QCM : Thermodynamique et chimie de la matière (68 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un récipient fermé échange de la chaleur et du travail avec son environnement, mais aucun constituant chimique ne traverse ses parois. Comment classer ce système ?

Un système fermé
Un système isolé
Un système ouvert
Un système adiabatique

Un système fermé

Explication

Un système fermé peut échanger de la chaleur et du travail, mais pas de matière. Un système isolé n’échange ni matière ni énergie, un système ouvert échange de la matière, et un système adiabatique ne permet pas l’échange de chaleur.

2. Dans une transformation chimique réalisée en système fermé, 12 g de réactifs sont consommés. Quelle masse de produits est formée ?

12 g
Une masse dépendant de la réaction
Une masse supérieure à 12 g
Une masse inférieure à 12 g

12 g

Explication

En système fermé, la masse des réactifs consommés est égale à celle des produits formés : 12 g de réactifs donnent donc 12 g de produits. La conservation du nombre de molécules ne détermine pas la masse, et une transformation chimique en système fermé ne perd ni ne gagne de masse.

3. Dans l’écriture algébrique d’une réaction, quel signe faut-il attribuer au nombre stœchiométrique d’un réactif consommé ?

Un signe nul
Un signe dépendant de la phase
Un signe positif
Un signe négatif

Un signe négatif

Explication

Le nombre stœchiométrique algébrique est négatif pour un réactif et positif pour un produit. Le signe positif correspond donc aux produits, tandis que le signe nul ou la phase ne détermine pas le signe du réactif.

4. Pour un constituant dont le nombre stœchiométrique vaut νi=−2\nu_i=-2, la quantité de matière passe de 5 mol à 3 mol. Quel est l’avancement ξ\xi correspondant ?

−1 mol
−4 mol
4 mol
1 mol

1 mol

Explication

La relation ni−ni,0=νiξn_i-n_{i,0}=\nu_i\xi donne 3−5=(−2)ξ3-5=(-2)\xi, donc ξ=1 mol\xi=1\,\mathrm{mol}. Un avancement négatif inverse le signe du coefficient, tandis que la variation de quantité est de −2 mol et non de 3 ou 4 mol.

5. Pour la réaction 2A+B→C2A+B\rightarrow C, un mélange contient initialement 6 mol de AA et 2 mol de BB. Quelle valeur limite d’avancement correspond à l’épuisement de AA ?

6 mol
1 mol
3 mol
2 mol

3 mol

Explication

Pour l’épuisement de A, ξmax⁡,A=nA,init/a=6/2=3 mol\xi_{\max,A}=n_{A,\mathrm{init}}/a=6/2=3\,\mathrm{mol}. La quantité de B sert au calcul de son propre épuisement, et la division par le coefficient de B ne correspond pas à A.

6. Une réaction a un avancement maximal de 8 mol et atteint un avancement de 6 mol. Quel est son taux d’avancement, et que permet-il de conclure sur son caractère total ?

0,25 ; la réaction n’est pas totale
0,75 ; la réaction est totale
0,75 ; la réaction n’est pas totale
1,33 ; la réaction n’est pas totale

0,75 ; la réaction n’est pas totale

Explication

Le taux vaut α=ξ/ξmax⁡=6/8=0,75\alpha=\xi/\xi_{\max}=6/8=0{,}75. Une réaction totale a un taux égal à 1 ; le taux de 0,25 correspondrait à la fraction restante, tandis que 1,33 résulte de l’inversion du rapport.

7. À température constante, un mélange réactionnel atteint l’équilibre. Quelle relation entre le quotient réactionnel et la constante thermodynamique d’équilibre est alors satisfaite ?

K0K^0 varie avec la composition initiale
Qeq>K0(T)Q_{\mathrm{eq}}>K^0(T)
Qeq=K0(T)Q_{\mathrm{eq}}=K^0(T)
Qeq=0Q_{\mathrm{eq}}=0

$$Q_{\mathrm{eq}}=K^0(T)$$

Explication

À l’équilibre, le quotient réactionnel est égal à la constante thermodynamique, soit Qeq=K0(T)Q_{\mathrm{eq}}=K^0(T), laquelle ne dépend que de la température. L’inégalité ne caractérise pas l’équilibre, et la composition initiale ne détermine pas la valeur de la constante.

8. Une espèce chimique réagit en transférant un proton H⁺ à une autre espèce. Quel rôle joue-t-elle dans ce transfert ?

Un ampholyte
Un acide de Brønsted
La base conjuguée
Une base de Brønsted

Un acide de Brønsted

Explication

Un acide de Brønsted cède un proton H⁺. Une base de Brønsted le capte, tandis que la base conjuguée est l’espèce obtenue après la perte du proton.

9. Dans une réaction, l’ion NH₃ reçoit un proton H⁺ et devient NH₄⁺. Quel rôle joue NH₃ ?

Une base de Brønsted
Un acide de Brønsted
L’acide conjugué
Un ampholyte

Une base de Brønsted

Explication

Une base de Brønsted capte un proton, comme NH₃ lorsqu’elle devient NH₄⁺. Un acide libère le proton, et l’amphotère peut agir comme acide ou comme base.

10. Une espèce peut céder un proton dans une réaction et en capter un dans une autre. Comment la classe-t-on ?

Une base de Brønsted
Un ampholyte
Une base conjuguée
Un acide de Brønsted

Un ampholyte

Explication

Un ampholyte possède à la fois un caractère acide et un caractère basique, puisqu’il peut céder ou capter un proton. Un acide donneur et une base capteuse ne décrivent chacun qu’un de ces rôles, et une base conjuguée désigne un membre d’un couple acide-base.

11. Quelle grandeur caractérise l’équilibre de dissociation d’un acide faible dans l’eau et permet, via son pKa, de classer sa force ?

Le pH de la solution
La constante de basicité
Le produit ionique de l’eau Ke
La constante d’acidité Ka

La constante d’acidité Ka

Explication

Ka caractérise l’équilibre de dissociation d’un acide faible dans l’eau, et le pKa sert à classer sa force. Ke concerne l’autoprotolyse de l’eau, tandis que le pH mesure l’acidité d’une solution.

12. À température constante, la concentration en ions H₃O⁺ d’une solution est divisée par 10. De combien et dans quel sens son pH varie-t-il ?

Il ne change pas
Il diminue d’une unité
Il augmente de deux unités
Il augmente d’une unité

Il augmente d’une unité

Explication

Une variation d’une unité de pH correspond à un facteur 10 sur [H₃O⁺] : lorsque cette concentration diminue d’un facteur 10, le pH augmente d’une unité. Une baisse du pH inverse le sens, et deux unités correspondraient à un facteur 100.

13. À 25 °C, quelles concentrations en ions H₃O⁺ et OH⁻ caractérisent une solution aqueuse neutre ?

[H₃O⁺] = 10⁻¹⁴ et [OH⁻] = 10⁻⁷ mol·L⁻¹
[H₃O⁺] = [OH⁻] = 10⁻⁷ mol·L⁻¹
[H₃O⁺] = 10⁻⁷ et [OH⁻] = 10⁻¹⁴ mol·L⁻¹
[H₃O⁺] = [OH⁻] = 10⁻¹⁴ mol·L⁻¹

[H₃O⁺] = [OH⁻] = 10⁻⁷ mol·L⁻¹

Explication

À 25 °C, une solution neutre a des concentrations égales en H₃O⁺ et OH⁻, chacune égale à 10⁻⁷ mol·L⁻¹, ce qui correspond à un pH de 7. Les autres valeurs rendent les concentrations inégales ou les placent à la mauvaise échelle.

14. Dans une solution, le pH vaut 5,6 et le pKa du couple AH/A⁻ vaut 4,9. Quelle espèce prédomine ?

A⁻
AH et A⁻ en concentrations égales
AH
Aucune des deux espèces ne prédomine

A⁻

Explication

Comme le pH est supérieur au pKa, A⁻ prédomine dans le couple AH/A⁻. AH prédomine lorsque le pH est inférieur au pKa, et les deux concentrations sont égales lorsque ces valeurs sont égales.

15. Pour une réaction acido-basique, l’évolution se fait dans le sens indirect du gamma. Quelle conclusion s’applique selon la règle du gamma ?

La réaction est limitée ou non quantitative
La réaction est quantitative
La réaction est quantitative dans les deux sens
La réaction est nécessairement nulle

La réaction est limitée ou non quantitative

Explication

Selon la règle du gamma, le sens indirect correspond à une réaction limitée ou non quantitative, tandis que le sens direct est quantitatif. Une réaction limitée n’est pas pour autant nulle.

16. Une solution tampon est diluée modérément, sans ajout d’acide ni de base. Quel comportement du pH est attendu ?

Il reste quasiment invariant et demeure proche du pKa.
Il diminue modérément et devient égal au pKa.
Il augmente fortement et s’éloigne du pKa.
Il devient proche de 7, quelle que soit sa valeur initiale.

Il reste quasiment invariant et demeure proche du pKa.

Explication

Un tampon résiste à une dilution modérée et son pH, proche du pKa, varie très peu. Une forte variation du pH confond dilution modérée et perturbation importante, une valeur de 7 n’est pas imposée, et le pH n’est pas nécessairement égal au pKa.

17. Pour préparer un tampon, une personne ajoute une quantité limitée d’acide fort à une solution contenant une base faible. Cette préparation peut-elle produire un tampon ?

Oui, mais seulement si l’acide fort est mélangé à une base conjuguée.
Non, car un tampon exige que l’acide fort soit en excès.
Oui, car l’acide fort est ajouté en défaut à la base faible.
Non, car il faudrait ajouter la base faible en défaut à l’acide fort.

Oui, car l’acide fort est ajouté en défaut à la base faible.

Explication

L’ajout d’un acide fort en défaut à une base faible est une méthode de préparation d’un tampon. Le mélange direct acide faible–base conjuguée est une autre voie, tandis qu’un excès d’acide fort ne correspond pas à la condition énoncée.

18. Quel ensemble de groupements ionisables est présent dans tous les acides aminés ?

Deux groupements carboxyle COOH et un groupement amine NH₂.
Un groupement carboxyle COOH et un groupement phosphate.
Un groupement phosphate et un groupement amine NH₂.
Un groupement carboxyle COOH et un groupement amine NH₂.

Un groupement carboxyle COOH et un groupement amine NH₂.

Explication

Tous les acides aminés possèdent au moins un groupement carboxyle COOH et un groupement amine NH₂ ionisables. Le phosphate et un second carboxyle ne sont pas des groupements communs à tous.

19. Un acide aminé est placé dans un milieu très basique. Quelle forme ionique prédomine selon le comportement en fonction du pH ?

La forme anionique.
La forme cationique.
La forme zwitterionique neutre.
La forme moléculaire non ionisée.

La forme anionique.

Explication

En milieu très basique, l’acide aminé est sous forme anionique. La forme cationique est associée à un pH très acide, tandis que le zwitterion est neutre malgré ses charges internes.

20. Dans une réaction, l’espèce X capte des électrons provenant d’une autre espèce. Quel rôle X joue-t-elle et que lui arrive-t-il ?

X est un réducteur et elle se réduit.
X est un oxydant et elle s’oxyde.
X est un réducteur et elle s’oxyde.
X est un oxydant et elle se réduit.

X est un oxydant et elle se réduit.

Explication

Un oxydant accepte des électrons et se réduit. Le réducteur donne les électrons et s’oxyde ; confondre ces rôles inverse à la fois le transfert et l’évolution de l’espèce.

21. Lors d’un échange électronique, l’espèce Y cède des électrons à une autre espèce. Quelle description correspond à Y ?

Y est un réducteur et elle s’oxyde.
Y est un réducteur et elle se réduit.
Y est un oxydant et elle se réduit.
Y est un oxydant et elle s’oxyde.

Y est un réducteur et elle s’oxyde.

Explication

Un réducteur donne des électrons et s’oxyde. Un oxydant les accepte et se réduit ; l’option qui associe le don à une réduction inverse le changement subi par Y.

22. Une demi-équation électronique doit être équilibrée en milieu basique. Après avoir équilibré les éléments, ajouté les électrons, équilibré l’oxygène avec H₂O et les charges avec H⁺, quelle étape neutralise les H⁺ ?

Ajouter H₂O pour neutraliser les H⁺.
Ajouter H⁺ pour neutraliser les H⁺.
Ajouter OH⁻ pour neutraliser les H⁺.
Ajouter des électrons pour neutraliser les H⁺.

Ajouter OH⁻ pour neutraliser les H⁺.

Explication

En milieu basique, les ions H⁺ introduits pour équilibrer les charges sont neutralisés par OH⁻. L’eau sert à équilibrer l’oxygène, tandis que les électrons interviennent pour équilibrer le transfert de charge.

23. Comment définit-on le potentiel standard E° d’un couple rédox ?

Par le potentiel d’une demi-pile du couple mesuré sans électrode de référence.
Par le nombre d’électrons transférés entre les espèces du couple.
Par la différence de potentiel entre deux demi-piles du même couple.
Par la différence de potentiel entre une demi-pile du couple et une demi-pile à hydrogène standard.

Par la différence de potentiel entre une demi-pile du couple et une demi-pile à hydrogène standard.

Explication

Le potentiel standard est défini par rapport à l’électrode standard à hydrogène, qui constitue la demi-pile de référence. Deux demi-piles identiques ne définissent pas cette référence, et le nombre d’électrons transférés n’est pas une différence de potentiel.

24. Dans une pile, le couple rédox X⁺/X fournit le réducteur le plus fort et le couple Y²⁺/Y fournit l’oxydant le plus fort. Où se déroulent l’oxydation et la réduction ?

Oxydation à l’anode et réduction à la cathode
Oxydation à la cathode et réduction à l’anode
Oxydation à la cathode par le réducteur et réduction à l’anode par l’oxydant
Oxydation à l’anode par l’oxydant et réduction à la cathode par le réducteur

Oxydation à l’anode et réduction à la cathode

Explication

Dans une pile, le réducteur le plus fort intervient dans l’oxydation à l’anode, tandis que l’oxydant le plus fort intervient dans la réduction à la cathode. Les propositions inversant les électrodes ou les rôles des espèces confondent ces associations.

25. Une pile possède une électrode positive de potentiel E+=0,82 VE_+=0{,}82\,\mathrm{V} et une électrode négative de potentiel E−=0,15 VE_-=0{,}15\,\mathrm{V}. Quelle est sa force électromotrice ?

0,67 V0{,}67\,\mathrm{V}
0,97 V0{,}97\,\mathrm{V}
−0,67 V-0{,}67\,\mathrm{V}
0,15 V0{,}15\,\mathrm{V}

$$0{,}67\,\mathrm{V}$$

Explication

La force électromotrice se calcule par E+−E−E_+-E_-, donc 0,82−0,15=0,67 V0{,}82-0{,}15=0{,}67\,\mathrm{V}. Le signe négatif vient d’une soustraction inversée, 0,97 V0{,}97\,\mathrm{V} d’une addition, et 0,15 V0{,}15\,\mathrm{V} de l’omission du potentiel positif.

26. Dans une pile Daniell en fonctionnement spontané, quelles espèces sont consommées et quelles espèces sont formées selon la réaction globale ?

Cu²⁺ et Zn sont consommés ; Cu et Zn²⁺ sont formés
Zn²⁺ et Zn sont consommés ; Cu²⁺ et Cu sont formés
Cu et Zn²⁺ sont consommés ; Cu²⁺ et Zn sont formés
Cu²⁺ et Cu sont consommés ; Zn et Zn²⁺ sont formés

Cu²⁺ et Zn sont consommés ; Cu et Zn²⁺ sont formés

Explication

La réaction spontanée de la pile Daniell est Cu2++Zn→Cu+Zn2+\mathrm{Cu^{2+}+Zn\rightarrow Cu+Zn^{2+}} : les ions cuivre et le zinc métallique sont les réactifs. L’inversion des réactifs et des produits ou le mélange des espèces des deux couples ne respecte pas cette réaction.

27. Dans une pile Daniell, la concentration en Cu2+\mathrm{Cu^{2+}} diminue à la cathode et celle en Zn2+\mathrm{Zn^{2+}} augmente à l’anode. Quels ions du pont salin contribuent à maintenir l’électroneutralité ?

K+\mathrm{K^+} et NO3−\mathrm{NO_3^-} ou Cl−\mathrm{Cl^-} vers l’anode
K+\mathrm{K^+} et NO3−\mathrm{NO_3^-} ou Cl−\mathrm{Cl^-} vers la cathode
NO3−\mathrm{NO_3^-} ou Cl−\mathrm{Cl^-} vers la cathode et K+\mathrm{K^+} vers l’anode
K+\mathrm{K^+} vers la cathode et NO3−\mathrm{NO_3^-} ou Cl−\mathrm{Cl^-} vers l’anode

$$\mathrm{K^+}$$ vers la cathode et $$\mathrm{NO_3^-}$$ ou $$\mathrm{Cl^-}$$ vers l’anode

Explication

Le pont salin maintient l’électroneutralité en apportant K+\mathrm{K^+} à la cathode, où Cu2+\mathrm{Cu^{2+}} diminue, et des anions à l’anode, où Zn2+\mathrm{Zn^{2+}} augmente. L’inversion des directions ou l’envoi des deux types d’ions vers un seul compartiment néglige ces changements de charge.

28. Quelle description correspond à la structure générale d’un atome ?

Des protons dispersés dans un nuage sans noyau distinct
Un noyau extrêmement petit entouré d’un nuage électronique
Un nuage électronique extrêmement petit entouré d’un noyau
Un noyau qui comprend l’ensemble des particules de l’atome

Un noyau extrêmement petit entouré d’un nuage électronique

Explication

Un atome comprend un noyau extrêmement petit et un nuage électronique qui l’entoure. Les autres descriptions inversent les positions, placent les protons dans le nuage ou confondent le noyau avec l’atome entier.

29. Un noyau contient 11 protons et 12 neutrons. Quelles valeurs de ZZ et de AA le caractérisent ?

Z=11Z=11 et A=1A=1
Z=12Z=12 et A=23A=23
Z=11Z=11 et A=23A=23
Z=11Z=11 et A=11A=11

$$Z=11$$ et $$A=23$$

Explication

Le numéro atomique ZZ compte les protons, donc Z=11Z=11, et le nombre de masse vaut A=Z+N=11+12=23A=Z+N=11+12=23. Prendre les neutrons pour ZZ ou confondre AA avec le seul nombre de protons ne respecte pas ces définitions.

30. Un atome neutre possède 17 protons. Combien d’électrons possède-t-il ?

17 électrons
16 électrons
34 électrons
18 électrons

17 électrons

Explication

Dans un atome neutre, le nombre d’électrons est égal au nombre de protons : il possède donc 17 électrons. Les réponses 16 et 18 correspondent à un déséquilibre de charge, tandis que 34 double le nombre de protons.

31. Deux atomes sont des isotopes du même élément. Quelle caractéristique les distingue tout en restant compatible avec des propriétés physico-chimiques très voisines ?

Même nombre de protons, nombres de neutrons différents
Nombres de protons différents, même nombre de neutrons
Même nombre de protons, même nombre de neutrons
Nombres de protons différents, nombres de neutrons différents

Même nombre de protons, nombres de neutrons différents

Explication

Des isotopes ont le même numéro atomique, donc le même nombre de protons, mais des nombres de neutrons différents et ainsi des nombres de masse différents. Des numéros atomiques différents désignent des éléments différents, tandis qu’un même nombre de neutrons ne décrit pas la distinction attendue.

32. Quel type de spectre d’émission permet de caractériser un atome donné ?

Un spectre continu commun à tous les atomes
Un spectre continu qui lui est spécifique
Un spectre discontinu de raies commun à tous les atomes
Un spectre discontinu de raies qui lui est spécifique

Un spectre discontinu de raies qui lui est spécifique

Explication

Les transitions d’un atome produisent un spectre d’émission discontinu dont les raies lui sont spécifiques. Le spectre continu confond deux types de spectres, le spectre commun néglige la spécificité atomique et l’absorption confond émission et absorption.

33. Un électron passe du niveau énergétique supérieur E′E' au niveau inférieur EE : quel événement accompagne cette transition ?

Le passage vers un niveau supérieur
L’émission d’un photon
Aucun échange de photon
L’absorption d’un photon

L’émission d’un photon

Explication

Lorsqu’un électron se désexcite d’un niveau supérieur vers un niveau inférieur, il émet un photon. L’absorption correspond au passage vers un niveau supérieur, tandis qu’une désexcitation sans photon omet l’échange associé à la transition.

34. Deux orbitales ont les nombres quantiques n+ln+l égaux à 55 : l’une est 4p4p et l’autre 5s5s. Laquelle est la moins énergétique selon Klechkowski ?

L’orbitale ayant le plus grand l
Les deux ont la même énergie
L’orbitale 4p4p
L’orbitale 5s5s

L’orbitale $$4p$$

Explication

À valeur égale de n+ln+l, l’orbitale ayant le plus petit nn est la moins énergétique : ici 4p4p. Choisir 5s5s privilégie le plus grand nn, tandis que l’égalité d’énergie ignore la règle de départage.

35. Un atome neutre possède huit électrons et doit être décrit dans son état fondamental : quelle méthode détermine sa configuration électronique ?

Répartir les électrons à parts égales entre les sous-couches
Remplir les sous-couches par énergie décroissante selon Klechkowski
Remplir d’abord la sous-couche de plus grand nombre principal
Remplir les sous-couches par énergie croissante selon Klechkowski

Remplir les sous-couches par énergie croissante selon Klechkowski

Explication

L’état fondamental s’obtient en remplissant les sous-couches par énergie croissante selon Klechkowski, chaque sous-couche étant remplie avant de passer à la suivante. L’ordre décroissant et le choix prioritaire du plus grand nombre principal inversent le critère énergétique; une répartition égale ne suit pas la règle de remplissage.

36. Dans une sous-couche comportant trois orbitales de même énergie, comment placer quatre électrons avant de former les doublets ?

Quatre électrons célibataires répartis sur trois orbitales
Un électron dans chaque orbitale, puis un second dans l’une d’elles
Deux électrons dans chacune des deux premières orbitales
Un électron dans deux orbitales et aucun dans la troisième

Un électron dans chaque orbitale, puis un second dans l’une d’elles

Explication

La règle de Hund impose d’occuper le maximum d’orbitales avant de former un doublet : les trois orbitales reçoivent d’abord chacune un électron, puis le quatrième s’apparie dans l’une d’elles. Former deux doublets trop tôt néglige cette règle, laisser une orbitale vide ne maximise pas l’occupation et quatre électrons célibataires ne peuvent tenir dans trois orbitales.

37. Pour former le cation X+X^+ à partir de l’atome neutre XX, quelle règle détermine quels électrons retirer en premier ?

Retirer les électrons ayant le plus grand nn
Retirer les électrons ayant le plus petit nn
Ajouter un électron dans la sous-couche disponible
Retirer les électrons en ordre inverse de Klechkowski

Retirer les électrons ayant le plus grand $$n$$

Explication

Pour former un cation, on retire d’abord les électrons ayant le plus grand nombre quantique principal nn. Retirer ceux de plus petit nn inverse la règle, l’ajout d’un électron décrit la formation d’un anion et l’ordre inverse de Klechkowski n’est pas le critère indiqué.

38. Dans une représentation de Lewis, quels symboles représentent respectivement un électron de valence, un doublet et une orbitale vide ?

Un point, un trait et un rectangle
Un point, un rectangle et un trait
Un trait, un point et un rectangle
Un rectangle, un trait et un point

Un point, un trait et un rectangle

Explication

En représentation de Lewis, un point figure un électron de valence, un trait un doublet et un rectangle une orbitale vide. L’inversion point-trait confond électron et doublet, tandis que les autres réponses attribuent le rectangle à un doublet ou à un électron.

39. Une étudiante construit la représentation de Lewis d’une molécule et doit suivre une démarche ordonnée. Quelle séquence doit-elle appliquer ?

Calculer les doublets, tracer le squelette en liaisons simples, ajouter les liaisons multiples nécessaires, puis placer les doublets non liants
Calculer les doublets, tracer les liaisons multiples, construire le squelette en liaisons simples, puis placer les doublets non liants
Calculer les doublets, tracer le squelette en liaisons simples, placer les doublets non liants, puis s’arrêter sans vérifier le duet ou l’octet
Calculer les doublets, placer les doublets non liants, tracer le squelette en liaisons simples, puis ajouter les liaisons multiples nécessaires

Calculer les doublets, tracer le squelette en liaisons simples, ajouter les liaisons multiples nécessaires, puis placer les doublets non liants

Explication

La construction commence par le calcul des doublets et le squelette en liaisons simples; on ajoute ensuite les liaisons multiples nécessaires, puis les doublets non liants pour atteindre le duet ou l’octet. Placer d’abord les doublets non liants inverse les étapes, et commencer par les liaisons multiples omet le squelette initial.

40. Dans une molécule, un atome possède 5 électrons de valence, 3 doublets liants partagés et 1 doublet non liant. Quelle est sa charge formelle selon zF=Nv−Nl−2Dlz_F = N_v - N_l - 2D_l ?

00
+2+2
−1-1
+4+4

$$0$$

Explication

On obtient zF=5−3−2(1)=0z_F = 5 - 3 - 2(1) = 0, car chaque doublet non liant compte pour deux électrons dans la formule. La réponse +2+2 omet cette contribution, −1-1 soustrait les doublets liants deux fois et +4+4 inverse les soustractions.

41. Une espèce possède un nombre impair d’électrons et un électron célibataire, sans lacune électronique identifiée. Dans quelle catégorie d’espèce déficiente en électrons entre-t-elle ?

Un radical
Une espèce à lacune électronique
Une espèce hypervalente
Une espèce à doublet non liant

Un radical

Explication

Un radical se caractérise par un nombre impair d’électrons et la présence d’un électron célibataire. Une lacune électronique est une autre forme de déficience, tandis que l’hypervalence et le doublet non liant ne définissent pas un radical.

42. Dans une représentation de Lewis, le phosphore, élément de la troisième période, est entouré de cinq liaisons. Comment interpréter cette situation au regard de la règle de l’octet ?

C’est un radical, car toute liaison au-delà de quatre implique un électron célibataire
C’est une impossibilité, car cinq liaisons dépassent la limite valable pour chaque période
C’est une lacune électronique caractéristique des éléments des colonnes 1, 2 et 13
C’est une possibilité d’hypervalence pour un élément à partir de la troisième période

C’est une possibilité d’hypervalence pour un élément à partir de la troisième période

Explication

À partir de la troisième période, certains éléments comme le phosphore peuvent former plus de quatre liaisons : cette situation relève de l’hypervalence. La limite universelle de quatre liaisons ignore cette exception, et une lacune électronique ou un radical sont des notions distinctes.

43. Dans la notation de Gillespie AXmEnAX_mE_n, que représente EE ?

Le nombre total de groupes électroniques autour de A
Les atomes liés à l’atome central A
L’atome central auquel les groupes sont rattachés
Les doublets non liants de la couche de valence de A

Les doublets non liants de la couche de valence de A

Explication

Dans cette notation, E désigne les doublets non liants portés par l’atome central A. Les atomes liés sont notés X, l’atome central est A et leur nombre est représenté par m.

44. Pour prévoir la disposition de groupes électroniques autour d’un atome central, quelle hypothèse de la méthode VSEPR faut-il appliquer ?

Les groupes sont à des distances différentes de A et s’écartent pour réduire leurs répulsions
Les groupes sont répartis selon la taille des atomes X et non selon leurs répulsions
Les groupes sont à égale distance de A et se rapprochent pour renforcer leurs interactions
Les groupes sont à égale distance de A et s’écartent pour réduire leurs répulsions

Les groupes sont à égale distance de A et s’écartent pour réduire leurs répulsions

Explication

La méthode suppose que les groupes électroniques se situent à la même distance de l’atome central et s’éloignent les uns des autres afin de minimiser leurs répulsions. Des distances différentes ou un rapprochement contredisent ces hypothèses.

45. Une espèce est décrite par AX3EAX_3E. Quelle distinction faut-il faire entre sa figure de répulsion et sa géométrie moléculaire ?

La figure et la géométrie tiennent compte des trois liaisons et du doublet
La figure tient compte du doublet, la géométrie des seules liaisons
La figure tient compte des trois liaisons et du doublet, la géométrie des seules liaisons
La figure tient compte des trois liaisons, la géométrie des liaisons et du doublet

La figure tient compte des trois liaisons et du doublet, la géométrie des seules liaisons

Explication

La figure de répulsion dépend du nombre total de groupes, ici les trois liaisons et le doublet non liant, tandis que la géométrie moléculaire décrit l’arrangement des seules liaisons. Confondre les deux formes ou omettre le doublet dans la figure conduit aux autres interprétations.

46. Lorsqu’on applique la méthode VSEPR à une molécule comportant une liaison triple, comment faut-il la traiter pour établir la géométrie, et quel effet réel peut subsister ?

Comme une liaison simple, tout en admettant une déformation réelle due aux répulsions
Comme une liaison simple, ce qui garantit une géométrie réelle non déformée
Comme un doublet non liant, avec une déformation déterminée par les atomes X
Comme trois liaisons distinctes, avec une géométrie réelle non déformée

Comme une liaison simple, tout en admettant une déformation réelle due aux répulsions

Explication

En VSEPR, une liaison triple est traitée comme une liaison simple, mais les différences de répulsion peuvent déformer la géométrie réelle. La compter comme trois groupes ou comme un doublet non liant applique une autre représentation.

47. Deux atomes liés ont des électronégativités différentes. Quel effet cette différence produit-elle sur leur liaison ?

Un transfert complet d’électrons et des ions entiers
Un doublet liant symétrique et des charges partielles
Un doublet liant asymétrique sans séparation de charges
Un doublet liant asymétrique et des charges partielles

Un doublet liant asymétrique et des charges partielles

Explication

Une différence d’électronégativité rend le doublet liant asymétrique et crée des charges partielles sur les atomes. Un partage symétrique ne correspond pas à cet effet, et des charges partielles ne signifient pas une ionisation complète.

48. Dans quel sens est orienté le vecteur moment dipolaire d’une liaison ?

De la charge négative vers la charge positive, le long de la liaison
De la charge négative vers la charge positive, perpendiculairement à la liaison
De la charge positive vers la charge négative, le long de la liaison
De la charge positive vers la charge négative, perpendiculairement à la liaison

De la charge négative vers la charge positive, le long de la liaison

Explication

Le moment dipolaire de liaison est colinéaire à la liaison et orienté de la charge négative vers la charge positive. L’orientation inverse échange les charges, tandis qu’une direction perpendiculaire n’est pas colinéaire.

49. Une molécule possède trois liaisons polaires dont les moments dipolaires sont représentés par des vecteurs. Comment déterminer son moment dipolaire moléculaire ?

En additionnant les intensités des trois moments sans leurs directions
En effectuant la différence vectorielle des trois moments de liaison
En effectuant la somme vectorielle des trois moments de liaison
En retenant le moment de la liaison la plus polaire

En effectuant la somme vectorielle des trois moments de liaison

Explication

Le moment dipolaire moléculaire est la somme vectorielle des moments dipolaires de liaison, ce qui tient compte à la fois de leur intensité et de leur direction. Additionner seulement les intensités ou ne retenir qu’une liaison néglige cette composition vectorielle.

50. Après addition vectorielle des moments de liaison d’une molécule, le résultat est un vecteur non nul. Comment classer cette molécule ?

Comme une molécule polaire
Comme une molécule nécessairement ionique
Comme une molécule dont la polarité reste indéterminée malgré le résultat
Comme une molécule apolaire

Comme une molécule polaire

Explication

Une molécule est polaire si son moment dipolaire total est non nul; elle est apolaire si ce moment est nul. La classification dépend du résultat total, et non de la seule polarité de chaque liaison.

51. Dans une molécule, quel type de recouvrement orbitalaire caractérise une liaison π ?

Un recouvrement latéral d’orbitales dont les axes sont parallèles
Un recouvrement latéral d’orbitales dont les axes sont perpendiculaires
Un recouvrement axial d’orbitales dont les axes sont perpendiculaires
Un recouvrement axial d’orbitales dont les axes sont parallèles

Un recouvrement latéral d’orbitales dont les axes sont parallèles

Explication

Une liaison π résulte d’un recouvrement latéral entre orbitales dont les axes sont parallèles. Le recouvrement axial caractérise une liaison σ, tandis que des axes perpendiculaires ne correspondent pas à la géométrie décrite.

52. Dans la représentation de Lewis d’une molécule, que comporte une liaison multiple ?

Une liaison σ et une ou plusieurs liaisons π, plus fortes
Une liaison σ et une ou plusieurs liaisons π, plus faibles
Une liaison π sans liaison σ, plus faible
Deux liaisons σ et une ou plusieurs liaisons π, plus faibles

Une liaison σ et une ou plusieurs liaisons π, plus faibles

Explication

Une liaison multiple associe une liaison σ à une ou plusieurs liaisons π, ces dernières étant plus faibles. Une liaison simple de Lewis est une liaison σ; la liaison π ne remplace donc pas la liaison σ dans une liaison multiple.

53. Lorsqu’on déplace des électrons d’une liaison σ d’une molécule afin de proposer une forme mésomère, quelle conséquence faut-il prévoir ?

La formation d’une liaison π sans changement du squelette σ
La redistribution des électrons π sans changement du squelette σ
La redistribution des doublets non liants sans changement du squelette σ
La destruction du squelette σ de la molécule

La destruction du squelette σ de la molécule

Explication

Les électrons σ construisent le squelette moléculaire; leur déplacement détruirait ce squelette et ils ne sont donc pas délocalisables. Les électrons π et les doublets non liants, eux, peuvent participer à la délocalisation.

54. Pour comparer deux formes mésomères possibles, l’une respecte l’octet pour davantage d’atomes et porte moins de charges formelles, tandis que l’autre place mieux ses charges négatives sur les atomes électronégatifs; quelle démarche permet de choisir la forme la plus représentative ?

Évaluer le placement des charges négatives selon l’électronégativité, sans tenir compte des autres critères
Évaluer la séparation des charges formelles, même si leur nombre augmente
Évaluer la réduction des charges formelles, même si davantage d’atomes perdent l’octet
Évaluer ensemble l’octet, le nombre et la séparation des charges, ainsi que leur placement selon l’électronégativité

Évaluer ensemble l’octet, le nombre et la séparation des charges, ainsi que leur placement selon l’électronégativité

Explication

La forme la plus représentative combine plusieurs critères: respect de l’octet par le plus grand nombre d’atomes, minimum de charges formelles, charges éloignées et charges négatives sur les atomes les plus électronégatifs. Se focaliser sur un seul de ces critères néglige les autres.

55. Deux molécules polaires portant chacune un dipôle permanent interagissent; quel type d’interaction de Van der Waals décrit cette situation ?

Une interaction de London
Une interaction de Debye
Une liaison hydrogène
Une interaction de Keesom

Une interaction de Keesom

Explication

Les interactions de Keesom mettent en jeu deux dipôles permanents. Debye associe un dipôle permanent à un dipôle induit, tandis que London concerne des dipôles instantanés présents dans toutes les molécules.

56. Une molécule possède un groupe O–H et une molécule voisine un oxygène portant un doublet non liant; quelle disposition permet une liaison hydrogène entre elles ?

Les atomes H–O···O sont alignés, avec H au centre
Les atomes O–H···O sont alignés
Les atomes O–H···O sont alignés, sans doublet non liant sur l’oxygène accepteur
Les atomes O···H–O forment un angle droit

Les atomes O–H···O sont alignés

Explication

Une liaison hydrogène met en jeu un hydrogène lié à un atome très électronégatif et un autre atome très électronégatif portant un doublet non liant; les trois atomes sont alignés. Un angle droit ne respecte pas cette géométrie, et le doublet de l’atome accepteur est nécessaire.

57. Comment se situe l’énergie d’une liaison hydrogène par rapport à celle des interactions de Van der Waals et d’une liaison covalente ?

Du même ordre qu’une liaison covalente et supérieure aux interactions de Van der Waals
Environ 30 kJ·mol⁻¹, inférieure aux interactions de Van der Waals mais supérieure à une liaison covalente
Environ 30 kJ·mol⁻¹, supérieure aux interactions de Van der Waals mais inférieure à une liaison covalente
De quelques kJ·mol⁻¹, supérieure aux interactions de Van der Waals et inférieure à une liaison covalente

Environ 30 kJ·mol⁻¹, supérieure aux interactions de Van der Waals mais inférieure à une liaison covalente

Explication

Une liaison hydrogène a une énergie d’environ 30 kJ·mol⁻¹: elle est plus énergétique que les interactions de Van der Waals, mais moins qu’une liaison covalente. Les quelques kJ·mol⁻¹ caractérisent plutôt l’ordre de grandeur des interactions de Van der Waals.

58. Un composé est apolaire, non ionique, peu polarisable et ne peut former de liaison hydrogène; comment interagit-il avec l’eau ?

Il interagit fortement avec l’eau par des liaisons hydrogène
Il interagit avec l’eau par des attractions entre ions de charges opposées
Il interagit avec l’eau principalement par des interactions de Debye
Il interagit peu ou pas avec l’eau, hormis par les interactions de London

Il interagit peu ou pas avec l’eau, hormis par les interactions de London

Explication

Une espèce hydrophobe est apolaire, non ionique et peu polarisable; elle ne forme pas de liaison hydrogène avec l’eau et n’interagit avec elle que peu ou pas, hormis par London. La faible polarisation ne crée pas de capacité à former des liaisons hydrogène.

59. Lors d’une synthèse chauffée, quel rôle le solvant doit-il remplir pour les réactifs et la température ?

Séparer les réactifs en deux phases et favoriser leur transfert
Consommer un réactif afin de déplacer l’équilibre
Dissoudre le produit formé sans agir sur le chauffage
Mettre les réactifs en contact et contrôler la température

Mettre les réactifs en contact et contrôler la température

Explication

En réaction organique, le solvant met les réactifs en contact et permet de contrôler la température lors du chauffage. La séparation en phases relève de l’extraction, la consommation d’un réactif contredit son rôle de solvant, et la seule dissolution du produit ne décrit pas les fonctions attendues.

60. Une réaction doit être menée à température élevée avec des réactifs peu solubles. Quel profil de solvant convient le mieux ?

Solubilisant, inerte, adapté à la température et peu toxique
Solubilisant, inerte et peu toxique, mais inadapté à la température
Inerte et peu toxique, mais sans tenir compte de la solubilité
Solubilisant et adapté à la température, mais réactif avec les réactifs

Solubilisant, inerte, adapté à la température et peu toxique

Explication

Un solvant de réaction doit solubiliser les réactifs, rester inerte, convenir à la température utilisée et être le moins toxique possible. Un solvant qui néglige la solubilité, réagit avec le milieu ou ne supporte pas la température manque un critère essentiel.

61. Pour extraire un composé d’une phase aqueuse, quelle propriété doit présenter le solvant ajouté ?

Être non miscible à l’eau et mieux solubiliser le composé recherché
Être miscible à l’eau et mieux solubiliser le composé recherché
Être non miscible à l’eau et mieux solubiliser les autres constituants
Être non miscible à l’eau et présenter surtout une faible toxicité

Être non miscible à l’eau et mieux solubiliser le composé recherché

Explication

L’extraction liquide-liquide nécessite deux phases non miscibles et un solvant dans lequel la molécule visée est plus soluble. La miscibilité complète empêche la séparation des phases, tandis que solubiliser davantage les autres constituants ne favorise pas l’extraction recherchée.

62. Quelle caractéristique permet de reconnaître une molécule protique ?

Une liaison A–H polarisée, avec A généralement O ou N
Une liaison A–H polarisée, qui rend la molécule accepteur de liaison hydrogène
Une liaison A–H non polarisée, avec A généralement O ou N
Une liaison C–H polarisée, avec C généralement lié à O ou N

Une liaison A–H polarisée, avec A généralement O ou N

Explication

Une molécule protique possède une liaison A–H polarisée, où A est généralement l’oxygène ou l’azote; les solvants protiques donnent des liaisons hydrogène. Une liaison C–H ou une liaison non polarisée ne correspond pas à cette définition, et le rôle mentionné est celui de donneur.

63. Dans l’eau, un composé possède un pKa de −2 et réagit quantitativement avec l’eau. Comment le classer selon son comportement acido-basique dans ce solvant ?

Acide fort, directement classable malgré sa réaction avec l’eau
Acide faible, classable directement par son pKa négatif
Acide fort, mais non classable directement dans l’eau par cette réaction
Base forte, car son pKa est inférieur à zéro

Acide fort, mais non classable directement dans l’eau par cette réaction

Explication

Dans l’eau, un acide fort a un pKa inférieur à 0, mais sa réaction quantitative avec l’eau empêche de le classer directement dans ce solvant. Le seuil supérieur à 14 concerne les bases fortes, tandis que l’ignorer conduit à une classification directe erronée.

64. Une base B forme un acide conjugué BH⁺ particulièrement stabilisé. Selon la règle de force acido-basique, quelle conséquence en découle pour B ?

B est une base plus forte
B est un acide plus faible
B est une base plus faible
B est un acide plus fort

B est une base plus forte

Explication

Une base B est d’autant plus forte que son acide conjugué BH⁺ est stabilisé. La règle concernant la base conjuguée porte sur la force d’un acide, et supposer que la stabilisation affaiblit B inverse la relation établie.

65. Une base A⁻ porte une charge négative dont une partie est répartie par des effets attracteurs d’électrons. Quel effet cela a-t-il sur sa stabilisation ?

Elle est stabilisée par la répartition d’une charge positive
Elle est stabilisée par la concentration de la charge sur un atome peu électronégatif
Elle est stabilisée par la répartition de la charge négative
Elle est déstabilisée par la répartition de la charge négative

Elle est stabilisée par la répartition de la charge négative

Explication

Une base A⁻ est stabilisée lorsque des effets attracteurs d’électrons répartissent sa charge négative; une charge portée par un atome électronégatif et volumineux favorise aussi la stabilisation. Les effets donneurs ou une charge positive ne décrivent pas le mécanisme considéré.

66. Un composé carboné réagit avec O₂ et toute sa structure carbonée est transformée en CO₂ et H₂O. De quel processus s’agit-il ?

D’une oxydation complète, ou combustion
D’une oxydation partielle laissant une structure carbonée
D’une réduction complète produisant CO₂ et H₂O
D’une oxydation ménagée conservant l’enchaînement des carbones

D’une oxydation complète, ou combustion

Explication

La combustion est une oxydation complète qui transforme totalement la structure carbonée en CO₂ et H₂O en présence de dioxygène. L’oxydation ménagée conserve l’enchaînement des carbones, tandis qu’une réduction ou une oxydation partielle ne correspond pas à la transformation décrite.

67. Un électron passe d’un niveau d’énergie inférieur à un niveau supérieur séparés par 3,0×10−19 J3{,}0\times10^{-19}\,\mathrm{J}. Quelle longueur d’onde correspond au photon absorbé, en utilisant h=6,63×10−34 J sh=6{,}63\times10^{-34}\,\mathrm{J\,s} et c=2,998×108 m s−1c=2{,}998\times10^8\,\mathrm{m\,s^{-1}} ?

6,6×10−7 m6{,}6\times10^{-7}\,\mathrm{m}
2,0×10−15 m2{,}0\times10^{-15}\,\mathrm{m}
4,5×10−26 m4{,}5\times10^{-26}\,\mathrm{m}
1,5×106 m1{,}5\times10^6\,\mathrm{m}

$$6{,}6\times10^{-7}\,\mathrm{m}$$

Explication

La relation ΔE=hc/λ\Delta E=hc/\lambda donne λ=hc/ΔE\lambda=hc/\Delta E, soit environ 6,6×10−7 m6{,}6\times10^{-7}\,\mathrm{m}. La valeur 1,5×1061{,}5\times10^6 provient de l’inversion du rapport, tandis que les autres résultent d’une confusion d’unités ou de relation.

68. Pour un électron de l’atome d’hydrogène dont le nombre quantique principal vaut n=2n=2, quelle énergie indique la relation donnée ?

+3,4 eV+3{,}4\,\mathrm{eV}
−6,8 eV-6{,}8\,\mathrm{eV}
−2,0 eV-2{,}0\,\mathrm{eV}
−3,4 eV-3{,}4\,\mathrm{eV}

$$-3{,}4\,\mathrm{eV}$$

Explication

En substituant n=2n=2 dans En=−13,6/n2E_n=-13{,}6/n^2, on obtient E2=−13,6/4=−3,4 eVE_2=-13{,}6/4=-3{,}4\,\mathrm{eV}. −6,8 eV-6{,}8\,\mathrm{eV} omet le carré, +3,4 eV+3{,}4\,\mathrm{eV} perd le signe négatif et −2,0 eV-2{,}0\,\mathrm{eV} confond le nombre quantique avec l’énergie.

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Quels échanges un système fermé permet-il avec son environnement ?

Il échange de la chaleur et du travail, mais pas de matière.

Quelle égalité des masses s’applique à une transformation chimique en système fermé ?

La masse des réactifs consommés égale celle des produits formés.

Quel signe porte le nombre stœchiométrique algébrique d’un réactif ?

Il est négatif.

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