★ À maîtriser
📌 L’action n’est recevable que si son auteur justifie d’un intérêt légitime à agir, d’une qualité pour agir et de la capacité juridique requise.
Compléments
Intérêt → qualité → capacité
★ À maîtriser
📌 L’intérêt à agir est une condition autonome de recevabilité de la demande, distincte de la qualité à agir.
Compléments
📌 L’intérêt doit exister au moment où l’action est exercée, car le juge apprécie la recevabilité de la demande à cette date.
Intérêt = utilité de l’action ; qualité = habilitation à agir
📌 Les personnes physiques ou morales dépourvues de capacité d’exercice doivent être représentées ou assistées selon les règles applicables à leur situation.
Capacité d’exercice ≠ pouvoir de représentation
★ À maîtriser
📌 La nullité absolue peut être invoquée par toute partie à l’instance et à tout état de la cause, tandis que la nullité relative protège un intérêt particulier et doit être invoquée par la partie concernée.
Compléments
📌 La nullité d’un acte de procédure suppose un vice affectant les conditions de forme ou de fond exigées par la loi et peut nécessiter la preuve d’un grief selon le régime applicable.
Vice de forme ou de fond → nullité de l’acte
★ À maîtriser
Compléments
📌 Les jours non ouvrables peuvent influer sur l’expiration d’un délai lorsque le dernier jour tombe un dimanche, un jour férié ou un jour chômé.
📌 La modification légale d’un délai de procédure peut concerner son point de départ, sa durée ou les conditions de sa prorogation.
Point de départ → computation → expiration
★ À maîtriser
📌 La défense au fond tend à faire rejeter comme mal fondée la prétention de l’adversaire, tandis que l’exception de procédure tend à faire déclarer la procédure irrégulière ou à en suspendre le cours.
Compléments
📌 Les défenses au fond peuvent être proposées en tout état de cause, même après l’introduction de l’instance.
Défense au fond ≠ exception de procédure
📌 Les exceptions de procédure doivent en principe être soulevées simultanément et avant toute défense au fond ou fin de non-recevoir, sauf dispositions particulières.
Exception de procédure ≠ défense au fond : elle vise la régularité du procès, non le bien-fondé de la prétention.
★ À maîtriser
📌 Lorsqu’une juridiction estime que l’affaire relève d’une autre juridiction, elle peut renvoyer les parties devant la juridiction compétente sans trancher le fond.
Compléments
📌 L’article 100 du Code de procédure civile prévoit que, lorsque deux juridictions sont simultanément saisies d’un même litige, l’exception de litispendance peut conduire à renvoyer l’affaire devant la juridiction déjà saisie.
📌 Selon l’article 101 du Code de procédure civile, l’exception de connexité permet de renvoyer devant une autre juridiction une affaire liée à celle dont la juridiction est saisie, afin qu’elles soient jugées ensemble.
Saisine → compétence → renvoi : la juridiction vérifie d’abord si elle peut connaître du litige.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Le juge peut relever d’office une fin de non-recevoir lorsque la loi le prévoit, notamment lorsqu’elle concerne l’ordre public.
Fin de non-recevoir ≠ défense au fond : elle bloque l’action sans examen du bien-fondé.
★ À maîtriser
📌 L’effet dévolutif de l’appel transfère à la cour la connaissance des chefs du jugement expressément critiqués et de ceux qui en dépendent.
Compléments
📌 L’appel n’a pas d’effet dévolutif total lorsque les conclusions ne critiquent pas précisément les chefs du jugement.
Appel recevable → effet dévolutif : la cour examine les points critiqués.
★ À maîtriser
📌 La Cour de cassation ne constitue pas un troisième degré de juridiction et ne rejuge pas les faits souverainement appréciés par les juges du fond.
📌 Le pourvoi en cassation peut aboutir au rejet du pourvoi ou à la cassation de la décision attaquée.
Compléments
📌 Après cassation, l’affaire est en principe renvoyée devant une autre juridiction de même nature que celle qui a rendu la décision cassée, sauf lorsque la cassation ne laisse rien à juger.
Cour d’appel juge les faits et le droit ; Cour de cassation contrôle la règle de droit.
★ À maîtriser
📌 En matière de compétence territoriale, le tribunal compétent est en principe celui du domicile du défendeur, sauf règles spéciales.
📌 La clause attributive de compétence territoriale n’est valable que si elle a été convenue entre des parties ayant toutes contracté en qualité de commerçant et si elle est spécifiée de manière très apparente dans l’engagement de la partie à laquelle elle est opposée.
Compléments
📌 Les règles de compétence territoriale peuvent être ordinaires, lorsqu’elles désignent le tribunal du domicile du défendeur, ou spéciales, lorsqu’elles dépendent de la nature du litige ou de la situation du bien.
★ À maîtriser
📌 La compétence d’attribution détermine la juridiction compétente selon la nature de l’affaire, tandis que la compétence territoriale détermine la juridiction compétente selon le lieu.
📌 En principe, la juridiction territorialement compétente est celle du lieu où demeure le défendeur, sous réserve des règles spéciales prévues par la loi.
Compléments
📌 Les parties peuvent parfois convenir d’une clause attributive de compétence, mais cette clause est soumise aux conditions prévues par la loi.
Compétence d’attribution ≠ compétence territoriale
★ À maîtriser
📌 La demande incidente est formée au cours d’une instance déjà engagée, tandis que la demande initiale ouvre l’instance.
Compléments
Demande initiale → demandes incidentes → prétentions
📌 Le principe du contradictoire impose que chaque partie puisse prendre connaissance des prétentions, moyens et pièces de son adversaire et les discuter.
Introduction → mise en état → jugement
★ À maîtriser
📌 La force exécutoire permet de mettre à exécution la décision, tandis que l’autorité de la chose jugée concerne l’interdiction de rejuger le même litige.
Compléments
📌 La décision juridictionnelle doit être motivée et son dispositif détermine ce qui a été effectivement jugé.
Autorité de la chose jugée ≠ force exécutoire
★ À maîtriser
📌 L’appel permet de faire rejuger l’affaire par une juridiction supérieure, tandis que le pourvoi en cassation porte principalement sur la conformité de la décision aux règles de droit.
Compléments
📌 L’exercice d’une voie de recours est soumis à des conditions de recevabilité, notamment concernant le délai, la qualité et l’intérêt à agir.
Appel → cassation → recours extraordinaires
★ À maîtriser
Les voies de recours ordinaires sont l'opposition et l'appel, tandis que les voies de recours extraordinaires comprennent notamment le pourvoi en cassation et la tierce opposition.
L’exécution forcée permet au créancier d’obtenir l’exécution de l’obligation lorsque le débiteur ne l’exécute pas spontanément.
L'appel est en principe ouvert contre les décisions rendues en premier ressort, sauf lorsque la loi l'exclut ou lorsque le montant du litige est inférieur au seuil prévu.
Les voies de recours extraordinaires ne sont ouvertes que dans les hypothèses prévues par la loi et selon les conditions qu'elle fixe.
Compléments
📌 Le titre exécutoire fonde l’exécution forcée, tandis que la décision juridictionnelle non exécutoire ne permet pas encore de contraindre le débiteur.
📌 L'exercice d'une voie de recours n'est en principe pas suspensif d'exécution, sauf disposition contraire ou décision du juge.
Décision exécutoire → mesures d’exécution
| Condition | Signification | Risque en cas d’absence |
|---|---|---|
| Intérêt à agir | Utilité concrète, légitime, personnelle, directe, née et actuelle | Demande irrecevable |
| Qualité à agir | Titre juridique habilitant à agir | Demande irrecevable |
| Capacité juridique | Aptitude à exercer ses droits en justice | Représentation ou assistance nécessaire |
| Voie | Décision concernée | Étendue du contrôle |
|---|---|---|
| Appel | Décision de première instance | Nouvel examen des faits et du droit dans la limite de l’effet dévolutif |
| Pourvoi en cassation | Arrêt ou jugement rendu en dernier ressort | Contrôle de la correcte application du droit, sans rejuger les faits |
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