QCM : Introduction au droit (66 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une société, quel concept désigne l’ensemble des règles organisant les rapports entre les personnes et pouvant être assorties d’une sanction institutionnelle ?

Le droit objectif
Les droits subjectifs
La sanction institutionnelle
Une recommandation

Le droit objectif

Explication

Le droit objectif est l’ensemble des règles qui organisent les rapports sociaux et dont le non-respect peut entraîner une sanction institutionnelle. Les prérogatives individuelles relèvent des droits subjectifs, une recommandation n’est pas une règle de droit et la sanction n’est qu’une conséquence possible.

2. Une loi prévoit une protection pour une catégorie de citoyens et une sanction pour les personnes qui enfreignent une règle. Quelle exigence de l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen doit guider son application ?

La loi doit être la même pour tous, qu’elle protège ou qu’elle punisse.
La loi doit être la même pour tous lorsqu’elle protège, mais peut différer lorsqu’elle punit.
La loi doit être la même pour les personnes protégées, mais peut distinguer les personnes punies.
La loi doit traiter de manière identique toutes les situations, sans distinction de catégorie.

La loi doit être la même pour tous, qu’elle protège ou qu’elle punisse.

Explication

L’article 6 affirme que la loi doit être la même pour tous, qu’elle protège ou qu’elle punisse. L’idée d’une protection identique dans toutes les situations confond égalité devant la loi et uniformité des règles; les deux autres réponses introduisent une distinction absente de ce principe.

3. Quelle définition rend compte du patrimoine d’une personne ?

La réunion de biens et d’obligations que l’on peut dissocier selon leur nature
L’ensemble des créances détenues par une personne à l’égard d’autres personnes
L’ensemble des richesses et des biens détenus, sans les dettes qui leur sont associées
L’universalité des rapports de droit appréciables en argent, réunissant un actif et un passif indissociables

L’universalité des rapports de droit appréciables en argent, réunissant un actif et un passif indissociables

Explication

Le patrimoine est une universalité de rapports de droit appréciables en argent, dont l’actif et le passif ne peuvent être dissociés. Le réduire aux richesses confond le patrimoine avec son seul actif, ne retenir que les créances écarte les autres rapports de droit, et dissocier actif et passif méconnaît leur unité.

4. Un règlement vise les conducteurs titulaires d’un permis professionnel, sans nommer aucune personne. Quel caractère de la règle décrit cet exemple ?

Le caractère abstrait, car la règle organise une catégorie de situations plutôt qu’un groupe de personnes.
Le caractère permanent, car la règle s’applique entre son entrée en vigueur et sa fin éventuelle.
Le caractère impersonnel, car la règle vise une catégorie de personnes plutôt qu’un individu désigné.
Le caractère universel, car la règle concerne toute personne sans distinction de catégorie.

Le caractère impersonnel, car la règle vise une catégorie de personnes plutôt qu’un individu désigné.

Explication

Une règle impersonnelle ne désigne pas un individu : elle peut s’appliquer à tous ou à une catégorie déterminée, comme les conducteurs concernés ici. Le caractère abstrait porte sur les actes ou les situations; la permanence concerne la durée d’application; l’absence de personne nommée n’implique pas une application à tous.

5. Un texte nouveau ne mentionne pas l’abrogation d’une loi ancienne, mais ses dispositions sont incompatibles avec celle-ci. Quel type d’abrogation cette incompatibilité peut-elle entraîner ?

Une abrogation expresse, résultant d’une formule explicite dans le texte nouveau.
Une annulation, résultant automatiquement de l’adoption de toute loi nouvelle.
Aucune abrogation, car le texte nouveau ne désigne pas formellement la loi ancienne.
Une abrogation tacite, résultant de l’incompatibilité des dispositions nouvelles avec les anciennes.

Une abrogation tacite, résultant de l’incompatibilité des dispositions nouvelles avec les anciennes.

Explication

L’abrogation tacite résulte de dispositions nouvelles incompatibles avec celles de la loi ancienne, même si le texte ne déclare pas formellement l’abrogation. L’abrogation expresse exige une mention formelle; l’incompatibilité ne constitue pas en elle-même une annulation, et l’absence de mention explicite n’empêche pas l’abrogation tacite.

6. Une personne découvre une chose abandonnée qui n’a pas encore de propriétaire, tandis qu’une autre veut s’approprier l’air ambiant. Quelle distinction décrit correctement ces deux situations ?

Les deux sont des choses sans maître susceptibles d’appropriation
La première est une chose commune non appropriable ; l’air est une chose sans maître appropriable
Les deux sont des choses communes dépourvues de propriétaire et non appropriables
La première est une chose sans maître appropriable ; l’air est une chose commune non appropriable

La première est une chose sans maître appropriable ; l’air est une chose commune non appropriable

Explication

Une chose sans maître n’a pas encore de propriétaire, mais peut être appropriée ; une chose commune n’appartient à personne et ne peut faire l’objet d’une appropriation. La réponse qui rend la chose découverte inappropriable confond absence actuelle de propriétaire et impossibilité d’appropriation, tandis que l’inversion des catégories attribue à l’air la règle des choses sans maître.

7. Dans une exploitation agricole, le propriétaire fixe durablement une machine à un bâtiment ou l’affecte à son fonctionnement économique. Quelle qualification peut recevoir cette machine ?

Un meuble par détermination de la loi
Un immeuble par nature
Un immeuble par destination
Un meuble par anticipation

Un immeuble par destination

Explication

Un meuble devient immeuble par destination lorsque son propriétaire l’attache à un immeuble ou l’y affecte volontairement ou économiquement. L’immeuble par nature est fixé au sol par sa nature, le meuble par anticipation est destiné à devenir meuble et le meuble par détermination de la loi reçoit cette qualification directement de la loi.

8. Une loi entre en vigueur en 2024 et prévoit une fin en 2027. Quelle conclusion correspond à son caractère permanent ?

Elle s’applique seulement aux situations nées avant son entrée en vigueur.
Elle cesse d’être permanente dès qu’une date de fin est prévue.
Elle s’applique entre son entrée en vigueur et sa fin prévue.
Elle reste en vigueur après 2027 jusqu’à l’adoption d’une loi contraire.

Elle s’applique entre son entrée en vigueur et sa fin prévue.

Explication

Le caractère permanent signifie que la loi s’applique entre son entrée en vigueur et sa fin éventuelle; il n’exclut donc pas une durée limitée. L’idée d’une durée illimitée confond permanence et absence de terme, tandis que les deux autres réponses ajoutent rétroactivité ou prolongation non prévues.

9. Une situation juridique et tous ses effets ont pris fin avant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle. Quelle loi s’applique à cette situation ?

La loi ancienne
La loi choisie par les parties après coup
La loi en vigueur au jour du jugement
La loi nouvelle

La loi ancienne

Explication

Lorsque la situation juridique et ses effets sont entièrement épuisés avant l’entrée en vigueur de la loi nouvelle, la loi ancienne s’applique. L’application de la loi nouvelle à des effets postérieurs concerne une situation qui se poursuit, et non des effets déjà achevés.

10. Une partie soutient que la cour d’appel a mal interprété une règle de droit. Quel est le rôle principal de la Cour de cassation dans cette situation ?

Contrôler l’application du droit par les juridictions inférieures
Rejuger l’affaire en réexaminant les faits et les preuves
Contrôler l’application du droit par la cour d’appel elle-même
Examiner l’affaire comme une juridiction de premier degré

Contrôler l’application du droit par les juridictions inférieures

Explication

La Cour de cassation contrôle principalement l’application du droit par les juridictions inférieures, plutôt que de rejuger l’affaire au fond. Le réexamen des faits correspond à l’idée d’un jugement de l’affaire, non à la fonction principale de contrôle juridique attribuée à la Cour de cassation.

11. Quels sont les deux ordres de mesures qui composent les sanctions répressives ?

Les mesures législatives et les mesures judiciaires
Les mesures civiles et les mesures pénales
Les mesures publiques et les mesures arbitrales
Les mesures préventives et les mesures répressives

Les mesures civiles et les mesures pénales

Explication

Les sanctions répressives comprennent des mesures civiles et des mesures pénales. Les mesures préventives s’opposent aux répressives par leur objectif, l’arbitrage concerne une justice privée et les catégories législatives ou judiciaires ne sont pas les deux ordres indiqués.

12. Un litige porte sur un immeuble situé en Belgique. Quelle loi régit ce litige ?

La loi de la nationalité du propriétaire
La loi belge, lieu de situation de l’immeuble
La loi de résidence du demandeur
La loi du tribunal saisi

La loi belge, lieu de situation de l’immeuble

Explication

Les litiges relatifs aux immeubles sont régis par la loi du lieu où l’immeuble est situé : ici, la loi belge. Le tribunal saisi, la nationalité du propriétaire et la résidence du demandeur ne déterminent pas cette règle de rattachement.

13. Quelle série énonce les quatre principes classiques qui caractérisent le patrimoine ?

Seules les personnes en ont un, toute personne en a un, il reste lié à la personne durant son existence et chaque personne n’en a qu’un
Toute personne en a un, les biens en ont aussi un, il peut être transmis du vivant et chaque personne n’en a qu’un
Seules les personnes en ont un, toute personne en a un, il reste lié à la personne et chaque personne peut en avoir plusieurs
Seules les personnes en ont un, certaines personnes peuvent en être dépourvues, il reste lié à la personne et chaque personne n’en a qu’un

Seules les personnes en ont un, toute personne en a un, il reste lié à la personne durant son existence et chaque personne n’en a qu’un

Explication

Les principes classiques sont la personnalité du patrimoine, son existence pour toute personne, son lien avec la personne pendant sa vie et son unicité. Attribuer un patrimoine aux biens confond personne et objet; prévoir des personnes sans patrimoine contredit son universalité; permettre plusieurs patrimoines écarte l’unicité.

14. Quelle décision a admis qu’un groupement non doté de la personnalité par la loi puisse être reconnu s’il défend des intérêts licites dignes d’être protégés ?

L’arrêt de la première chambre civile du 28 janvier 1954
L’arrêt de la deuxième chambre civile du 28 janvier 1954
L’arrêt de la deuxième chambre civile du 28 février 1954
L’arrêt de la cour d’appel du 28 janvier 1954

L’arrêt de la deuxième chambre civile du 28 janvier 1954

Explication

La deuxième chambre civile de la Cour de cassation a posé cette reconnaissance dans un arrêt du 28 janvier 1954. Les variantes sur la chambre, la date ou la juridiction ne correspondent pas à cette attribution.

15. Un dispositif permet d’intervenir avant qu’une règle soit violée afin d’éviter le manquement. De quel type de mesure s’agit-il ?

D’une mesure pénale
D’une mesure préventive
D’une mesure civile réparatrice
D’une mesure répressive

D’une mesure préventive

Explication

Une mesure préventive vise à éviter la violation de la règle avant qu’elle ne se produise. La mesure répressive sanctionne un manquement déjà commis, tandis que la réparation civile et la sanction pénale relèvent de mesures répressives.

16. Comment caractériser un droit extrapatrimonial ?

Un droit reconnu juridiquement dont la valeur pécuniaire constitue l’élément essentiel
Un droit portant directement sur une chose corporelle et ayant une valeur pécuniaire
Un droit reconnu juridiquement qui n’a pas en lui-même de valeur pécuniaire
Un intérêt dépourvu de reconnaissance juridique et sans valeur pécuniaire

Un droit reconnu juridiquement qui n’a pas en lui-même de valeur pécuniaire

Explication

Un droit extrapatrimonial est reconnu par le droit, mais n’a pas en lui-même de valeur pécuniaire. Lui attribuer une valeur pécuniaire essentielle le confond avec un droit patrimonial; lui nier toute reconnaissance juridique confond droit et simple intérêt; le définir par son objet matériel renvoie au droit réel.

17. Dans le bilan d’une personne, comment classer un bien immobilier, une créance sur un client et une somme due à un fournisseur ?

Le bien et la créance relèvent de l’actif, tandis que la somme due relève du passif
Le bien relève de l’actif, tandis que la créance et la somme due relèvent du passif
Le bien et la somme due relèvent de l’actif, tandis que la créance relève du passif
La créance relève de l’actif, tandis que le bien et la somme due relèvent du passif

Le bien et la créance relèvent de l’actif, tandis que la somme due relève du passif

Explication

L’actif comprend les biens et les créances, tandis que le passif comprend les dettes. Classer la somme due à l’actif inverse dette et élément positif; placer la créance au passif la confond avec une dette; placer le bien au passif méconnaît qu’il constitue un élément d’actif.

18. Que désigne la codification en droit ?

Le rassemblement cohérent de règles dans un même ouvrage
La production abondante de nouvelles règles par le législateur
Le classement des normes selon leur niveau d’autorité
La compilation de règles sans organisation cohérente

Le rassemblement cohérent de règles dans un même ouvrage

Explication

La codification rassemble des règles dans un même ouvrage structuré de manière cohérente. L’inflation législative désigne une forte production de normes, la hiérarchie classe les normes selon leur autorité et une compilation sans structure ne correspond pas à la définition.

19. Dans le domaine juridique, que désigne la doctrine ?

Les textes réglementaires produits par l’administration
La littérature juridique produite par la communauté des juristes
Les décisions de justice rendues par les juridictions
Les usages contractuels suivis par les parties

La littérature juridique produite par la communauté des juristes

Explication

La doctrine rassemble la littérature juridique produite notamment par les professeurs, magistrats, avocats et notaires. Les textes réglementaires relèvent de l’administration, les décisions de justice des juridictions et les usages contractuels de la pratique des parties.

20. Un contrat porte sur un repas destiné à être mangé ou sur un meuble durable pouvant être loué. Quelle distinction entre ces biens est pertinente pour déterminer s’ils peuvent faire l’objet d’une location, d’un dépôt ou d’un prêt ?

Le repas est consomptible ; le meuble est non consomptible
Le repas est un produit ; le meuble est un fruit
Le repas est fongible ; le meuble est non fongible
Le repas est non consomptible ; le meuble est consomptible

Le repas est consomptible ; le meuble est non consomptible

Explication

Le repas se détruit par son premier usage et est donc consomptible, alors que le meuble durable est non consomptible et peut notamment faire l’objet d’une location, d’un dépôt ou d’un prêt. La réponse inversée attribue à chaque bien la propriété de l’autre ; la fongibilité concerne l’interchangeabilité, et la distinction entre fruits et produits concerne leur mode de production.

21. Un État membre doit donner effet à deux textes européens : le premier est un règlement, le second une directive. Quelle démarche s’applique ?

Transposer les deux textes en droit national avant leur application
Appliquer directement les deux textes sans transposition nationale
Appliquer directement le règlement et transposer la directive en droit national
Transposer le règlement en droit national et appliquer directement la directive

Appliquer directement le règlement et transposer la directive en droit national

Explication

Les règlements européens sont directement applicables dans les États, alors que les directives nécessitent une transposition nationale. L’option qui inverse ces régimes confond les deux instruments; celles qui imposent ou écartent la transposition pour les deux effacent leur distinction.

22. Deux personnes concluent un contrat pour affecter des biens et leur travail à un projet commun, afin de partager un bénéfice. Quelle qualification correspond à l’article 1832 du Code civil ?

La constitution d’une société par contrat entre plusieurs personnes
La constitution d’une association sans objectif de bénéfice ou d’économie
La constitution d’une société sans entreprise commune ni contrat
La constitution d’une société réservée à une seule personne

La constitution d’une société par contrat entre plusieurs personnes

Explication

L’article 1832 décrit la société comme un contrat par lequel au moins deux personnes affectent des biens ou leur industrie à une entreprise commune pour partager un bénéfice ou profiter d’une économie. La loi peut aussi prévoir une société constituée par une seule personne, mais cela ne correspond pas au cas présenté.

23. Dans un contrat, une règle s’applique lorsque les parties n’ont rien prévu, mais cesse de s’appliquer si elles expriment une volonté contraire : de quel type de règle s’agit-il ?

Une règle de protection
Une règle impérative
Une règle d’ordre public
Une règle supplétive

Une règle supplétive

Explication

Une règle supplétive comble le silence des parties et s’efface devant leur volonté contraire. Une règle impérative ne peut être ni écartée ni modifiée par les parties; les notions d’ordre public et de protection renvoient à l’objet de règles, non à cette application par défaut.

24. Dans une représentation simplifiée de la hiérarchie des normes, quel ordre place correctement ces normes du sommet vers le bas ?

Constitution, traités internationaux, normes législatives, normes réglementaires
Traités internationaux, Constitution, normes législatives, normes réglementaires
Constitution, traités internationaux, normes réglementaires, normes législatives
Constitution, normes législatives, traités internationaux, normes réglementaires

Constitution, traités internationaux, normes législatives, normes réglementaires

Explication

La pyramide place la Constitution au sommet, puis les traités internationaux, les normes législatives et enfin les normes réglementaires. Mettre les traités avant la Constitution inverse les deux premiers niveaux, tandis que les autres choix intervertissent les niveaux législatif et réglementaire ou déplacent les traités.

25. Que permet la personnalité juridique à une personne physique ?

Avoir des droits sans pouvoir les exercer ni être tenue d’obligations
Être identifiée sans pouvoir exercer de droits ni être tenue d’obligations
Contracter sans disposer d’autres droits ni être tenue d’obligations
Avoir des droits, les exercer et être tenue d’obligations

Avoir des droits, les exercer et être tenue d’obligations

Explication

La personnalité juridique comprend la capacité de disposer de droits, de les exercer et d’être tenue d’obligations. La réduire aux droits passifs, à la seule conclusion de contrats ou à l’identification omet cette définition complète.

26. Un verger fournit chaque année des fruits sans que les arbres soient altérés, tandis qu’une mine livre une quantité de minerai en s’épuisant. Comment classer ces deux revenus ?

Les fruits du verger sont des produits ; le minerai extrait est un fruit
Les deux sont des fruits, car ils proviennent d’un bien productif
Les fruits du verger sont des fruits ; le minerai extrait est un produit
Les deux sont des produits, car ils procurent un revenu

Les fruits du verger sont des fruits ; le minerai extrait est un produit

Explication

Les fruits sont produits périodiquement sans altérer la chose frugifère ; les produits sont obtenus sans périodicité et en altérant la chose, comme le minerai extrait d’une mine qui s’épuise. La réponse inversée échange ces critères, et le fait qu’un bien génère un revenu ne suffit pas à qualifier toute production de fruit ou de produit.

27. Saisi d’un litige, un juge estime que la loi applicable est obscure et insuffisante. Que lui impose l’article 4 du Code civil ?

Refuser de statuer tant que le législateur n’a pas précisé la loi
Statuer malgré l’obscurité ou l’insuffisance de la loi
Édicter une disposition générale pour clarifier la loi
Limiter l’autorité de sa décision aux parties et à l’affaire

Statuer malgré l’obscurité ou l’insuffisance de la loi

Explication

L’article 4 interdit au juge de refuser de statuer en invoquant le silence, l’obscurité ou l’insuffisance de la loi. Édicter une règle générale relève de l’interdiction de l’article 5, et la limitation de l’autorité du jugement relève de l’article 1355.

28. Une personne sanctionnée pour avoir enfreint une règle soutient qu’elle ignorait son existence. Que signifie l’adage « nul n’est censé ignorer la loi » dans cette situation ?

Elle peut éviter la sanction si son ignorance était de bonne foi.
Elle ne peut invoquer son ignorance de la règle pour échapper à la sanction.
Elle doit prouver qu’elle connaissait effectivement la règle avant la sanction.
Elle peut échapper à la sanction si elle n’a pas reçu personnellement la loi.

Elle ne peut invoquer son ignorance de la règle pour échapper à la sanction.

Explication

L’adage signifie qu’une personne ne peut invoquer son ignorance de la règle pour échapper aux sanctions de sa violation; il ne suppose pas que chacun connaisse effectivement toutes les lois. La bonne foi ou l’absence de réception personnelle ne suffisent donc pas, à elles seules, à écarter ce principe.

29. Un arbre porte encore ses fruits et pousse sur un terrain ; un bâtiment est également construit sur ce terrain. Quelle qualification s’applique à ces éléments tant qu’ils demeurent fixés au sol ou sur l’arbre ?

Des meubles par anticipation
Des meubles par nature
Des immeubles par destination
Des immeubles par nature

Des immeubles par nature

Explication

Le sol, les bâtiments, les arbres et leurs fruits tant qu’ils restent sur l’arbre sont des immeubles par nature. La qualification de meuble par anticipation concerne les récoltes destinées à être cueillies, celle de meuble par nature suppose que le bien soit transportable, et l’immeuble par destination est au départ un meuble affecté à un immeuble.

30. Après un jugement entre deux parties sur un différend précis, une autre personne invoque ce jugement dans une affaire distincte. Quelle portée lui reconnaît l’article 1355 du Code civil ?

Son autorité concerne les parties dans toutes leurs affaires ultérieures
Son autorité s’étend à toutes les personnes dans les affaires analogues
Son autorité est limitée aux parties et à l’affaire jugée
Son autorité crée une règle générale applicable aux affaires futures

Son autorité est limitée aux parties et à l’affaire jugée

Explication

L’article 1355 limite l’autorité de la chose jugée aux parties et à l’affaire jugée. Étendre le jugement à tous, en faire une règle générale ou le projeter sur d’autres affaires confond son autorité relative avec une portée générale.

31. Une juriste critique une disposition actuellement en vigueur, puis propose une règle qui pourrait la remplacer. Comment qualifier ces deux démarches, dans cet ordre ?

Lege ferenda, puis lege lata
Lege lata, puis commentaire de décision
Lege lata, puis lege ferenda
Lege ferenda, puis commentaire de décision

Lege lata, puis lege ferenda

Explication

Lege lata désigne la critique de la loi telle qu’elle existe, tandis que lege ferenda désigne les propositions sur ce que la loi devrait être. L’ordre inverse confond les deux notions; un commentaire de décision ne correspond pas à la proposition de réforme décrite.

32. Un propriétaire classe trois biens : un vélo transportable dès maintenant, une récolte encore sur pied et une créance que la loi qualifie de meuble. Quelle classification correspond respectivement à ces biens ?

Meuble par nature, meuble par anticipation, meuble par détermination de la loi
Meuble par anticipation, meuble par nature, meuble par détermination de la loi
Meuble par nature, meuble par détermination de la loi, meuble par anticipation
Meuble par détermination de la loi, meuble par anticipation, meuble par nature

Meuble par nature, meuble par anticipation, meuble par détermination de la loi

Explication

Le meuble par nature est transportable dès à présent, tandis que le meuble par anticipation est destiné à le devenir ultérieurement et que le meuble par détermination de la loi reçoit cette qualification légale. Classer la récolte comme meuble par nature confond son état actuel avec sa destination future; attribuer la catégorie légale à la récolte confond anticipation et qualification par la loi; l’affectation à un immeuble relève de l’immeuble par destination.

33. Qui prononce une sanction juridique, laquelle peut nécessiter le recours à la force publique ?

L’autorité publique
La partie lésée
Le Parlement
L’arbitre privé

L’autorité publique

Explication

La sanction juridique relève de l’autorité publique et peut nécessiter le concours de la force publique. L’arbitrage privé relève d’une justice d’ordre privé, la partie lésée n’est pas l’autorité qui prononce la sanction, et le Parlement est ici confondu avec l’autorité de sanction.

34. Une personne conteste une facture liée à son contrat de travail. Quelle juridiction de premier degré est compétente pour ce litige ?

La cour d’appel
Le tribunal de commerce
Le conseil de prud’hommes
Le tribunal judiciaire

Le conseil de prud’hommes

Explication

Le conseil de prud’hommes traite les litiges du travail. Le tribunal judiciaire concerne les affaires civiles, le tribunal de commerce les litiges commerciaux et la cour d’appel intervient au degré d’appel.

35. Une affaire pénale est classée parmi les délits. Quelle conséquence correspond à cette classification ?

Elle relève du régime des crimes pour la juridiction et le délai de prescription
Elle relève d’un régime identique pour les sanctions, la prescription et la juridiction
Elle relève d’un régime de sanctions, de prescription et de juridiction propre aux délits
Elle relève du régime des contraventions pour les sanctions et la prescription

Elle relève d’un régime de sanctions, de prescription et de juridiction propre aux délits

Explication

Les contraventions, les délits et les crimes correspondent à des sanctions, des délais de prescription et des juridictions différents. Assimiler le délit à une contravention ou à un crime confond les catégories, tandis qu’un régime identique nie les différences prévues.

36. Un prévenu est poursuivi pour un délit. Quelle juridiction pénale de premier degré doit examiner son affaire ?

La cour d’appel
Le tribunal de police
La cour d’assises
Le tribunal correctionnel

Le tribunal correctionnel

Explication

Le tribunal correctionnel juge les délits. Le tribunal de police traite les contraventions, la cour d’assises les crimes et la cour d’appel intervient après le premier degré.

37. Quelle définition caractérise une coutume comme source du droit ?

Une pratique générale et prolongée tenue pour obligatoire
Une pratique ponctuelle suivie par quelques personnes
Une habitude utile sans croyance en son caractère obligatoire
Une règle écrite adoptée par une autorité publique

Une pratique générale et prolongée tenue pour obligatoire

Explication

La coutume associe une pratique générale et prolongée à la croyance commune que l’usage est obligatoire ou sanctionné. Une simple répétition, une règle écrite ou une habitude jugée utile ne suffit pas à réunir ces éléments.

38. Une règle énonce une conduite à suivre, tandis qu’un avis conseille la même conduite sans l’imposer : quel caractère distingue la règle de droit de cet avis ?

Sa sanction institutionnelle
Son caractère obligatoire
Son caractère général
Sa formulation consultative

Son caractère obligatoire

Explication

Le caractère obligatoire distingue la règle de droit d’une simple recommandation ou d’un avis. Le caractère général est une autre caractéristique de la règle, la sanction est une conséquence possible du non-respect, et une formulation consultative correspond à un avis.

39. À quelle réalité le droit reconnaît-il la personnalité juridique d’une personne physique ?

À une organisation publique
À un groupement de personnes
À un ensemble de biens
À un être humain

À un être humain

Explication

La personne physique est un être humain auquel le droit reconnaît la personnalité juridique. Un groupement relève de la personne morale, tandis qu’un ensemble de biens ou une organisation publique ne définit pas la personne physique.

40. Un juriste estime qu’un groupement peut obtenir la personnalité juridique si certaines conditions sont réunies, même sans la concevoir comme une création de la loi. Quelle thèse défend-il ?

La thèse de la représentation
La thèse de la fiction
La thèse de la réalité
La thèse de l’identification

La thèse de la réalité

Explication

La thèse de la réalité considère que le groupement peut acquérir la personnalité si certaines conditions sont réunies. La thèse de la fiction présente plutôt la personne morale comme une création de la loi; l’identification et la représentation ne sont pas les deux thèses en cause.

41. Une association reconnue comme personne morale possède un nom et un patrimoine propres. À qui appartiennent ces attributs juridiques ?

À chacun de ses membres séparément
Au groupement lui-même
Aux fondateurs du groupement
À son représentant personne physique

Au groupement lui-même

Explication

La personnalité morale est reconnue au groupement, qui dispose notamment de droits, d’obligations et d’un patrimoine propres. L’attribuer à chaque membre, aux fondateurs ou à son représentant confond le groupement avec les personnes physiques qui le composent ou le représentent.

42. Une loi a été promulguée, mais n’a pas encore été publiée au Journal officiel de la République française. Quelle condition d’entrée en vigueur reste à satisfaire ?

L’adoption d’un décret d’application pour chaque loi promulguée.
La fixation d’une date d’entrée en vigueur par le Parlement.
La promulgation de la loi par le président de la République.
La publication de la loi au Journal officiel de la République française.

La publication de la loi au Journal officiel de la République française.

Explication

L’entrée en vigueur suppose à la fois la promulgation et la publication au Journal officiel de la République française. La promulgation est déjà accomplie dans la situation; l’adoption parlementaire ne remplace pas la publication, et un décret d’application n’est pas une condition générale pour toute loi.

43. Deux entreprises souhaitent conclure un contrat inédit, sans catégorie juridique préexistante. Leur projet respecte l’ordre public et les bonnes mœurs. Que permet la liberté contractuelle ?

Écarter toute volonté contractuelle au profit des règles légales
Conclure ce contrat seulement s’il correspond à une catégorie existante
Créer ce contrat inédit dans le respect de ces limites
Créer ce contrat même s’il contrevient à l’ordre public

Créer ce contrat inédit dans le respect de ces limites

Explication

La liberté contractuelle permet aux parties de créer des contrats qui ne relèvent pas d’une catégorie existante, sous réserve de respecter l’ordre public et les bonnes mœurs. Exiger une catégorie préexistante nie cette liberté, tandis que l’atteinte à l’ordre public dépasse ses limites; les règles légales ne remplacent pas systématiquement la volonté des parties.

44. Dans un litige précis, un juge envisage d’édicter une règle générale qui s’appliquerait aussi à des affaires futures. Quelle règle du Code civil s’y oppose ?

L’article 5, qui oblige le juge à combler les lacunes de la loi par une règle générale
L’article 4, qui impose au juge de statuer malgré le silence de la loi
L’article 5, qui interdit les dispositions générales et réglementaires
L’article 1355, qui limite l’autorité de la chose jugée aux parties et à l’affaire

L’article 5, qui interdit les dispositions générales et réglementaires

Explication

L’article 5 interdit au juge de prononcer des dispositions générales et réglementaires sur les affaires dont il est saisi, afin d’éviter les arrêts de règlement. L’article 4 concerne l’obligation de statuer, tandis que l’article 1355 limite l’autorité de la chose jugée.

45. Deux parties souhaitent, par une convention particulière, écarter une loi qui intéresse l’ordre public : quel principe de l’article 6 du Code civil s’applique ?

La loi peut être modifiée par la partie protégée
La loi peut être écartée si les deux parties y consentent
La loi s’applique si leur convention reste silencieuse
La loi ne peut être écartée par leur convention

La loi ne peut être écartée par leur convention

Explication

L’article 6 du Code civil interdit de déroger par des conventions particulières aux lois qui intéressent l’ordre public. La possibilité d’écarter une règle lorsque les parties en conviennent caractérise plutôt une règle supplétive.

46. Une personne disparaît après un événement mettant sa vie en danger, et son corps n’est pas retrouvé. Quelle qualification correspond à cette situation ?

Une absence fondée sur des circonstances ne laissant pas supposer la mort
Une disparition exigeant la découverte du corps avant toute déclaration
Une absence conduisant directement à une déclaration judiciaire de décès
Une disparition pouvant conduire à une déclaration judiciaire de décès

Une disparition pouvant conduire à une déclaration judiciaire de décès

Explication

La disparition dans des circonstances mettant la vie en danger, avec un corps non retrouvé, peut mener à une déclaration judiciaire de décès. L’absence correspond à une disparition sans circonstances laissant supposer la mort; retrouver le corps n’est pas la condition décrite.

47. Une loi reconnaît explicitement à une personne la liberté de se marier, sans lui imposer d’agir ni lui interdire de le faire : quelle forme du caractère obligatoire prend cette règle ?

Une interdiction prohibant une conduite
Une prescription imposant une conduite
Une permission reconnaissant une liberté
Une recommandation conseillant une conduite

Une permission reconnaissant une liberté

Explication

Le caractère obligatoire peut prendre la forme d’une permission, notamment lorsqu’une règle reconnaît un droit ou une liberté. Une prescription impose une conduite, une interdiction la prohibe, et une recommandation n’a pas le caractère obligatoire de la règle de droit.

48. Après avoir perdu en première instance, une partie fait appel et conteste ensuite la décision rendue en appel. Quelle voie peut-elle alors exercer ?

Former un pourvoi en cassation contre le jugement de première instance
Former un appel contre la décision d’appel
Saisir à nouveau le tribunal de premier degré
Former un pourvoi en cassation contre la décision d’appel

Former un pourvoi en cassation contre la décision d’appel

Explication

La voie de recours suit le premier degré puis l’appel, avant un éventuel pourvoi en cassation contre la décision d’appel. Un nouvel appel ne vise pas une décision déjà rendue en appel, et le pourvoi décrit ici porte contre cette décision.

49. Quelle fonction remplit la promulgation d’une loi par le président de la République ?

Adopter la loi et déterminer seul son contenu définitif.
Publier la loi au Journal officiel et corriger les erreurs de son texte.
Attester la loi, ordonner qu’elle soit respectée et lui donner sa date.
Fixer la date de sa publication et organiser son application territoriale.

Attester la loi, ordonner qu’elle soit respectée et lui donner sa date.

Explication

La promulgation est l’acte par lequel le président de la République atteste la loi et donne l’ordre de la faire respecter; elle donne aussi sa date à la loi. La publication est une étape distincte, tandis que le vote et la correction matérielle ne sont pas les fonctions de la promulgation.

50. Un enfant est conçu au moment où un avantage juridique lui serait favorable, puis il naît. Quelle règle peut s’appliquer à sa situation ?

Écarter cette règle parce que son intérêt ne peut être pris en compte
Le soumettre à la condition de naissance propre à l’enfant déjà né
Le considérer comme né dans son intérêt, sous condition de naissance
Le considérer comme né dans son intérêt, même sans naissance ultérieure

Le considérer comme né dans son intérêt, sous condition de naissance

Explication

L’enfant conçu peut être considéré comme né lorsque cela sert son intérêt, à condition qu’il naisse ensuite. La condition de naissance n’est pas supprimée, et la confusion porte sur le fait qu’un enfant déjà né n’y est pas soumis.

51. Une loi entre en conflit avec un traité international régulièrement ratifié. Quelle norme bénéficie d’une autorité supérieure selon l’article 55 de la Constitution ?

La loi
Le règlement national
Le traité international
La Constitution

Le traité international

Explication

L’article 55 reconnaît aux traités internationaux régulièrement ratifiés une autorité supérieure à celle des lois. La Constitution occupe le sommet de la hiérarchie, mais ce n’est pas la norme en conflit décrite; la loi et le règlement ne prévalent pas sur le traité dans cette situation.

52. Quelle distinction la solution proposée en 1929 établit-elle concernant l’application de la loi dans le temps ?

La territorialité et le statut personnel
La loi ancienne et la loi étrangère
La non-rétroactivité et l’application immédiate
La promulgation et la publication de la loi

La non-rétroactivité et l’application immédiate

Explication

La solution de 1929 distingue deux notions : la non-rétroactivité de la loi nouvelle et son application immédiate. La rétroactivité n’est donc pas synonyme d’application immédiate, tandis que les autres couples proposés portent sur d’autres distinctions.

53. Une règle fixe de manière générale les obligations applicables à chaque vente de véhicule, sans viser une transaction précise. Quel caractère de la règle illustre-t-elle ?

Le caractère dérogatoire, car elle réserve un régime particulier à une vente déterminée.
Le caractère permanent, car elle régit les ventes pendant toute la durée de son application.
Le caractère impersonnel, car elle s’applique à une catégorie de personnes définie de manière générale.
Le caractère abstrait, car elle régit une catégorie de situations définie de manière générale.

Le caractère abstrait, car elle régit une catégorie de situations définie de manière générale.

Explication

Le caractère abstrait signifie que la règle régit des actes ou des catégories de situations définies de manière générale ordinaire des choses. L’impersonnalité concerne les personnes visées, la permanence la période d’application, et une exception à un contrat déterminé ne correspond pas à l’exemple.

54. Une personne étrangère se trouve en France et doit respecter une règle française applicable sur le territoire. Quel principe explique cette application ?

La territorialité des lois
La loi nationale de la personne
Le statut personnel
La loi du domicile

La territorialité des lois

Explication

La territorialité rattache l’application de la loi au territoire français, quelle que soit la nationalité des personnes présentes. Le statut personnel rattache plutôt certaines règles à la personne, et la loi nationale ou celle du domicile sont ici des rattachements distincts.

55. Pour encadrer un service local, une administration adopte un arrêté et une circulaire. Ces actes appartiennent à quelle catégorie de textes qu’elle produit ?

Des contrats conclus entre personnes privées
Des textes législatifs votés par le Parlement
Des décisions juridictionnelles des tribunaux
Des textes réglementaires de l’administration

Des textes réglementaires de l’administration

Explication

L’administration produit des textes réglementaires, notamment des arrêtés et des circulaires, ainsi que des décrets et règlements. Les textes législatifs relèvent du Parlement, les décisions juridictionnelles des tribunaux et les contrats privés des parties.

56. Dans une profession, un usage est répété depuis longtemps, mais ses membres le considèrent comme facultatif. Quel élément constitutif de la coutume fait défaut ?

L’élément psychologique
L’élément matériel
La reconnaissance écrite par le législateur
L’application uniforme sur tout le territoire

L’élément psychologique

Explication

L’élément psychologique est la croyance commune que l’usage possède un caractère obligatoire. La répétition prolongée relève de l’élément matériel, tandis qu’une reconnaissance écrite ou une application nationale ne constitue pas l’élément manquant.

57. Quelle série de caractéristiques s’applique aux droits extrapatrimoniaux ?

Cessibles, transmissibles, saisissables et prescriptibles
Intransmissibles, cessibles, insaisissables et prescriptibles
Intransmissibles, imprescriptibles, insaisissables et incessibles
Transmissibles, imprescriptibles, saisissables et incessibles

Intransmissibles, imprescriptibles, insaisissables et incessibles

Explication

Les droits extrapatrimoniaux sont intransmissibles, imprescriptibles, insaisissables et incessibles. La cessibilité, la transmissibilité, la saisissabilité et la prescriptibilité sont les caractéristiques des droits patrimoniaux; les autres combinaisons mêlent ces propriétés aux caractéristiques extrapatrimoniales.

58. Une personne détient une prérogative en raison de sa qualité et de sa situation, prérogative que lui confère l’ensemble des règles juridiques : comment nomme-t-on cette prérogative ?

Le droit objectif
Un droit subjectif
Une sanction institutionnelle
Une recommandation

Un droit subjectif

Explication

Les droits subjectifs sont les prérogatives conférées aux personnes par le droit objectif en fonction de leur qualité et de leur situation. Le droit objectif désigne les règles qui les confèrent, tandis que la sanction et la recommandation ne sont pas des prérogatives.

59. Un litre d’huile est d’abord mélangé à d’autres huiles, puis placé seul dans une bouteille identifiable. Quelle qualification décrit successivement ce litre ?

Fongible, puis non fongible
Non fongible, puis fongible
Consomptible, puis non consomptible
Fruit, puis produit

Fongible, puis non fongible

Explication

Mélangé à d’autres huiles, le litre est interchangeable et fongible ; une fois individualisé dans une bouteille, il devient non fongible. La réponse inversée confond mélange et individualisation, tandis que la consommation au premier usage et la production périodique ne définissent pas la fongibilité.

60. Une circulaire ministérielle précise aux fonctionnaires comment appliquer un règlement. Un administré conteste ensuite son application devant le juge judiciaire. Quelle portée la circulaire a-t-elle ?

Elle ne guide ni les fonctionnaires ni l’administré concerné
Elle lie l’administré et le juge judiciaire, mais pas les fonctionnaires
Elle guide et lie les fonctionnaires en interne, sans lier l’administré ni le juge judiciaire
Elle guide les fonctionnaires et lie aussi l’administré concerné

Elle guide et lie les fonctionnaires en interne, sans lier l’administré ni le juge judiciaire

Explication

La circulaire guide les fonctionnaires et s’impose en interne selon le Conseil d’État, mais elle ne lie ni les administrés ni le juge judiciaire selon la Cour de cassation. Étendre son effet aux administrés confond portée interne et portée externe; lui attribuer autorité sur le juge judiciaire méconnaît cette distinction.

61. Un créancier cherche à saisir un droit patrimonial et son titulaire envisage de le transmettre. Quelles propriétés de ce droit s’appliquent également à la cession et à la prescription ?

Il est cessible et transmissible, saisissable et prescriptible
Il est incessible et intransmissible, saisissable et prescriptible
Il est cessible et intransmissible, saisissable et imprescriptible
Il est cessible et transmissible, insaisissable et imprescriptible

Il est cessible et transmissible, saisissable et prescriptible

Explication

Les droits patrimoniaux sont cessibles, transmissibles, saisissables et prescriptibles. L’insaisissabilité et l’imprescriptibilité relèvent des droits extrapatrimoniaux; l’incessibilité contredit la possibilité de céder un droit patrimonial, et l’intransmissibilité nie sa transmissibilité.

62. Un juge consulte un commentaire juridique pour éclairer l’interprétation d’une loi, sans être tenu de le suivre. Quel rôle la doctrine joue-t-elle dans cette situation ?

Une règle obligatoire qui s’impose au juge
Une décision juridictionnelle qui tranche le litige
Une analyse sans influence sur l’interprétation
Une influence possible, sans force obligatoire

Une influence possible, sans force obligatoire

Explication

La doctrine n’est pas une source obligatoire du droit, mais elle peut influencer le juge comme le législateur. La règle obligatoire confond influence et force contraignante, la décision juridictionnelle attribue à tort au commentaire le rôle du juge, et l’absence d’influence nie le rôle reconnu à la doctrine.

63. Une autorité administrative indépendante propose une nouvelle réglementation et prononce une sanction dans un domaine relevant de ses compétences. Quelle caractérisation correspond à ces pouvoirs ?

Des pouvoirs de proposition, de décision quasi juridictionnelle et parfois de sanction
Un pouvoir juridictionnel identique à celui d’un tribunal
Un pouvoir législatif général de création des lois
Un pouvoir consultatif limité à la formulation d’avis

Des pouvoirs de proposition, de décision quasi juridictionnelle et parfois de sanction

Explication

Les autorités administratives indépendantes peuvent proposer des mesures et réglementations, prendre des décisions quasi juridictionnelles et, dans certains cas, sanctionner. Le rôle consultatif est trop restreint, le pouvoir quasi juridictionnel n’est pas celui d’un tribunal, et ces autorités ne détiennent pas un pouvoir législatif général.

64. Une loi renvoie explicitement à un usage pour compléter la règle applicable. De quel type de coutume s’agit-il ?

D’une coutume praeter legem
D’une coutume secundum legem
D’une coutume contra legem
D’un usage professionnel sans rapport avec la loi

D’une coutume secundum legem

Explication

La coutume secundum legem complète la loi lorsque celle-ci y renvoie expressément. La coutume praeter legem intervient dans le silence de la loi, tandis que la coutume contra legem s’oppose à la loi.

65. Un contrat lie deux parties, tandis qu’un droit réel porte sur un bien. À l’égard de qui chacun de ces droits est-il opposable ?

Le droit réel n’est opposable qu’aux parties, tandis que le droit de créance est opposable à tous
Le droit réel est opposable à tous, tandis que le droit de créance ne l’est qu’aux parties au contrat
Les deux droits ne sont opposables qu’aux parties qui les ont établis
Les deux droits sont opposables à tous dès qu’ils concernent un bien

Le droit réel est opposable à tous, tandis que le droit de créance ne l’est qu’aux parties au contrat

Explication

Le droit réel est opposable à tous, alors que le droit de créance ne produit ses effets qu’entre les parties au contrat. Étendre l’opposabilité générale à la créance confond les deux droits; limiter le droit réel aux contractants inverse leur portée; réserver les deux droits aux parties méconnaît l’opposabilité du droit réel.

66. Un juriste emploie le mot « jurisprudence » pour désigner tantôt toutes les décisions de justice, tantôt les décisions importantes qui contribuent à former des règles. Quelle distinction fait-il ?

Le sens large vise les décisions des juridictions supérieures, le sens restreint celles des juridictions inférieures
Le sens large vise les décisions sans portée juridique, le sens restreint toutes les décisions
Le sens large vise les décisions importantes, le sens restreint toutes les décisions
Le sens large vise toutes les décisions, le sens restreint celles qui contribuent à former des règles

Le sens large vise toutes les décisions, le sens restreint celles qui contribuent à former des règles

Explication

La jurisprudence a un sens large, qui désigne l’ensemble des décisions de justice, et un sens restreint, qui renvoie aux décisions importantes contribuant à la formation de règles. Inverser ces deux sens, limiter le terme aux juridictions supérieures ou écarter toute portée juridique correspond à des confusions distinctes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Introduction au droit.

Qu’est-ce que le droit objectif ?

L’ensemble des règles de conduite qui organisent les rapports entre les personnes en société.

Quelle conséquence peut entraîner le non-respect du droit objectif ?

Une sanction institutionnelle.

Que sont les droits subjectifs ?

Des prérogatives conférées aux personnes par le droit objectif selon leur qualité et leur situation.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction au droit.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM