QCM : Consentement substitué et contrats préparatoires — 52 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit l’acte juridique au sens de l’article 1100-1 du Code civil ?

Un accord portant nécessairement sur la remise d’une chose
Une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit
Une obligation née indépendamment de toute volonté humaine
Une décision judiciaire produisant des effets entre les parties

Une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit

Explication

L’acte juridique consiste en une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit et peut être conventionnel ou unilatéral. Un contrat constitue une catégorie d’acte juridique, mais il suppose un accord de volontés.

2. Quelle proposition correspond à la définition du contrat donnée par l’article 1101 du Code civil ?

Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations
Une opération économique portant sur la remise temporaire d’un bien
Une déclaration individuelle destinée à produire un effet juridique déterminé
Une décision imposant une obligation sans rencontre des volontés

Un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations

Explication

Le contrat est un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes ayant pour objet de créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations. Une volonté individuelle ne suffit donc pas à caractériser un contrat.

3. Lorsqu’un contrat relève d’un régime particulier prévu par la loi, quelle règle s’applique en priorité ?

La règle générale applicable à tous les contrats
La règle applicable au contrat présentant la valeur la plus élevée
La règle choisie par le créancier après la conclusion
La règle particulière propre à ce contrat

La règle particulière propre à ce contrat

Explication

L’article 1105 du Code civil prévoit que les règles générales s’appliquent sous réserve des règles particulières, lesquelles prévalent lorsqu’elles existent. Le régime spécial écarte donc la règle générale incompatible.

4. Quelle qualification correspond à un bail qui accorde la jouissance d’un logement sans en transférer la propriété ?

Un contrat de jouissance d’une chose sans transfert de propriété
Un contrat de prestation de service portant sur une activité
Un contrat translatif de propriété contre paiement d’un prix
Un contrat de crédit créant un décalage entre obligation et exigibilité

Un contrat de jouissance d’une chose sans transfert de propriété

Explication

Le bail relève de la catégorie des contrats donnant la remise ou la jouissance d’une chose sans transfert de propriété. À l’inverse, la vente est translatrice de propriété.

5. Comment fonctionne la qualification distributive d’un contrat complexe ?

Elle applique à chaque prestation le régime juridique qui lui correspond
Elle écarte les règles spéciales au profit des règles générales
Elle retient la prestation économiquement la plus importante pour tout le contrat
Elle rattache l’ensemble du contrat à une catégorie juridique unique

Elle applique à chaque prestation le régime juridique qui lui correspond

Explication

La qualification distributive examine séparément les prestations d’un contrat complexe et leur applique les régimes correspondants. La qualification exclusive, elle, rattache le contrat à une seule catégorie selon son contenu.

6. Quel est l’objectif principal de l’étude des contrats spéciaux ?

Identifier la personne qui doit nécessairement rédiger l’acte
Classer les contrats selon la solvabilité respective des parties
Qualifier le contrat afin de déterminer le régime juridique applicable
Vérifier que le contrat comporte une prestation réalisée immédiatement

Qualifier le contrat afin de déterminer le régime juridique applicable

Explication

L’étude des contrats spéciaux est principalement un travail de qualification permettant d’identifier le régime juridique applicable. Elle ne se réduit pas à vérifier le moment d’exécution ou la situation financière des parties.

7. À quel moment la vente est-elle parfaite entre les parties selon l’article 1583 du Code civil ?

Lors de la signature d’un acte authentique constatant la remise du bien
Après la livraison de la chose et le paiement complet du prix
Dès l’accord sur la chose et le prix, même avant livraison et paiement
Lorsque l’acheteur prend possession matérielle de la chose vendue

Dès l’accord sur la chose et le prix, même avant livraison et paiement

Explication

La vente est parfaite dès que les parties s’accordent sur la chose et le prix, et la propriété est alors acquise à l’acheteur. La livraison et le paiement peuvent intervenir ultérieurement.

8. Quelle condition le prix doit-il remplir pour éviter la nullité de la vente ?

Être déterminé ou déterminable
Être fixé par une autorité administrative
Être identique à la valeur de marché du bien
Être payé intégralement lors de l’accord

Être déterminé ou déterminable

Explication

L’article 1591 du Code civil exige que le prix soit déterminé ou déterminable, à peine de nullité. Le paiement immédiat ou la correspondance exacte avec la valeur de marché ne constitue pas cette exigence.

9. Quelle exigence concerne la chose vendue en vertu de l’article 1163 du Code civil ?

Elle doit être déterminée ou déterminable
Elle doit appartenir matériellement à l’acheteur lors de l’accord
Elle doit être livrée avant la formation du contrat
Elle doit être évaluée par un expert désigné par le juge

Elle doit être déterminée ou déterminable

Explication

La chose vendue doit être déterminée ou déterminable, faute de quoi la vente encourt la nullité. La livraison préalable ou l’intervention systématique d’un expert ne sont pas requises par cette règle.

10. Quelle obligation caractérise directement le contrat de vente ?

Le prêteur doit remettre une chose que l’emprunteur restitue sans prix
Le bailleur doit transférer la propriété du bien au locataire
Le vendeur doit livrer une chose et l’acheteur doit en payer le prix
Le prestataire doit fournir une activité sans obligation de paiement

Le vendeur doit livrer une chose et l’acheteur doit en payer le prix

Explication

La vente est le contrat par lequel le vendeur s’oblige à livrer une chose et l’acheteur s’engage à en payer le prix. Cette contrepartie monétaire la distingue notamment du prêt.

11. Quelle obligation caractérise l’accord de principe conclu avant une vente définitive ?

Verser une indemnité si l’option n’est pas levée
Proposer prioritairement la vente à un bénéficiaire désigné
Négocier de bonne foi sans devoir conclure la vente
Vendre définitivement dès que le prix est déterminé

Négocier de bonne foi sans devoir conclure la vente

Explication

L’accord de principe oblige les parties à négocier de bonne foi, mais il ne les contraint pas à conclure la vente définitive. La priorité de proposition relève du pacte de préférence, qui ne crée pas cette obligation générale de négocier.

12. Que doit faire le promettant lié par un pacte de préférence lorsqu’il décide de contracter ?

Proposer prioritairement le contrat au bénéficiaire
Obtenir l’autorisation du juge avant toute proposition
Conclure directement avec le premier tiers intéressé
Accorder au bénéficiaire un droit d’option définitif

Proposer prioritairement le contrat au bénéficiaire

Explication

Le pacte de préférence impose de proposer prioritairement le contrat au bénéficiaire lorsque son débiteur décide de contracter. Il ne confère pas, à lui seul, un droit d’option comparable à celui d’une promesse unilatérale.

13. À quelles conditions le bénéficiaire d’un pacte de préférence violé peut-il demander la nullité du contrat ou sa substitution au tiers ?

Si le tiers ignorait le pacte mais connaissait le prix proposé
Si le tiers connaissait le pacte et l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir
Si le bénéficiaire avait déjà signé une promesse avec le débiteur
Si le contrat conclu avec le tiers portait sur un bien immobilier

Si le tiers connaissait le pacte et l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir

Explication

La nullité ou la substitution peuvent être demandées lorsque le tiers connaissait à la fois l’existence du pacte et l’intention du bénéficiaire de l’invoquer. La seule nature du bien ou la connaissance du prix ne suffit pas à établir ces conditions.

14. Quelle est la caractéristique essentielle de la promesse unilatérale de vente ?

Les deux parties restent libres de conclure jusqu’à la signature définitive
Le promettant est engagé, tandis que le bénéficiaire choisit de lever ou non l’option
Le promettant doit proposer la vente avant tout autre contrat
Le bénéficiaire doit acheter dès que la chose et le prix sont déterminés

Le promettant est engagé, tandis que le bénéficiaire choisit de lever ou non l’option

Explication

La promesse unilatérale accorde au bénéficiaire un droit d’option tandis que le promettant est engagé sur les éléments essentiels du contrat projeté. La liberté de ne pas conclure appartient donc au bénéficiaire, et non aux deux parties.

15. À quel moment la capacité juridique de chaque partie doit-elle être appréciée dans une promesse unilatérale de vente ?

Celle des deux parties lors de la signature de la promesse
Celle du promettant lors de la levée et celle du bénéficiaire lors de la promesse
Celle des deux parties au moment de la conclusion de la vente définitive
Celle du promettant lors de la promesse et celle du bénéficiaire lors de la levée de l’option

Celle du promettant lors de la promesse et celle du bénéficiaire lors de la levée de l’option

Explication

Le promettant doit pouvoir disposer du bien au jour où il consent la promesse, tandis que le bénéficiaire doit avoir la capacité de contracter lorsqu’il lève l’option. Les capacités ne sont donc pas appréciées au même moment pour les deux parties.

16. Quels éléments doivent figurer dans une promesse unilatérale de vente pour que la vente projetée soit suffisamment déterminée ?

La liste des acquéreurs potentiels et leurs propositions concurrentes
La situation financière du bénéficiaire et ses garanties personnelles
La date de livraison et le montant d’une indemnité pénale
La chose et le prix, déterminés ou déterminables

La chose et le prix, déterminés ou déterminables

Explication

Les éléments essentiels de la vente, notamment la chose et le prix déterminés ou déterminables, doivent être prévus dans la promesse. Une indemnité ou des informations financières peuvent être utiles, mais elles ne remplacent pas ces éléments essentiels.

17. Quelle est la fonction de l’indemnité d’immobilisation dans une promesse unilatérale de vente ?

Permettre au promettant de se dédire contre le versement d’une somme
Garantir automatiquement la réparation de toute inexécution contractuelle
Sanctionner le bénéficiaire qui refuse d’exécuter une vente déjà conclue
Rémunérer l’exclusivité accordée au bénéficiaire sans l’obliger à acheter

Rémunérer l’exclusivité accordée au bénéficiaire sans l’obliger à acheter

Explication

L’indemnité d’immobilisation rémunère l’exclusivité consentie pendant que le bénéficiaire conserve sa liberté de lever l’option. Elle n’est donc ni une clause pénale ni une clause de dédit, car le bénéficiaire n’est pas tenu d’acheter.

18. Comment la Cour de cassation a-t-elle qualifié la substitution d’un tiers dans une promesse de vente en 1969 ?

Comme une stipulation pour autrui évitant le formalisme de la cession de créance
Comme une nouvelle promesse exigeant l’accord préalable du promettant
Comme une cession de contrat transférant la position du bénéficiaire
Comme une cession de créance soumise à un enregistrement obligatoire

Comme une stipulation pour autrui évitant le formalisme de la cession de créance

Explication

Dans sa décision de 1969, la Cour de cassation a analysé la substitution comme une stipulation pour autrui. Cette qualification permet d’éviter le formalisme d’enregistrement applicable à la cession de créance.

19. Quelle distinction concerne l’enregistrement des mécanismes permettant de transférer ou d’attribuer les droits contractuels ?

La cession de créance échappe à l’enregistrement, contrairement aux deux autres mécanismes
La stipulation pour autrui et la cession de contrat sont enregistrées, contrairement à la cession de créance
Les trois mécanismes sont soumis au même formalisme d’enregistrement
La cession de créance et la cession de contrat sont enregistrées, contrairement à la stipulation pour autrui

La cession de créance et la cession de contrat sont enregistrées, contrairement à la stipulation pour autrui

Explication

La cession de créance et la cession de contrat sont soumises à l’enregistrement, tandis que la stipulation pour autrui ne l’est pas. Cette différence de formalisme explique l’intérêt pratique de cette dernière qualification pour une substitution.

20. Depuis l’ordonnance de 2016, quel est l’effet de la révocation du promettant pendant le délai d’option ?

Elle n’empêche pas la formation de la vente si le bénéficiaire lève l’option
Elle transforme automatiquement la promesse en vente définitive
Elle permet au promettant de renoncer malgré l’engagement souscrit
Elle entraîne la caducité de la promesse dès sa notification

Elle n’empêche pas la formation de la vente si le bénéficiaire lève l’option

Explication

Le promettant s’est engagé à vendre pendant toute la période d’option, de sorte que sa révocation est inopérante et n’empêche pas la formation de la vente. Toutefois, la levée d’option par le bénéficiaire demeure nécessaire pour déclencher cette formation.

21. À quelles promesses l’ordonnance de 2016 s’applique-t-elle directement ?

Aux promesses dont l’option est levée après 2016
Aux promesses conclues après le 1er octobre 2016
Aux promesses conclues avant le 1er octobre 2016
Aux promesses portant sur un immeuble après 2016

Aux promesses conclues après le 1er octobre 2016

Explication

L’ordonnance de 2016 régit directement les promesses conclues après le 1er octobre 2016. Les promesses antérieures relevaient initialement de la jurisprudence ancienne, même si la Cour de cassation a ensuite fait évoluer leur régime.

22. Quelle évolution la Cour de cassation a-t-elle consacrée dans ses arrêts des 23 juin 2021, 20 octobre 2021 et 15 mars 2023 ?

Elle a supprimé la nécessité de lever l’option dans toute promesse
Elle a réservé l’annulation aux ventes conclues avec un tiers professionnel
Elle a limité l’exécution forcée aux promesses conclues après 2016
Elle a admis l’exécution forcée des promesses antérieures malgré la rétractation

Elle a admis l’exécution forcée des promesses antérieures malgré la rétractation

Explication

Ces arrêts ont aligné le régime des promesses antérieures au 1er octobre 2016 sur l’exécution forcée malgré la rétractation du promettant. Ils n’ont pas supprimé la levée d’option, qui reste nécessaire à la formation de la vente.

23. Que peut obtenir le bénéficiaire lorsque le promettant vend le bien à un tiers qui connaissait la promesse pendant le délai d’option ?

La confirmation automatique de la vente sans autre condition
Des dommages-intérêts et l’annulation possible de la vente au tiers
La résolution de toute vente conclue par le bénéficiaire
Une indemnité limitée au remboursement des frais engagés

Des dommages-intérêts et l’annulation possible de la vente au tiers

Explication

La connaissance de la promesse par le tiers permet au bénéficiaire de demander des dommages-intérêts et peut conduire à l’annulation de la vente conclue avec ce tiers. La connaissance du tiers est donc déterminante pour cette sanction.

24. Quelle option le bénéficiaire détient-il dans une promesse unilatérale d’achat ?

Une option d’achat permettant d’acquérir le bien promis
Une option de substitution permettant de choisir le vendeur
Une option de vente permettant de proposer la cession du bien
Une option de résiliation permettant d’anéantir la vente

Une option de vente permettant de proposer la cession du bien

Explication

Dans la promesse unilatérale d’achat, le bénéficiaire dispose d’une option de vente : il peut décider de vendre ou de proposer la cession selon les modalités prévues. La promesse unilatérale de vente produit la logique inverse, avec une option d’achat.

25. Quel régime peut s’appliquer à une promesse unilatérale d’achat d’un immeuble consentie au profit d’un non-professionnel ?

Un délai de rétractation de 30 jours réservé aux professionnels
Un délai de rétractation de 5 jours et l’obligation de verser un dépôt
Une absence de rétractation et la liberté de prévoir un versement
Un délai de rétractation de 10 jours et l’interdiction d’exiger un versement

Un délai de rétractation de 10 jours et l’interdiction d’exiger un versement

Explication

Le non-professionnel peut bénéficier d’un délai de rétractation de 10 jours, tandis qu’aucun versement ne peut être exigé dans le cadre visé par l’article 1589-1 du Code civil. La règle combine donc une protection temporelle et une sanction du versement exigé ou reçu.

26. Dans quelle situation une promesse unilatérale d’achat portant sur des parts sociales n’est-elle pas nécessairement une clause léonine ?

Lorsque la promesse permet de modifier librement les droits sociaux
Lorsque l’associé bénéficie d’un prix variable selon ses résultats
Lorsque l’opération transmet les droits sociaux à un prix déterminé
Lorsque l’opération écarte toute détermination du prix de cession

Lorsque l’opération transmet les droits sociaux à un prix déterminé

Explication

Une telle promesse n’est pas nécessairement léonine lorsqu’elle organise la transmission des droits sociaux à un prix déterminé. La qualification dépend donc de l’objet et des modalités de l’opération, conformément à l’arrêt Bowater de la Cour de cassation du 20 mai 1986.

27. Quand des promesses unilatérales croisées peuvent-elles être requalifiées en promesse synallagmatique valant vente ?

Lorsqu’elles sont rédigées dans les mêmes termes et manifestent un accord réciproque
Lorsqu’une seule partie dispose d’une option pendant une durée déterminée
Lorsqu’elles restent indépendantes sans engagement réciproque de vendre et d’acheter
Lorsqu’elles prévoient des obligations différentes pour chaque partie

Lorsqu’elles sont rédigées dans les mêmes termes et manifestent un accord réciproque

Explication

Des promesses rédigées dans les mêmes termes peuvent révéler un accord réciproque et être requalifiées en promesse synallagmatique valant vente. À l’inverse, des promesses véritablement unilatérales ne forment la vente qu’après la levée d’une option.

28. Dans quelles conditions une promesse synallagmatique de vente vaut-elle vente selon l’article 1589 du Code civil ?

Lorsque le bien est livré avant tout accord définitif entre les parties
Lorsque le prix est fixé mais que les parties n’ont pas encore la capacité juridique
Lorsque les éléments nécessaires sont réunis et que les parties peuvent contracter et disposer
Lorsque l’une des parties manifeste seule son intention de vendre le bien

Lorsque les éléments nécessaires sont réunis et que les parties peuvent contracter et disposer

Explication

La promesse synallagmatique vaut vente lorsque tous les éléments nécessaires à la formation de la vente sont réunis et que les parties ont la capacité de contracter et de disposer. La seule fixation du prix ne suffit donc pas si une condition juridique essentielle fait défaut.

29. Quelle différence distingue la vente à terme de la vente conditionnelle ?

La première suspend la formation du contrat, la seconde supprime toute obligation contractuelle
La première dépend d’un événement futur certain, la seconde d’un événement futur incertain
La première dépend d’un événement futur incertain, la seconde d’un événement futur certain
La première concerne une obligation nulle, la seconde une obligation nécessairement immédiate

La première dépend d’un événement futur certain, la seconde d’un événement futur incertain

Explication

La vente à terme est liée à un événement futur dont la réalisation est certaine, même si sa date peut être différée. La vente conditionnelle dépend au contraire d’un événement futur et incertain, ce qui constitue la distinction essentielle entre terme et condition.

30. Depuis l’ordonnance de 2016, quel effet produit une condition suspensive sur le contrat ?

Elle empêche la formation du contrat jusqu’à la réalisation de l’événement
Elle éteint définitivement l’obligation lorsque l’événement prévu se réalise
Elle rend l’obligation immédiatement exigible avant la réalisation de l’événement
Elle suspend les effets du contrat, puis l’obligation devient pure et simple si elle se réalise

Elle suspend les effets du contrat, puis l’obligation devient pure et simple si elle se réalise

Explication

La condition suspensive ne suspend plus la formation du contrat, mais ses effets. Lorsque l’événement se réalise, l’obligation devient pure et simple, contrairement à une condition résolutoire qui éteint une obligation déjà formée.

31. Quel est le régime d’une condition dont la réalisation dépend de la seule volonté du débiteur ?

L’obligation est valable, tandis qu’une condition dépendant du créancier est nulle
L’obligation devient parfaite, tandis que la condition du créancier exige une autorisation judiciaire
L’obligation est suspendue, tandis que la condition du créancier est automatiquement résolutoire
L’obligation est nulle, tandis qu’une condition dépendant du créancier peut être valable

L’obligation est nulle, tandis qu’une condition dépendant du créancier peut être valable

Explication

Une condition potestative dépendant de la seule volonté du débiteur entraîne la nullité de l’obligation. Une condition dépendant de la seule volonté du créancier n’est pas automatiquement interdite et peut donc être valable.

32. Dans une vente à réméré, comment le vendeur peut-il exercer sa faculté de rachat ?

En renégociant le prix avec l’acheteur devenu propriétaire
En versant une indemnité fixée librement par l’acheteur
En restituant le prix et en remboursant les frais de la vente initiale
En remboursant les intérêts sans restituer le prix de vente

En restituant le prix et en remboursant les frais de la vente initiale

Explication

Le vendeur exerce sa faculté de rachat en restituant le prix reçu et en remboursant les frais liés à la vente initiale. La faculté appartient au vendeur, tandis que l’acheteur devient irrévocablement propriétaire si elle n’est pas exercée.

33. Quel est, en principe, le délai légal de rétractation du consommateur après la livraison d’un bien acheté à distance ?

Trente jours à compter du paiement intégral du prix
Quatorze jours à compter de la livraison du bien
Quinze jours à compter de l’expédition du bien
Dix jours à compter de la conclusion de la commande

Quatorze jours à compter de la livraison du bien

Explication

Le consommateur dispose en principe de quatorze jours à compter de la livraison pour exercer son droit de rétractation. Le délai de dix jours concerne notamment le régime immobilier applicable à une promesse, et non la vente à distance d’un bien de consommation.

34. Selon l’article 1590 du Code civil, quelles sont les conséquences du dédit lorsque des arrhes ont été versées ?

L’acheteur paie le solde et le vendeur verse une indemnité équivalente
L’acheteur perd la moitié des arrhes et le vendeur rembourse les frais
L’acheteur récupère les arrhes et le vendeur conserve leur montant
L’acheteur perd les arrhes et le vendeur en restitue le double

L’acheteur perd les arrhes et le vendeur en restitue le double

Explication

Les arrhes permettent à l’acheteur de se dédire en les abandonnant, tandis que le vendeur doit en restituer le double s’il renonce à la vente. Cette règle organise une faculté de repentir distincte d’une inexécution ordinaire.

35. Quelle distinction caractérise les arrhes et l’acompte dans une vente ?

Les arrhes forment le solde du prix, tandis que l’acompte sanctionne une inexécution
Les arrhes rendent la vente définitive, tandis que l’acompte suspend la formation du contrat
Les arrhes garantissent le paiement, tandis que l’acompte autorise le vendeur à se dédire
Les arrhes permettent le dédit, tandis que l’acompte constitue un paiement anticipé du prix

Les arrhes permettent le dédit, tandis que l’acompte constitue un paiement anticipé du prix

Explication

Les arrhes ouvrent une faculté de dédit, alors que l’acompte correspond à une fraction déjà payée du prix et laisse subsister l’obligation de régler le solde. L’acompte traduit donc un engagement ferme plutôt qu’une possibilité de repentir.

36. Quelle différence oppose le dédit à la clause pénale ?

Le dédit rémunère l’exercice d’un droit, tandis que la clause pénale sanctionne une inexécution
Le dédit fixe le prix, tandis que la clause pénale détermine la date de conclusion
Le dédit sanctionne une inexécution, tandis que la clause pénale rémunère l’exercice d’un droit
Le dédit suspend le contrat, tandis que la clause pénale transfère la propriété du bien

Le dédit rémunère l’exercice d’un droit, tandis que la clause pénale sanctionne une inexécution

Explication

Le dédit constitue la contrepartie prévue pour l’exercice d’un droit de renonciation. La clause pénale intervient au contraire comme sanction conventionnelle de l’inexécution d’une obligation.

37. À quel moment le droit de retrait permet-il à une personne de se substituer au bénéficiaire d’une opération ?

Avant toute négociation entre le bénéficiaire et le promettant
Lors de la fixation initiale des conditions de l’opération
Après la conclusion de l’opération concernée
Après l’expiration du délai légal de rétractation

Après la conclusion de l’opération concernée

Explication

Le droit de retrait permet une substitution après que l’opération a été conclue. Il se distingue ainsi du droit de préemption, qui est en principe exercé avant la conclusion de la vente.

38. Que doit rembourser le débiteur pour exercer le retrait litigieux prévu par l’article 1699 du Code civil ?

Le prix initial de la dette, les intérêts futurs et les pénalités contractuelles
Le montant réclamé au débiteur, les taxes et la rémunération de son conseil
Le prix réel de la cession, les frais et loyaux coûts ainsi que les intérêts dus
La valeur nominale de la créance, les dommages-intérêts et les frais de procédure

Le prix réel de la cession, les frais et loyaux coûts ainsi que les intérêts dus

Explication

Le retrait litigieux exige le remboursement du prix réel de la cession, des frais et loyaux coûts, ainsi que des intérêts dus depuis le paiement de la cession. Le débiteur ne verse donc pas automatiquement la valeur nominale de la créance ni les intérêts futurs.

39. Quelle distinction oppose le droit de préemption au droit de substitution ?

La préemption s’exerce avant la vente, tandis que la substitution intervient après sa conclusion
La préemption sanctionne un contrat, tandis que la substitution fixe le montant du prix
La préemption concerne une créance, tandis que la substitution concerne une obligation inexécutée
La préemption s’exerce après la vente, tandis que la substitution intervient avant les négociations

La préemption s’exerce avant la vente, tandis que la substitution intervient après sa conclusion

Explication

Le droit de préemption est un droit prioritaire d’acquisition exercé avant la formation de la vente. Le droit de substitution intervient après une vente déjà conclue et permet de prendre la place du bénéficiaire de l’opération.

40. Quel est l’objet principal du droit de préemption urbain exercé par une commune ?

Fixer les conditions d’une vente privée conclue entre deux particuliers
Racheter une créance immobilière cédée à un établissement financier
Protéger le locataire en lui réservant l’achat de son logement occupé
Acquérir certains immeubles situés dans des zones définies par le plan local d’urbanisme

Acquérir certains immeubles situés dans des zones définies par le plan local d’urbanisme

Explication

Le droit de préemption urbain permet à la commune de se substituer à l’acheteur pour acquérir certains immeubles situés dans des zones déterminées par le plan local d’urbanisme. Il poursuit un intérêt communal, à la différence du droit de préemption du locataire, qui protège un intérêt particulier.

41. Pourquoi le préempteur n’a-t-il en principe pas à payer la commission de l’agent immobilier ?

Parce que le préempteur devient responsable des frais dus par le vendeur
Parce que son droit prioritaire s’exerce avant la formation de la vente
Parce que l’agent immobilier perd automatiquement son mandat lors de la préemption
Parce que la commission est toujours incluse dans le prix proposé au préempteur

Parce que son droit prioritaire s’exerce avant la formation de la vente

Explication

La préemption intervient en principe avant la formation de la vente, de sorte que le préempteur n’acquiert pas le bien par substitution à une vente déjà parfaite. La Cour de cassation en déduit généralement qu’il n’est pas débiteur de la commission de l’agent immobilier.

42. Quel effet produit l’exercice du droit de préemption lorsque la vente est conclue sous condition suspensive de son non-exercice ?

La vente est suspendue jusqu’à la fixation judiciaire d’un nouveau prix
La condition est remplacée par une obligation de négocier avec l’acheteur initial
La condition est réputée réalisée et la vente est maintenue avec le préempteur
La condition devient défaillie et la vente devient caduque

La condition devient défaillie et la vente devient caduque

Explication

L’exercice du droit de préemption réalise précisément l’événement contraire à celui prévu par la condition suspensive. La condition de non-exercice défaillit alors, ce qui entraîne la caducité de la vente conclue avec l’acheteur initial.

43. Quelle caractéristique distingue l’agrément de la préemption lors d’une cession sociale ?

L’agrément fixe le prix auquel le bénéficiaire acquiert les parts
L’agrément transfère la propriété au tiers qui accepte la vente
L’agrément autorise la vente sans remplacer nécessairement l’acheteur envisagé
L’agrément interdit au cédant de présenter un autre acheteur

L’agrément autorise la vente sans remplacer nécessairement l’acheteur envisagé

Explication

L’agrément constitue l’accord d’un tiers requis pour réaliser la vente, sans que ce tiers devienne nécessairement l’acquéreur. À l’inverse, la préemption permet au bénéficiaire de se substituer à l’acheteur initialement envisagé.

44. Dans une SARL, quelle conséquence juridique suit le refus d’agrément d’une cession de parts ?

La société doit faire racheter les parts de l’associé cédant
Le cédant peut vendre librement ses parts à un tiers extérieur
L’associé doit conserver ses parts jusqu’à la dissolution sociale
Le gérant doit fixer seul un nouvel acquéreur pour les parts

La société doit faire racheter les parts de l’associé cédant

Explication

La cession de parts d’une SARL requiert la majorité des deux tiers des associés et, en cas de refus, la société doit faire racheter les parts. Cette solution se distingue de celle de la SNC, où l’associé peut rester bloqué avec sa participation.

45. Que prévoit le contrat préliminaire de réservation d’un immeuble à construire ?

Le vendeur réserve le bien en échange d’un dépôt de garantie spécial
L’acheteur s’engage définitivement à acheter le bien décrit
Le vendeur transfère immédiatement les risques liés à l’immeuble projeté
L’acheteur devient propriétaire du bien dès le versement du dépôt

Le vendeur réserve le bien en échange d’un dépôt de garantie spécial

Explication

Le contrat préliminaire oblige le vendeur à réserver un immeuble ou une partie d’immeuble à construire contre un dépôt de garantie versé sur un compte spécial. Il ne réalise pas le transfert définitif de propriété propre à la vente.

46. Dans quelle situation le contrat préliminaire de réservation est-il obligatoire ?

Lorsqu’un locataire souhaite renouveler le bail d’un logement existant
Lorsqu’un propriétaire veut vendre un immeuble ancien déjà habitable
Lorsqu’un acquéreur veut revendre un immeuble déjà transféré
Lorsqu’un promoteur veut vendre un immeuble qui reste à construire

Lorsqu’un promoteur veut vendre un immeuble qui reste à construire

Explication

Le contrat préliminaire est obligatoire lorsque le promoteur souhaite vendre un immeuble qui n’est pas encore construit ou dont le terrain n’a pas encore été trouvé. Les opérations portant sur un immeuble existant relèvent d’un autre cadre contractuel.

47. Quel élément doit notamment figurer dans un contrat de réservation d’immeuble à construire ?

Une garantie bancaire couvrant toutes les dettes personnelles du réservataire
Une note technique sommaire accompagnant la description du bien
Un acte notarié constatant immédiatement le transfert de propriété
Une autorisation administrative remplaçant la détermination du prix

Une note technique sommaire accompagnant la description du bien

Explication

Le contrat doit notamment préciser la consistance de l’immeuble, les surfaces habitables approximatives, une note technique sommaire et un prix prévisionnel. L’absence de ces mentions peut entraîner une nullité invocable par le réservataire.

48. Quel dépôt de garantie peut être demandé lorsque le délai prévisionnel de réalisation d’un immeuble est de dix-huit mois ?

2 % du prix prévisionnel
3 % du prix prévisionnel
10 % du prix prévisionnel
5 % du prix prévisionnel

2 % du prix prévisionnel

Explication

Lorsque le délai prévisionnel ne dépasse pas deux ans, le dépôt de garantie est fixé à 2 % du prix prévisionnel. Le taux de 5 % concerne un délai prévisionnel ne dépassant pas un an.

49. Quelle est la fonction principale d’un contrat-cadre dans un réseau de distribution ?

Réaliser immédiatement une opération commerciale déterminée
Transférer la propriété des marchandises dès sa signature
Fixer définitivement chaque quantité vendue au distributeur
Définir les conditions de futurs contrats conclus entre les parties

Définir les conditions de futurs contrats conclus entre les parties

Explication

Le contrat-cadre organise les conditions dans lesquelles seront conclus et exécutés de futurs contrats d’application. Le contrat d’application réalise ensuite une opération déterminée, contrairement au contrat-cadre.

50. Quelle durée maximale peut avoir l’engagement de s’approvisionner auprès d’un fournisseur dans un contrat d’approvisionnement ?

Cinq ans
Quinze ans
Dix ans
Vingt ans

Dix ans

Explication

L’engagement d’approvisionnement auprès d’un fournisseur ne peut pas excéder dix ans. Cette limite encadre la durée de l’obligation imposée au distributeur dans ce type de contrat.

51. Quelle différence caractérise principalement la franchise par rapport à la concession exclusive ?

La franchise limite l’accord à la détermination de volumes futurs
La franchise ajoute à la distribution une marque et un savoir-faire transmis
La franchise supprime toute obligation d’exclusivité imposée au distributeur
La franchise remplace la distribution territoriale par une vente entre particuliers

La franchise ajoute à la distribution une marque et un savoir-faire transmis

Explication

La concession exclusive impose une exclusivité de distribution dans une zone donnée, tandis que la franchise ajoute l’usage d’une marque, d’un nom commercial ou d’une enseigne ainsi que la transmission d’un savoir-faire. Les deux mécanismes ne se distinguent donc pas par la seule fixation des volumes.

52. Quel document doit être remis vingt jours avant la signature d’un contrat-cadre lorsqu’une enseigne est mise à disposition avec une quasi-exclusivité ?

Un acte constatant la cession définitive de la clientèle locale
Un document d’information sincère destiné au futur partenaire
Un rapport d’expertise fixant le prix de chaque contrat futur
Un relevé annuel des ventes réalisées par les autres distributeurs

Un document d’information sincère destiné au futur partenaire

Explication

La personne qui met à disposition un nom commercial, une marque ou une enseigne en exigeant une exclusivité ou une quasi-exclusivité doit remettre un document d’information sincère vingt jours avant la signature. Les documents commerciaux ou financiers mentionnés dans les autres réponses ne remplissent pas cette obligation légale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Consentement substitué et contrats préparatoires.

Qu'est-ce qu'un acte juridique selon l'article 1100-1 du Code civil ?

Une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit.

Quelles formes peut prendre un acte juridique selon l'article 1100-1 du Code civil ?

Il peut être conventionnel ou unilatéral.

Qu'est-ce qu'un contrat selon l'article 1101 du Code civil ?

Un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Consentement substitué et contrats préparatoires.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM