QCM : Contrepoids et républiques françaises (58 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le pouvoir constituant dérivé et ses rapports avec les autres pouvoirs :

Le pouvoir dérivé peut être conçu comme institué, à l’image des pouvoirs législatif et exécutif.
Selon P. Pactet, le pouvoir constituant dérivé est celui qui élabore une Constitution nouvelle.
Le pouvoir originaire s’exerce dans un vide constitutionnel, contrairement au pouvoir dérivé.
Dans une démocratie, la révision revient de préférence au gouvernement plutôt qu’au peuple.
P. Pactet définit le pouvoir constituant dérivé comme le pouvoir de réviser la Constitution.

Le pouvoir dérivé peut être conçu comme institué, à l’image des pouvoirs législatif et exécutif. · Le pouvoir originaire s’exerce dans un vide constitutionnel, contrairement au pouvoir dérivé. · P. Pactet définit le pouvoir constituant dérivé comme le pouvoir de réviser la Constitution.

Explication

P. Pactet définit bien le pouvoir dérivé comme le pouvoir de réviser la Constitution, et le pouvoir originaire s’exerce dans un vide juridique constitutionnel. Les organes démocratiquement privilégiés sont le peuple ou une assemblée élue à cet effet, non le gouvernement en priorité. Le pouvoir dérivé peut être pensé comme un pouvoir institué comparable aux pouvoirs législatif et exécutif ; l’élaboration d’une Constitution nouvelle relève ici du pouvoir originaire.

2. Une collectivité classique exerce des compétences prévues par la loi, sans pouvoir fixer elle-même son organisation. Parmi les propositions suivantes sur les collectivités décentralisées classiques et les États régionaux, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Dans un État régional, certaines collectivités disposent d’un pouvoir d’auto-organisation.
Dans l’État unitaire classique, les compétences des collectivités sont attribuées par la loi.
Depuis 1982, les agents de l’État annulent les actes locaux pour simple inopportunité.
En 2022, la gestion du RSA a été recentralisée dans deux départements à leur demande.
Les collectivités classiques déterminent elles-mêmes leurs règles d’organisation et de fonctionnement.

Dans un État régional, certaines collectivités disposent d’un pouvoir d’auto-organisation. · Dans l’État unitaire classique, les compétences des collectivités sont attribuées par la loi. · En 2022, la gestion du RSA a été recentralisée dans deux départements à leur demande.

Explication

Dans l’État unitaire décentralisé classique, les compétences sont attribuées par la loi et les collectivités ne disposent pas d’un pouvoir d’auto-organisation, contrairement à certaines collectivités d’États régionaux. La recentralisation de la gestion du RSA dans les Pyrénées-Orientales et en Seine-Saint-Denis a eu lieu en 2022 à la demande des élus locaux. Depuis 1982, les agents de l’État saisissent le juge administratif, qui peut annuler un acte pour illégalité.

3. Un auteur défend un contrat fondateur, un monarque garant de l’ordre et une liberté d’action complète. Quelles propositions caractérisent les théories de l’État ?

La conception de Hobbes associe l’état de nature à l’anarchie et le contrat à la création de l’État.
Locke attribue au monarque une liberté d’action complète afin d’assurer l’ordre public.
Dans l’explication naturelle, les menaces extérieures contribuent au développement d’un appareil de coercition.
Chez Locke, le monarque doit respecter les libertés de ses sujets, qui peuvent lui désobéir.
Rousseau fait participer les hommes à la volonté générale par le vote de la loi.

La conception de Hobbes associe l’état de nature à l’anarchie et le contrat à la création de l’État. · Dans l’explication naturelle, les menaces extérieures contribuent au développement d’un appareil de coercition. · Chez Locke, le monarque doit respecter les libertés de ses sujets, qui peuvent lui désobéir. · Rousseau fait participer les hommes à la volonté générale par le vote de la loi.

Explication

Hobbes décrit un état de nature anarchique et un monarque libre d’agir pour maintenir l’ordre; Locke exige au contraire le respect des libertés des sujets. Rousseau relie la participation à la volonté générale au vote de la loi, et les menaces extérieures favorisent le développement de l’appareil de coercition dans l’origine naturelle. La liberté d’action complète du monarque correspond à Hobbes, non à Locke.

4. Un ticket présidentiel obtient 260 voix de grands électeurs, sans atteindre 270. Concernant le vice-président :

Depuis 1804, le vice-président est élu séparément du président sur un ticket distinct.
En cas de partage des voix au Sénat, le vice-président s’abstient de voter.
Le vice-président succède au président si celui-ci décède ou est empêché durant son mandat.
Le Sénat élit le vice-président lorsqu'aucun ticket n’obtient 270 voix de grands électeurs.
Le vice-président ne participe aux réunions du Cabinet que depuis 1949.

Le vice-président succède au président si celui-ci décède ou est empêché durant son mandat. · Le Sénat élit le vice-président lorsqu'aucun ticket n’obtient 270 voix de grands électeurs.

Explication

Depuis 1804, le vice-président est élu sur le même ticket que le président ; si aucun ticket n’atteint 270 voix, le Sénat choisit le vice-président. Celui-ci succède au président en cas de décès ou d’empêchement ; il peut voter en cas d’égalité, et participe au Cabinet depuis 1933.

5. Une Constitution écrite remplace des coutumes de gouvernement, mais les dirigeants s’affranchissent de certaines de ses règles. Quelles propositions sont exactes ?

Le constitutionnalisme apparaît au XVIIIe siècle pour substituer des constitutions écrites aux coutumes politiques.
La Constitution formelle se caractérise par la procédure prévue pour adopter ou réviser les règles.
La Constitution matérielle se définit par le contenu des règles relatives au pouvoir politique.
Les constitutions écrites visent à préciser les règles et à limiter la marge d’action des gouvernants.
La mise par écrit ne garantit ni l’équilibre satisfaisant des pouvoirs ni le respect des règles.

Le constitutionnalisme apparaît au XVIIIe siècle pour substituer des constitutions écrites aux coutumes politiques. · La Constitution formelle se caractérise par la procédure prévue pour adopter ou réviser les règles. · La Constitution matérielle se définit par le contenu des règles relatives au pouvoir politique. · Les constitutions écrites visent à préciser les règles et à limiter la marge d’action des gouvernants. · La mise par écrit ne garantit ni l’équilibre satisfaisant des pouvoirs ni le respect des règles.

Explication

La Constitution matérielle se reconnaît au contenu des règles sur le pouvoir, tandis que la Constitution formelle se définit par sa procédure d’adoption ou de révision. Le constitutionnalisme du XVIIIe siècle promouvait des textes écrits plus précis pour limiter les gouvernants; toutefois, l’écriture ne garantit ni l’équilibre des pouvoirs ni l’application effective des règles.

6. Un projet de loi est adopté par une chambre, mais l’autre chambre en modifie le texte. Concernant le Congrès et ses compétences :

Le texte circule entre les chambres jusqu’à l’adoption de termes identiques, éventuellement après conciliation.
La Chambre des représentants compte 435 membres, avec des sièges répartis selon la population des États.
Le président dispose du droit d’initiative législative et dépose les projets de loi au Congrès.
Après son adoption par une seule chambre, le texte est transmis directement au président pour promulgation.
Les sièges de la Chambre sont répartis entre les États selon le nombre de sénateurs élus.

Le texte circule entre les chambres jusqu’à l’adoption de termes identiques, éventuellement après conciliation. · La Chambre des représentants compte 435 membres, avec des sièges répartis selon la population des États.

Explication

La Chambre compte 435 membres et ses sièges sont répartis selon la population des États, d’après les recensements décennaux. Un texte doit être adopté en termes identiques par les deux chambres avant transmission au président ; l’initiative législative appartient aux membres du Congrès, et une seule adoption ne suffit pas.

7. En France, une réforme de 1974 élargit les possibilités de saisine du Conseil constitutionnel. Quelles propositions sont exactes ?

Avant 1974, les parlementaires pouvaient saisir le Conseil constitutionnel à partir de soixante signatures.
Cet élargissement a notamment permis à l’opposition de saisir le Conseil constitutionnel.
L’élargissement de la saisine a fait passer le nombre de décisions annuelles de plus de dix à quelques-unes.
La loi constitutionnelle du 29 octobre 1974 a ouvert la saisine à soixante députés ou soixante sénateurs.
La saisine individuelle pour atteinte aux droits fondamentaux ne présente pas de risque d’engorgement juridictionnel.

Cet élargissement a notamment permis à l’opposition de saisir le Conseil constitutionnel. · La loi constitutionnelle du 29 octobre 1974 a ouvert la saisine à soixante députés ou soixante sénateurs.

Explication

La réforme du 29 octobre 1974 a instauré la saisine par soixante députés ou sénateurs, permettant notamment à l’opposition d’agir. Avant la réforme, seuls quatre responsables institutionnels pouvaient saisir le Conseil ; l’élargissement a accru le nombre de décisions et la saisine individuelle peut engorger la juridiction.

8. Un régime parlementaire connaît une séparation entre plusieurs organes, mais l’un d’eux domine les autres. Parmi les propositions suivantes concernant l’équilibre des pouvoirs et les régimes parlementaires, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’équilibre des pouvoirs est atteint dès que les organes sont séparés, même si l’un domine.
Dans un régime dualiste, le Gouvernement répond politiquement devant le Parlement seul.
L’équilibre des pouvoirs suppose des freins permettant à chaque organe d’empêcher certains abus.
Dans un régime moniste, le Gouvernement est politiquement responsable devant le Parlement seul.
Un régime bireprésentatif représente directement le peuple au Parlement et à la présidence élue.

L’équilibre des pouvoirs suppose des freins permettant à chaque organe d’empêcher certains abus. · Dans un régime moniste, le Gouvernement est politiquement responsable devant le Parlement seul. · Un régime bireprésentatif représente directement le peuple au Parlement et à la présidence élue.

Explication

Les freins et contrepoids visent à équilibrer les organes et à leur permettre de prévenir les abus. Le régime moniste engage la responsabilité du Gouvernement devant le Parlement seul, tandis que le régime bireprésentatif comprend une présidence élue au suffrage universel direct. Le régime dualiste peut engager cette responsabilité devant le Parlement et le chef de l’État ; la séparation sans équilibre ne suffit pas.

9. Dans un régime, l’exécutif concentre les pouvoirs tandis que, dans un autre, le Parlement impulse l’action exécutive. Concernant ces formes et la répartition contemporaine des fonctions :

Dans la conception contemporaine, le Parlement exerce principalement l’action exécutive du Gouvernement.
Un régime présidentialiste concentre le pouvoir au profit de l’exécutif.
Un régime d’assemblée laisse l’exécutif gouverner indépendamment du Parlement.
La conception classique attribue les fonctions législative et exécutive au même organe.
Dans la conception contemporaine, le Gouvernement exerce principalement les fonctions exécutive et d’action législative.

Un régime présidentialiste concentre le pouvoir au profit de l’exécutif. · Dans la conception contemporaine, le Gouvernement exerce principalement les fonctions exécutive et d’action législative.

Explication

Le régime présidentialiste tend à concentrer les pouvoirs au profit de l’exécutif, tandis que la conception contemporaine lui attribue principalement l’action législative et exécutive. Dans un régime d’assemblée, l’exécutif n’agit pas de façon indépendante ; la conception classique sépare les fonctions législative et exécutive, et le Parlement contemporain contrôle le Gouvernement.

10. Une association d’États est instituée par traité, et toute modification de celui-ci requiert l’accord de chacun de ses membres. Au sujet de la Confédération et de l’État unitaire :

La Confédération possède la souveraineté, attribut caractéristique des États.
La modification du traité confédéral exige le consentement de tous les États membres.
L’État unitaire réunit une organisation politique et un ordre juridique uniques.
La Confédération ne possède pas la souveraineté, attribut caractéristique des États.
La modification du traité confédéral relève du pouvoir constituant dérivé sans accord unanime.

La modification du traité confédéral exige le consentement de tous les États membres. · L’État unitaire réunit une organisation politique et un ordre juridique uniques. · La Confédération ne possède pas la souveraineté, attribut caractéristique des États.

Explication

Le traité qui institue une Confédération ne peut être modifié sans le consentement de tous ses membres, et la Confédération ne possède pas la souveraineté propre aux États. Un État unitaire se caractérise par une seule organisation politique et un seul ordre juridique. Le pouvoir constituant dérivé concerne la modification d’une Constitution, et non celle du traité confédéral.

11. Dans un État, 12 représentants sont élus ; aucun candidat ne recueille 270 voix de grands électeurs. Concernant l’élection présidentielle et les pouvoirs du président :

Le président élu dirige à la fois l’État et le gouvernement, et concentre le pouvoir exécutif.
Dans ce scrutin à la Chambre, les représentants de chaque État disposent collectivement d’une voix.
Cet État dispose de 14 grands électeurs, en ajoutant ses deux sénateurs aux représentants.
Le président peut prendre des mesures réglementaires pour mettre en œuvre les lois.
La Chambre des représentants choisit alors parmi les trois candidats arrivés en tête, chaque État ayant une voix.

Le président élu dirige à la fois l’État et le gouvernement, et concentre le pouvoir exécutif. · Dans ce scrutin à la Chambre, les représentants de chaque État disposent collectivement d’une voix. · Cet État dispose de 14 grands électeurs, en ajoutant ses deux sénateurs aux représentants. · Le président peut prendre des mesures réglementaires pour mettre en œuvre les lois. · La Chambre des représentants choisit alors parmi les trois candidats arrivés en tête, chaque État ayant une voix.

Explication

Le nombre de grands électeurs de l’État est de 12 + 2 = 14. Faute de majorité absolue de 270 voix, la Chambre choisit parmi les trois candidats de tête, avec une voix par État ; le président est chef de l’État et du gouvernement et détient le pouvoir exécutif et réglementaire, notamment pour mettre en œuvre les lois.

12. Une réforme de 1948 confie au Gouvernement la gestion de matières réglementaires et prévoit des lois-cadres. Quelles propositions sont exactes ?

La loi André Marie du 17 août 1948 autorise la modification des matières réservées à la loi.
L’article 13 de la Constitution de 1946 autorise expressément l’Assemblée nationale à déléguer son pouvoir législatif.
La loi André Marie du 17 août 1948 autorise le Gouvernement à régler certaines matières réglementaires pour une durée limitée.
Les lois-cadres détaillent elles-mêmes les modalités réglementaires que le Parlement applique ensuite par décret.
Les lois-cadres posent des principes généraux que le Gouvernement précise par des décrets d’application.

Les lois-cadres posent des principes généraux que le Gouvernement précise par des décrets d’application.

Explication

Les lois-cadres énoncent des principes généraux que le Gouvernement précise ensuite par décrets d’application. L’article 13 interdit la délégation du pouvoir législatif ; la loi André Marie autorise certaines matières réglementaires sans limite de temps, mais ne permet pas d’empiéter sur les matières réservées à la loi.

13. Une société distingue durablement les fonctions publiques de ses dirigeants et stabilise leur succession. Concernant le pouvoir politique et son institutionnalisation, quelles propositions sont exactes ?

Le pouvoir politique s’exerce actuellement principalement au niveau des collectivités privées.
Le pouvoir politique correspond au pouvoir de décision de l’appareil dirigeant d’une société donnée.
La théorie naturelle explique l’apparition de l’État par le développement progressif des sociétés et institutions.
Son institutionnalisation sépare les institutions de la personne des gouvernants et stabilise leur fonctionnement.
Le contenu classique du droit constitutionnel portait principalement sur les institutions politiques.

Le pouvoir politique correspond au pouvoir de décision de l’appareil dirigeant d’une société donnée. · La théorie naturelle explique l’apparition de l’État par le développement progressif des sociétés et institutions. · Son institutionnalisation sépare les institutions de la personne des gouvernants et stabilise leur fonctionnement. · Le contenu classique du droit constitutionnel portait principalement sur les institutions politiques.

Explication

Le pouvoir politique est le pouvoir de décision de l’appareil dirigeant et s’exerce principalement au niveau des États. Son institutionnalisation distingue les institutions des gouvernants et stabilise les pouvoirs publics; le droit constitutionnel classique étudiait surtout les institutions, tandis que l’origine naturelle de l’État est progressive. Les collectivités privées ne constituent pas le niveau principal d’exercice du pouvoir politique.

14. Concernant la souveraineté de l’État, quelles propositions sont exactes ?

La souveraineté place l’État sous l’autorité d’un pouvoir équivalent appartenant à une personne morale publique.
La formule « compétence de ses compétences » est attribuée à Jean Bodin.
La souveraineté confère à l’État un pouvoir originaire et illimité.
La souveraineté signifie que l’État ne reconnaît aucun pouvoir supérieur, sauf celui d’un autre État.
La souveraineté désigne une compétence que l’État reçoit d’un pouvoir supérieur après sa création.

La souveraineté confère à l’État un pouvoir originaire et illimité. · La souveraineté signifie que l’État ne reconnaît aucun pouvoir supérieur, sauf celui d’un autre État.

Explication

L’État souverain ne reconnaît aucun pouvoir supérieur ni équivalent, hormis celui d’un autre État, et son pouvoir est originaire et illimité. La formule « compétence de ses compétences » est attribuée à Georg Jellinek, tandis que la souveraineté n’est ni subordonnée à une personne morale publique ni conférée par un pouvoir supérieur.

15. Un juriste classe les règles d’un ordre juridique et examine la validité d’une norme inférieure. Concernant la hiérarchie des normes :

Hans Kelsen représente l’ordre juridique comme une série de normes placées au même rang.
La Grundnorm est la norme suprême à laquelle les autres normes sont subordonnées directement ou indirectement.
La validité d’une norme dépend de sa conformité ou de sa compatibilité avec les normes supérieures.
La hiérarchie classe les règles de droit selon leur degré d’autorité et leur subordination.
Dans la pyramide de Kelsen, les normes supérieures sont plus nombreuses que les normes inférieures.

La Grundnorm est la norme suprême à laquelle les autres normes sont subordonnées directement ou indirectement. · La validité d’une norme dépend de sa conformité ou de sa compatibilité avec les normes supérieures. · La hiérarchie classe les règles de droit selon leur degré d’autorité et leur subordination.

Explication

La hiérarchie ordonne les normes selon leur autorité, et la validité d’une norme dépend de sa conformité ou de sa compatibilité avec les normes supérieures. La Grundnorm commande le système et les autres normes lui sont subordonnées directement ou indirectement. Dans la pyramide de Kelsen, les normes supérieures sont moins nombreuses, et les normes ne sont pas placées au même rang.

16. Concernant les modalités de la démocratie et les modes de scrutin, quelles propositions sont exactes ?

À un tour, le candidat en tête doit obtenir la majorité absolue pour être élu immédiatement.
Au scrutin majoritaire, les sièges reviennent au candidat ou à la liste ayant obtenu le plus de suffrages.
Dans une démocratie représentative, le pouvoir est exercé par des représentants élus au nom des citoyens.
Un scrutin uninominal élit une seule personne par circonscription, contrairement au scrutin de liste.
Dans une démocratie directe, les citoyens confient les décisions à des représentants élus.

Au scrutin majoritaire, les sièges reviennent au candidat ou à la liste ayant obtenu le plus de suffrages. · Dans une démocratie représentative, le pouvoir est exercé par des représentants élus au nom des citoyens. · Un scrutin uninominal élit une seule personne par circonscription, contrairement au scrutin de liste.

Explication

La démocratie représentative confie l’exercice du pouvoir à des élus, et le scrutin majoritaire attribue les sièges à ceux qui obtiennent le plus de suffrages. Le scrutin uninominal concerne une seule personne par circonscription. À un tour, le candidat arrivé en tête est élu quel que soit son pourcentage ; en démocratie directe, les citoyens décident eux-mêmes.

17. Un préfet reçoit une compétence locale et agit au nom de l’État sous les ordres du pouvoir central. Concernant la déconcentration et la décentralisation :

Une compétence attribuée par la Constitution peut être reprise par une loi ordinaire.
La décentralisation confie certaines affaires locales à des organes élus.
Le pouvoir hiérarchique peut permettre au centre de modifier les actes d’un agent local.
Le transfert de compétences à un agent de l’État relève de la déconcentration.
La déconcentration transfère les compétences à une personne morale distincte de l’État.

La décentralisation confie certaines affaires locales à des organes élus. · Le pouvoir hiérarchique peut permettre au centre de modifier les actes d’un agent local. · Le transfert de compétences à un agent de l’État relève de la déconcentration.

Explication

Le préfet est un agent local de l’État : le transfert de compétences qu’il exerce en son nom relève donc de la déconcentration. Le pouvoir hiérarchique permet notamment de modifier les actes, tandis que la décentralisation fait gérer certaines affaires par des organes élus. Une compétence attribuée par la Constitution peut être remise en cause par une révision constitutionnelle, et le transfert à une personne morale distincte relève de la décentralisation.

18. Un président sollicite des crédits que le Congrès doit voter pour appliquer une décision : concernant les contrepoids politiques, cochez les propositions exactes :

Une déclaration d’inconstitutionnalité neutralise la loi de façon générale dans le seul litige concerné.
La personnalisation du pouvoir et les médias ont favorisé le leadership présidentiel depuis les années 1930.
Le Président peut dissoudre le Congrès si celui-ci refuse les crédits demandés.
Les États fédérés conservent une compétence législative de principe en matière civile et pénale.
L’effectivité de certaines décisions présidentielles dépend de lois ou de crédits votés par le Congrès.

La personnalisation du pouvoir et les médias ont favorisé le leadership présidentiel depuis les années 1930. · Les États fédérés conservent une compétence législative de principe en matière civile et pénale. · L’effectivité de certaines décisions présidentielles dépend de lois ou de crédits votés par le Congrès.

Explication

Les États conservent notamment des compétences législatives civiles et pénales, tandis que l’action présidentielle peut dépendre de lois ou de crédits du Congrès. La décision d’un juge bloque la loi dans le litige concerné, mais la jurisprudence de la Cour suprême peut la neutraliser de fait généralement ; le Président ne dispose pas du droit de dissolution, et la personnalisation médiatisée a renforcé son leadership.

19. Concernant la formation et l’organisation constitutionnelle des États-Unis, quelles propositions sont exactes ?

La Constitution répartit des compétences entre l’Union et les États fédérés et établit un Parlement bicaméral.
La Constitution américaine confie la fonction législative à un Parlement monocaméral et réunit les trois pouvoirs.
Après la guerre de Sécession, le Congrès fut l’organe fédéral dominant durant une première période.
La Constitution fédérale fut proposée à Philadelphie le 4 juillet 1776 par le Congrès des colonies.
Une convention réunie à Philadelphie proposa une Constitution fédérale le 17 septembre 1787.

La Constitution répartit des compétences entre l’Union et les États fédérés et établit un Parlement bicaméral. · Après la guerre de Sécession, le Congrès fut l’organe fédéral dominant durant une première période. · Une convention réunie à Philadelphie proposa une Constitution fédérale le 17 septembre 1787.

Explication

La convention de Philadelphie proposa la Constitution fédérale le 17 septembre 1787. Celle-ci répartit les compétences entre l’Union et les États fédérés, sépare strictement les trois pouvoirs et prévoit un Parlement bicaméral. Le Congrès fut d’abord dominant après la guerre de Sécession ; le 4 juillet 1776 correspond à l’adoption de la Déclaration d’indépendance, et le Parlement n’est pas monocaméral.

20. Un système établit le contrôle de constitutionnalité par la Constitution et permet à plusieurs juges de l’exercer. À propos de ces modèles :

Dans les pays évoqués, le contrôle est souvent établi après la chute d’un régime autoritaire.
La Constitution autrichienne de 1920 institua un contrôle et une juridiction constitutionnelle chargée de l’exercer.
Le contrôle diffus est confié à une juridiction constitutionnelle spécifique, comme le contrôle concentré.
Dans le modèle américain, le contrôle diffus peut être exercé par n’importe quel juge fédéral ou étatique.
La juridiction constitutionnelle autrichienne fut rétablie en 1938 après sa suppression en 1938.

Dans les pays évoqués, le contrôle est souvent établi après la chute d’un régime autoritaire. · La Constitution autrichienne de 1920 institua un contrôle et une juridiction constitutionnelle chargée de l’exercer. · Dans le modèle américain, le contrôle diffus peut être exercé par n’importe quel juge fédéral ou étatique.

Explication

La Constitution autrichienne de 1920 a institué le contrôle et une juridiction dédiée ; supprimée en 1938 après l’Anschluss, elle fut rétablie en 1945. Le contrôle diffus américain peut être exercé par n’importe quel juge fédéral ou étatique, tandis qu’une juridiction spécifique caractérise le contrôle concentré. Dans les pays évoqués, le contrôle constitutionnel est souvent instauré après la chute d’un régime autoritaire ou dictatorial.

21. Une constitution distingue des droits imposant l’abstention de l’État et des droits appelant son intervention. Concernant les catégories de droits :

Les droits économiques et sociaux imposent au pouvoir politique des obligations négatives d’abstention.
Les droits économiques et sociaux proclamés plus tardivement sont des droits-créance appelant une intervention politique.
Les droits civils et politiques apparus à la fin du XVIIIe siècle sont des droits-liberté imposant des obligations d’abstention.
Les droits civils et politiques demandent au pouvoir politique de fournir des prestations et de garantir des services.
Des déclarations de droits ont été intégrées aux constitutions, puis des textes internationaux ont proclamé des droits et libertés.

Les droits économiques et sociaux proclamés plus tardivement sont des droits-créance appelant une intervention politique. · Les droits civils et politiques apparus à la fin du XVIIIe siècle sont des droits-liberté imposant des obligations d’abstention. · Des déclarations de droits ont été intégrées aux constitutions, puis des textes internationaux ont proclamé des droits et libertés.

Explication

Les droits civils et politiques de la fin du XVIIIe siècle sont des droits-liberté qui imposent à l’État de s’abstenir. Les droits économiques et sociaux sont des droits-créance demandant une intervention ; les déclarations ont d’abord été intégrées aux constitutions, puis des textes internationaux ont proclamé des droits. Les deux dernières propositions inversent les catégories.

22. Une disposition législative est contestée au cours d’une instance au motif qu’elle porte atteinte à des droits garantis par la Constitution. Concernant l’article 61-1 :

Le Conseil d’État ou la Cour de cassation peut saisir le Conseil constitutionnel dans cette situation.
Dans le modèle européen, le contrôle est en principe exercé avant l’entrée en vigueur de la loi.
Le dispositif de l’article 61-1 est entré en vigueur le 10 décembre 2009, date de la loi organique.
La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 a confié cette saisine aux juridictions ordinaires sans intervention du Conseil d’État ni de la Cour de cassation.
Le dispositif de l’article 61-1 est entré en vigueur le 1er mars 2010.

Le Conseil d’État ou la Cour de cassation peut saisir le Conseil constitutionnel dans cette situation. · Dans le modèle européen, le contrôle est en principe exercé avant l’entrée en vigueur de la loi. · Le dispositif de l’article 61-1 est entré en vigueur le 1er mars 2010.

Explication

L’article 61-1, créé par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, permet au Conseil d’État et à la Cour de cassation de saisir le Conseil constitutionnel dans le cas décrit. Le dispositif est entré en vigueur le 1er mars 2010 ; le contrôle européen est en principe a priori, et le 10 décembre 2009 est la date de la loi organique.

23. Les caractéristiques des justifications et critiques du contrôle constitutionnel comprennent :

La mise par écrit des règles organisant le pouvoir a été jugée suffisante, sous l’influence des Lumières, pour garantir les libertés.
Si le pouvoir constituant dérivé est soumis à des limites de fond contrôlées par le juge, celui-ci peut devenir le véritable souverain politique.
Une loi censurée peut intégrer l’ordre juridique si le pouvoir constituant dérivé l’adopte comme loi constitutionnelle et demeure souverain sur le fond.
Une loi ordinaire censurée peut être réintroduite comme loi constitutionnelle même si le pouvoir constituant dérivé n’est pas souverain sur le fond.
La philosophie des Lumières a principalement influencé la proclamation des droits individuels face au pouvoir politique.

Si le pouvoir constituant dérivé est soumis à des limites de fond contrôlées par le juge, celui-ci peut devenir le véritable souverain politique. · Une loi censurée peut intégrer l’ordre juridique si le pouvoir constituant dérivé l’adopte comme loi constitutionnelle et demeure souverain sur le fond. · La philosophie des Lumières a principalement influencé la proclamation des droits individuels face au pouvoir politique.

Explication

La proclamation des droits face au pouvoir politique s’est développée principalement sous l’influence des Lumières, car l’organisation écrite des pouvoirs ne suffisait pas à garantir les libertés. Une loi censurée peut être adoptée comme loi constitutionnelle si le pouvoir constituant dérivé est souverain sur le fond ; si le juge contrôle des limites de fond, il peut devenir le véritable souverain.

24. Concernant la structure de l’État fédéral :

L’État fédéral superpose des collectivités étatiques et plusieurs ordres juridiques.
L’État fédéral se caractérise par un ordre juridique unique, comme l’État unitaire.
En cas de conflit normatif, l’ordre fédéral prime sur l’ordre fédéré.
Les Länder sont notamment les États fédérés d’Allemagne et d’Autriche.
Une fédération peut résulter de l’association d’États préexistants.

L’État fédéral superpose des collectivités étatiques et plusieurs ordres juridiques. · En cas de conflit normatif, l’ordre fédéral prime sur l’ordre fédéré. · Les Länder sont notamment les États fédérés d’Allemagne et d’Autriche. · Une fédération peut résulter de l’association d’États préexistants.

Explication

L’État fédéral superpose des collectivités étatiques et des ordres juridiques, et peut notamment naître par association. En cas de conflit, l’ordre fédéral prime, tandis que les Länder sont une appellation utilisée en Allemagne et en Autriche ; l’ordre juridique unique caractérise plutôt l’État unitaire.

25. Un système proportionnel cumule un grand nombre de circonscriptions, une répartition locale des restes et une clause de barrage. Quelles conséquences sont plausibles ?

Une clause de barrage élevée facilite la représentation parlementaire des partis obtenant une faible audience.
La représentation proportionnelle peut favoriser le multipartisme lorsqu’un parti atteint une audience minimale.
La représentation proportionnelle favorise l’émergence d’une majorité gouvernementale homogène et stable.
La représentation proportionnelle tend à fragmenter le Parlement et à compliquer la formation d’une majorité stable.
Les petits partis risquent d’être sous-représentés tandis que les grands peuvent être surreprésentés.

La représentation proportionnelle peut favoriser le multipartisme lorsqu’un parti atteint une audience minimale. · La représentation proportionnelle tend à fragmenter le Parlement et à compliquer la formation d’une majorité stable. · Les petits partis risquent d’être sous-représentés tandis que les grands peuvent être surreprésentés.

Explication

Le grand nombre de circonscriptions, la répartition locale des restes et la clause de barrage tendent à désavantager les petits partis. La proportionnelle favorise généralement le multipartisme si l’audience minimale est atteinte, mais elle tend aussi à fragmenter le Parlement. Une clause de barrage élevée peut au contraire empêcher la représentation de petits partis, et la proportionnelle ne favorise pas une majorité homogène et stable.

26. Concernant la distinction entre souveraineté nationale et souveraineté populaire :

La souveraineté populaire permet de réserver la participation électorale aux citoyens les plus aptes.
Selon Sieyès, le suffrage censitaire est fondé sur la possession de diplômes institutionnels.
La souveraineté nationale attribuée à la Nation peut concevoir le vote comme une fonction réservée.
Pour Rousseau, chaque individu détient une parcelle de souveraineté populaire.
Le suffrage capacitaire réserve le vote aux personnes acquittant un montant déterminé d’impôts.

La souveraineté nationale attribuée à la Nation peut concevoir le vote comme une fonction réservée. · Pour Rousseau, chaque individu détient une parcelle de souveraineté populaire.

Explication

La souveraineté nationale attribue la souveraineté à la Nation, ce qui permet de concevoir le vote comme une fonction réservée ; Rousseau rattache la souveraineté populaire à chaque individu. Le suffrage censitaire repose sur un seuil d’imposition, tandis que les diplômes ou connaissances institutionnelles caractérisent le suffrage capacitaire ; la souveraineté populaire fonde la participation de tous les citoyens.

27. Après la défaite de Sedan, les événements de la naissance de la IIIe République s’enchaînent ainsi :

Le 4 septembre 1870, la République est proclamée à Paris après la capture de Napoléon III.
La convention d’armistice du 28 janvier 1871 prévoit l’élection rapide d’une assemblée.
L’Assemblée élue le 8 février 1871 comprend près de 400 monarchistes sur environ 670 élus.
Le 17 février 1871, l’Assemblée nomme Adolphe Thiers chef du pouvoir exécutif.
L’Assemblée élue en février 1871 compte près de 400 républicains et un peu plus de 250 monarchistes.

Le 4 septembre 1870, la République est proclamée à Paris après la capture de Napoléon III. · La convention d’armistice du 28 janvier 1871 prévoit l’élection rapide d’une assemblée. · L’Assemblée élue le 8 février 1871 comprend près de 400 monarchistes sur environ 670 élus. · Le 17 février 1871, l’Assemblée nomme Adolphe Thiers chef du pouvoir exécutif.

Explication

La République est proclamée après la capture de Napoléon III, puis l’armistice prévoit une assemblée élue rapidement. Celle-ci compte près de 400 monarchistes et nomme Thiers le 17 février ; les effectifs des monarchistes et des républicains sont inversés dans la dernière proposition.

28. Deux circonscriptions comptent respectivement 100 000 et 25 000 habitants et élisent chacune un député. Concernant l’égalité du suffrage :

Chaque électeur doit disposer du même nombre de voix, en principe une.
Un découpage équitable doit éviter de favoriser un courant politique.
Le gerrymandering désigne un découpage équitable des circonscriptions électorales.
Le suffrage des habitants de la circonscription de 25 000 pèse quatre fois plus.
Le terme « gerrymandering » renvoie à un gouverneur du Massachusetts ayant eu recours à cette pratique en 1820.

Chaque électeur doit disposer du même nombre de voix, en principe une. · Un découpage équitable doit éviter de favoriser un courant politique. · Le suffrage des habitants de la circonscription de 25 000 pèse quatre fois plus.

Explication

L’égalité du suffrage exige que chaque électeur dispose du même nombre de voix, en principe une. Le découpage des circonscriptions doit être équitable et éviter de favoriser un courant politique ; le gerrymandering désigne au contraire un découpage partial. Dans les circonscriptions décrites, le suffrage des habitants de celle de 25 000 pèse quatre fois plus que celui des habitants de celle de 100 000. Le terme « gerrymandering » renvoie au gouverneur du Massachusetts qui eut recours à cette pratique en 1812.

29. Face à la crise de décolonisation et aux difficultés institutionnelles, quelles propositions décrivent la fin de la IVe République ?

En mai 1958, De Gaulle revient au pouvoir dans une situation apaisée et maintient la IVe République.
La question de la décolonisation, notamment algérienne, rend nécessaire une réforme visant à renforcer l’exécutif.
En mai 1958, De Gaulle profite d’une situation explosive pour revenir au pouvoir et mettre fin à la IVe République.
À partir de 1953, les lois d’habilitation réapparaissent sous une forme moins précise que sous la IIIe République.
La réforme institutionnelle recherchée vise principalement à réduire les pouvoirs de l’exécutif face aux enjeux coloniaux.

La question de la décolonisation, notamment algérienne, rend nécessaire une réforme visant à renforcer l’exécutif. · En mai 1958, De Gaulle profite d’une situation explosive pour revenir au pouvoir et mettre fin à la IVe République.

Explication

La décolonisation, particulièrement la question algérienne, rend indispensable une réforme destinée à renforcer l’exécutif ; en mai 1958, De Gaulle revient au pouvoir dans une situation explosive et met fin à la IVe République. Les lois d’habilitation réapparaissent à partir de 1953 sous une forme plus précise, et la réforme vise à renforcer, non à réduire, l’exécutif.

30. Dans une fédération constituée par association, quelle(s) proposition(s) concernant les compétences et l’autonomie des États fédérés est(sont) exacte(s) ?

Ils peuvent modifier leur Constitution dans le respect des principes fédéraux essentiels.
L’accord des États fondateurs contribue à l’adoption de la Constitution fédérale.
Au Canada, les provinces détiennent la compétence législative de droit commun.
En principe, les États fédérés exercent la compétence législative de droit commun.
En principe, la Constitution fédérale énumère les compétences législatives des États fédérés.

Ils peuvent modifier leur Constitution dans le respect des principes fédéraux essentiels. · L’accord des États fondateurs contribue à l’adoption de la Constitution fédérale. · En principe, les États fédérés exercent la compétence législative de droit commun.

Explication

Dans le principe général, les États fédérés ont la compétence législative de droit commun et peuvent établir ou modifier leur Constitution sous réserve des principes fédéraux essentiels. Au Canada, c’est l’État fédéral qui possède la compétence de droit commun ; dans le modèle général, la compétence fédérale est celle d’attribution, et l’accord des États fondateurs intervient dans la constitution par association.

31. Concernant l’élection et les pouvoirs du président américain :

L’élection présidentielle comprend un vote populaire pour les grands électeurs, puis leur vote pour le président.
L’investiture démocrate ou républicaine constitue le passage obligé vers la présidence américaine.
Depuis 1951, le président américain peut être réélu deux fois après son premier mandat.
Le mandat présidentiel dure quatre ans et permet une seule réélection depuis 1951.
Le collège électoral comprend 435 grands électeurs liés aux représentants, 100 aux sénateurs et trois au District de Columbia.

L’élection présidentielle comprend un vote populaire pour les grands électeurs, puis leur vote pour le président. · L’investiture démocrate ou républicaine constitue le passage obligé vers la présidence américaine. · Le mandat présidentiel dure quatre ans et permet une seule réélection depuis 1951. · Le collège électoral comprend 435 grands électeurs liés aux représentants, 100 aux sénateurs et trois au District de Columbia.

Explication

Le mandat dure quatre ans et le 22e amendement limite à une seule réélection ; l’investiture des deux grands partis est le passage obligé décrit. Le scrutin est indirect et le collège compte 435 + 100 + 3, soit 538 grands électeurs ; deux réélections ne sont pas permises.

32. Lors de l’adoption de l’amendement Wallon, quel dispositif institutionnel est établi ?

Le Président est politiquement responsable devant les deux chambres sauf en cas de haute trahison.
Le 30 janvier 1875, l’amendement Wallon est adopté par 353 voix contre 352.
Le Gouvernement est politiquement responsable devant la seule Chambre des députés.
L’amendement Wallon prévoit l’élection du Président à la majorité simple par le Sénat seul.
Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour sept ans.

Le 30 janvier 1875, l’amendement Wallon est adopté par 353 voix contre 352.

Explication

L’amendement Wallon est adopté le 30 janvier 1875 par une voix de majorité, avec 353 voix contre 352. Le Président est élu par les deux chambres réunies à la majorité absolue et est irresponsable sauf haute trahison ; le Gouvernement est responsable devant les deux chambres.

33. À propos des contrepoids exercés par la Cour suprême, les lobbies et les agences indépendantes, quelles propositions sont exactes ?

La Cour suprême peut remettre en cause une réforme présidentielle par son contrôle de constitutionnalité.
Les lobbies cherchent à influencer l’opinion publique principalement par des décisions judiciaires.
Le Président peut nommer un juge à la Cour suprême même en l’absence de vacance.
Les lobbies peuvent transmettre des informations aux administrations et au Parlement.
Les dirigeants des agences indépendantes sont nommés par le Président avec l’accord du Sénat.

La Cour suprême peut remettre en cause une réforme présidentielle par son contrôle de constitutionnalité. · Les lobbies peuvent transmettre des informations aux administrations et au Parlement. · Les dirigeants des agences indépendantes sont nommés par le Président avec l’accord du Sénat.

Explication

La Cour suprême peut invalider des mesures présidentielles, les lobbies transmettent des informations aux administrations et au Parlement, et le Président nomme les dirigeants d’agences indépendantes avec l’accord du Sénat. La nomination d’un juge à la Cour suprême n’intervient qu’en cas de vacance ; l’influence médiatique des lobbies ne repose pas sur des décisions judiciaires.

34. Parmi les propositions suivantes concernant les branches du droit, laquelle (lesquelles) est (sont) exacte(s) ?

Le droit privé régit les rapports entre particuliers et avec des collectivités privées.
Le droit organise les rapports sociaux et contribue à les pacifier au sein d’une société.
Le droit international rassemble les règles en vigueur dans un État avec ses organes et sanctions propres.
Le droit se limite à régler les rapports entre les organes politiques d’un État.
Le droit constitutionnel porte sur les relations sociales internationales entre États ou individus.

Le droit privé régit les rapports entre particuliers et avec des collectivités privées. · Le droit organise les rapports sociaux et contribue à les pacifier au sein d’une société.

Explication

Le droit organise et pacifie les relations sociales, et le droit privé régit les rapports entre particuliers ou collectivités privées. Les règles propres à un État relèvent du droit interne, le droit constitutionnel concerne l’acquisition, l’exercice et la transmission du pouvoir politique, et le droit ne se limite pas aux organes politiques.

35. À propos des conditions de la démocratie, quelles sont les propositions exactes ?

La démocratie implique que le peuple exerce le pouvoir et que les décisions servent son intérêt.
Le pluralisme exige un traitement équitable des partis dans l’accès aux élections et aux médias.
Le multipartisme suppose plusieurs partis défendant des positions différentes et pouvant accéder au pouvoir.
La démocratie est un régime où un petit groupe exerce le pouvoir dans l’intérêt général.
Un régime cesse d’être démocratique dès que deux partis dominent durablement la vie politique.

La démocratie implique que le peuple exerce le pouvoir et que les décisions servent son intérêt. · Le pluralisme exige un traitement équitable des partis dans l’accès aux élections et aux médias. · Le multipartisme suppose plusieurs partis défendant des positions différentes et pouvant accéder au pouvoir.

Explication

La démocratie associe le pouvoir exercé par le peuple à des décisions prises dans son intérêt, et le multipartisme rend possible l’accès de partis aux positions différentes. Le pluralisme concerne notamment l’équité d’accès aux élections et aux médias ; deux partis dominants n’excluent pas à eux seuls la démocratie, et le gouvernement d’un petit groupe relève de l’oligarchie.

36. Une révision est engagée par le gouvernement, son texte est soumis directement à référendum, puis il est adopté. Concernant la procédure :

L’exécutif joue généralement un rôle secondaire dans les procédures de révision constitutionnelle.
La procédure comprend l’initiative, l’élaboration du texte et son adoption définitive.
Une initiative de l’exécutif peut conduire à soumettre directement le texte au référendum.
L’initiative peut notamment appartenir aux citoyens, au Parlement ou au chef de l’État.
La procédure de révision comporte l’initiative, le contrôle juridictionnel et la promulgation.

La procédure comprend l’initiative, l’élaboration du texte et son adoption définitive. · Une initiative de l’exécutif peut conduire à soumettre directement le texte au référendum. · L’initiative peut notamment appartenir aux citoyens, au Parlement ou au chef de l’État.

Explication

La procédure comprend trois phases : initiative, élaboration du texte et adoption définitive. L’exécutif joue généralement un rôle prépondérant, et non secondaire ; l’initiative peut appartenir aux acteurs cités, notamment aux citoyens, au Parlement et au chef de l’État. Une initiative de l’exécutif peut conduire à une soumission directe du texte au référendum ; le contrôle juridictionnel et la promulgation ne remplacent pas les trois phases indiquées.

37. Un territoire de faible superficie est habité par une population hétérogène et doté d’un gouvernement effectif. Concernant les éléments constitutifs de l’État, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La faible superficie du territoire n’empêche pas, à elle seule, l’existence d’un État.
Une population hétérogène peut susciter des velléités de sécession parmi certaines minorités.
Une population hétérogène constitue nécessairement une Nation formant un État-Nation.
La perte du territoire entraîne une modification des frontières sans disparition de l’État.
La réunion d’un territoire, d’une population et d’un gouvernement effectif constitue les éléments nécessaires à l’État.

La faible superficie du territoire n’empêche pas, à elle seule, l’existence d’un État. · Une population hétérogène peut susciter des velléités de sécession parmi certaines minorités. · La réunion d’un territoire, d’une population et d’un gouvernement effectif constitue les éléments nécessaires à l’État.

Explication

L’existence de l’État suppose un territoire, une population et un gouvernement effectif, et la superficie du territoire n’est pas déterminante. Une population hétérogène peut susciter des revendications sécessionnistes; en revanche, la perte du territoire entraîne la disparition de l’État, et l’homogénéité est associée à la Nation.

38. Une affaire concerne une loi fédérale contestée au cours d’un procès : concernant la justice fédérale américaine, quelles propositions sont exactes ?

La juridiction fédérale comprend 94 juridictions de district et 13 juridictions d’appel.
Un litige portant sur le droit fédéral relève en principe de la juridiction fédérale.
Le contrôle de constitutionnalité est diffus et intervient par voie d’exception.
Une partie peut contester une loi fédérée depuis 1803 devant le juge du procès.
La Cour suprême se situe au niveau des juridictions d’appel.

La juridiction fédérale comprend 94 juridictions de district et 13 juridictions d’appel. · Un litige portant sur le droit fédéral relève en principe de la juridiction fédérale. · Le contrôle de constitutionnalité est diffus et intervient par voie d’exception.

Explication

La justice fédérale comprend 94 juridictions de district et 13 juridictions d’appel, et les litiges portant sur le droit fédéral relèvent en principe du juge fédéral. Le contrôle de constitutionnalité est diffus et exercé par voie d’exception ; les lois fédérées sont concernées depuis 1816. La Cour suprême se trouve au sommet de la justice fédérale, et non au niveau des juridictions d’appel.

39. Une Constitution est révisée par une procédure plus exigeante que celle d’une loi ordinaire; des coutumes en précisent certains usages. Concernant les classifications constitutionnelles, quelles propositions sont exactes ?

Une Constitution coutumière repose sur des règles institutionnelles non écrites établies progressivement par l’usage.
Une Constitution rigide exige une procédure de révision plus contraignante que celle d’une loi ordinaire.
Le degré de rigidité varie selon les procédures de révision prévues par chaque Constitution.
Une Constitution souple se révise selon la procédure utilisée pour adopter ou modifier une loi ordinaire.
La rigidité constitutionnelle protège la prééminence de la Constitution par rapport à la loi.

Une Constitution coutumière repose sur des règles institutionnelles non écrites établies progressivement par l’usage. · Une Constitution rigide exige une procédure de révision plus contraignante que celle d’une loi ordinaire. · Le degré de rigidité varie selon les procédures de révision prévues par chaque Constitution. · Une Constitution souple se révise selon la procédure utilisée pour adopter ou modifier une loi ordinaire. · La rigidité constitutionnelle protège la prééminence de la Constitution par rapport à la loi.

Explication

Une Constitution coutumière se construit par l’usage, alors qu’une Constitution souple suit la procédure législative ordinaire pour sa révision. Une procédure plus contraignante caractérise la Constitution rigide et protège sa prééminence; l’intensité de cette rigidité dépend des mécanismes prévus.

40. Dans les institutions établies en 1946, quelles propositions décrivent correctement les organes exécutifs et la mise en place de la Constitution ?

Le Conseil des ministres est un organe solidaire responsable devant l’Assemblée nationale.
Le référendum du 13 octobre 1946 approuve le texte sans enthousiasme, qui devient la Constitution du 27 octobre.
Le Président de la République est élu pour sept ans par les deux chambres et perd le droit de dissolution.
Élu par les deux chambres pour sept ans, le Président conserve l’exécution des lois.
Le Conseil des ministres exerce collégialement le pouvoir exécutif sous la direction du Président du Conseil.

Le Conseil des ministres est un organe solidaire responsable devant l’Assemblée nationale. · Le référendum du 13 octobre 1946 approuve le texte sans enthousiasme, qui devient la Constitution du 27 octobre. · Le Président de la République est élu pour sept ans par les deux chambres et perd le droit de dissolution. · Le Conseil des ministres exerce collégialement le pouvoir exécutif sous la direction du Président du Conseil.

Explication

Le référendum du 13 octobre 1946 approuve le texte sans enthousiasme, qui devient la Constitution du 27 octobre. Le Président de la République est élu pour sept ans par les deux chambres et perd le droit de dissolution ainsi que l’exécution des lois. Le Conseil des ministres est un organe collégial et solidaire, responsable devant l’Assemblée nationale, et exerce le pouvoir exécutif sous la direction du Président du Conseil.

41. Un juge compare la place d’un traité face à une loi postérieure et les origines du contrôle de constitutionnalité. Quelles propositions sont exactes ?

Le contrôle américain fut établi par la Constitution sous l’impulsion du Chief Justice John Marshall.
En Europe, Hans Kelsen défend le contrôle des lois pour garantir la primauté de la Grundnorm.
Aux États-Unis, le contrôle fut instauré par la Cour suprême en 1803 dans Marbury contre Madison.
La primauté du droit externe sur la loi s’est affirmée au XXe siècle, y compris face à une loi postérieure contraire.
La primauté du traité sur la loi dépend de l’antériorité du traité par rapport à celle-ci.

En Europe, Hans Kelsen défend le contrôle des lois pour garantir la primauté de la Grundnorm. · Aux États-Unis, le contrôle fut instauré par la Cour suprême en 1803 dans Marbury contre Madison. · La primauté du droit externe sur la loi s’est affirmée au XXe siècle, y compris face à une loi postérieure contraire.

Explication

Au XXe siècle, l’intégration des traités après des formalités réduites s’est accompagnée de leur primauté sur la loi, même postérieure. Aux États-Unis, le contrôle a été instauré par la Cour suprême en 1803 dans l’arrêt Marbury contre Madison, sous John Marshall. Kelsen a soutenu le contrôle en Europe pour garantir la primauté de la Grundnorm ; le traité peut primer même sur une loi postérieure et le contrôle américain n’était pas prévu par la Constitution.

42. Un juge examine une loi à l’occasion d’un litige et envisage de ne pas l’appliquer. À propos des effets des contrôles :

Dans le modèle américain, l’effet de la décision est en principe erga omnes et fait disparaître la loi de l’ordre juridique.
Dans le modèle américain, le justiciable demande au juge d’abroger la loi applicable au litige.
Dans le modèle européen, la déclaration d’inconstitutionnalité peut empêcher l’entrée en vigueur de la loi ou l’abroger.
Dans le modèle européen, le contrôle s’exerce en principe par voie incidente et produit un effet inter partes.
Dans le modèle américain, le juge écarte en principe la loi dans le litige sans l’abroger.

Dans le modèle européen, la déclaration d’inconstitutionnalité peut empêcher l’entrée en vigueur de la loi ou l’abroger. · Dans le modèle américain, le juge écarte en principe la loi dans le litige sans l’abroger.

Explication

Le contrôle européen s’exerce en principe par voie d’action et peut empêcher l’entrée en vigueur de la loi ou l’abroger, avec un effet erga omnes. Dans le modèle américain, le juge écarte la loi pour le litige sans l’abroger, et le justiciable demande sa non-application, non son abrogation.

43. À propos du Cabinet et des structures fédérales qui l’entourent :

Le président nomme les secrétaires avec l’accord du Sénat et peut les révoquer.
Le Sénat représente les États fédérés et compte 100 membres élus pour six ans.
Le Cabinet réunit les secrétaires placés à la tête des départements fédéraux.
Le Cabinet constitue un gouvernement autonome, collégial et solidaire comparable à un gouvernement parlementaire.
L’Executive Office of the President regroupe des services placés sous l’autorité directe du Congrès.

Le président nomme les secrétaires avec l’accord du Sénat et peut les révoquer. · Le Sénat représente les États fédérés et compte 100 membres élus pour six ans. · Le Cabinet réunit les secrétaires placés à la tête des départements fédéraux.

Explication

Le Cabinet est la réunion des secrétaires dirigeant les départements ; le président les nomme avec l’accord du Sénat et peut les révoquer. Le Sénat représente les États, compte 100 membres et les sénateurs ont un mandat de six ans ; l’Executive Office est rattaché à la Maison-Blanche, et le Cabinet n’est pas un gouvernement parlementaire autonome.

44. Dans une fédération où le Parlement comprend deux chambres, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La première chambre représente la population selon des circonscriptions démographiques.
La seconde chambre peut disposer de pouvoirs importants dans les institutions fédérales.
La révision de la Constitution américaine requiert l’accord des deux tiers des États fédérés.
Aux États-Unis, la révision constitutionnelle requiert l’accord des trois quarts des États fédérés.
Au Sénat américain, les traités sont ratifiés à la majorité simple des sénateurs.

La première chambre représente la population selon des circonscriptions démographiques. · La seconde chambre peut disposer de pouvoirs importants dans les institutions fédérales. · Aux États-Unis, la révision constitutionnelle requiert l’accord des trois quarts des États fédérés.

Explication

La révision américaine requiert l’accord des trois quarts des États fédérés, tandis que la première chambre représente la population selon des circonscriptions démographiques. La seconde chambre fédérale peut avoir des pouvoirs importants ; le seuil américain est de trois quarts des États, et la ratification des traités par le Sénat exige les deux tiers.

45. Concernant les justifications et les critiques du contrôle de constitutionnalité :

Les juridictions constitutionnelles sont souvent composées de juges nommés, en tout ou en partie, par des autorités politiques.
L’interprétation de principes constitutionnels comme la liberté ou l’égalité peut varier selon les juges.
Il permet de sanctionner une loi portant atteinte aux droits garantis, même adoptée selon les procédures prévues.
Le contrôle garantit la primauté de la Constitution sur les lois et rend effective la hiérarchie des normes.
Une loi adoptée régulièrement par les organes compétents échappe au contrôle lorsqu’elle porte atteinte à une liberté constitutionnelle.

Les juridictions constitutionnelles sont souvent composées de juges nommés, en tout ou en partie, par des autorités politiques. · L’interprétation de principes constitutionnels comme la liberté ou l’égalité peut varier selon les juges. · Il permet de sanctionner une loi portant atteinte aux droits garantis, même adoptée selon les procédures prévues. · Le contrôle garantit la primauté de la Constitution sur les lois et rend effective la hiérarchie des normes.

Explication

Le contrôle assure la primauté constitutionnelle et peut sanctionner une atteinte aux droits même lorsque la loi a été régulièrement adoptée. L’interprétation des principes peut être subjective, et les juges sont souvent nommés par des autorités politiques ; la régularité de l’adoption n’immunise pas une loi attentatoire aux droits.

46. Un chef de l’exécutif soumet une question au vote afin de contourner l’opposition parlementaire et de renforcer sa propre position. Quelles propositions sont exactes ?

Le référendum abrogatif vise à adopter un texte et ne requiert pas de collecte de signatures.
La révocation permet aux citoyens de mettre fin de façon anticipée au mandat de certains élus.
Le référendum abrogatif permet aux citoyens de demander qu’un texte soit abrogé.
Les finalités référendaires comprennent l’adoption d’un texte, son abrogation et la révocation de représentants.
Le référendum peut prendre une dimension plébiscitaire si le vote porte surtout sur la confiance envers le dirigeant.

La révocation permet aux citoyens de mettre fin de façon anticipée au mandat de certains élus. · Le référendum abrogatif permet aux citoyens de demander qu’un texte soit abrogé. · Les finalités référendaires comprennent l’adoption d’un texte, son abrogation et la révocation de représentants. · Le référendum peut prendre une dimension plébiscitaire si le vote porte surtout sur la confiance envers le dirigeant.

Explication

Un référendum lancé par l’exécutif pour surmonter une opposition ou consolider sa position peut devenir un plébiscite centré sur la confiance envers le dirigeant. Les finalités comprennent adoption, abrogation et révocation ; le référendum abrogatif vise à obtenir l’abrogation d’un texte et suppose généralement une collecte de signatures dans un délai donné. La révocation met un terme anticipé au mandat, tandis que l’adoption et l’absence de signatures ne caractérisent pas le veto.

47. À propos du mandat représentatif et des procédés de démocratie semi-directe, quelles propositions sont exactes ?

La démocratie semi-directe associe au système représentatif des interventions directes du peuple dans la décision.
Un référendum permet aux citoyens de trancher une question constitutionnelle, législative ou administrative par un vote.
Le mandat représentatif oblige les élus à suivre les directives données par leurs électeurs.
Le mandat représentatif permet aux élus d’agir au nom de la Nation en indépendance vis-à-vis de leurs électeurs.
Le droit de pétition peut proposer l’adoption ou l’abrogation d’une disposition législative, sous condition de signatures.

La démocratie semi-directe associe au système représentatif des interventions directes du peuple dans la décision. · Un référendum permet aux citoyens de trancher une question constitutionnelle, législative ou administrative par un vote. · Le mandat représentatif permet aux élus d’agir au nom de la Nation en indépendance vis-à-vis de leurs électeurs. · Le droit de pétition peut proposer l’adoption ou l’abrogation d’une disposition législative, sous condition de signatures.

Explication

Le mandat représentatif rend les élus indépendants de leurs électeurs dans l’exercice de leur fonction. La démocratie semi-directe combine représentation et intervention directe ; la pétition peut proposer l’adoption ou l’abrogation d’un texte sous réserve d’un seuil de signatures, tandis que le référendum soumet une question au vote. L’obligation de suivre des directives correspond à la confusion avec le mandat impératif.

48. Dans un État, le Parlement adopte une révision constitutionnelle après un vote en chambres. Quelles règles peuvent caractériser cette étape ?

Quand le Parlement adopte une révision, une majorité simple est presque toujours exigée.
Des procédures renforcées peuvent viser des dispositions sensibles, notamment les droits et libertés.
Au Brésil, l’exemple cité requiert trois cinquièmes des membres des deux chambres.
Au Portugal, la majorité citée pour les députés est de trois cinquièmes.
L’adoption définitive peut être confiée au Parlement et requérir une majorité qualifiée.

Des procédures renforcées peuvent viser des dispositions sensibles, notamment les droits et libertés. · Au Brésil, l’exemple cité requiert trois cinquièmes des membres des deux chambres. · L’adoption définitive peut être confiée au Parlement et requérir une majorité qualifiée.

Explication

L’adoption définitive peut revenir au Parlement, auquel une majorité qualifiée est presque toujours demandée. L’exemple portugais prévoit deux tiers des députés, tandis que le Brésil exige trois cinquièmes des membres des deux chambres. Des procédures plus contraignantes peuvent protéger des dispositions sensibles ; la majorité parlementaire citée n’est pas une majorité simple.

49. Un État respecte sa Constitution et un traité qu’il a accepté; ses règles de pouvoir figurent dans plusieurs types de textes. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

La Constitution matérielle regroupe les règles relatives à la dévolution et à l’exercice du pouvoir politique.
La Constitution formelle se révise selon une procédure plus complexe que l’adoption d’une loi ordinaire.
La Constitution matérielle dépend de règles inscrites dans un texte constitutionnel écrit.
Les limitations de souveraineté acceptées par un État reposent sur son consentement.
Le respect des règles édictées par l’État ou des obligations acceptées relève de l’État de droit.

La Constitution matérielle regroupe les règles relatives à la dévolution et à l’exercice du pouvoir politique. · La Constitution formelle se révise selon une procédure plus complexe que l’adoption d’une loi ordinaire. · Les limitations de souveraineté acceptées par un État reposent sur son consentement. · Le respect des règles édictées par l’État ou des obligations acceptées relève de l’État de droit.

Explication

Le respect des règles nationales et des engagements souscrits est associé à l’État de droit, et les limitations acceptées découlent du consentement étatique. La Constitution matérielle se définit par son contenu, quelle que soit la forme du texte; la Constitution formelle se distingue par sa procédure de révision plus contraignante. L’exigence d’un texte écrit ne définit donc pas le sens matériel.

50. Une réforme maintient des conditions d’âge et de nationalité pour voter et envisage d’accorder le vote aux femmes en France. Parmi les propositions suivantes, laquelle(lesquelles) est(sont) exacte(s) ?

Le suffrage universel peut rester soumis à un âge minimal et à la nationalité.
L’article 3 de la Constitution française de 1958 interdit à un individu de s’attribuer l’exercice de la souveraineté.
En France, le droit de vote des femmes a été accordé en 1944.
Le suffrage universel exclut toute condition liée à l’âge ou à la nationalité.
En Suisse, les femmes ont obtenu le droit de vote en 1999.

Le suffrage universel peut rester soumis à un âge minimal et à la nationalité. · L’article 3 de la Constitution française de 1958 interdit à un individu de s’attribuer l’exercice de la souveraineté. · En France, le droit de vote des femmes a été accordé en 1944.

Explication

L’article 3 de la Constitution de 1958 interdit qu’un individu ou une section du peuple s’attribue l’exercice de la souveraineté. Le suffrage universel reste soumis à certaines conditions, notamment l’âge et la nationalité ; les femmes ont obtenu le droit de vote en France en 1944, tandis que la date suisse est 1971 et non 1999.

51. Dans un litige, une personne conteste la loi que le juge doit appliquer. Concernant les modèles de saisine :

Dans le modèle européen, la saisine appartient en principe à tout particulier engagé dans un litige.
Dans le modèle américain, la contestation de la loi s’effectue en principe hors de tout litige.
Dans le modèle européen, la saisine intervient en principe hors litige et relève d’autorités politiques.
Dans le modèle américain, tout particulier peut contester la constitutionnalité de la loi applicable au litige.
Le chef de l’État, le chef du gouvernement, des parlementaires ou des autorités locales peuvent saisir la juridiction constitutionnelle.

Dans le modèle européen, la saisine intervient en principe hors litige et relève d’autorités politiques. · Dans le modèle américain, tout particulier peut contester la constitutionnalité de la loi applicable au litige. · Le chef de l’État, le chef du gouvernement, des parlementaires ou des autorités locales peuvent saisir la juridiction constitutionnelle.

Explication

Le modèle américain autorise tout particulier à contester, dans un litige, une loi applicable : le contrôle est concret. Le modèle européen relève en principe d’autorités politiques et intervient hors litige, et les catégories citées peuvent saisir la juridiction ; les deux dernières propositions inversent les modèles.

52. Une opération militaire présidentielle dépasse 60 jours et un traité négocié doit être ratifié. Parmi les propositions suivantes, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Le président doit rendre compte de l’opération militaire au Parlement dans les 60 heures.
Le traité négocié par le président est ratifié à la majorité simple des sénateurs présents.
L’engagement de troupes au-delà de 60 jours nécessite l’accord du Congrès.
La ratification du traité exige l’accord des deux tiers des sénateurs présents.
Le président peut participer aux débats du Congrès pour défendre le traité négocié.

L’engagement de troupes au-delà de 60 jours nécessite l’accord du Congrès. · La ratification du traité exige l’accord des deux tiers des sénateurs présents.

Explication

Au-delà de 60 jours d’engagement, l’accord du Congrès est nécessaire, et la ratification d’un traité requiert les deux tiers des sénateurs présents. Le président ne participe pas aux débats du Congrès et doit rendre compte au Parlement dans les 48 heures ; la ratification ne relève pas de la majorité simple.

53. Concernant la composition des chambres et le bicaméralisme sous la IIIe République, quelles propositions sont exactes ?

Le Sénat comprend 300 membres, dont 75 élus à vie par l’Assemblée avant sa séparation.
La Chambre des députés est élue au suffrage indirect départemental pour un mandat de six ans.
Les 225 autres sénateurs sont élus au suffrage universel direct dans chaque département.
Les deux chambres peuvent adopter des textes de loi dans des termes différents sans navette.
La Chambre des députés compte de 523 à 624 membres élus au suffrage universel direct pour quatre ans.

Le Sénat comprend 300 membres, dont 75 élus à vie par l’Assemblée avant sa séparation. · La Chambre des députés compte de 523 à 624 membres élus au suffrage universel direct pour quatre ans.

Explication

La Chambre compte de 523 à 624 députés élus au suffrage universel direct pour quatre ans ; le Sénat rassemble 300 membres, dont 75 élus à vie par l’Assemblée. Le bicaméralisme impose l’adoption des textes en termes identiques et les 225 autres sénateurs sont élus au suffrage indirect, non direct.

54. Une région exerce les compétences que la Constitution lui attribue, tandis que l’État conserve la compétence législative générale. Concernant l’État régional :

En Espagne, les modifications du statut des Communautés autonomes échappent à l’approbation parlementaire.
En Espagne, les modifications du statut des Communautés autonomes sont approuvées par le Parlement.
Dans un État régional, les collectivités disposent d’une compétence législative d’attribution.
En Italie, les statuts régionaux peuvent être contrôlés par la Cour constitutionnelle à la demande du Gouvernement.
Dans un État régional, les collectivités détiennent en principe la compétence législative de droit commun.

En Espagne, les modifications du statut des Communautés autonomes sont approuvées par le Parlement. · Dans un État régional, les collectivités disposent d’une compétence législative d’attribution. · En Italie, les statuts régionaux peuvent être contrôlés par la Cour constitutionnelle à la demande du Gouvernement.

Explication

Dans un État régional, les collectivités disposent en principe de compétences législatives attribuées, l’État conservant la compétence de droit commun. Les modifications des statuts des Communautés autonomes espagnoles doivent être approuvées par le Parlement espagnol. En Italie, la Cour constitutionnelle peut contrôler la constitutionnalité des statuts à la demande du Gouvernement ; les deux dernières propositions inversent ces règles.

55. Après l’exclusion du PCF et du RPF du jeu majoritaire, quelles propositions rendent compte de la configuration politique de la IVe République ?

Après la rupture du tripartisme, les gouvernements s’appuient sur des partis centristes souvent indisciplinés.
En 1946, le PCF, la SFIO et le MRP représentent ensemble entre les deux tiers et les trois quarts des électeurs.
À partir de 1951, exclure le PCF et le RPF laisse environ 60 % des députés disponibles pour une majorité.
La représentation proportionnelle favorise l’émiettement parlementaire, bien qu’une majorité stable ait pu réunir trois partis.
En mai 1947, le renvoi des ministres communistes du Gouvernement Ramadier met fin au tripartisme.

Après la rupture du tripartisme, les gouvernements s’appuient sur des partis centristes souvent indisciplinés. · En 1946, le PCF, la SFIO et le MRP représentent ensemble entre les deux tiers et les trois quarts des électeurs. · À partir de 1951, exclure le PCF et le RPF laisse environ 60 % des députés disponibles pour une majorité. · La représentation proportionnelle favorise l’émiettement parlementaire, bien qu’une majorité stable ait pu réunir trois partis. · En mai 1947, le renvoi des ministres communistes du Gouvernement Ramadier met fin au tripartisme.

Explication

La représentation proportionnelle favorise l’émiettement, mais le PCF, la SFIO et le MRP auraient pu former une majorité et représentent ensemble deux tiers à trois quarts des électeurs en 1946. Le renvoi des ministres communistes en mai 1947 met fin au tripartisme ; les gouvernements suivants reposent sur des partis centristes souvent indisciplinés, et l’exclusion du PCF et du RPF laisse environ 60 % des députés.

56. Un président soutenu par l’opinion publique défend un projet face à plusieurs contrepoids : concernant cette situation, quelles propositions sont exactes ?

Dans les domaines des agences indépendantes, le Président doit négocier plutôt que simplement imposer sa volonté.
L’opinion publique agit comme un coefficient multiplicateur des autres contrepoids au leadership présidentiel.
Le soutien populaire rend plus difficile l’opposition du Congrès aux lois et crédits demandés par le Président.
Dans les domaines des agences indépendantes, le Président peut gouverner en imposant directement sa volonté.
Le soutien de l’opinion publique facilite l’opposition de la Cour suprême aux réformes présidentielles.

Dans les domaines des agences indépendantes, le Président doit négocier plutôt que simplement imposer sa volonté. · L’opinion publique agit comme un coefficient multiplicateur des autres contrepoids au leadership présidentiel. · Le soutien populaire rend plus difficile l’opposition du Congrès aux lois et crédits demandés par le Président.

Explication

Dans les domaines confiés aux agences indépendantes, le Président doit négocier ; l’opinion publique amplifie l’action des autres contrepoids. Le soutien populaire complique notamment l’opposition du Congrès aux lois et crédits sollicités, et rend aussi plus difficile l’opposition de la Cour suprême, contrairement à la dernière proposition.

57. À la suite de l’élection de l’Assemblée en 1871, quelles propositions retracent correctement les étapes institutionnelles et politiques ?

Le soulèvement de la Commune de Paris est écrasé le 28 mai 1871.
Les discours de Thiers des 19 février et 10 mars 1871 constituent le Pacte de Bordeaux.
La loi du Septennat confie à Mac-Mahon le pouvoir exécutif pour cinq ans.
La paix avec la Prusse est signée le 10 mai 1871.
L’Assemblée élue en 1871 l’est au scrutin plurinominal majoritaire à deux tours.

Le soulèvement de la Commune de Paris est écrasé le 28 mai 1871. · Les discours de Thiers des 19 février et 10 mars 1871 constituent le Pacte de Bordeaux. · La paix avec la Prusse est signée le 10 mai 1871.

Explication

Le soulèvement de la Commune de Paris est écrasé le 28 mai 1871. Le Pacte de Bordeaux correspond aux discours de Thiers des 19 février et 10 mars 1871, tandis que la paix avec la Prusse est signée le 10 mai. La loi du Septennat confie à Mac-Mahon le pouvoir exécutif pour sept ans. L’Assemblée élue en 1871 l’est au scrutin plurinominal majoritaire à un tour.

58. Une loi, un acte administratif et une théorie sur la norme suprême sont examinés au regard de leur place dans l’ordre juridique. Quelles propositions sont exactes ?

La loi est inférieure aux actes administratifs parce que le Parlement représente le peuple.
Le bloc de constitutionnalité comprend notamment les articles constitutionnels et le préambule.
Pour les jusnaturalistes, la norme suprême émane normalement de l’État et correspond à la Constitution.
La loi est subordonnée à la Constitution, mais supérieure aux autres normes internes infra-constitutionnelles.
Les actes administratifs locaux doivent respecter les lois, mais pas les normes constitutionnelles.

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment les articles constitutionnels et le préambule. · La loi est subordonnée à la Constitution, mais supérieure aux autres normes internes infra-constitutionnelles.

Explication

Pour les jusnaturalistes, la norme suprême préexiste à l’État et oblige le pouvoir constituant originaire ; l’origine étatique et la Constitution caractérisent plutôt l’approche positiviste. Le bloc de constitutionnalité comprend notamment les articles et le préambule, et la loi est subordonnée à la Constitution tout en dominant les autres normes internes infra-constitutionnelles. Les actes administratifs centraux comme locaux doivent respecter les normes constitutionnelles et législatives ; la représentation du peuple fonde la prééminence de la loi, non son infériorité.

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Qu’est-ce que le droit ?

L’ensemble des règles qui régissent les rapports sociaux et contribuent à les organiser et à les pacifier.

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Les relations sociales internationales entre États ou individus.

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