QCM : Validité et nullité des contrats — 13 questions

Questions et réponses du QCM

1. Un contrat valablement formé n’est pas exécuté par l’un des contractants, sans qu’une condition de validité fasse défaut : quelle conséquence faut-il en déduire ?

Cette inexécution ne rend pas nécessairement le contrat nul
Cette inexécution transforme le contrat en acte unilatéral
Cette inexécution entraîne automatiquement l’anéantissement du contrat
Cette inexécution établit que le consentement était vicié

Cette inexécution ne rend pas nécessairement le contrat nul

Explication

La nullité sanctionne l’absence d’une condition d’existence ou de validité et anéantit le contrat, tandis qu’une simple inexécution relève d’une situation différente. Le défaut d’exécution ne suffit donc pas, à lui seul, à établir la nullité.

2. Un contrat porte atteinte à l’ordre public et une personne justifie d’un intérêt à agir : quelle nullité peut-elle invoquer ?

La nullité relative, réservée au contractant dont le consentement est vicié
La nullité absolue, destinée à protéger l’intérêt général
La nullité absolue, applicable aux seuls contractants protégés
La nullité relative, ouverte à toute personne démontrant un intérêt

La nullité absolue, destinée à protéger l’intérêt général

Explication

La nullité absolue sanctionne l’atteinte à l’ordre public et peut être demandée par toute personne ayant un intérêt. La nullité relative concerne la protection de contractants déterminés, notamment en cas de consentement vicié.

3. Quelle exigence s’impose au contenu et au but d’un contrat pour qu’il respecte les règles impératives ?

Ils doivent être rédigés par écrit et approuvés par un juge
Ils doivent être librement négociés, même s’ils contredisent l’ordre public
Ils doivent être licites et certains, sans déroger à l’ordre public
Ils doivent produire un avantage économique pour chaque contractant

Ils doivent être licites et certains, sans déroger à l’ordre public

Explication

Le contrat doit avoir un contenu licite et certain, et sa stipulation comme son but doivent respecter l’ordre public. La liberté de négociation ne permet pas de valider une convention contraire à ces exigences.

4. Qu’est-ce qu’une obligation en droit des contrats ?

Un lien de droit permettant au créancier d’exiger une prestation du débiteur
Un pouvoir juridique permettant à chaque partie de modifier seule le contrat
Une faculté donnée au créancier de renoncer à toute prestation prévue
Une relation de fait permettant au débiteur de réclamer une prestation au créancier

Un lien de droit permettant au créancier d’exiger une prestation du débiteur

Explication

L’obligation est un lien juridique dans lequel le créancier peut exiger une prestation du débiteur. Le débiteur n’est pas celui qui réclame cette prestation : il est tenu de l’exécuter.

5. Quelles conditions l’article 1128 du Code civil exige-t-il pour la validité d’un contrat ?

La remise d’un bien, la capacité juridique et un contenu librement négocié
Le consentement, l’exécution immédiate et un contenu déterminé par écrit
La signature, la représentation par un professionnel et un contenu économiquement équilibré
Le consentement, la capacité de contracter et un contenu licite et certain

Le consentement, la capacité de contracter et un contenu licite et certain

Explication

L’article 1128 exige le consentement des parties, leur capacité de contracter et un contenu licite et certain. La signature ou l’équilibre économique ne constitue pas, dans cette formulation, une condition générale distincte de validité.

6. Une partie protégée par un consentement vicié souhaite faire disparaître le contrat : quel régime de nullité correspond à cette situation ?

La nullité absolue, réservée aux contrats sans avantage économique
La nullité absolue, que toute personne intéressée peut demander
La nullité relative, que toute personne extérieure peut demander
La nullité relative, que les contractants protégés peuvent demander

La nullité relative, que les contractants protégés peuvent demander

Explication

La nullité relative protège les contractants dont le consentement a été vicié, et l’action appartient aux personnes protégées. La nullité absolue vise plutôt la sauvegarde de l’intérêt général et obéit à un autre régime.

7. Quelle personne est le créancier dans une relation contractuelle ?

Celle qui reçoit une obligation sans pouvoir demander son exécution
Celle à qui quelque chose est dû et qui peut exiger une prestation
Celle qui assume la charge matérielle d’exécuter le contrat conclu
Celle qui doit fournir un paiement ou un bien à son cocontractant

Celle à qui quelque chose est dû et qui peut exiger une prestation

Explication

Le créancier est la personne à qui une prestation est due et qui peut en demander l’exécution. La personne tenue de fournir le paiement ou le bien est le débiteur.

8. Quelle situation caractérise l’erreur comme vice du consentement ?

Le contractant est trompé par une manœuvre destinée à obtenir son accord
Le contractant refuse d’exécuter une prestation après la conclusion du contrat
Le contractant se méprend sur la situation ou sur un élément du contenu contractuel
Le contractant est conduit à signer par une menace exercée sur lui

Le contractant se méprend sur la situation ou sur un élément du contenu contractuel

Explication

L’erreur consiste en une méprise du contractant, notamment lorsque sa représentation de la situation ou du contenu du contrat est inexacte. Une manœuvre destinée à tromper relève du dol, tandis qu’une menace relève de la violence.

9. Quel élément définit le dol dans la formation d’un contrat ?

Une menace qui contraint le contractant à signer contre sa volonté
Une incapacité juridique empêchant une personne de conclure valablement
Un comportement ou un élément contractuel destiné à tromper le contractant
Une méprise du contractant sur la portée ou le contenu de son engagement

Un comportement ou un élément contractuel destiné à tromper le contractant

Explication

Le dol repose sur un comportement ou un élément du contrat utilisé pour tromper le contractant. Une menace caractérise la violence, tandis qu’une méprise non provoquée par une tromperie correspond à l’erreur.

10. Quelle situation correspond à la violence comme vice du consentement ?

La conclusion d’un contrat provoquée par une manœuvre trompeuse
La conclusion d’un contrat par une personne dépourvue de capacité
La conclusion d’un contrat fondée sur une méprise concernant son contenu
La signature d’un contrat obtenue sous la menace

La signature d’un contrat obtenue sous la menace

Explication

La violence est caractérisée lorsque la signature et la conclusion du contrat sont obtenues sous une menace. Une méprise renvoie à l’erreur, une manœuvre trompeuse au dol et l’absence de capacité à une autre condition de validité.

11. Quelle définition correspond au contrat selon l’article 1101 du Code civil ?

Une décision unilatérale destinée à fixer les règles applicables à une relation juridique
Un acte matériel destiné à transférer automatiquement la propriété d’un bien déterminé
Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations
Une déclaration personnelle destinée à supprimer une obligation sans accord entre les parties

Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations

Explication

L’article 1101 définit le contrat comme un accord de volontés pouvant créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations. Une décision unilatérale ne repose pas sur l’accord de deux ou plusieurs personnes.

12. Dans une vente, quelle personne est le débiteur de l’obligation de remettre le bien vendu ?

La personne qui négocie le contrat au nom des deux cocontractants
La personne qui peut exiger la remise du bien par son cocontractant
La personne qui reçoit le prix sans devoir accomplir une prestation
La personne qui doit fournir la prestation prévue par l’obligation

La personne qui doit fournir la prestation prévue par l’obligation

Explication

Le débiteur est celui qui doit fournir la prestation prévue, ici la remise du bien vendu. Celui qui peut exiger cette remise est le créancier de cette obligation.

13. Quelle forme peut prendre une manifestation de volonté lors de la conclusion d’un contrat ?

Un document écrit rédigé par un professionnel du droit
Une déclaration orale accompagnée d’un paiement immédiat
Un geste, une déclaration orale ou un écrit
Un écrit signé par les parties et enregistré par une autorité

Un geste, une déclaration orale ou un écrit

Explication

La volonté contractuelle peut être manifestée par un geste, oralement ou par écrit. L’idée qu’un écrit soit requis dans tous les cas confond la forme possible de l’accord avec certaines formalités particulières.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Validité et nullité des contrats.

Qu'est-ce qu'un contrat selon l'article 1101 du Code civil ?

Un accord de volonté entre plusieurs personnes créant des obligations.

Quels types d'accords de volonté existent ?

Ils peuvent être gestuel, oral ou écrit.

Qu'est-ce qu'une obligation en droit ?

Un lien de droit entre deux personnes permettant au créancier d'exiger une prestation.

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