QCM : Histoire et naissance du travail social (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle mesure la loi du 1er décembre 1988 crée-t-elle pour garantir un revenu minimum à certaines personnes sans ressources et soutenir leur insertion ?

La garantie générale d’accès aux droits fondamentaux.
La loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions.
Les dispositifs d’accès à la qualification.
Le revenu minimum d’insertion (RMI).

Le revenu minimum d’insertion (RMI).

Explication

La loi du 1er décembre 1988 crée le RMI, qui associe un revenu minimum à une démarche d’insertion. La loi d’orientation date de 1998, l’accès à la qualification relève des dispositifs d’insertion, et la garantie générale des droits fondamentaux caractérise la loi de 1998.

2. Une mesure publique affirme une responsabilité collective en matière de prévention, de soins, d’éducation, de formation, d’emploi et d’intégration sociale des personnes handicapées. Quel texte de 1975 porte cette orientation ?

La loi du 30 juin relative aux institutions sociales et médico-sociales
Le décret du 22 février instituant le diplôme d’État d’éducateur spécialisé
La loi de 1975 consacrée à l’organisation des formations sociales
La loi d’orientation du 30 juin en faveur des personnes handicapées

La loi d’orientation du 30 juin en faveur des personnes handicapées

Explication

La loi d’orientation du 30 juin 1975 en faveur des personnes handicapées affirme cette responsabilité collective dans plusieurs domaines, dont les soins, la formation, l’emploi et l’intégration sociale. La loi relative aux institutions encadre le fonctionnement du secteur, et le décret de 1967 concerne le diplôme d’éducateur spécialisé.

3. Après la Seconde Guerre mondiale, une réforme vise à protéger la population face à la maladie, à la vieillesse, aux charges familiales, aux accidents et à la pauvreté. Quel objectif général poursuit-elle ?

Mieux protéger la population contre plusieurs risques de la vie
Organiser principalement la prise en charge des soins médicaux
Garantir une protection centrée sur la vieillesse
Réformer le traitement judiciaire des mineurs délinquants

Mieux protéger la population contre plusieurs risques de la vie

Explication

La reconstruction du système de protection sociale vise à mieux protéger la population contre plusieurs risques, notamment la maladie, la vieillesse, les charges familiales, les accidents et la pauvreté. L’assurance maladie seule ne couvre pas cet objectif général, tandis que la justice des mineurs et la protection limitée à la vieillesse relèvent d’autres périmètres.

4. En 1998, une politique nationale vise à garantir concrètement l’accès de tous aux droits fondamentaux. Quelle loi exprime cet objectif et affirme que la lutte contre les exclusions est un impératif national ?

La loi créant le revenu minimum d’insertion du 1er décembre 1988.
La loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998.
Les lois de décentralisation de 1982-1983.
Le dispositif du revenu minimum d’insertion et son parcours d’insertion.

La loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998.

Explication

La loi du 29 juillet 1998 fait de la lutte contre les exclusions un impératif national et vise l’accès effectif de tous aux droits fondamentaux. La création du RMI relève de 1988, les lois de décentralisation portent sur le transfert de compétences, et le parcours du RMI ne résume pas l’objectif général de la loi de 1998.

5. Quel concept désigne l’ensemble des mécanismes qui protègent les personnes contre les conséquences financières et sociales de certains risques ?

La solidarité secondaire
La solidarité primaire
La protection sociale
L’assistance

La protection sociale

Explication

La protection sociale rassemble des mécanismes destinés à protéger contre les conséquences financières et sociales de certains risques. L’assistance aide les personnes incapables de subvenir à leurs besoins, tandis que les solidarités primaire et secondaire désignent respectivement l’entraide spontanée et l’aide organisée par des institutions.

6. Un tribunal pour mineurs examine l’environnement familial et social d’un enfant, s’appuie sur des observations éducatives et envisage une mesure de protection ou de placement. Quelle caractéristique de la justice des mineurs cela illustre-t-il ?

Un dispositif de protection sociale qui évalue les risques de maladie et de pauvreté
Une justice pénale qui privilégie l’évaluation de la faute et la sanction
Une procédure de soins qui oriente l’enfant vers un traitement médical
Une justice spécialisée qui tient compte de la situation de l’enfant et peut décider de mesures éducatives ou de protection

Une justice spécialisée qui tient compte de la situation de l’enfant et peut décider de mesures éducatives ou de protection

Explication

La justice des mineurs comprend une juridiction spécialisée, la prise en compte de la situation familiale et sociale, des enquêtes et observations éducatives, ainsi que la possibilité de mesures de protection, d’éducation ou de placement. La sanction pénale seule, l’évaluation des risques sociaux et l’orientation médicale ne rendent pas compte de cet ensemble de caractéristiques.

7. Dans une famille organisée selon le Code civil du XIXe siècle, que désigne la « puissance paternelle » ?

Une obligation du père de subvenir aux besoins matériels de la famille
Une organisation familiale fondée sur l’autorité principale de la mère
Une organisation familiale fondée sur la forte autorité du père
Une intervention publique destinée à protéger les enfants en danger

Une organisation familiale fondée sur la forte autorité du père

Explication

La puissance paternelle désigne l’organisation de la famille autour de la forte autorité du père. La protection publique de l’enfant relève d’une autre notion, et la responsabilité matérielle ou l’autorité maternelle ne définissent pas ce concept.

8. En 1975, une réforme vise à organiser et à encadrer le fonctionnement des institutions sociales et médico-sociales. À quelle loi correspond cet objectif ?

Au décret du 22 février instituant le diplôme d’État d’éducateur spécialisé
À la loi de 1975 sur la prévention et les soins aux personnes handicapées
À la loi du 30 juin relative aux institutions sociales et médico-sociales
À la loi du 30 juin d’orientation en faveur des personnes handicapées

À la loi du 30 juin relative aux institutions sociales et médico-sociales

Explication

La loi du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales organise et encadre le fonctionnement du secteur. La loi d’orientation porte sur les personnes handicapées et leurs droits, tandis que le décret du 22 février institue le diplôme d’État d’éducateur spécialisé.

9. Un intervenant explique les comportements difficiles d’une personne en tenant compte des connaissances médicales, psychologiques et psychiatriques plutôt qu’en les ramenant à une faute morale : quelle évolution illustre-t-il ?

Une réponse aux comportements fondée sur le retrait de droits parentaux
Une interprétation des comportements qui les ramène à la faute morale
Une compréhension des comportements qui dépasse la faute morale ou la déviance
Une explication des comportements limitée aux apprentissages scolaires

Une compréhension des comportements qui dépasse la faute morale ou la déviance

Explication

Le développement de la médecine, de la neurologie, de la psychologie et de la psychiatrie conduit progressivement à comprendre les comportements autrement qu’en termes de faute morale ou de déviance. Les apprentissages scolaires concernent notamment les travaux de Binet, tandis que le retrait de droits relève de la protection de l’enfance.

10. Dans un département, une personne demande une aide sociale et un accompagnement lié à la protection de l’enfance. Quelle répartition des rôles correspond à l’action sociale décentralisée ?

L’État joue un rôle central dans l’aide sociale et la protection de l’enfance, tandis que le département garantit les droits et définit les grandes politiques.
Le département définit les grandes politiques et garantit les droits, tandis que l’État joue un rôle central dans l’aide sociale et la protection de l’enfance.
L’État définit les grandes politiques et garantit les droits, tandis que le département joue un rôle central dans l’aide sociale et la protection de l’enfance.
La commune joue un rôle central dans l’aide sociale et la protection de l’enfance, tandis que le département garantit les droits et définit les grandes politiques.

L’État définit les grandes politiques et garantit les droits, tandis que le département joue un rôle central dans l’aide sociale et la protection de l’enfance.

Explication

Dans cette répartition, l’État conserve la définition des grandes politiques publiques et la garantie des droits, tandis que les départements sont des acteurs majeurs de l’aide sociale et de la protection de l’enfance. Confier ces aides à l’État inverse les rôles, confier la politique générale au département confond les compétences, et attribuer le rôle central aux communes ne correspond pas à cette distinction.

11. À quelles dates les lois de décentralisation transfèrent-elles une partie importante des compétences de l’État aux collectivités territoriales ?

En 1982 seulement.
En 1982-1983.
En 1998.
En 1988.

En 1982-1983.

Explication

Les lois de 1982-1983 transfèrent une partie importante des compétences de l’État aux collectivités territoriales. 1988 correspond à la création du RMI, 1998 à la loi contre les exclusions, et 1982 seul ne couvre pas la période indiquée.

12. Dans une région du XIXe siècle, l’installation de machines et d’usines attire des habitants des campagnes vers la ville. Quel changement social cette situation favorise-t-elle ?

La diminution de la population ouvrière dans les villes
La mise en place d’une assistance publique pour les familles rurales
L’augmentation de la population rurale employée dans les usines
L’augmentation de la population ouvrière dans les villes

L’augmentation de la population ouvrière dans les villes

Explication

Au XIXe siècle, les machines, les usines et les nouvelles sources d’énergie attirent une partie de la population rurale vers les villes et accroissent la population ouvrière. Une baisse urbaine inverse ce mouvement, la croissance rurale ne correspond pas à l’exode vers les villes, et l’assistance publique est une autre évolution.

13. Au début du XXe siècle, une commune, des associations et des services publics coordonnent l’aide aux personnes dans des structures spécialisées. Quelle évolution cette situation illustre-t-elle ?

L’organisation progressive de l’aide en services et métiers spécialisés, avec une intervention accrue de plusieurs acteurs
Le remplacement de l’action sociale par des soins médicaux spécialisés
La mise en place d’un système national de Sécurité sociale
Le maintien d’une aide reposant principalement sur la charité individuelle

L’organisation progressive de l’aide en services et métiers spécialisés, avec une intervention accrue de plusieurs acteurs

Explication

Au début du XXe siècle, l’aide s’organise progressivement dans des services, des établissements et des métiers spécialisés, avec une intervention accrue de l’État, des collectivités et des associations. La charité individuelle minimise cette transformation, la Sécurité sociale renvoie à 1945 et la spécialisation médicale ne résume pas cette évolution.

14. Une personne reçoit spontanément de l’aide de sa famille, de ses voisins et de sa communauté. Comment appelle-t-on cette forme de solidarité ?

Le travail social professionnel
La solidarité primaire
La solidarité secondaire
La charité organisée

La solidarité primaire

Explication

La solidarité primaire est une aide spontanée fondée sur les liens familiaux, de voisinage et de communauté. La solidarité secondaire renvoie aux institutions, la charité à l’aide charitable et le travail social professionnel à un accompagnement organisé.

15. Dans une ville d’avant l’apparition du travail social professionnel, une œuvre religieuse secourt des personnes démunies tandis que les autorités surveillent l’ordre public et enferment certaines personnes. Quelle répartition des rôles décrit cette situation ?

Les pouvoirs publics apportent l’aide, tandis que l’Église contrôle l’ordre public
Les œuvres de bienfaisance contrôlent l’ordre public, tandis que les autorités assurent l’entraide familiale
Les professionnels accompagnent les personnes, tandis que les œuvres religieuses les enferment
L’Église et les œuvres de bienfaisance aident, tandis que les pouvoirs publics contrôlent ou répriment

L’Église et les œuvres de bienfaisance aident, tandis que les pouvoirs publics contrôlent ou répriment

Explication

Avant le travail social professionnel, l’Église et les œuvres de bienfaisance apportent de l’aide, tandis que les pouvoirs publics visent surtout le contrôle de l’ordre public, la répression ou l’enfermement. Attribuer l’aide directe aux autorités inverse les rôles, assimiler la charité à un service professionnel confond deux formes d’intervention, et l’enfermement relève du contrôle plutôt que de l’aide matérielle.

16. En 1889, des parents mettent gravement leurs enfants en danger : quelle mesure la loi du 24 juillet autorise-t-elle à l’égard de certains droits parentaux ?

La déchéance ou le retrait de certains droits liés à la puissance paternelle
La sanction pénale des enfants pour les actes de leurs parents
La séparation automatique des enfants de leurs parents, quelle que soit la situation
L’attribution d’une aide sociale aux familles sans modification des droits parentaux

La déchéance ou le retrait de certains droits liés à la puissance paternelle

Explication

La loi du 24 juillet 1889 permet la déchéance ou le retrait de certains droits liés à la puissance paternelle lorsque des parents mettent gravement leurs enfants en danger. L’aide aux familles ne retire pas ces droits, tandis que la sanction des enfants et la séparation automatique ne correspondent pas à la mesure décrite.

17. Une personne reçoit spontanément l’aide de ses proches et de ses voisins pour faire face à une difficulté. De quel type de solidarité s’agit-il ?

De la protection sociale
De la solidarité secondaire
De la solidarité primaire
De l’assistance

De la solidarité primaire

Explication

La solidarité primaire désigne l’entraide spontanée de la famille, des proches, du voisinage ou de la communauté. La solidarité secondaire est organisée par des institutions, l’assistance répond à l’incapacité à subvenir à ses besoins et la protection sociale couvre certains risques.

18. Quelle loi a renforcé les droits et la participation des personnes accompagnées en développant notamment le projet personnalisé et le conseil de la vie sociale ?

La loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale
La réforme de la protection de l’enfance de 2007
La loi de 2002 sur l’accessibilité et le droit à compensation
La loi du 11 février 2005 relative aux personnes handicapées

La loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale

Explication

La loi du 2 janvier 2002 renforce les droits et la participation des personnes accompagnées et développe des outils comme le projet personnalisé et le conseil de la vie sociale. La réforme de 2007 concerne la protection de l’enfance, tandis que l’accessibilité et le droit à compensation relèvent de la loi de 2005.

19. Une politique sociale organise l’accompagnement des personnes dans des établissements spécialisés, séparés de la société ordinaire. Quelle logique caractérise cette approche initiale ?

L’intégration dans la société ordinaire
L’inclusion dans les milieux de vie
La spécialisation et l’institution
La participation par l’accessibilité

La spécialisation et l’institution

Explication

Les premières structures spécialisées sont souvent séparées de la société ordinaire et privilégient la spécialisation ainsi que l’institution. L’intégration et l’inclusion relèvent d’évolutions ultérieures, tandis que l’accessibilité et la participation correspondent à une approche davantage centrée sur l’environnement et les droits.

20. Entre 1945 et le milieu des années 1970, un historien observe une forte croissance des établissements, des associations et des métiers du social, dans un contexte d’extension de la protection sociale. Comment cette période est-elle parfois désignée ?

L’« âge d’or » du travail social
La période de décentralisation sociale
Le tournant vers l’inclusion sociale
La phase de professionnalisation institutionnelle

L’« âge d’or » du travail social

Explication

La croissance économique et l’extension de la protection sociale favorisent alors un développement rapide du secteur, d’où l’expression « âge d’or » du travail social. La décentralisation renvoie à une période ultérieure, la professionnalisation n’est qu’un aspect de l’expansion et l’inclusion caractérise une évolution plus tardive.

21. À la fin du XVIIIe siècle, une personne pauvre cherche du soutien dans son environnement. Sur quels acteurs repose principalement l’aide à cette période ?

Les employeurs et les organisations ouvrières des villes industrielles
La famille, la communauté locale, les œuvres religieuses et la charité
Les institutions publiques et des professionnels du travail social
Les pouvoirs publics chargés de distribuer une assistance organisée

La famille, la communauté locale, les œuvres religieuses et la charité

Explication

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, l’aide repose principalement sur la famille, la communauté locale, les œuvres religieuses et la charité, sans accompagnement social organisé comme profession. L’assistance institutionnelle et les professionnels relèvent d’une organisation ultérieure, tandis que le contrôle public ne constitue pas la principale aide.

22. Une intervenante accompagne une personne isolée : quelle démarche suit le principe du travail social dans son environnement ?

Prendre en charge la personne en décidant de son parcours sans sa participation.
Orienter la personne vers un service administratif sans agir avec elle dans son environnement.
Accompagner la personne en écartant les ressources locales et les partenaires.
Construire l’accompagnement avec la personne en mobilisant les ressources locales et les partenaires.

Construire l’accompagnement avec la personne en mobilisant les ressources locales et les partenaires.

Explication

Le travail social doit agir avec la personne, dans son environnement, en mobilisant les ressources du territoire et les partenaires. Une prise en charge sans participation confond accompagnement et substitution, écarter les ressources locales néglige le territoire, et une simple orientation administrative ne répond pas à l’approche partenariale.

23. Une mesure vise à renforcer l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, tout en développant l’accessibilité et le droit à compensation. À quelle loi correspond-elle ?

À la réforme de la protection de l’enfance de 2007
À la loi du 2 janvier 2002 sur l’évaluation du danger
À la loi du 11 février 2005
À la loi du 2 janvier 2002

À la loi du 11 février 2005

Explication

La loi du 11 février 2005 porte sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, ainsi que sur l’accessibilité et le droit à compensation. Les outils de participation en établissement sont associés à la loi de 2002, et la prévention du danger à la réforme de 2007.

24. Dans les années 1920, une professionnelle accompagne des familles, intervient dans un dispensaire et collabore avec une œuvre de protection de l’enfance. À quel développement professionnel cette situation correspond-elle ?

À l’institution du diplôme d’État lié au service social
Au développement du métier d’éducateur spécialisé autour de l’enfance dite inadaptée
Au développement des métiers d’assistance sociale dans différents milieux d’intervention
À une activité limitée à l’accompagnement scolaire des enfants

Au développement des métiers d’assistance sociale dans différents milieux d’intervention

Explication

Dans les années 1920, les métiers d’assistance sociale se développent fortement et leurs professionnelles interviennent dans plusieurs milieux, dont les familles, les dispensaires et les œuvres de protection de l’enfance. L’éducation spécialisée se développe particulièrement dans les années 1940, le diplôme est institué au début des années 1930, et l’activité ne se limite pas à l’école.

25. Une historienne identifie les ordonnances qui organisent le pilier majeur de la protection sociale française et de la solidarité nationale. À quelle année doit-elle les rattacher ?

À 1945
À 1930
À 1967
À 1920

À 1945

Explication

Les ordonnances de 1945 organisent la Sécurité sociale, pilier de la protection sociale française et de la solidarité nationale. L’ordonnance relative à l’enfance délinquante date également de 1945, tandis que les années 1920 concernent le développement de l’assistance sociale et 1967 l’institution du diplôme d’éducateur spécialisé.

26. Une école cherche à repérer les enfants qui pourraient bénéficier d’un soutien scolaire adapté : quel outil mis au point au début du XXe siècle correspond à cet objectif ?

Les travaux d’Alfred Binet sur l’intelligence et les apprentissages, sans l’échelle de repérage
Les recherches de Jean-Martin Charcot sur les manifestations neurologiques
L’échelle élaborée par Alfred Binet et Théodore Simon
Les études de Jean-Martin Charcot sur l’hystérie

L’échelle élaborée par Alfred Binet et Théodore Simon

Explication

Au début du XXe siècle, Alfred Binet et Théodore Simon mettent au point une échelle destinée à repérer les enfants ayant besoin d’un soutien scolaire adapté. Les travaux de Charcot portent sur l’hystérie et les manifestations neurologiques, tandis que les recherches générales de Binet sur l’intelligence ne désignent pas à elles seules cet outil.

27. Après la Révolution française de 1789, quelle évolution du regard sur la pauvreté découle des nouveaux principes de citoyenneté et d’égalité ?

Elle demeure considérée comme une affaire privée ou religieuse
Elle est immédiatement supprimée par l’application complète de l’égalité
Elle devient le domaine d’un travail social professionnel déjà constitué
Elle commence à être envisagée comme un problème collectif

Elle commence à être envisagée comme un problème collectif

Explication

La Révolution affirme de nouveaux principes de citoyenneté et d’égalité et contribue à faire envisager la pauvreté comme un problème collectif, même si leur mise en œuvre reste progressive. La réduire à une affaire privée néglige ce changement, tandis qu’une égalité immédiatement réalisée ou l’existence d’un travail social professionnel dépasse ce qui est affirmé.

28. Une famille ne peut plus compter sur ses proches ni sur sa communauté. Une institution organise alors une aide : de quel type de solidarité s’agit-il ?

L’entraide communautaire, organisée par le voisinage
La solidarité primaire, fondée sur les liens familiaux
La solidarité secondaire, organisée par les institutions
La charité de proximité, portée par les œuvres religieuses

La solidarité secondaire, organisée par les institutions

Explication

L’assistance publique est une solidarité secondaire organisée par les institutions lorsque les solidarités familiales ou communautaires ne suffisent plus. La solidarité primaire et l’entraide communautaire reposent sur les liens de proximité, tandis que la charité religieuse désigne une autre forme d’aide.

29. À la fin des années 1970, le chômage et la précarité augmentent. Quel effet ces évolutions ont-elles sur les publics concernés par le travail social ?

Elles élargissent les publics touchés par l’exclusion.
Elles réduisent le nombre de personnes confrontées à l’exclusion.
Elles concentrent l’intervention sur des catégories administratives déjà identifiées.
Elles modifient les pratiques sans élargir les publics concernés.

Elles élargissent les publics touchés par l’exclusion.

Explication

La hausse du chômage, la précarité et les difficultés d’insertion étendent l’exclusion à une population plus large. Le ciblage administratif étroit confond cette évolution avec l’ancien repérage par catégories, la baisse du chômage inverse la tendance, et la seule transformation des pratiques omet l’élargissement des publics.

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Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Histoire et naissance du travail social.

Sur quels liens repose la solidarité primaire ?

Sur les liens familiaux, de voisinage et de communauté.

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, sur quoi repose principalement l’aide aux personnes pauvres ?

Sur la famille, la communauté locale, les œuvres religieuses et la charité.

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, quel type d’accompagnement social manque-t-il ?

Un accompagnement social organisé comme une profession.

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