La notion de troubles spécifiques d’apprentissage s’est développée dans les années 1960 dans les pays anglo-saxons et n’a été reconnue en France qu’en 2005.
La reconnaissance française des TSA en 2005 a introduit une rupture majeure dans la conception du handicap et a favorisé la création de centres régionaux d’évaluation des troubles des apprentissages (CRDTA).
Années 1960 → reconnaissance française en 2005 → création des CRDTA
📌 Fodor considère les modules cognitifs comme préprogrammés, tandis que Karmiloff-Smith considère que la modularisation de l’esprit se développe progressivement au cours du développement. — A. KARMILOFF-SMITH
Fodor : modules préprogrammés ; Karmiloff-Smith : modularisation progressive
★ À maîtriser
📌 L’évaluation de l’efficience générale est incontournable pour diagnostiquer un TSA, car elle permet d’écarter l’hypothèse d’un déficit général expliquant les difficultés d’apprentissage.
📌 Un TSA peut être associé à une déficience intellectuelle ou à un trouble sensoriel, mais il ne doit pas résulter de ce handicap associé.
Compléments
📌 Chez une personne à haut potentiel intellectuel, une performance proche de la norme dans un domaine peut masquer un TSA lorsque l’écart avec les autres performances est important.
Déficit spécifique ≠ déficit général
★ À maîtriser
📌 Un TSA implique une sous-performance dans un domaine de compétence et un déficit d’un ou plusieurs processus de traitement généraux ou spécifiques.
📌 Un TSA est durable et peut être compensé ou atténué, tandis qu’une difficulté passagère disparaît avec le temps ou les apprentissages.
Compléments
Développemental → performances évolutives, mais trouble durable
★ À maîtriser
📌 La dyslexie phonologique repose sur des difficultés métaphonologiques et de correspondance graphème-phonème, tandis que la dyslexie visuelle repose sur des difficultés d’attention visuelle ou de poursuite oculaire. — Michel HABIB
Dans les études citées par Habib, au moins 50 % des enfants dyslexiques présentent également une dyscalculie. — Michel HABIB
Les troubles cognitifs spécifiques cités sont (Michèle MAZEAU):
Compléments
Dyslexie phonologique : phonèmes ; dyslexie visuelle : attention et poursuite oculaire
📌 Le trouble d’acquisition de la coordination (TAC), appelé trouble développemental de la coordination (TDC) dans le DSM-5, regroupe les perturbations développementales de la motricité et des gestes, tandis que la dyspraxie désigne un trouble plus précis de l’acquisition des gestes complexes.
Dyspraxie précise ≠ ensemble des troubles de la coordination
★ À maîtriser
Compléments
Les activités quotidiennes particulièrement pénalisées sont:
Chez l’enfant dyspraxique, la poursuite oculaire peut être saccadée et aléatoire, ce qui perturbe la prise d’informations visuelles en lecture.
La numération positionnelle, comme dans 129 qui comprend une centaine, une dizaine et une unité, peut être difficile pour l’enfant dyspraxique en raison des difficultés de repérage spatial et temporel.
Geste non automatisé → surcharge en double tâche → difficultés scolaires
★ À maîtriser
Le terme dyscalculie développementale est apparu en 1968 dans un article de Cohn, en remplacement du terme acalculie introduit par Henschen en 1919.
Les déficits décrits par Cohn concernent: la reconnaissance des symboles numériques, la remémoration des faits arithmétiques, le rappel des retenues de multiplication, le maintien de l’ordre positionnel des nombres
Henschen et Kleist décrivent une perte du sens du nombre malgré la lecture et l’écriture possibles des nombres, tandis que Cohn décrit une difficulté de manipulation des symboles numériques avec un sens du nombre préservé.
La méthode de Kosc retient comme dyscalculiques les élèves dont l’efficience générale est dans la norme, avec un QI d’au moins 90, et qui figurent parmi les 10 % les moins performants à l’un des deux tests numériques.
Le critère de divergence de Fischer compare la performance à un test d’efficience générale et la performance à un test numérique, afin de repérer une différence significative même lorsque la performance numérique est inférieure à la norme.
Compléments
Dans l’échantillon de 375 élèves de cinquième année étudié par Kosc, 66 élèves, soit 20 %, ont été identifiés comme dyscalculiques.
La prévalence de la dyscalculie pure varie de 1 à 6 % selon les études, tandis que Fischer estime qu’elle n’excède pas 1 à 1,5 %.
Exclusion de la déficience générale → faiblesse numérique → divergence éventuelle
★ À maîtriser
📌 Le code analogique représente les quantités de manière non verbale et visuo-spatiale, tandis que les codes verbal et écrit servent notamment au comptage, aux tables et aux calculs symboliques.
📌 Les patients qui conservent le calcul exact mais perdent le calcul approximatif et ceux qui présentent le profil inverse illustrent une double dissociation entre deux traitements cérébraux du calcul. — DEHAENE
Compléments
Le subitizing est la reconnaissance perceptive immédiate de petites quantités ne dépassant généralement pas trois ou quatre éléments.
La ligne numérique mentale est associée au gyrus situé dans le sillon intrapariétal et permet de représenter les quantités selon leur grandeur.
Triple code : analogique, arabe écrit, verbal
★ À maîtriser
🔄 Le développement numérique suit quatre étapes (VON ASTER & SHALEV, 2007):
Le programme recommande de travailler (KAUFFMAN): la connaissance de l’énumération, les faits arithmétiques, les connaissances procédurales, les connaissances conceptuelles des principes arithmétiques
Les principes du comptage sont:
Compléments
L’effet SNARC associe les petits nombres à des réponses plus rapides de la main gauche et les grands nombres à des réponses plus rapides de la main droite, comme si les nombres étaient organisés de gauche à droite sur une ligne mentale.
Chez l’enfant, la ligne numérique mentale est compressée selon une organisation logarithmique : la distance représentée entre 1 et 3 n’est pas équivalente à celle entre 10 et 12.
Préverbal → chaîne verbale → écrit → intégration mathématique
Principaux modèles des TSA
| Modèle | Distinction centrale | Apport |
|---|---|---|
| Fodor | Modules préprogrammés | Architecture modulaire de la cognition |
| Karmiloff-Smith | Modularisation progressive | Rôle du développement |
| Habib | Mécanismes phonologiques ou visuo-attentionnels | Constellation dyslexique |
| Mazeau | Troubles cognitifs spécifiques et symptômes académiques | Distinction causes-symptômes |
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1. Dans quel contexte historique la notion de troubles spécifiques d’apprentissage s’est-elle développée puis reconnue en France ?
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Dans quelle décennie la notion de troubles spécifiques d’apprentissage s’est-elle développée?
Dans les années 1960.
Que sont les troubles spécifiques d’apprentissage?
Des troubles développementaux touchant un domaine précis de l’apprentissage.
Qu'est-ce que l'architecture modulaire selon J. Fodor ?
L'esprit est un ensemble de modules cognitifs et neuronaux.
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