôt qu’elle ne déstabilise PhO⁻.

13. Pour déprotoner une amine RNH₂ et former RNH⁻, quelle interprétation des pKₐ permet de prévoir la force basique de l’ion obtenu ?

Le couple RNH₂/RNH⁻ a un pKₐ d’environ 35 et RNH⁻ est une base très forte
Le couple RNH₂/RNH⁻ a un pKₐ d’environ 35 et RNH⁻ est une base faible
Le couple RNH₂/RNH⁻ a un pKₐ de 33 et RNH⁻ est une base faible
Le couple RNH₂/RNH⁻ a un pKₐ de 9,5 à 11 et RNH⁻ est une base faible

Le couple RNH₂/RNH⁻ a un pKₐ d’environ 35 et RNH⁻ est une base très forte

Explication

Le couple amine/ion alkylamidure a un pKₐ voisin de 35, et les ions alkylamidure sont des bases très fortes. La valeur 33 appartient au couple NH₃/NH₂⁻, tandis que 9,5 à 11 concerne l’acide conjugué d’une amine ; qualifier RNH⁻ de base faible inverse sa force basique.

14. Dans une comparaison en milieu aqueux, comment se classent l’ammoniac et une amine en tant que bases ?

Ce sont des bases faibles, et l’amine est un peu plus forte que l’ammoniac
Ce sont des bases faibles, et l’ammoniac est un peu plus fort que l’amine
Ce sont des bases fortes, et l’amine est un peu plus forte que l’ammoniac
Ce sont des bases fortes, et l’ammoniac est un peu plus fort que l’amine

Ce sont des bases faibles, et l’amine est un peu plus forte que l’ammoniac

Explication

Dans l’eau, l’ammoniac et les amines sont des bases faibles, les amines étant légèrement plus fortes. Inverser cet ordre confond leur comparaison, et les qualifier de bases fortes revient à leur attribuer le comportement d’espèces comme les ions alkylamidure.

15. Une base RNH₂ est protonée : quelle comparaison des pKₐ de son acide conjugué et de celui de l’ammoniac est correcte ?

RNH₃⁺/RNH₂ a un pKₐ de 9,5 à 11, contre 9,2 pour NH₄⁺/NH₃
RNH₃⁺/RNH₂ a un pKₐ d’environ 35, contre 33 pour NH₄⁺/NH₃
RNH₃⁺/RNH₂ a un pKₐ de 9,2, contre 9,5 à 11 pour NH₄⁺/NH₃
RNH₃⁺/RNH₂ a un pKₐ de 9,5 à 11, contre 9,5 à 11 pour NH₄⁺/NH₃

RNH₃⁺/RNH₂ a un pKₐ de 9,5 à 11, contre 9,2 pour NH₄⁺/NH₃

Explication

Le couple alkylammonium/amine a un pKₐ de 9,5 à 11, tandis que le couple ammonium/ammoniac a un pKₐ de 9,2. L’interversion échange ces valeurs, les valeurs 35 et 33 concernent les couples acides des amidures, et la dernière comparaison attribue à l’ammoniac la plage du couple alkylammonium.

16. Lorsqu’un halogénoalcane R–X est métallisé par le magnésium pour former R–MgX, comment évolue la polarisation de la liaison impliquant le carbone ?

La densité électronique reste répartie comme dans la liaison R–X.
La densité électronique quitte le carbone lors de la formation de R–MgX.
La densité électronique se déplace vers le carbone, qui devient nucléophile.
La densité électronique se déplace vers le magnésium, qui devient nucléophile.

La densité électronique se déplace vers le carbone, qui devient nucléophile.

Explication

La métallation inverse la polarité et déplace la densité électronique de la liaison carbone–magnésium vers le carbone. Une polarité inchangée ou un déplacement vers le magnésium ne décrit pas cette inversion; un transfert de proton n’est pas la métallation.

17. Un organomagnésien rencontre d’abord un carbone électrophile, puis une molécule portant un hydrogène acide. Quel type de réactivité adopte-t-il dans chacun de ces deux cas ?

Base de Brønsted face au carbone électrophile, puis nucléophile face à l’acide.
Nucléophile dans les deux cas, par addition puis substitution.
Nucléophile face au carbone électrophile, puis base de Brønsted face à l’acide.
Acide de Brønsted dans les deux cas, par transfert de proton.

Nucléophile face au carbone électrophile, puis base de Brønsted face à l’acide.

Explication

L’organomagnésien agit comme nucléophile face à un site électrophile et comme base de Brønsted face à un acide. L’inversion des rôles confond nucléophilie et basicité; deux attaques nucléophiles ignorent le transfert de proton; le rôle d’acide de Brønsted est inversé.

18. Un organomagnésien est ajouté à un alcool ROH qui possède un hydrogène mobile. Quel produit carboné se forme lors de la réaction acido-basique ?

R–CH₂OH, par addition nucléophile sur le groupe de l’alcool.
R–OH, par remplacement du magnésium par le groupe hydroxyle.
RH, par protonation du groupe carboné de l’organomagnésien.
R–MgOR, par échange entre magnésium et hydrogène.

RH, par protonation du groupe carboné de l’organomagnésien.

Explication

Un composé à hydrogène mobile, tel qu’un alcool, protonne le fragment carboné de l’organomagnésien et conduit à RH. L’addition sur le groupe de l’alcool et les échanges de groupe ne correspondent pas à cette réaction, tandis que R–OH ne résulte pas de la formation de RH.

19. Une équipe prépare un organomagnésien et prévoit ensuite son addition nucléophile. Quel milieu doit-elle choisir pour éviter la destruction du réactif ?

Un solvant aprotique contenant de l’eau.
Un solvant alcoolique maintenu au sec.
Un solvant aprotique et anhydre.
Un solvant protique et anhydre.

Un solvant aprotique et anhydre.

Explication

La synthèse et les additions nucléophiles des organomagnésiens exigent un solvant aprotique et anhydre, car l’eau ou un autre composé protique détruit le réactif. Un milieu humide ou alcoolique fournit un hydrogène mobile; le caractère aprotique seul ne compense pas la présence d’eau.

20. Un carbanion porte un groupe cyano, puis un second groupe électroattracteur est ajouté à la molécule. Quel effet cette modification a-t-elle sur la stabilisation de la charge négative ?

Elle dépend du transfert d’un proton vers le carbone chargé.
Elle est renforcée par les effets mésomère et inductif des groupes électroattracteurs.
Elle diminue, car les groupes électroattracteurs repoussent la charge négative.
Elle reste inchangée, car un seul groupe peut stabiliser un carbanion.

Elle est renforcée par les effets mésomère et inductif des groupes électroattracteurs.

Explication

Les groupes cyano et autres groupes électroattracteurs stabilisent les carbanions par leurs effets mésomère et inductif, et deux groupes renforcent cette stabilisation. Les qualifier d’électrodonneurs inverse leur effet; les groupes ne se neutralisent pas et la stabilisation décrite ne vient pas d’un transfert de proton.

21. Pour former un carbanion par déprotonation, lequel de ces couples acide-base a le pKₐ le plus faible et correspond donc à l’acide le plus facile à déprotoner parmi les valeurs indiquées ?

Le couple CH₄/CH₃⁻, de pKₐ environ 55.
Le couple de la cétone, de pKₐ environ 20.
Le couple de l’ester, de pKₐ environ 25.
Le couple Ph₃CH/Ph₃C⁻, de pKₐ environ 33.

Le couple de la cétone, de pKₐ environ 20.

Explication

Un pKₐ plus faible indique un acide plus fort et donc plus facile à déprotoner; la cétone, de pKₐ environ 20, est la plus acide parmi ces couples. L’ester et les couples Ph₃CH ou CH₄ ont des pKₐ plus élevés, et les pKₐ élevés ne signifient pas une acidité accrue.

22. Pour réaliser une déprotonation avec une base plus forte que HO⁻, un chimiste doit préserver cette base pendant la réaction. Quel type de solvant convient ?

Un solvant protique et apolaire qui neutralise les ions formés.
Un solvant aprotique et polaire qui ne consomme pas la base.
Un solvant protique et polaire qui fournit des protons au milieu.
Un solvant aprotique et apolaire qui limite la séparation des charges.

Un solvant aprotique et polaire qui ne consomme pas la base.

Explication

Une base plus forte que HO⁻ doit être employée dans un solvant aprotique, afin que celui-ci ne la consomme pas, et polaire pour favoriser la séparation des charges. Un solvant protique peut protonner la base; un milieu apolaire ne répond pas au besoin de séparation des charges.

23. Lors d’une oxydation ménagée, quel produit obtient-on en faisant réagir un alcool secondaire, tandis qu’un alcool tertiaire ne s’oxyde pas dans ces conditions ?

Un acide carboxylique
Une cétone
Un aldéhyde
Un alcool primaire

Une cétone

Explication

Un alcool secondaire s’oxyde en cétone, alors qu’un alcool tertiaire ne subit pas d’oxydation ménagée. L’aldéhyde et l’acide carboxylique correspondent à la chaîne d’oxydation d’un alcool primaire ; l’alcool primaire est un réactif, non le produit attendu.

24. Un laboratoire oxyde un alcool primaire avec du dichromate de potassium en milieu sulfurique aqueux. Quel rendement indiqué et quelle limite de réaction doit-il prévoir ?

74 %, sans arrêt au stade de l’aldéhyde
74 %, avec arrêt au stade de l’aldéhyde
66 %, sans arrêt au stade de l’aldéhyde
85 %, avec formation d’une cétone

74 %, sans arrêt au stade de l’aldéhyde

Explication

Le dichromate de potassium en milieu sulfurique aqueux donne le rendement indiqué de 74 %, mais les oxydants classiques ne permettent pas de s’arrêter à l’aldéhyde. Le rendement de 66 % concerne le permanganate, l’arrêt à l’aldéhyde n’est pas possible dans ces conditions, et 85 % correspond à un autre exemple d’oxydation.

25. Une chimiste veut oxyder un alcool primaire en aldéhyde sans poursuivre jusqu’à l’acide carboxylique. Quel choix de conditions convient à cet objectif ?

Éviter l’eau et choisir un oxydant soluble dans un milieu aqueux
Ajouter de l’eau et choisir un oxydant soluble dans un solvant organique
Ajouter de l’eau et choisir un oxydant classique en milieu sulfurique
Éviter l’eau et choisir un oxydant soluble dans un solvant organique non aqueux

Éviter l’eau et choisir un oxydant soluble dans un solvant organique non aqueux

Explication

L’eau est nécessaire à l’oxydation de l’aldéhyde en acide ; pour préserver l’aldéhyde, il faut donc l’éviter et employer un oxydant soluble dans un solvant organique non aqueux. Ajouter de l’eau favorise la poursuite vers l’acide, tandis qu’un milieu aqueux ne répond pas à la condition requise.

26. Un alcène réagit avec du dihydrogène en présence d’un catalyseur métallique. Quel bilan décrit cette transformation et le rôle du catalyseur ?

L’alcène devient un alcane par addition de dihydrogène, sans besoin de catalyseur
L’alcène devient un alcane par addition de dihydrogène, accélérée par le catalyseur
L’alcane devient un alcène par addition de dihydrogène, accélérée par le catalyseur
L’alcène devient un alcane par substitution, accélérée par le catalyseur

L’alcène devient un alcane par addition de dihydrogène, accélérée par le catalyseur

Explication

L’hydrogénation catalytique réduit l’alcène en alcane par addition de dihydrogène ; le catalyseur est nécessaire, car la réaction serait extrêmement lente sans lui. La substitution ne décrit pas cette transformation, et l’inversion alcène-alcane correspond au sens opposé.

27. Pour hydrogéner un alcène dans des conditions usuelles, quelle combinaison expérimentale est appropriée ?

Dihydrogène à haute pression, cyclohexane et platine en poudre
Dihydrogène à 1 bar, cyclohexane et catalyseur soluble non métallique
Dihydrogène à 1 bar, eau et platine en poudre
Dihydrogène à 1 bar, cyclohexane et platine en poudre

Dihydrogène à 1 bar, cyclohexane et platine en poudre

Explication

Les conditions usuelles comprennent du dihydrogène à 1 bar, un solvant généralement apolaire tel que le cyclohexane et un catalyseur métallique en poudre, comme le platine. L’eau est un solvant polaire, un catalyseur soluble non métallique ne correspond pas aux exemples indiqués, et la haute pression n’est pas la pression usuelle.

28. Dans une synthèse, on met en réaction un halogénoalcane de formule RBr\mathrm{RBr} avec du magnésium métallique. Quel organomagnésien se forme selon le bilan de la réaction ?

R2MgBr\mathrm{R_2MgBr}
RBrMg2\mathrm{RBrMg_2}
RMg\mathrm{RMg}
RMgBr\mathrm{RMgBr}

$$\mathrm{RMgBr}$$

Explication

Le bilan général est RX+Mg(s)→RMgX\mathrm{RX + Mg(s) \rightarrow RMgX} ; avec le brome, le produit est donc RMgBr\mathrm{RMgBr}. RBrMg2\mathrm{RBrMg_2} incorpore trop de magnésium, RMg\mathrm{RMg} omet le brome et R2MgBr\mathrm{R_2MgBr} modifie la stœchiométrie du groupe organique.

29. Après le démarrage de la formation d’un organomagnésien, quelle séquence permet de poursuivre la réaction selon le protocole ?

Chauffer pendant l’ajout goutte à goutte, isoler le produit, puis le refroidir avant son emploi.
Ajouter le reste goutte à goutte sans chauffer, chauffer ensuite 5 minutes à reflux, refroidir dans la glace et utiliser in situ.
Refroidir dans la glace, ajouter le reste en une fois, puis isoler le produit après le reflux.
Ajouter le reste goutte à goutte sans chauffer, isoler le produit, puis le chauffer 5 minutes à reflux.

Ajouter le reste goutte à goutte sans chauffer, chauffer ensuite 5 minutes à reflux, refroidir dans la glace et utiliser in situ.

Explication

Après le démarrage, l’ajout goutte à goutte maintient un reflux tranquille sans chauffage ; l’ensemble est ensuite chauffé 5 minutes à reflux, refroidi dans la glace et utilisé in situ. Le chauffage pendant l’ajout confond deux étapes, l’isolement ne fait pas partie du protocole et le refroidissement préalable inverse la séquence.

30. Une équipe prépare un organomagnésien avec de la verrerie humide et laisse le ballon ouvert à l’air. Quel risque explique le mieux la nécessité de conditions sèches et protégées ?

L’eau, le dioxygène ou le dioxyde de carbone peuvent détruire l’organomagnésien.
Le dioxygène accélère la formation du produit, tandis que l’eau et le dioxyde de carbone restent inertes.
L’eau dilue le produit, tandis que le dioxygène et le dioxyde de carbone le stabilisent.
Le dioxyde de carbone détruit le solvant, tandis que l’eau et le dioxygène préservent le produit.

L’eau, le dioxygène ou le dioxyde de carbone peuvent détruire l’organomagnésien.

Explication

Les organomagnésiens réagissent avec l’eau, le dioxygène et le dioxyde de carbone ; leur préparation et leur emploi exigent donc un solvant anhydre et de la verrerie propre et sèche. La dilution n’explique pas leur destruction, le dioxygène n’est pas présenté comme catalyseur et le dioxyde de carbone peut bien réagir avec eux.

31. Dans un mélange, un halogénoalcane RX\mathrm{RX} réagit avec l’organomagnésien RMgX\mathrm{RMgX} par couplage de Wurtz. Quels produits ce couplage forme-t-il ?

RMgX\mathrm{RMgX} et H2\mathrm{H_2}
R−R\mathrm{R-R} et MgX\mathrm{MgX}
R−H\mathrm{R-H} et MgX2\mathrm{MgX_2}
R−R\mathrm{R-R} et MgX2\mathrm{MgX_2}

$$\mathrm{R-R}$$ et $$\mathrm{MgX_2}$$

Explication

La réaction de Wurtz couple les deux groupes R et forme R−R\mathrm{R-R} ainsi que MgX2\mathrm{MgX_2}. RMgX\mathrm{RMgX} est le produit de synthèse de l’organomagnésien, R−H\mathrm{R-H} résulte d’une protonation et MgX\mathrm{MgX} ne correspond pas au sel indiqué.

32. Dans l’eau, deux acides forts ne peuvent pas être classés entre eux. Que permet d’observer leur comparaison dans l’acide acétique anhydre ?

HCl y est fort, tandis que HNO₃ y est faible.
HCl et HNO₃ y restent forts et ne peuvent pas être classés.
HCl et HNO₃ y sont faibles, et HCl y est plus fort que HNO₃.
HCl et HNO₃ y sont faibles, et HNO₃ y est plus fort que HCl.

HCl et HNO₃ y sont faibles, et HCl y est plus fort que HNO₃.

Explication

La force acido-basique dépend du solvant : dans l’acide acétique anhydre, HCl et HNO₃ deviennent faibles et HCl est le plus fort des deux. L’effet nivelant de l’eau ne s’applique pas de la même façon dans ce solvant, l’ordre inverse est erroné et les deux acides n’y restent pas forts.

33. Un acide faible HA\mathrm{HA} est dissous dans un solvant amphiprotique SH\mathrm{SH}. Quelle transformation et quelle expression de la constante décrivent son équilibre avec le solvant ?

HA+SH⇌A−+SH2+\mathrm{HA + SH \rightleftharpoons A^- + SH_2^+}, avec Ka=a(A−)a(SH2+)a(HA)a(SH)K_a=\frac{a(A^-)a(SH_2^+)}{a(HA)a(SH)}
HA+S−⇌A−+SH\mathrm{HA + S^- \rightleftharpoons A^- + SH}, avec Ka=a(A−)a(SH)a(HA)a(S−)K_a=\frac{a(A^-)a(SH)}{a(HA)a(S^-)}
HA+SH2+⇌A−+SH\mathrm{HA + SH_2^+ \rightleftharpoons A^- + SH}, avec Ka=a(A−)a(SH)a(HA)a(SH2+)K_a=\frac{a(A^-)a(SH)}{a(HA)a(SH_2^+)}
HA+SH⇌A−+SH2+\mathrm{HA + SH \rightleftharpoons A^- + SH_2^+}, avec Ka=a(HA)a(SH)a(A−)a(SH2+)K_a=\frac{a(HA)a(SH)}{a(A^-)a(SH_2^+)}

$$\mathrm{HA + SH \rightleftharpoons A^- + SH_2^+}$$, avec $$K_a=\frac{a(A^-)a(SH_2^+)}{a(HA)a(SH)}$$

Explication

HA cède un proton à SH, ce qui donne A⁻ et SH₂⁺ ; la constante est le produit des activités des produits divisé par celui des réactifs. L’équation inversée décrit l’autre sens, l’expression inversée renverse le rapport et la réaction impliquant S⁻ ne correspond pas à l’équilibre considéré.

34. On traite un alcool ROH\mathrm{ROH} par NaH avant une substitution nucléophile. Quelle espèce se forme et quelle conséquence a cette déprotonation sur la nucléophilie ?

Un ion énolate, plus nucléophile que l’alcool, avec dégagement de H2\mathrm{H_2}.
Un ion alcoolate, plus nucléophile que l’alcool, avec dégagement de O2\mathrm{O_2}.
Un ion alcoolate, moins nucléophile que l’alcool, avec dégagement de H2\mathrm{H_2}.
Un ion alcoolate, plus nucléophile que l’alcool, avec dégagement de H2\mathrm{H_2}.

Un ion alcoolate, plus nucléophile que l’alcool, avec dégagement de $$\mathrm{H_2}$$.

Explication

NaH déprotone l’alcool pour former un ion alcoolate chargé, meilleur nucléophile que l’alcool, avec dégagement de H2\mathrm{H_2}. L’énolate provient de la déprotonation en α d’un composé carbonylé, la charge renforce ici la nucléophilie et le gaz dégagé est le dihydrogène.

35. Une base forte arrache un hydrogène situé sur le carbone en α d’un aldéhyde. Quelle espèce se forme et quel comportement caractéristique présente-t-elle ?

Un ion énolate, très bon nucléophile carboné.
Un aldéhyde neutre, très bon nucléophile carboné.
Un ion alcoolate, très bon nucléophile carboné.
Un ion énolate, très bon nucléophile oxygéné.

Un ion énolate, très bon nucléophile carboné.

Explication

L’arrachement d’un hydrogène sur le carbone en α d’un aldéhyde forme un ion énolate, dont le carbone est un très bon nucléophile. L’alcoolate provient de la déprotonation d’un alcool, la nucléophilie mise en avant pour l’énolate est carbonée, et l’espèce formée n’est pas l’aldéhyde neutre.

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Quel type de site possèdent les halogénoalcanes ?

Un site électrophile.

Quel type de site possèdent les alcools sur l’oxygène ?

Un site nucléophile.

Quel type de site possèdent les amines ?

Un site nucléophile.

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