QCM : Classifications et sources du droit (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle aptitude définit la personnalité juridique ?

L’aptitude à conclure des contrats sans représentant
L’aptitude à obtenir une reconnaissance sociale
L’aptitude à agir personnellement dans toute situation
L’aptitude à acquérir et à exercer des droits

L’aptitude à acquérir et à exercer des droits

Explication

La personnalité juridique est l’aptitude à acquérir et à exercer des droits. L’action personnelle, la conclusion de contrats et la reconnaissance sociale renvoient à d’autres capacités ou statuts.

2. Une association reconnue par le droit et l’un de ses membres sont-ils tous deux des sujets de droit, et à quelle catégorie chacun appartient-il ?

Non : seul le membre est sujet de droit, l’association étant un bien
Oui : l’association est une personne morale et le membre une personne physique
Non : seule l’association est sujet de droit, son membre étant un organe
Oui : l’association est une personne physique et le membre une personne morale

Oui : l’association est une personne morale et le membre une personne physique

Explication

Les sujets de droit comprennent les êtres humains, personnes physiques, et certains groupements reconnus par le droit, personnes morales. Qualifier l’association d’être humain confond les catégories, tandis que réduire l’association à un bien ou le membre à un organe nie leur qualité de sujet de droit.

3. Un enfant naît vivant, mais les médecins constatent qu’il n’est pas viable. Acquiert-il la personnalité juridique à la naissance ?

Oui, car une naissance vivante suffit à ouvrir cette personnalité
Oui, car la viabilité suffit même sans naissance vivante
Non, car la naissance doit être à la fois vivante et viable
Oui, car la personnalité juridique commence dès la conception

Non, car la naissance doit être à la fois vivante et viable

Explication

La personne physique acquiert la personnalité juridique à la naissance si elle naît vivante et viable : les deux conditions sont nécessaires. La naissance vivante seule ou la viabilité seule ne suffit pas, et l’acquisition n’est pas située à la conception.

4. Après le décès d’une personne physique, quelle règle s’applique à la fin de sa personnalité juridique ?

Elle prend fin dès la disparition, sans exception liée à cette situation
Elle prend fin à la mort, sous réserve des cas d’absence et de disparition
Elle prend fin dès l’absence, sans exception liée à cette situation
Elle est suspendue à la mort, puis reprend lorsque le décès est établi

Elle prend fin à la mort, sous réserve des cas d’absence et de disparition

Explication

La personnalité juridique de la personne physique prend fin à la mort, sous réserve des exceptions de l’absence et de la disparition. Assimiler absence ou disparition à une extinction ordinaire néglige ces exceptions, et le décès n’entraîne pas une simple suspension.

5. Un ensemble de biens auquel le droit reconnaît la qualité de sujet de droit constitue quelle catégorie ?

Un patrimoine appartenant nécessairement à un individu
Une personne morale
Un groupement dépourvu de personnalité juridique
Une personne physique

Une personne morale

Explication

Une personne morale peut être un groupement de biens ou de personnes auquel le droit confère la qualité de sujet de droit. La personne physique est un être humain, et un groupement auquel cette qualité est reconnue n’est ni dépourvu de personnalité ni réduit à un patrimoine individuel.

6. Une société a été constituée, mais les formalités requises par la loi ne sont pas encore accomplies. À quel moment acquiert-elle la personnalité juridique ?

À compter de la décision des fondateurs de créer la société
À compter de la réalisation de l’objet social de la société
À compter de l’accomplissement des formalités imposées par la loi
À compter de l’arrivée du terme fixé pour la société

À compter de l’accomplissement des formalités imposées par la loi

Explication

La personne morale acquiert la personnalité juridique à compter de l’accomplissement des formalités imposées par la loi. La décision de création ne remplace pas ces formalités, tandis que la réalisation de l’objet social et l’arrivée du terme peuvent concerner la fin de la personnalité.

7. Les membres d’une personne morale décident de la dissoudre. Comment caractériser la fin de sa personnalité juridique ?

Une perte volontaire de la personnalité juridique
Une perte involontaire ordonnée par une juridiction
Une suspension temporaire de la personnalité juridique
Une perte involontaire prononcée par une autorité extérieure

Une perte volontaire de la personnalité juridique

Explication

La dissolution décidée par les membres constitue une perte volontaire de la personnalité morale. Une décision judiciaire ou gouvernementale relève d’une cause extérieure et involontaire, tandis que la dissolution ne correspond pas à une simple suspension.

8. Une personne morale exerce une mission de service public et relève des règles de droit public. Dans quelle catégorie se classe-t-elle ?

Une personne morale de droit mixte
Une personne physique investie d’une mission publique
Une personne morale de droit public
Une personne morale de droit privé

Une personne morale de droit public

Explication

Une personne morale de droit public est soumise aux règles du droit public en raison de sa mission de service public. Le droit privé correspond principalement à la poursuite des intérêts des membres, et la seule présence d’une mission publique ne permet pas de la classer en droit mixte ou comme personne physique.

9. Deux particuliers concluent un contrat de vente. Quelle branche du droit détermine les règles qui gouvernent leur rapport ?

Le droit privé
Le droit administratif
Le droit public
Le droit pénal

Le droit privé

Explication

Le droit privé régit les rapports entre personnes privées, notamment entre personnes physiques. Le droit public concerne notamment l’État et les administrés, le droit pénal traite des infractions et le droit administratif relève du droit public.

10. Une règle vise à protéger l’intérêt général plutôt que les intérêts individuels. À quelle branche du droit correspond principalement cet objectif ?

Aux règles supplétives
Aux juridictions judiciaires
Au droit public
Au droit privé

Au droit public

Explication

Le droit public vise à garantir l’intérêt général, tandis que le droit privé protège les intérêts individuels. Les juridictions judiciaires indiquent un ordre de juridiction, et les règles supplétives sont une catégorie de règles, non un objectif.

11. Une entreprise privée conteste devant un tribunal un litige contractuel avec un fournisseur privé. Quel ordre de juridiction est compétent pour ce litige de droit privé ?

Les juridictions judiciaires
Les juridictions constitutionnelles
Les juridictions commerciales de l’État
Les juridictions administratives

Les juridictions judiciaires

Explication

Les litiges relevant du droit privé ressortissent aux juridictions judiciaires. Les juridictions administratives traitent les litiges de droit public ; le statut d’entreprise ne transforme pas un litige privé en litige public.

12. Un couple demande au juge de trancher une question de filiation. Quelle discipline du droit privé couvre notamment cette matière ?

Le droit commercial
Le droit pénal
Le droit civil
Le droit public

Le droit civil

Explication

Le droit civil régit les rapports entre personnes privées et comprend notamment les questions de famille et de filiation. Le droit commercial concerne les activités commerciales, tandis que le droit public porte notamment sur l’État.

13. Quelle caractéristique définit les droits patrimoniaux ?

Ils confèrent un pouvoir direct sur une chose
Ils ont une valeur pécuniaire et font partie du patrimoine
Ils sont sans valeur pécuniaire et hors du patrimoine
Ils permettent d’exiger une obligation d’un débiteur

Ils ont une valeur pécuniaire et font partie du patrimoine

Explication

Les droits patrimoniaux ont une valeur pécuniaire et appartiennent au patrimoine de leur titulaire. Les droits sans valeur pécuniaire sont extrapatrimoniaux ; exiger une obligation caractérise un droit personnel, et le pouvoir direct sur une chose un droit réel.

14. À la succession d’une personne, un droit ayant une valeur pécuniaire est transmis à son héritier. Quelle caractéristique des droits patrimoniaux cette situation illustre-t-elle ?

La cessibilité entre particuliers
La prescriptibilité en cas d’inaction
La transmissibilité par héritage
L’intransmissibilité au décès

La transmissibilité par héritage

Explication

Les droits patrimoniaux sont transmissibles par héritage : le droit peut passer à l’héritier du titulaire décédé. La cessibilité concerne le transfert entre particuliers, tandis que la prescriptibilité peut entraîner la perte du droit faute d’exercice.

15. Une personne tente de transmettre à son héritier un droit extrapatrimonial après son décès. Quelle caractéristique de cette catégorie s’applique ?

Le droit est cessible entre particuliers
Le droit est transmissible par héritage
Le droit est intransmissible
Le droit peut se perdre par défaut d’exercice

Le droit est intransmissible

Explication

Les droits extrapatrimoniaux sont intransmissibles : ils ne passent pas à un héritier. La transmissibilité et la cessibilité caractérisent les droits patrimoniaux, et la perte par défaut d’exercice renvoie à la prescriptibilité.

16. Une personne exerce directement son pouvoir sur un bien, sans devoir demander à un débiteur d’accomplir une obligation. De quel type de droit s’agit-il ?

D’un droit réel
D’un droit personnel
D’une obligation de donner
D’un droit extrapatrimonial

D’un droit réel

Explication

Un droit réel confère un pouvoir direct ou immédiat sur une chose, sans passer par autrui. Un droit personnel permet au créancier d’exiger une obligation d’un débiteur, et non d’exercer directement un pouvoir sur le bien.

17. Une entreprise conteste la nature d’un litige pour savoir quel type de tribunal doit l’examiner. Quelle compétence faut-il déterminer ?

Le taux de compétence
La compétence matérielle
La compétence d’appel
La compétence géographique

La compétence matérielle

Explication

La compétence matérielle désigne le tribunal compétent en fonction de la nature du litige. La compétence géographique porte sur la ville, la compétence d’appel concerne le recours et le taux de compétence répartit certaines affaires selon leur valeur.

18. Une affaire n’est attribuée par aucune règle particulière à une juridiction spécialisée. Quelle juridiction a vocation à la connaître par défaut ?

Une juridiction déterminée par le domicile du demandeur
Une juridiction d’exception spécialisée
Une juridiction de seconde instance
Une juridiction de droit commun

Une juridiction de droit commun

Explication

La juridiction de droit commun connaît par défaut des litiges, à moins qu’une loi ne les attribue à une juridiction d’exception spécialisée. Une juridiction spécialisée suppose une attribution particulière, tandis que l’appel et le domicile relèvent d’autres critères.

19. Dans un litige civil ordinaire, aucune exception territoriale ne s’applique. Le défendeur habite à Lyon et le demandeur à Lille : quel tribunal est en principe géographiquement compétent ?

Le tribunal de Lille
Le tribunal du lieu de signature du contrat
Le tribunal de Lyon
Le tribunal de la plus grande ville proche

Le tribunal de Lyon

Explication

En principe, la compétence géographique revient au tribunal du domicile du défendeur. Retenir le domicile du demandeur ou le lieu de signature du contrat applique d’autres critères, et la taille de la ville n’est pas le critère indiqué.

20. Une société privée conteste une décision prise par une commune, qui est une personne morale publique. Quel ordre de juridiction est concerné par ce litige ?

L’ordre judiciaire
La juridiction de seconde instance
L’ordre administratif
La juridiction pénale

L’ordre administratif

Explication

L’ordre administratif traite notamment les litiges entre personnes morales publiques et personnes privées. L’ordre judiciaire concerne les conflits entre personnes privées ; le degré et la matière pénale ne déterminent pas ici l’ordre compétent.

21. Un prévenu est poursuivi pour une contravention, et non pour un délit. Quel tribunal pénal juge cette infraction ?

La cour d’appel
Le tribunal de police
La cour d’assises
Le tribunal correctionnel

Le tribunal de police

Explication

Le tribunal de police juge les contraventions, tandis que le tribunal correctionnel juge les délits. La cour d’assises concerne les crimes et la cour d’appel intervient au second degré.

22. Après l’examen d’une affaire par le tribunal de première instance puis par la cour d’appel, comment qualifie-t-on ces juridictions au regard de leur examen de l’affaire ?

Des juridictions pénales jugeant les infractions
Des juges du fond examinant les faits et le droit
Des juges du droit vérifiant l’application des règles
Des juridictions administratives contrôlant les personnes publiques

Des juges du fond examinant les faits et le droit

Explication

Les juridictions de première et de seconde instance sont des juges du fond : elles examinent l’affaire en fait et en droit. Le contrôle de la bonne application du droit sans réexamen des faits relève de la Cour de cassation.

23. Un juge doit résoudre un conflit entre deux normes de valeurs différentes. Quel outil lui permet de les situer dans leur ordre hiérarchique ?

La distinction entre sources formelles et informelles
La pyramide de Kelsen
Le contrôle de constitutionnalité
La hiérarchie des juridictions

La pyramide de Kelsen

Explication

La pyramide de Kelsen représente la hiérarchie des normes et sert à trancher les conflits entre normes de valeurs différentes. La distinction entre sources formelles et informelles porte sur leur caractère écrit, la hiérarchie des juridictions concerne les tribunaux, et le contrôle de constitutionnalité ne désigne pas cet outil général.

24. Quel ensemble comprend les textes et principes de valeur constitutionnelle, dont la Constitution de 1958 et la Charte de l’environnement de 2004 ?

Le bloc de constitutionnalité
Le bloc de légalité
Le domaine réglementaire
La hiérarchie des juridictions

Le bloc de constitutionnalité

Explication

Le bloc de constitutionnalité rassemble la Constitution de 1958 et son préambule, le préambule de 1946, la Déclaration de 1789, la Charte de 2004 ainsi que les principes et objectifs à valeur constitutionnelle. Le bloc de légalité renvoie notamment aux lois, tandis que le domaine réglementaire et la hiérarchie des juridictions désignent d’autres notions.

25. Une règle écrite, générale et impersonnelle est adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat. De quelle source émane-t-elle ?

Du gouvernement sur habilitation
Du Parlement
Des autorités administratives
Du pouvoir exécutif

Du Parlement

Explication

Une loi est une règle écrite, générale et impersonnelle qui émane du Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat. Le pouvoir exécutif et les autorités administratives édictent des règlements, tandis qu’une ordonnance émane du gouvernement sur habilitation parlementaire.

26. Le Parlement habilite le gouvernement à intervenir dans un domaine réservé à la loi par l’article 34. Quelle règle le gouvernement peut-il alors adopter, qui aura valeur de loi après ratification ?

Une loi parlementaire
Un règlement
Une proposition de loi
Une ordonnance

Une ordonnance

Explication

L’ordonnance est adoptée par le gouvernement sur habilitation du Parlement dans un domaine réservé à la loi par l’article 34 ; une fois ratifiée, elle a la même valeur que la loi. Le règlement relève du pouvoir exécutif ou des autorités administratives sans cette procédure, et une loi parlementaire ou une proposition de loi n’est pas une ordonnance gouvernementale.

27. Face à un danger mortel causé par un particulier, quelle obligation constitutionnelle découle du droit à la vie pour l’État ?

Protéger la personne contre les atteintes d’autrui
Empêcher toute privation arbitraire de liberté
S’abstenir de porter lui-même atteinte à la vie
Mettre en place une politique d’accès à l’emploi

Protéger la personne contre les atteintes d’autrui

Explication

Le droit à la vie oblige l’État à ne pas porter atteinte à la vie des citoyens et à les protéger contre les atteintes commises par autrui. L’abstention de l’État ne couvre qu’un volet de cette obligation, tandis que l’emploi et la sûreté correspondent à d’autres droits.

28. Une personne est détenue sans justification légale, tandis que sa liberté de mouvement est par ailleurs respectée. Quel droit de la personne physique est directement en cause ?

La liberté d’aller et venir
L’interdiction des traitements inhumains ou dégradants
Le droit à la sûreté
Le droit au respect de la vie privée

Le droit à la sûreté

Explication

Le droit à la sûreté interdit de priver quelqu’un arbitrairement de sa liberté. La liberté d’aller et venir protège la possibilité de se mouvoir, la vie privée concerne la sphère personnelle, et l’interdiction des traitements inhumains vise les atteintes à la dignité et à l’intégrité.

29. Quel usage peut devenir une coutume au sens juridique ?

Un usage constant et régulier
Un usage exceptionnel accepté par un juge
Une décision répétée par les tribunaux
Une pratique ancienne mais irrégulière

Un usage constant et régulier

Explication

La coutume est un usage qui devient une règle de droit par son caractère constant et régulier. Un usage exceptionnel ou irrégulier ne présente pas ces caractéristiques, tandis que des décisions judiciaires relèvent de la jurisprudence.

30. Dans une communauté, une pratique est observée de façon constante depuis longtemps, mais ses membres ne la considèrent pas comme obligatoire. Quel élément nécessaire à la coutume fait défaut ?

L’élément matériel, soit la constance de l’usage dans le temps
La régularité de l’usage, même si la pratique demeure constante
La publication d’une règle écrite par une autorité compétente
L’élément psychologique, soit la croyance au caractère obligatoire

L’élément psychologique, soit la croyance au caractère obligatoire

Explication

La coutume exige à la fois un usage constant dans le temps et la croyance qu’il est obligatoire. L’élément matériel désigne la constance de l’usage; la régularité ne remplace pas la croyance, et la publication écrite n’est pas l’élément en cause.

31. Qu’est-ce qui caractérise la jurisprudence ?

Un ensemble d’usages sociaux constants reconnus comme obligatoires
Un ensemble de textes écrits adoptés par le pouvoir législatif
Un ensemble de décisions de justice faisant émerger une manière de trancher
Une décision isolée qui fixe à elle seule une règle générale

Un ensemble de décisions de justice faisant émerger une manière de trancher

Explication

La jurisprudence est l’ensemble des décisions rendues par les cours et tribunaux dont se dégage une manière de trancher une question juridique. Les usages constants relèvent de la coutume, les textes législatifs de la loi, et la définition ne se réduit pas à une décision isolée.

32. Une loi ancienne ne prévoit pas de solution adaptée à une évolution sociale, et un litige doit être tranché. Quel rôle la jurisprudence peut-elle jouer ?

Créer une coutume en constatant que la loi est devenue obsolète
Abroger la loi ancienne et la remplacer par un texte législatif
Écarter le litige parce que la loi ne prévoit pas de solution adaptée
Interpréter la loi, suppléer son silence et l’adapter à l’évolution sociale

Interpréter la loi, suppléer son silence et l’adapter à l’évolution sociale

Explication

La jurisprudence interprète la loi, supplée ses silences en application de l’article 4 du Code civil et peut adapter une loi dépassée à l’évolution de la société. L’adaptation ne signifie pas que le juge abroge la loi, et le silence légal n’empêche pas le règlement du litige.

33. En rédigeant un cas pratique, Lina énonce d’abord la règle applicable, la confronte ensuite aux faits, puis répond au problème juridique. Quel ordre de raisonnement suit-elle ?

Conclusion, mineure, majeure
Majeure, conclusion, mineure
Mineure, majeure, conclusion
Majeure, mineure, conclusion

Majeure, mineure, conclusion

Explication

Le cas pratique se résout en trois temps : la majeure expose la règle de droit, la mineure l’applique aux faits et la conclusion répond au problème. Commencer par les faits inverse majeure et mineure; conclure avant l’application ou placer la conclusion au début rompt cet ordre.

34. Un étudiant de 20 ans commet un vol de scooter à Lyon. En appliquant le raisonnement illustré par le cas pratique, quel tribunal est compétent ?

Le tribunal correctionnel du lieu de résidence de l’étudiant
Le tribunal correctionnel de Lyon
Le tribunal administratif de Lyon
Le tribunal de police de Lyon

Le tribunal correctionnel de Lyon

Explication

Le vol est un délit, jugé par le tribunal correctionnel, et la juridiction pénale compétente est en principe celle du lieu de commission de l’infraction. Le tribunal de police concerne les contraventions, le tribunal administratif n’est pas la juridiction pénale, et le lieu de résidence ne remplace pas ici le lieu de l’infraction.

35. Quel accord correspond à la définition d’un traité international ?

Une décision adoptée par une institution européenne
Un accord conclu entre États souverains
Un accord conclu entre États non souverains
Un accord conclu entre collectivités territoriales

Un accord conclu entre États souverains

Explication

Un traité international est un accord conclu entre États souverains. L’accord entre collectivités territoriales et la décision institutionnelle ne correspondent pas à cette définition, tandis que l’accord entre États non souverains omet le critère de souveraineté.

36. Un traité a été signé par le président de la République, mais n’a pas encore été publié au Journal officiel de la République française. Quelle condition reste à remplir pour qu’il s’applique ?

Son intégration dans une loi nationale
Une nouvelle signature du président
Un vote du Parlement français
Sa publication au Journal officiel

Sa publication au Journal officiel

Explication

L’application du traité suppose sa ratification et sa publication au Journal officiel. La signature présidentielle relève de la ratification, le vote parlementaire ne remplace pas la publication, et une loi nationale de transposition n’est pas la condition indiquée.

37. Pour classer deux normes européennes, une juriste repère que la première reprend un principe issu des traités et que la seconde est une règle adoptée par un acteur de l’Union. Comment les classe-t-elle ?

Les deux relèvent du droit primaire
La première relève du droit dérivé et la seconde du droit primaire
La première relève du droit primaire et la seconde du droit dérivé
La première relève du droit national et la seconde du droit primaire

La première relève du droit primaire et la seconde du droit dérivé

Explication

Le droit primaire comprend les principes issus des traités européens, tandis que le droit dérivé regroupe les règles issues des acteurs de l’Union. Inverser ces origines confond les catégories, et une règle adoptée par un acteur de l’Union ne devient pas pour autant une norme nationale ou primaire.

38. Un acte européen fixe un objectif commun, mais laisse à chaque État le choix des moyens pour l’atteindre et exige une transposition nationale. De quel acte s’agit-il ?

D’une directive européenne
D’un principe issu d’un traité
D’une décision européenne
D’un règlement européen

D’une directive européenne

Explication

La directive fixe un objectif, laisse aux États le choix des moyens et nécessite une transposition nationale. Le règlement est directement applicable, la décision règle des litiges individuels, et la directive ne laisse pas le choix de l’objectif fixé.

39. Une personne invoque devant son juge national une règle du droit de l’Union européenne pour défendre ses droits. Quel principe rend cette démarche possible ?

Le principe de primauté
Le principe de transposition
Le contrôle de conformité
Le principe de l’effet direct

Le principe de l’effet direct

Explication

L’effet direct permet aux individus d’invoquer les règles du droit de l’Union devant leur juge national. La primauté concerne la résolution d’un conflit de normes, la transposition est une étape liée aux directives, et le contrôle de conformité relève d’une autre fonction.

40. Une règle nationale contredit une règle de l’Union européenne, et la règle nationale n’est pas constitutionnelle. Quelle règle prévaut selon le principe de primauté ?

La règle que l’individu invoque devant le juge
La règle nationale si elle est plus récente
La règle de l’Union européenne
La règle nationale

La règle de l’Union européenne

Explication

En cas de conflit, le droit de l’Union l’emporte sur une règle d’un État membre, à l’exception d’une norme constitutionnelle. Faire prévaloir la règle nationale inverse la primauté, tandis que l’effet direct porte sur l’invocation des normes par les individus.

41. Une personne conteste une décision nationale en invoquant la violation de la Convention européenne des droits de l’homme. Quelle juridiction est chargée de veiller au respect de cette convention ?

La juridiction nationale de dernier ressort
Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe
La Cour européenne des droits de l’homme
La Cour de justice de l’Union européenne

La Cour européenne des droits de l’homme

Explication

La Cour européenne des droits de l’homme veille au respect de la Convention européenne des droits de l’homme. La Cour de justice contrôle le droit de l’Union, le Comité des ministres n’est pas l’organe de contrôle de la Convention, et un tribunal national ne remplace pas la Cour européenne.

42. Après une décision défavorable de première instance, une personne souhaite saisir la Cour européenne des droits de l’homme alors qu’un recours interne reste possible. Quelle condition doit-elle d’abord remplir ?

Déposer un recours interne supplémentaire sans attendre son issue
Épuiser les voies de recours internes
Obtenir une décision défavorable de première instance
Saisir d’abord la Cour de justice de l’Union européenne

Épuiser les voies de recours internes

Explication

La saisine de la Cour européenne des droits de l’homme suppose que les voies de recours internes soient épuisées. Une première décision ne suffit pas si un recours interne reste disponible, et la Cour de justice de l’Union européenne n’est pas une étape préalable.

43. Une action personnelle d’une valeur de 8 600 euros est portée dans une ville où existe un tribunal judiciaire doté d’une chambre de proximité. Sous réserve d’une compétence particulière liée à la matière, quelle juridiction est compétente ?

La cour d’assises
Le tribunal administratif
La chambre de proximité du tribunal judiciaire
Le tribunal judiciaire hors chambre de proximité

La chambre de proximité du tribunal judiciaire

Explication

Pour une action personnelle ou mobilière d’une valeur inférieure ou égale à 10 000 euros, la chambre de proximité est compétente lorsqu’elle existe, sous réserve des compétences particulières liées à la matière. Le tribunal judiciaire hors chambre de proximité correspond ici à une mauvaise application du seuil; les deux autres juridictions ne relèvent pas de cette règle de compétence civile.

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Qu’est-ce que la personnalité juridique ?

L’aptitude à acquérir et à exercer des droits.

Quelles sont les deux catégories de personnes reconnues comme sujets de droit ?

Les personnes physiques et les personnes morales.

À quelles conditions la personne physique acquiert-elle la personnalité juridique à la naissance ?

Elle doit naître vivante et viable.

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