QCM : Appliquer le droit — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement les deux ordres de juridiction français ?

L’ordre civil et l’ordre pénal constituent deux ordres distincts
L’ordre judiciaire et l’ordre administratif constituent deux ordres distincts
L’ordre pénal et l’ordre constitutionnel constituent deux ordres distincts
L’ordre administratif et l’ordre constitutionnel constituent deux ordres distincts

L’ordre judiciaire et l’ordre administratif constituent deux ordres distincts

Explication

La France distingue l’ordre judiciaire et l’ordre administratif, chacun étant compétent pour des catégories différentes de litiges. L’ordre pénal constitue une composante de l’ordre judiciaire et non un ordre séparé.

2. Quelle est la mission principale du Tribunal des conflits ?

Réexaminer les condamnations pénales prononcées en première instance
Trancher les conflits de compétence entre les deux ordres de juridiction
Juger les litiges administratifs après un recours devant le Conseil d’État
Contrôler la conformité des lois à la Constitution française

Trancher les conflits de compétence entre les deux ordres de juridiction

Explication

Le Tribunal des conflits détermine quel ordre de juridiction doit connaître d’un litige lorsque la compétence est incertaine. Il ne juge pas le fond de l’affaire, contrairement à la juridiction finalement désignée.

3. Quelle juridiction pénale de jugement est compétente pour juger les crimes ?

La cour d’assises
Le tribunal de police
Le tribunal correctionnel
Le tribunal judiciaire

La cour d’assises

Explication

La cour d’assises juge les crimes, qui sont les infractions les plus graves de cette classification. Le tribunal de police connaît des contraventions et le tribunal correctionnel des délits.

4. Quelle succession correspond généralement aux étapes d’un procès civil ou administratif ?

Saisine, jugement, instruction, délibéré
Instruction, saisine, jugement, délibéré
Saisine, instruction, délibéré, jugement
Délibéré, instruction, saisine, jugement

Saisine, instruction, délibéré, jugement

Explication

Le procès commence par la saisine de la juridiction, puis l’instruction permet de préparer l’affaire avant le délibéré et le jugement. Le jugement clôt la première instance, tandis que la saisine déclenche le procès.

5. Comment le demandeur saisit-il généralement la juridiction en matière civile ?

Il assigne le défendeur par commissaire de justice
Il saisit le procureur par une déclaration de culpabilité
Il présente une requête directement au Conseil d’État
Il adresse une requête au préfet par commissaire de justice

Il assigne le défendeur par commissaire de justice

Explication

En matière civile, le demandeur assigne le défendeur par l’intermédiaire d’un commissaire de justice. La requête contre l’administration ou une personne publique relève de la procédure administrative.

6. Quel rôle l’instruction joue-t-elle dans un procès civil ou administratif ?

Elle remplace la notification nécessaire pour exercer un recours
Elle permet aux juges de voter secrètement sur la décision finale
Elle déclenche automatiquement l’exécution forcée du jugement
Elle permet l’échange des arguments, des preuves et des conclusions

Elle permet l’échange des arguments, des preuves et des conclusions

Explication

L’instruction organise l’échange contradictoire des arguments, des preuves et des conclusions entre les parties. Le délibéré correspond, lui, aux discussions secrètes et collégiales des juges.

7. Quelle caractéristique appartient au jugement rendu en matière civile ou administrative ?

Il expose les motifs et le dispositif, puis doit être notifié
Il règle la compétence entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif
Il ouvre l’instruction avant que les parties échangent leurs conclusions
Il présente les preuves sans exposer les raisons de la décision

Il expose les motifs et le dispositif, puis doit être notifié

Explication

Le jugement comprend les motifs et le dispositif, bénéficie de l’autorité de la chose jugée et doit être notifié pour faire courir les délais de recours. La détermination de l’ordre compétent relève du Tribunal des conflits.

8. Quelle succession décrit généralement le déroulement d’un procès pénal ?

Décision de poursuite, jugement, enquête, instruction éventuelle
Enquête, jugement, décision de poursuite, instruction obligatoire
Enquête, décision de poursuite, instruction éventuelle, jugement
Instruction obligatoire, enquête, jugement, décision de poursuite

Enquête, décision de poursuite, instruction éventuelle, jugement

Explication

Le procès pénal suit généralement l’enquête, la décision de poursuivre, une éventuelle instruction, puis le jugement en première instance. L’instruction n’est pas exigée dans toutes les affaires pénales, car elle est obligatoire pour les crimes et facultative pour les délits.

9. Quel rôle le Parquet exerce-t-il dans le procès pénal ?

Il contrôle la conformité des décisions pénales à la Constitution
Il représente la société et exerce l’action publique sous l’autorité du procureur
Il défend personnellement la victime devant la juridiction de jugement
Il tranche les litiges en toute indépendance au nom du siège

Il représente la société et exerce l’action publique sous l’autorité du procureur

Explication

Le Parquet, ou ministère public, représente la société et exerce l’action publique sous l’autorité du procureur de la République. Le Siège exerce la fonction de jugement, tandis que la défense de la victime appartient à son avocat ou à elle-même selon la procédure.

10. Quelles décisions le Parquet peut-il prendre au titre de l’opportunité des poursuites ?

Mener le délibéré, notifier la décision ou fixer les dommages-intérêts
Classer sans suite, proposer une alternative ou déclencher l’action publique
Prononcer une peine, ordonner un non-lieu ou annuler un jugement
Rendre un jugement civil, interjeter appel ou saisir le Conseil d’État

Classer sans suite, proposer une alternative ou déclencher l’action publique

Explication

L’opportunité des poursuites permet au Parquet de classer l’affaire sans suite, de proposer une alternative aux poursuites ou de déclencher l’action publique. Le prononcé d’une peine appartient à la juridiction de jugement.

11. Dans quel cas l’instruction pénale est-elle obligatoire ?

Elle est obligatoire pour les contraventions et les délits
Elle est obligatoire pour les délits et facultative pour les crimes
Elle est obligatoire pour les crimes et facultative pour les délits
Elle est facultative pour les crimes et obligatoire pour les contraventions

Elle est obligatoire pour les crimes et facultative pour les délits

Explication

L’instruction est obligatoire en matière criminelle, tandis qu’elle reste facultative pour les délits. Elle se termine par une ordonnance de renvoi ou de non-lieu.

12. Quel est l’objet principal de l’appel contre une décision de première instance ?

Suspendre toute décision rendue par une juridiction administrative
Faire rejuger l’affaire en droit et en fait
Obtenir automatiquement le renvoi devant une juridiction différente
Contrôler la conformité de la décision aux seules règles de droit

Faire rejuger l’affaire en droit et en fait

Explication

L’appel permet de réexaminer l’affaire aussi bien sur les faits que sur le droit afin de modifier ou d’annuler la décision initiale. Le contrôle limité aux règles de droit caractérise plutôt le pourvoi en cassation.

13. Quel effet l’appel produit-il selon la nature de la procédure ?

Il est suspensif dans les deux matières lorsque le recours est recevable
Il n’est suspensif dans aucune matière avant l’examen du recours
Il est suspensif en matière administrative et non suspensif en matière judiciaire
Il est suspensif en matière judiciaire et non suspensif en matière administrative

Il est suspensif en matière judiciaire et non suspensif en matière administrative

Explication

L’appel suspend l’exécution en matière judiciaire, mais cet effet suspensif n’existe pas en matière administrative. La distinction dépend donc de la nature de la procédure concernée.

14. Que contrôle la juridiction saisie d’un pourvoi en cassation ?

La proportion entre les prétentions des parties et leurs témoignages
La conformité au droit d’une décision rendue en dernier ressort
La réévaluation complète des faits examinés en première instance
La recevabilité d’une nouvelle demande présentée par les parties

La conformité au droit d’une décision rendue en dernier ressort

Explication

Le pourvoi en cassation consiste à vérifier qu’une décision rendue en dernier ressort respecte les règles de droit. Il ne constitue pas un nouvel examen général des faits.

15. Laquelle de ces affirmations décrit correctement le pourvoi en cassation ?

Il impose un nouvel examen de l’affaire par une juridiction de première instance
Il permet de rejuger les faits et suspend l’exécution pendant deux mois
Il n’est pas un troisième degré de juridiction et n’est pas suspensif
Il constitue un troisième degré de juridiction et suspend l’exécution du jugement

Il n’est pas un troisième degré de juridiction et n’est pas suspensif

Explication

Le pourvoi contrôle la correcte application du droit sans créer un troisième degré de juridiction, et il n’est pas suspensif. Le délai ordinaire de deux mois concerne la formation du recours, non une suspension automatique de la décision.

16. Dans une procédure accusatoire civile, qui doit principalement convaincre le juge ?

Le juge, qui recherche lui-même les faits à charge et à décharge
Un expert indépendant, qui remplace les parties dans la démonstration
Les parties, qui prennent l’initiative de produire les éléments de preuve
Le ministère public, qui rassemble les preuves utiles au litige

Les parties, qui prennent l’initiative de produire les éléments de preuve

Explication

Dans la procédure accusatoire civile, l’initiative de la preuve appartient aux parties, qui doivent convaincre le juge. La recherche de la vérité par le juge correspond à la logique inquisitoire.

17. Selon l’article 1353 du Code civil, que doit établir celui qui prétend un droit ?

La totalité des faits invoqués par la partie adverse
Les faits nécessaires au succès de sa prétention
Les faits qui démontrent la mauvaise foi de son adversaire
L’absence de tout moyen de preuve présenté par le défendeur

Les faits nécessaires au succès de sa prétention

Explication

La personne qui revendique un droit doit prouver les faits nécessaires pour que sa prétention aboutisse. En revanche, le défendeur doit établir le fait extinctif qu’il invoque, comme un remboursement.

18. Quel est l’effet d’une présomption légale pour le demandeur ?

Elle transfère au défendeur la preuve de chaque élément du litige
Elle lui permet de remplacer toute preuve par une simple affirmation personnelle
Elle oblige le juge à retenir un fait même lorsqu’une preuve contraire est produite
Elle le dispense de prouver directement un fait difficile en déduisant celui-ci d’un fait reconnu par la loi

Elle le dispense de prouver directement un fait difficile en déduisant celui-ci d’un fait reconnu par la loi

Explication

La présomption légale permet de déduire un fait difficile à établir à partir d’un autre fait reconnu par la loi. Elle ne transforme pas toute affirmation du demandeur en preuve suffisante.

19. Quelle différence oppose une présomption légale simple à une présomption irréfragable ?

La première concerne les contrats, tandis que la seconde concerne les infractions pénales
La première admet la preuve contraire, tandis que la seconde ne peut pas être renversée
La première dispense le demandeur de toute preuve, tandis que la seconde exige un écrit
La première est établie par le juge, tandis que la seconde résulte d’un témoignage

La première admet la preuve contraire, tandis que la seconde ne peut pas être renversée

Explication

Une présomption simple peut être combattue par une preuve contraire, alors qu’une présomption irréfragable ne peut pas être renversée. La distinction repose donc sur la possibilité de contester la déduction légale.

20. Quels sont les cinq modes de preuve retenus par le Code civil ?

Le témoignage, la médiation, l’aveu, l’expertise et la preuve électronique
La preuve littérale, la présomption du fait de l’homme, l’aveu, le témoignage et le serment
L’aveu, l’interrogatoire, l’expertise, le témoignage et la présomption légale
La preuve littérale, l’expertise, la présomption légale, la confrontation et le serment

La preuve littérale, la présomption du fait de l’homme, l’aveu, le témoignage et le serment

Explication

Le Code civil retient la preuve littérale, la présomption du fait de l’homme, l’aveu, la preuve testimoniale et le serment. La présomption du fait de l’homme est appréciée par le juge, contrairement à la présomption légale établie par la loi.

21. Comment caractériser la preuve littérale en matière d’acte juridique ?

C’est une preuve exceptionnelle réservée aux litiges portant sur des faits matériels
C’est une déclaration orale faite par une partie devant le juge ou un témoin
C’est une déduction opérée par le juge à partir d’un fait reconnu par la loi
C’est le mode de preuve normal et parfait, qui peut être authentique ou sous seing privé

C’est le mode de preuve normal et parfait, qui peut être authentique ou sous seing privé

Explication

La preuve littérale constitue le mode normal et parfait de preuve d’un acte juridique et peut prendre la forme d’un acte authentique ou sous seing privé. La déduction fondée sur un fait légal relève d’une présomption, non d’un écrit.

22. Hors mariage, que doit faire la personne qui prétend être l’enfant d’un homme pour établir la filiation paternelle ?

Elle doit obtenir l’accord préalable de la mère de l’homme
Elle doit démontrer que l’homme était marié au moment de la naissance
Elle bénéficie d’une présomption de paternité liée à la naissance
Elle doit établir elle-même la filiation par des éléments de preuve

Elle doit établir elle-même la filiation par des éléments de preuve

Explication

En l’absence de mariage, aucune présomption de paternité ne s’applique et la personne doit donc établir elle-même le lien de filiation. La présomption concerne notamment l’enfant d’une femme mariée, ce qui ne correspond pas à cette situation.

23. Quels éléments peuvent contribuer à prouver la filiation selon l’article 310 du Code civil ?

Un acte notarié, sans recours à d’autres éléments
Des indices, des témoignages ou un aveu éventuel
Un serment, accompagné d’une déclaration administrative
Une expertise génétique imposée dans chaque affaire

Des indices, des témoignages ou un aveu éventuel

Explication

La preuve de la filiation est libre et peut notamment reposer sur des indices, des témoignages ou un aveu éventuel. Le serment n’a pas cette fonction générale en matière de filiation, puisqu’il peut prouver un contrat dans le cadre prévu à cet effet.

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Quels sont les deux ordres de juridiction en France ?

L’ordre judiciaire et l’ordre administratif.

Quelle juridiction tranche les conflits de compétence entre ordres judiciaire et administratif ?

Le Tribunal des conflits.

De quels membres est composé le Tribunal des conflits ?

De membres à parité de la Cour de cassation et du Conseil d’État.

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