Les halogénoalcanes possèdent un site électrophile, tandis que les alcools (sur l’oxygène), les amines, les organomagnésiens, les alcènes et les thiols possèdent un site nucléophile.
Possèdent un site électrophile :
★ À maîtriser
📌 Un acide ou une base forte réagit totalement avec l’eau, tandis qu’un acide ou une base faible y réagit partiellement et sa transformation est modélisée par un équilibre.
Compléments
Les acides forts cités sont HNO₃, HCl, HBr, HI et H₂SO₄, et les bases fortes citées sont NaOH et KOH.
L’échelle d’acidité dans l’eau s’étend de 0 à 14.
En chimie organique, HO⁻ n’est pas une base forte, tandis que les bases de pKₐ supérieur à 14 sont fortes et nécessitent des solvants organiques plutôt que l’eau.
Dans l’eau, l’échelle est bornée à 0–14 ; l’échelle généralisée s’étend bien au-delà.
★ À maîtriser
📌 Un acide HA est d’autant plus fort que sa base conjuguée A⁻ est stabilisée.
Compléments
Une base B est d’autant plus forte que son acide conjugué BH⁺ est stabilisé, notamment par délocalisation de la charge positive grâce à des effets donneurs principalement mésomères.
Un acide carboxylique est plus acide qu’un alcool, car l’ion carboxylate est stabilisé par délocalisation mésomère de la charge négative.
L’acide fluoroéthanoïque est plus acide que l’acide éthanoïque : leurs pKₐ sont respectivement 2,7 et 4,8, et l’effet inductif attracteur du fluor s’atténue quand le nombre de liaisons σ qui le sépare de la charge augmente.
Une liaison hydrogène intramoléculaire peut stabiliser une base.
Stabilisation de la base conjuguée → acidité accrue.
★ À maîtriser
📐 Formule - L’ion hydroxyde transforme quantitativement un acide carboxylique en ion carboxylate selon , avec .
Compléments
📐 Formule - La dissociation aqueuse suit avec .
Hausse du pH → ionisation accrue → solubilité aqueuse augmentée.
★ À maîtriser
Le couple alcool/alcoolate ROH/RO⁻ a un pKₐ de 15 à 19 ; dans l’eau, les alcools sont des acides indifférents et les alcoolates des bases fortes.
Le couple phénol/ion phénolate PhOH/PhO⁻ a un pKₐ d’environ 10, car l’ion phénolate est stabilisé par effet mésomère.
Compléments
📐 Formule - L’hydrure de sodium déprotone un alcool selon ; comme est supérieur à et que H₂ s’échappe, la réaction est rigoureusement totale.
📌 L’ion phénolate est une base faible dans l’eau et y existe, contrairement aux ions alcoolates, qui sont des bases fortes.
📐 Formule - L’ion hydroxyde transforme totalement le phénol en phénolate selon , avec .
L’alcool est un acide indifférent dans l’eau ; l’alcoolate est une base forte.
★ À maîtriser
Les couples NH₃/NH₂⁻ et RNH₂/RNH⁻ ont respectivement des pKₐ de 33 et environ 35, et les ions alkylamidure sont des bases très fortes.
L’ammoniac et les amines sont des bases faibles dans l’eau, les amines étant un peu plus fortes que l’ammoniac.
Le couple ion ammonium/ammoniac NH₄⁺/NH₃ a un pKₐ de 9,2, tandis que le couple ion alkylammonium/amine RNH₃⁺/RNH₂ a un pKₐ de 9,5 à 11.
Compléments
Un ion alkylamidure RNH⁻ s’obtient quantitativement avec une base encore plus forte, un organolithien RLi, dans l’ammoniac ou l’amine.
Les acides carboxyliques, les alcools et les amines sont des ampholytes.
★ À maîtriser
📌 Un organomagnésien agit comme nucléophile face à un site électrophile, par addition ou substitution, et comme base de Brønsted face à un acide.
📌 Les organomagnésiens réagissent avec les composés portant un hydrogène mobile, notamment l’eau, les alcools, les amines et les acides carboxyliques, pour former RH.
La synthèse et les réactions d’addition nucléophile des organomagnésiens exigent un solvant aprotique et anhydre, faute de quoi l’organomagnésien est détruit.
Les hydrogènes en α d’un groupe carbonyle ont un caractère acide marqué, avec un pKₐ d’environ 20, et peuvent être arrachés par des bases fortes comme NaH ou les ions dialkylamidure en solvant polaire aprotique.
En milieu basique, la forme carbanionique de l’ion énolate met en évidence le caractère nucléophile du carbone en α du groupe carbonyle, utile à la formation de nouvelles liaisons C–C.
Compléments
La liaison carbone-magnésium, faible et intermédiaire entre liaison ionique et covalente, permet de représenter l’organomagnésien comme R⁻ et MgX⁺.
Les organomagnésiens RMgX ont une basicité comparable à celle des carbanions R⁻ et le couple RH/R⁻ a généralement un pKₐ de 40 à 50.
En synthèse magnésienne, l’organomagnésien est un acide de Lewis et le solvant une base de Lewis.
Les solvants et températures d’ébullition correspondantes sont :
Le THF et le dioxane, moins inflammables et à température d’ébullition plus élevée que l’éthoxyéthane, permettent de synthétiser des organomagnésiens issus d’halogénoalcanes moins réactifs et stabilisent mieux l’organomagnésien grâce à leur meilleure basicité de Lewis.
Le pKₐ d’environ 20 des hydrogènes en α d’un carbonyle, bien inférieur à celui du couple CH₄/CH₃⁻ d’environ 50, s’explique par la délocalisation électronique qui stabilise l’ion énolate.
★ À maîtriser
Les groupes électroattracteurs cités sont :
Les couples acide-base de carbanions utilisés en synthèse ont les pKₐ suivants : CH₄/CH₃⁻, 55 (estimation) ; Ph₃CH/Ph₃C⁻, 33 (estimation) ; ester, 25 ; cétone, 20.
📌 Pour employer une base plus forte que HO⁻, qui ne peut exister dans l’eau, il faut choisir un solvant aprotique et polaire qui ne consomme pas la base.
Compléments
Les bases indiquées et leurs pKₐ sont BuLi, supérieur à 45 ; (CH₃)₂CH₂N⁻ ou LDA, 35 ; NH₂⁻, 33 ; H⁻, 35 ; (CH₃)₃C–O⁻, 19 ; CH₃CH₂O⁻, 15,9 ; CH₃O⁻, 15,5 ; HO⁻, 14 ; (CH₃CH₂)₃N, 10,7 ; PhO⁻, 9,9 ; CH₃COO⁻, 4,7 ; et trois bases dont les formules ne sont pas indiquées, 12,7, 11,2 et 8,6.
Les solvants cités sont :
L’ion hydrure H⁻, de pKₐ 35, peut être utilisé dans l’éther, dont le couple éther/anion éther a un pKₐ de 50, mais pas dans l’éthanol, de pKₐ 16.
📌 Pour permettre l’existence d’un acide plus fort que H₃O⁺, il faut choisir un solvant qui ne réagit pas avec cet acide.
Deux groupes électroattracteurs → charge négative mieux stabilisée
★ À maîtriser
L’oxydation transforme un alcool primaire en aldéhyde puis en acide carboxylique, un alcool secondaire en cétone, tandis qu’un alcool tertiaire ne subit pas d’oxydation ménagée.
Pour oxyder un alcool primaire, les rendements indiqués sont de 66 % avec KMnO₄/H₂SO₄/H₂O et de 74 % avec K₂Cr₂O₇/H₂SO₄/H₂O ; ces oxydants classiques ne permettent pas de s’arrêter au stade de l’aldéhyde.
📌 Pour oxyder un alcool primaire en aldéhyde sans poursuivre jusqu’à l’acide, il faut éviter l’eau, nécessaire à l’oxydation de l’aldéhyde en acide, et utiliser un oxydant soluble dans un solvant organique non aqueux.
Compléments
Les oxydants courants cités sont le permanganate de potassium KMnO₄, qui contient le manganèse au degré d’oxydation +VII, et le dichromate de potassium K₂Cr₂O₇, qui contient le chrome au degré +VI.
Le dichromate de potassium est très toxique : un dixième de gramme peut être mortel et un gramme est mortel.
Pour oxyder un alcool secondaire en cétone, les rendements indiqués sont de 96 % avec KMnO₄/CH₃COOH/H₂O et de 85 % avec Na₂Cr₂O₇/H₂SO₄/H₂O.
📌 L’oxydation d’un aldéhyde en acide carboxylique est souvent plus rapide que l’oxydation d’un alcool primaire en aldéhyde, ce qui rend difficile l’arrêt au stade de l’aldéhyde avec les oxydants classiques.
Le réactif de Sarett ou Collins est Py₂CrO₃, un trioxyde de chrome complexé par deux molécules de pyridine, utilisé dans le dichlorométhane anhydre.
L’oxydation d’un alcool primaire par Py₂CrO₃ dans CH₂Cl₂ donne un aldéhyde avec un rendement de 69 %.
★ À maîtriser
L’hydrogénation catalytique réduit un alcène en alcane par addition de dihydrogène gazeux, une réaction qui serait extrêmement lente sans catalyseur.
L’hydrogénation catalytique est généralement réalisée sous 1 bar de dihydrogène, dans un solvant généralement apolaire comme le cyclohexane, avec un catalyseur métallique en poudre tel que le platine, le palladium sur charbon ou le nickel de Raney.
Compléments
📌 NaBH₄ est moins réactif que LiAlH₄ et réduit spécifiquement les aldéhydes et les cétones.
📌 En catalyse hétérogène, l’hydrogénation est une synaddition stéréosélective.
★ À maîtriser
📐 Formule - Le bilan de la synthèse d’un organomagnésien est .
Après le démarrage, on ajoute le reste de l’halogénoalcane goutte à goutte pour maintenir un reflux tranquille sans chauffer, puis on chauffe 5 minutes à reflux au bain-marie, on refroidit dans la glace et on utilise l’organomagnésien in situ sans l’isoler.
Les organomagnésiens peuvent être détruits par réaction avec le dioxygène, le dioxyde de carbone ou l’eau ; ils sont donc préparés et employés en solution dans un solvant anhydre, avec de la verrerie parfaitement propre et sèche.
La réaction parasite de Wurtz couple un halogénoalcane et un organomagnésien pour former un composé R–R et MgX₂ selon .
Compléments
Le bromobenzène réagit avec le magnésium dans l’éther anhydre pour former le bromure de phénylmagnésium.
La synthèse commence par sécher le magnésium en tournures en créant des coupes fraîches au mortier, puis par l’introduire rapidement dans un ballon propre et sec et le recouvrir d’éther anhydre.
🔄 Le démarrage de la réaction se fait ainsi :
📌 Pour limiter le contact avec l’humidité de l’air, on peut employer une atmosphère inerte de diazote ou d’argon, ou placer une garde de CaCl₂ au-dessus du réfrigérant.
📌 La réaction de Wurtz est minimisée en utilisant un excès de magnésium et en ajoutant très progressivement l’halogénoalcane à un milieu réactionnel dilué.
Magnésium sec, démarrage, ajout goutte à goutte, reflux
★ À maîtriser
📌 Les propriétés acido-basiques dépendent du solvant : dans l’eau, les acides forts ne peuvent pas être classés entre eux, tandis que dans l’acide acétique anhydre HCl et HNO₃ deviennent faibles et HCl est plus fort que HNO₃.
Dans un solvant amphiprotique SH, un acide faible HA réagit avec le solvant selon HA + SH ⇌ A⁻ + SH₂⁺, et la constante d’équilibre correspondante est .
La déprotonation d’un alcool par NaH forme un ion alcoolate, meilleur nucléophile que l’alcool parce qu’il est chargé, avec dégagement de H₂.
La déprotonation d’un aldéhyde sur son carbone en α forme un ion énolate, qui est un très bon nucléophile carboné.
Compléments
Les exemples de solvants amphiprotiques cités sont :
La valeur du pKₐ d’un couple HA/A⁻ peut être déterminée dans le solvant SH ; les couples sont alors classés selon leur pKₐ en ne plaçant que les acides et les bases faibles.
Une réaction acide-base peut augmenter le caractère électrophile du carbone d’un acide carboxylique, d’un aldéhyde, d’une cétone, d’un ester ou d’un amide.
En eau, les acides forts sont nivelés ; dans un autre solvant, ils peuvent être distingués
Teste tes connaissances sur Acido-basicité en chimie organique avec 35 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Un chimiste recherche une famille portant un site électrophile ; laquelle convient parmi ces quatre fonctions ?
2. Quelle propriété définit un acide dans une réaction acide-base ?
Mémorisez les concepts clés de Acido-basicité en chimie organique avec 94 flashcards interactives.
Quel type de site possèdent les halogénoalcanes ?
Un site électrophile.
Quel type de site possèdent les alcools sur l’oxygène ?
Un site nucléophile.
Quel type de site possèdent les amines ?
Un site nucléophile.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches