Fait justificatif → disparition de l’élément légal → absence de responsabilité pénale
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 99 du Code pénal, il n’y a pas d’infraction lorsque les faits sont ordonnés ou autorisés directement par la loi.
📌 L’arrestation privée ne peut être justifiée que si le crime ou le délit flagrant est passible d’une peine privative de liberté et si la personne arrêtée est remise immédiatement à l’autorité publique.
Compléments
📌 L’article 427 du Code pénal exclut l’infraction lorsque l’interruption de grossesse est nécessaire pour sauvegarder la vie gravement menacée de la mère ou lorsqu’un médecin la pratique à la demande d’une victime de viol.
Un citoyen arrête un délinquant flagrant puis le remet immédiatement à l’autorité
Les coups et blessures pouvant résulter de la boxe, du catch, du rugby ou du judo ne constituent pas, dans la pratique normale de ces sports, les délits de coups et blessures volontaires ou d’homicide.
Le chirurgien qui blesse un patient dans le cadre d’une opération ou le tue lorsque l’opération échoue n’est pas pénalement réprimé lorsque son acte relève de la permission légale implicite liée à sa profession.
Consentement de la victime ≠ permission implicite de la loi
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 100 du Code pénal, il n’y a pas d’infraction lorsque l’auteur agit sur l’ordre de l’autorité légitime.
📌 Le commandement de l’autorité légitime ne justifie l’acte du subordonné que si celui-ci n’a pas dépassé l’ordre reçu et si l’ordre n’était pas manifestement illicite.
Compléments
📌 L’exécutant peut être justifié lorsque les conditions de l’article 100 sont réunies, mais l’auteur de l’ordre reste responsable de l’acte exécuté dans la mesure où celui-ci ne dépasse pas l’ordre donné.
Ordre légal exécuté ≠ ordre manifestement illicite
★ À maîtriser
Une attaque future ou un danger déjà passé n’ouvre pas droit à la légitime défense : tirer sur un voleur en fuite constitue une vengeance privée et non un acte de défense.
L’attaque ouvrant droit à la légitime défense doit être réelle, préalable, dirigée contre une personne ou un bien juridiquement protégé, et concerner la défense de soi-même ou d’autrui.
La légitime défense peut protéger les biens, à condition que la défense soit modérée et proportionnée à l’attaque.
Compléments
Attaque réelle → actuelle → injuste
★ À maîtriser
📌 La légitime défense peut justifier toute infraction volontaire, mais elle ne justifie pas les infractions involontaires commises par imprudence.
📌 La riposte doit être nécessaire, concomitante à l’attaque et proportionnée au danger, à la gravité de l’attaque ainsi qu’à l’importance et à la valeur du bien attaqué.
Compléments
Défense concomitante et proportionnée ≠ vengeance ou excès
Dans les deux cas de l’article 98, la personne doit seulement établir qu’elle se trouvait dans la situation prévue par le texte, puis le ministère public doit prouver que les conditions de la légitime défense ne sont pas réunies.
L’article 98 du Code pénal présume la légitime défense lorsque, pendant la nuit, une personne repousse l’escalade ou l’effraction d’une maison, d’un bâtiment, d’un enclos ou de leurs dépendances habités.
L’article 98 présume également la légitime défense lorsqu’une personne se défend contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.
Dans un arrêt du 19 février 1959, la Chambre criminelle a décidé que la présomption de légitime défense prévue par l’article 98 est une présomption simple.
Présomption simple ≠ présomption irréfragable
★ À maîtriser
La légitime défense porte atteinte à un agresseur coupable, tandis que l’état de nécessité porte atteinte à une personne innocente pour éviter un danger.
Selon l’article 101 du Code pénal, l’état de nécessité exige qu’aucun autre moyen n’existe pour éviter le danger et que le danger soit grave, imminent et injuste, en menaçant la vie, le corps, la liberté ou le patrimoine de l’auteur ou d’un tiers.
Les moyens employés en état de nécessité doivent être nécessaires et proportionnés aux circonstances, de sorte que l’intérêt sauvé soit supérieur à celui qui est sacrifié.
L’état de nécessité a été consacré comme fait justificatif par l’article 104 du Code pénal ivoirien de 1981, puis maintenu par le Code pénal de 2019.
Compléments
Nécessité : mal causé à un innocent ; légitime défense : mal causé à l’agresseur
Comparaison des faits justificatifs
| Fait justificatif | Situation déclenchante | Personne ou bien atteint |
|---|---|---|
| Ordre de la loi | Acte ordonné ou autorisé par la loi | Objet de l’acte légal |
| Commandement de l’autorité légitime | Ordre hiérarchique non manifestement illicite | Cible de l’ordre exécuté |
| Légitime défense | Attaque actuelle et injuste | Agresseur ou bien juridiquement protégé |
| État de nécessité | Danger grave et imminent sans autre moyen | Tiers innocent |
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Ce sont des causes objectives qui font disparaître l’élément légal de l’infraction.
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