QCM : Démocratie et protection constitutionnelle — 57 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle place la Constitution occupe-t-elle dans la hiérarchie des normes ?

Elle rassemble des principes moraux situés en dessous des règlements administratifs
Elle constitue la norme juridique suprême et le texte fondateur de la société
Elle représente un ensemble de pratiques politiques dépourvues de portée juridique
Elle forme une règle législative ordinaire applicable au même niveau que les lois

Elle constitue la norme juridique suprême et le texte fondateur de la société

Explication

La Constitution domine les normes juridiques inférieures et fonde l’organisation de la société. La considérer comme une loi ordinaire méconnaît sa supériorité dans la hiérarchie des normes.

2. Selon l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, quelle situation signifie qu’une société n’a pas de Constitution ?

L’absence de garantie des droits et de séparation des pouvoirs
L’absence d’un parlement composé de deux chambres distinctes
L’absence d’une procédure permettant de réviser les lois ordinaires
L’absence d’une juridiction chargée d’annuler les règlements

L’absence de garantie des droits et de séparation des pouvoirs

Explication

L’article 16 lie l’existence d’une Constitution à la garantie des droits et à la séparation des pouvoirs. Le bicamérisme, le contrôle des règlements ou la révision législative ne définissent pas à eux seuls cette exigence.

3. Comment faut-il distinguer la valeur juridique et l’intérêt pratique des dispositions constitutionnelles ?

Elles ont une valeur politique identique, tandis que leur force juridique dépend de leur application
Elles ont une valeur juridique différente, mais présentent toujours le même intérêt pratique
Elles ont la même valeur juridique, mais peuvent avoir un intérêt politique différent
Elles ont une valeur juridique identique et produisent nécessairement les mêmes effets politiques

Elles ont la même valeur juridique, mais peuvent avoir un intérêt politique différent

Explication

Toutes les dispositions constitutionnelles possèdent la même valeur juridique, sans avoir nécessairement la même importance politique ou pratique. Une différence d’intérêt ne signifie donc pas une différence de force juridique.

4. Quel pouvoir intervient lorsqu’une Constitution nouvelle est établie, par opposition à sa modification selon la procédure qu’elle prévoit ?

Le pouvoir constituant dérivé établit une Constitution nouvelle
Le pouvoir constituant originaire établit une Constitution nouvelle
Le pouvoir législatif établit une Constitution nouvelle par une loi ordinaire
Le pouvoir juridictionnel établit une Constitution nouvelle par une décision

Le pouvoir constituant originaire établit une Constitution nouvelle

Explication

Le pouvoir constituant originaire crée une Constitution nouvelle, tandis que le pouvoir constituant dérivé procède à sa modification selon les mécanismes prévus. Une révision constitutionnelle relève donc du pouvoir dérivé.

5. Quelle caractéristique distingue une convention constitutionnelle d’une règle juridique écrite ?

Elle est facultative pour les responsables politiques, mais sanctionnée par le Parlement
Elle est inscrite dans la Constitution et s’impose par une décision judiciaire
Elle est juridiquement supérieure aux lois et bénéficie d’une sanction juridictionnelle
Elle est politiquement obligatoire, mais ne bénéficie pas d’une sanction juridictionnelle

Elle est politiquement obligatoire, mais ne bénéficie pas d’une sanction juridictionnelle

Explication

Une convention constitutionnelle est une règle politique non écrite que les acteurs tiennent pour obligatoire, sans sanction juridictionnelle. Son caractère obligatoire relève donc de la pratique politique plutôt que d’un recours devant un juge.

6. Quelle distinction Claude-Albert Colliard établit-il entre constitution juridique et constitution politique ?

La constitution juridique exprime des sanctions, tandis que la constitution politique supprime les institutions
La constitution juridique concerne les partis, tandis que la constitution politique organise les juridictions
La constitution juridique est écrite, tandis que la constitution politique repose sur des comportements non écrits
La constitution juridique repose sur des usages, tandis que la constitution politique figure dans un texte écrit

La constitution juridique est écrite, tandis que la constitution politique repose sur des comportements non écrits

Explication

La constitution juridique désigne le texte écrit, alors que la constitution politique comprend les comportements que les acteurs politiques s’imposent. Confondre ces notions revient à attribuer les usages politiques au texte juridique.

7. Quel objet relève du droit constitutionnel institutionnel ?

L’étude de l’évolution historique des conventions politiques non écrites
L’étude du statut, des compétences et des rapports entre les institutions
L’étude de la conformité des règlements aux principes constitutionnels
L’étude du contenu des libertés et des droits fondamentaux protégés

L’étude du statut, des compétences et des rapports entre les institutions

Explication

Le droit constitutionnel institutionnel analyse les institutions, leurs compétences et leurs relations dans différents régimes politiques. L’étude des droits fondamentaux appartient plutôt au droit constitutionnel substantiel.

8. Que fait principalement le droit constitutionnel normatif lorsqu’il examine une loi ?

Il vérifie que la loi respecte la Constitution, placée au sommet de la hiérarchie juridique
Il recense les usages politiques suivis par les institutions sans examiner leur validité
Il détermine le contenu philosophique des libertés sans comparer les normes
Il décrit les rapports entre le gouvernement et le Parlement dans un régime politique

Il vérifie que la loi respecte la Constitution, placée au sommet de la hiérarchie juridique

Explication

Le droit constitutionnel normatif place la Constitution au sommet de l’ordre juridique et contrôle la conformité des normes inférieures. L’analyse des rapports institutionnels relève du droit institutionnel, non de cette fonction de contrôle.

9. Quels éléments appartiennent au bloc de constitutionnalité français ?

Le Code civil, le Préambule de 1946, les traités européens et les usages parlementaires
La Constitution de 1958, les lois ordinaires, les règlements et les décisions administratives
La Constitution de 1958, les décrets présidentiels, les conventions politiques et les lois organiques
La Constitution de 1958, le Préambule de 1946, la Charte de 2004 et certains principes républicains

La Constitution de 1958, le Préambule de 1946, la Charte de 2004 et certains principes républicains

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend la Constitution de 1958, le Préambule de 1946, la Charte de l’environnement de 2004 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République. Les lois ordinaires et les actes administratifs n’en font pas partie en tant que tels.

10. Quelle relation entre mode de scrutin et système partisan Maurice Duverger établit-il ?

Les deux tours favorisent le bipartisme, tandis que la proportionnelle produit des alliances durables
Le scrutin majoritaire à un tour favorise le bipartisme, tandis que la proportionnelle favorise le multipartisme
La proportionnelle réduit le nombre de partis, tandis que les deux tours créent un multipartisme rigide
Le scrutin majoritaire à un tour favorise le multipartisme, tandis que la proportionnelle favorise le bipartisme

Le scrutin majoritaire à un tour favorise le bipartisme, tandis que la proportionnelle favorise le multipartisme

Explication

Maurice Duverger associe le scrutin majoritaire à un tour au bipartisme et la représentation proportionnelle au multipartisme rigide. Confondre ces effets revient à inverser le lien classique entre mode de scrutin et structuration des partis.

11. Que désigne le fait majoritaire dans les institutions françaises ?

La répartition proportionnelle des sièges entre les partis représentés à l’Assemblée nationale
La concordance entre une majorité présidentielle et une majorité parlementaire soutenant le président
La possibilité pour le Parlement de renverser le gouvernement après chaque élection présidentielle
La transformation d’une majorité parlementaire en opposition à la majorité présidentielle élue

La concordance entre une majorité présidentielle et une majorité parlementaire soutenant le président

Explication

Le fait majoritaire désigne la correspondance entre la majorité issue de l’élection présidentielle et une majorité parlementaire favorable au président. Il ne renvoie donc ni à une opposition parlementaire ni à une répartition proportionnelle des sièges.

12. Une personne conteste la constitutionnalité d’une loi déjà promulguée et appliquée dans un litige : quelle procédure peut-elle invoquer ?

Le contrôle constitutionnel de 1958, exercé avant la promulgation de la loi
La question prioritaire de constitutionnalité, entrée en vigueur le 1er mars 2010
La saisine parlementaire préalable, réservée aux textes avant leur adoption définitive
Le référendum législatif, destiné à examiner la conformité d’une loi en vigueur

La question prioritaire de constitutionnalité, entrée en vigueur le 1er mars 2010

Explication

La QPC permet de contester une loi déjà promulguée et en vigueur, et elle est entrée en vigueur le 1er mars 2010. Le contrôle exercé dans le cadre initial de 1958 intervenait avant la promulgation, ce qui ne correspond pas à cette situation.

13. À quelle date la Constitution des États-Unis a-t-elle été adoptée ?

Le 14 juillet 1789
Le 26 août 1789
Le 17 septembre 1787
Le 4 juillet 1776

Le 17 septembre 1787

Explication

La Constitution des États-Unis a été adoptée le 17 septembre 1787 et constitue un modèle majeur de constitution écrite. Les autres dates renvoient à des événements de l’histoire révolutionnaire américaine ou française.

14. Quel objectif caractérise le constitutionnalisme ?

Remplacer les institutions représentatives par une administration contrôlée par les juges
Organiser par une Constitution un pouvoir autoritaire indépendant des libertés publiques
Établir par une Constitution un régime libéral protecteur des libertés publiques
Décrire dans une Constitution le contenu des règles applicables à une période donnée

Établir par une Constitution un régime libéral protecteur des libertés publiques

Explication

Le constitutionnalisme est un courant de pensée qui voit dans la Constitution un moyen d’établir un régime libéral protégeant les libertés publiques. La présence d’une Constitution ne suffit pas à rendre un régime libéral, car des régimes autoritaires peuvent aussi en posséder une.

15. Quelle distinction oppose correctement l’État de droit et l’état du droit ?

L’État de droit désigne les libertés publiques, tandis que l’état du droit désigne les rapports entre les pouvoirs publics
L’État de droit désigne la soumission des organes au droit, tandis que l’état du droit désigne le contenu des règles applicables
L’État de droit désigne les institutions politiques, tandis que l’état du droit désigne les décisions rendues par les tribunaux
L’État de droit désigne le contenu des règles, tandis que l’état du droit désigne la soumission des organes au droit

L’État de droit désigne la soumission des organes au droit, tandis que l’état du droit désigne le contenu des règles applicables

Explication

L’État de droit exprime l’idée que tout organe, y compris l’État, est soumis au droit, alors que l’état du droit décrit les règles applicables à un moment donné. Les deux expressions ne se distinguent donc pas par leurs institutions ou par leurs juridictions.

16. Quelle définition correspond à l’État en droit public ?

Une communauté culturelle fondée sur une histoire et des valeurs communes
Une population quantifiable organisée autour d’intérêts sociaux particuliers
Un ensemble de représentants physiques exerçant collectivement une autorité politique
Une personne morale de droit public détenant le monopole de la contrainte légale

Une personne morale de droit public détenant le monopole de la contrainte légale

Explication

L’État est une personne morale de droit public qui détient le monopole de la contrainte légale. Ses représentants sont des personnes physiques, mais ils ne se confondent pas avec la personnalité juridique de l’État.

17. Selon Maurice Hauriou, quelle caractéristique définit une institution ?

Un système d’équilibre de pouvoirs et de consentement construit autour d’une idée
Une autorité administrative chargée d’appliquer les décisions du pouvoir exécutif
Une communauté nationale fondée sur des caractères héréditaires et une langue commune
Une association temporaire de personnes réunies pour défendre un intérêt matériel

Un système d’équilibre de pouvoirs et de consentement construit autour d’une idée

Explication

Pour Maurice Hauriou, une institution repose sur un équilibre de pouvoirs et de consentement organisé autour d’une idée, l’État étant l’institution primaire. Cette définition ne réduit donc pas l’institution à une administration ou à une association temporaire.

18. Quelle opposition entre les conceptions de Hobbes et de Locke est correcte concernant le contrat politique ?

Hobbes et Locke refusent toute cession de droits et fondent l’autorité sur la seule tradition
Hobbes défend une cession partielle des droits, tandis que Locke transfère tous les droits au souverain
Hobbes défend une cession totale des droits, tandis que Locke admet une cession partielle et un droit de résistance
Hobbes et Locke admettent tous deux une cession totale des droits sans possibilité de résistance

Hobbes défend une cession totale des droits, tandis que Locke admet une cession partielle et un droit de résistance

Explication

Chez Hobbes, les individus cèdent la totalité de leurs droits au Léviathan, tandis que Locke limite la cession au droit de se faire justice eux-mêmes et conserve un droit de résistance. Attribuer à Locke une aliénation totale efface précisément sa conception limitée du contrat politique.

19. Quelle distinction oppose correctement la population et la nation ?

La population exprime une volonté politique, tandis que la nation désigne un ensemble statistique d’habitants
La population désigne une communauté culturelle, tandis que la nation correspond à un territoire juridiquement délimité
La population repose sur un sentiment collectif, tandis que la nation se mesure par des données démographiques
La population est quantifiable objectivement, tandis que la nation repose sur le sentiment d’une communauté distincte

La population est quantifiable objectivement, tandis que la nation repose sur le sentiment d’une communauté distincte

Explication

La population constitue une donnée objective et quantifiable, alors que la nation repose sur le sentiment subjectif de former une communauté distincte. La nation ne se réduit donc pas à un décompte démographique, contrairement à la population.

20. Quelle distinction oppose correctement la population à la nation ?

La population exprime une identité, tandis que la nation désigne un groupe mesurable
La population est quantifiable, tandis que la nation exprime un sentiment collectif
La population dépend de valeurs communes, tandis que la nation repose sur le territoire
La population correspond à la souveraineté, tandis que la nation renvoie à la citoyenneté

La population est quantifiable, tandis que la nation exprime un sentiment collectif

Explication

La population constitue une réalité objective que l’on peut compter, alors que la nation repose sur le sentiment subjectif de former un collectif distinct. Confondre la nation avec un simple groupe mesurable revient à négliger sa dimension identitaire.

21. Quelle caractéristique distingue la conception française de la nation de la conception allemande présentée par Ernest Renan ?

La conception française privilégie une langue et une ascendance communes
La conception française définit la nation par l’appartenance religieuse
La conception française repose sur des caractères physiques héréditaires
La conception française privilégie des valeurs et des épreuves communes

La conception française privilégie des valeurs et des épreuves communes

Explication

La conception française met l’accent sur le partage de valeurs et d’épreuves communes, tandis que la conception allemande privilégie des critères objectifs tels que la langue ou la culture. L’ascendance et les caractères héréditaires relèvent donc plutôt de l’approche allemande.

22. Que désigne la souveraineté de l’État ?

La capacité d’un gouvernement à consulter les citoyens sur chaque décision
L’autorité de droit exercée par l’État sur une population et un territoire
La faculté d’une collectivité locale à gérer ses services publics
Le pouvoir d’un État de négocier des accords avec ses voisins

L’autorité de droit exercée par l’État sur une population et un territoire

Explication

La souveraineté désigne l’autorité de droit exclusive de l’État sur une population rassemblée sur un territoire. La négociation internationale constitue une activité étatique, mais elle ne définit pas à elle seule la souveraineté.

23. Quelle situation relève de la souveraineté extérieure plutôt que de la souveraineté intérieure ?

Un État sanctionne une entreprise installée sur son territoire
Un État refuse qu’un autre État lui impose ses décisions
Un État adopte une règle applicable à ses administrations
Un État exerce la police dans une commune de son territoire

Un État refuse qu’un autre État lui impose ses décisions

Explication

La souveraineté extérieure protège l’État contre l’autorité que d’autres États chercheraient à lui imposer. Les autres situations concernent l’exercice de l’autorité de l’État sur des acteurs présents dans son propre territoire.

24. Lequel de ces pouvoirs fait partie des attributs classiques de la souveraineté ?

Soumettre ses lois à l’autorité d’un État voisin
Lever l’impôt et organiser une armée
Déléguer toute décision à des associations privées
Renoncer à rendre la justice sur son territoire

Lever l’impôt et organiser une armée

Explication

La levée de l’impôt et l’organisation d’une armée figurent parmi les attributs classiques de la souveraineté, avec le pouvoir de légiférer ou de rendre la justice. Se soumettre à une autorité étrangère contredit au contraire l’idée d’indépendance souveraine.

25. Que signifie, chez Georg Jellinek, la compétence de la compétence ?

L’État doit recevoir chaque compétence d’une autorité internationale
L’État exerce ses attributions dans les limites fixées par les communes
L’État confie ses compétences à des collectivités dépourvues d’autonomie
L’État peut déterminer lui-même l’étendue de ses propres attributions

L’État peut déterminer lui-même l’étendue de ses propres attributions

Explication

La compétence de la compétence signifie que l’État peut moduler lui-même l’étendue de ses attributions. Cette notion ne décrit donc pas une compétence imposée par une autorité internationale ou définie par les collectivités locales.

26. Lequel de ces ensembles correspond aux caractéristiques de l’État unitaire ?

Unité du peuple, du droit, de l’organisation, des normes et de la langue
Pluralité des gouvernements, mais unité des langues et des administrations
Unité du territoire, mais diversité des peuples, des droits et des normes
Pluralité des peuples, des droits, des organisations, des normes et des langues

Unité du peuple, du droit, de l’organisation, des normes et de la langue

Explication

L’État unitaire repose sur cinq formes d’unité : populaire, juridique, organisationnelle, normative et linguistique. La pluralité des peuples et des ordres juridiques renvoie plutôt à une logique d’organisation composée.

27. Quelle affirmation correspond à la décision du Conseil constitutionnel du 9 mai 1991 sur la Corse ?

Elle transforme la Corse en État fédéré doté d’une souveraineté propre
Elle reconnaît juridiquement plusieurs peuples constituant la République française
Elle affirme qu’il n’existe juridiquement qu’un seul peuple français
Elle confie aux régions le pouvoir de modifier l’unité du peuple français

Elle affirme qu’il n’existe juridiquement qu’un seul peuple français

Explication

Dans cette décision, le Conseil constitutionnel affirme juridiquement l’existence d’un seul peuple français, ce qui renforce le principe d’unité de l’État. La reconnaissance de peuples juridiquement distincts serait contraire à cette affirmation.

28. Un préfet reçoit de l’administration centrale le pouvoir d’agir dans un département : de quel mécanisme s’agit-il ?

De la décentralisation, car le préfet devient une personne morale autonome
De la nationalisation, car une collectivité rejoint l’administration d’État
De la déconcentration, car le préfet reste un organe de l’État
Du fédéralisme, car le département acquiert une souveraineté propre

De la déconcentration, car le préfet reste un organe de l’État

Explication

Il s’agit d’une déconcentration : des attributions sont confiées à un organe de l’État implanté localement, comme le préfet. La décentralisation suppose au contraire une personne morale distincte de l’État, administrée par des élus.

29. Quelle situation illustre la décentralisation ?

Le gouvernement nomme un recteur pour diriger les services éducatifs régionaux
Le ministre charge un préfet d’appliquer une politique dans son département
La loi confie une compétence à une commune librement administrée par des élus
L’administration centrale conserve une compétence exercée par ses propres agents

La loi confie une compétence à une commune librement administrée par des élus

Explication

La décentralisation consiste à attribuer par la loi une compétence à une personne morale distincte de l’État, telle qu’une commune, qui bénéficie de la libre administration. Le préfet et le recteur restent des agents ou organes de l’État, ce qui relève de la déconcentration.

30. Quelle est la différence institutionnelle fondamentale entre un État fédéral et une confédération ?

L’État fédéral repose sur un traité international, tandis que la confédération repose sur une Constitution commune.
L’État fédéral réunit des collectivités autonomes, tandis que la confédération supprime leur souveraineté.
L’État fédéral permet la sécession des membres, tandis que la confédération interdit leur retrait.
L’État fédéral repose sur une Constitution commune, tandis que la confédération repose sur un traité international.

L’État fédéral repose sur une Constitution commune, tandis que la confédération repose sur un traité international.

Explication

L’État fédéral superpose une organisation fédérale aux États fédérés au moyen d’une Constitution commune. La confédération, en revanche, associe des États souverains par un traité international, ce qui la distingue juridiquement de la fédération.

31. Quel énoncé caractérise une confédération d’États ?

Elle répartit les compétences entre deux niveaux selon une Constitution fédérale révisable.
Elle crée un nouvel État superposé aux membres, dont le retrait devient juridiquement impossible.
Elle unit des États fédérés par une Constitution, et ses décisions s’imposent directement à eux.
Elle associe des États souverains par un traité, et ses membres peuvent quitter l’association.

Elle associe des États souverains par un traité, et ses membres peuvent quitter l’association.

Explication

La confédération est une association d’États souverains fondée sur un traité international, et chaque membre peut la quitter. La Constitution fédérale et la superposition d’un nouvel État caractérisent plutôt l’État fédéral.

32. Quel enchaînement retrace correctement les principales étapes de la formation des États-Unis ?

Articles de la Confédération en 1776, indépendance en 1781, Constitution en 1783, traité de Paris en 1787.
Indépendance en 1776, Articles de la Confédération en 1781, traité de Paris en 1783, Constitution en 1787.
Indépendance en 1776, Constitution en 1781, traité de Paris en 1783, Articles de la Confédération en 1787.
Indépendance en 1776, traité de Paris en 1781, Articles de la Confédération en 1783, Constitution en 1787.

Indépendance en 1776, Articles de la Confédération en 1781, traité de Paris en 1783, Constitution en 1787.

Explication

La formation américaine suit cette succession : déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776, Articles de la Confédération en 1781, traité de Paris en 1783, puis Constitution de 1787. Les autres séquences déplacent ou inversent ces étapes historiques.

33. Quels sont les trois principes organisateurs du fédéralisme selon Georges Scelle ?

La superposition, l’autonomie et la participation.
La représentation, l’uniformité et la déconcentration.
La centralisation, la hiérarchie et la délégation.
La souveraineté, la sécession et la neutralité.

La superposition, l’autonomie et la participation.

Explication

Georges Scelle identifie la superposition, l’autonomie et la participation comme les trois principes organisateurs du fédéralisme. La centralisation et l’uniformité renvoient davantage à une logique unitaire qu’à l’organisation fédérale.

34. Comment l’État régional ou autonomique se distingue-t-il de l’État fédéral ?

Il partage la souveraineté entre un État fédéral et des États fédérés dotés d’une compétence protégée.
Il associe des États souverains par un traité international autorisant le retrait de chaque membre.
Il concentre les compétences territoriales au niveau central en limitant leur exercice local.
Il conserve l’unité de l’État tout en accordant une autonomie constitutionnellement reconnue à certaines composantes.

Il conserve l’unité de l’État tout en accordant une autonomie constitutionnellement reconnue à certaines composantes.

Explication

L’État régional demeure un État unitaire, mais sa Constitution reconnaît et protège une large autonomie pour certaines composantes territoriales. Le partage entre souveraineté fédérale et souverainetés fédérées correspond plutôt à l’État fédéral.

35. Dans quel régime les compétences régionales peuvent-elles être reprises par l’État central sans révision constitutionnelle ?

Dans l’État régional, parce que l’autonomie des régions peut être modifiée par le pouvoir central.
Dans la confédération, parce que les membres délèguent leurs compétences par une loi commune.
Dans l’État fédéral, parce que les États fédérés dépendent d’une décision ordinaire du pouvoir central.
Dans l’État régional, parce que les régions disposent d’une souveraineté indépendante de la Constitution.

Dans l’État régional, parce que l’autonomie des régions peut être modifiée par le pouvoir central.

Explication

Dans l’État régional, les compétences des régions peuvent être reprises par l’État central, ce qui révèle le caractère délégable de leur autonomie. Dans l’État fédéral, ces compétences sont protégées par la Constitution et leur modification exige une révision constitutionnelle.

36. Comment la France, l’Espagne et l’Italie organisent-elles juridiquement la répartition des compétences territoriales ?

Les trois États la déterminent principalement par des traités conclus entre leurs collectivités territoriales.
La France la délègue aux régions, tandis que l’Espagne et l’Italie la confient à une autorité fédérale.
La France l’inscrit dans sa Constitution, tandis que l’Espagne et l’Italie la fixent par une loi ordinaire.
La France la fixe par la loi, tandis que l’Espagne et l’Italie l’inscrivent dans leur Constitution.

La France la fixe par la loi, tandis que l’Espagne et l’Italie l’inscrivent dans leur Constitution.

Explication

La France est un État unitaire décentralisé : la loi fixe la répartition des compétences entre l’État et les collectivités. En Espagne et en Italie, cette répartition bénéficie d’une inscription constitutionnelle.

37. Que désigne le statut d’autonomie d’une communauté autonome espagnole ?

Une décision juridictionnelle précisant ponctuellement les compétences attribuées à une communauté.
Un traité international organisant les relations entre l’État espagnol et les communautés autonomes.
Sa norme institutionnelle fondamentale, pouvant prévoir des particularités linguistiques ou fiscales.
Une loi nationale uniforme définissant de manière identique les compétences de toutes les régions.

Sa norme institutionnelle fondamentale, pouvant prévoir des particularités linguistiques ou fiscales.

Explication

Le statut d’autonomie constitue la norme institutionnelle fondamentale de chaque communauté autonome espagnole et peut intégrer des spécificités linguistiques ou fiscales. Il n’est donc pas une loi uniforme applicable de la même manière à toutes les communautés.

38. Quelle institution peut trancher en Espagne et en Italie un conflit de compétences entre l’État et les territoires autonomes ?

La juridiction constitutionnelle, saisie pour contrôler la répartition des compétences.
Le gouvernement central, statuant seul par une décision administrative obligatoire.
Une commission internationale, chargée d’arbitrer les différends territoriaux internes.
Le parlement régional, qui impose sa lecture aux autres institutions publiques.

La juridiction constitutionnelle, saisie pour contrôler la répartition des compétences.

Explication

En Espagne et en Italie, la juridiction constitutionnelle peut être saisie afin de résoudre les conflits de compétences entre l’État et les régions ou communautés autonomes. Le gouvernement central ou un parlement régional ne dispose pas seul de cette fonction juridictionnelle.

39. Quelle différence caractérise le critère matériel et le critère formel de définition d’une Constitution ?

Le critère matériel porte sur la procédure, tandis que le critère formel porte sur le contenu
Le critère matériel concerne la coutume, tandis que le critère formel concerne les conventions
Le critère matériel porte sur le contenu, tandis que le critère formel porte sur la procédure
Le critère matériel concerne les institutions locales, tandis que le critère formel concerne l’État central

Le critère matériel porte sur le contenu, tandis que le critère formel porte sur la procédure

Explication

Le critère matériel s’intéresse au contenu de la Constitution, notamment aux règles fondamentales de l’État, alors que le critère formel renvoie à une procédure particulière d’établissement ou de révision. Confondre ces critères revient à attribuer la procédure au critère matériel et le contenu au critère formel.

40. Pourquoi la Constitution britannique est-elle considérée comme matérielle mais non formelle ?

Elle organise les territoires britanniques au moyen d’un texte unique adopté en 1998
Elle repose principalement sur des conventions politiques dépourvues de toute portée constitutionnelle
Elle figure dans un document unique adopté selon une procédure plus exigeante qu’une loi ordinaire
Elle regroupe des règles constitutionnelles issues de plusieurs textes historiques sans procédure constitutionnelle unifiée

Elle regroupe des règles constitutionnelles issues de plusieurs textes historiques sans procédure constitutionnelle unifiée

Explication

La Constitution britannique possède un contenu constitutionnel, mais ses règles proviennent de textes historiques dispersés, comme la Magna Carta et le Bill of Rights. Elle ne correspond donc pas au modèle d’une Constitution formelle réunie dans un texte soumis à une procédure supérieure.

41. Selon Julien Laferrière, comment une coutume constitutionnelle acquiert-elle une force obligatoire ?

Par la répétition de précédents qui crée une prescription juridiquement obligatoire
Par l’adoption d’une décision politique dépourvue de portée juridique directe
Par la publication d’un texte constitutionnel suivant la procédure législative ordinaire
Par la reconnaissance d’une pratique administrative limitée à un territoire

Par la répétition de précédents qui crée une prescription juridiquement obligatoire

Explication

Pour Julien Laferrière, la coutume constitutionnelle naît de la répétition de précédents jusqu’à former une prescription juridiquement obligatoire. Une convention politique, en revanche, ne constitue pas de la même manière une règle de droit sanctionnable.

42. Une pratique interprète une règle constitutionnelle existante sans la compléter ni y déroger : de quel type de coutume s’agit-il ?

D’une convention constitutionnelle
D’une coutume praeter legem
D’une coutume contra legem
D’une coutume secundum legem

D’une coutume secundum legem

Explication

La coutume secundum legem interprète une règle constitutionnelle déjà existante. La coutume praeter legem la complète, tandis que la coutume contra legem s’en écarte.

43. Quelle distinction juridique et politique oppose principalement la coutume constitutionnelle à la convention constitutionnelle ?

La coutume concerne les juridictions, tandis que la convention concerne les collectivités territoriales
La coutume repose sur un texte écrit, tandis que la convention résulte d’une procédure formelle de révision
La coutume est une règle politique, tandis que la convention est une règle de droit directement sanctionnée
La coutume est une règle de droit, tandis que la convention est une règle politique sans sanction juridique directe

La coutume est une règle de droit, tandis que la convention est une règle politique sans sanction juridique directe

Explication

La coutume constitutionnelle constitue une règle de droit, alors que la convention constitutionnelle impose une conduite politique sans sanction juridique directe. La violation d’une convention peut surtout provoquer une crise politique.

44. Quelle est la fonction principale du pouvoir constituant originaire ?

Adopter des lois ordinaires pour organiser les pouvoirs publics
Interpréter les règles constitutionnelles adoptées par le pouvoir législatif
Réviser une Constitution existante selon une procédure prévue par celle-ci
Créer la norme juridique suprême qu’est la Constitution

Créer la norme juridique suprême qu’est la Constitution

Explication

Le pouvoir constituant originaire a pour fonction de créer une nouvelle Constitution, qui constitue la norme juridique suprême. La révision d’une Constitution existante relève du pouvoir constituant dérivé.

45. Dans quelle situation le pouvoir constituant originaire intervient-il ?

Lorsqu’une loi ordinaire est modifiée par une majorité parlementaire
Lorsqu’une Constitution est révisée selon la procédure qu’elle prévoit
Lorsqu’une juridiction interprète une disposition constitutionnelle existante
Lors de la création d’un État ou de l’avènement d’un nouveau régime politique

Lors de la création d’un État ou de l’avènement d’un nouveau régime politique

Explication

Le pouvoir constituant originaire apparaît lorsqu’un nouvel État est créé ou lorsqu’un nouveau régime politique s’installe. Une simple révision constitutionnelle mobilise le pouvoir constituant dérivé.

46. Que font les députés du Tiers État le 20 juin 1789 lors du serment du Jeu de Paume ?

Ils établissent une convention politique destinée à organiser les territoires du royaume
Ils jurent de ne pas se séparer avant l’établissement d’une Constitution du royaume
Ils adoptent une procédure de révision de la Constitution monarchique existante
Ils proclament immédiatement l’abolition de toutes les institutions de la monarchie

Ils jurent de ne pas se séparer avant l’établissement d’une Constitution du royaume

Explication

Le 20 juin 1789, les députés du Tiers État jurent de ne pas se séparer avant l’établissement d’une Constitution du royaume. Cet événement exprime leur volonté de participer à la création d’un nouvel ordre constitutionnel.

47. Quelle distinction entre la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et la Constitution française de 1793 est exacte ?

Les deux textes reconnaissent la résistance à l’oppression sans mentionner l’insurrection
La première prévoit l’insurrection, tandis que la seconde reconnaît la résistance à l’oppression
La première reconnaît la résistance à l’oppression, tandis que la seconde prévoit l’insurrection
Les deux textes prévoient un droit à l’insurrection contre les autorités publiques

La première reconnaît la résistance à l’oppression, tandis que la seconde prévoit l’insurrection

Explication

La Déclaration de 1789 reconnaît la résistance à l’oppression, alors que la Constitution de 1793 prévoit explicitement un droit à l’insurrection. Confondre ces deux formulations revient à attribuer à chaque texte le mécanisme prévu par l’autre.

48. Quels éléments caractérisent la protection politique de la Constitution ?

Le référendum, la dissolution des assemblées et la responsabilité ministérielle
Le serment, les prérogatives des organes de l’État et les contrepoids
La publication des lois, le contrôle juridictionnel et la consultation populaire
La coutume, la séparation des pouvoirs et l’élection présidentielle

Le serment, les prérogatives des organes de l’État et les contrepoids

Explication

La protection politique repose sur l’engagement des gouvernants par le serment, les pouvoirs attribués aux organes de l’État et les mécanismes de contrepoids. Le contrôle juridictionnel relève d’une autre forme de protection constitutionnelle.

49. Qui peut saisir le Conseil constitutionnel avant la promulgation d’une loi en France ?

Les présidents des assemblées, les juridictions suprêmes et 50 députés ou sénateurs
Le Président, le Premier ministre, les présidents des assemblées, 60 députés ou 60 sénateurs
Le Premier ministre, les préfets, les présidents de groupe et 100 parlementaires
Le Président, les maires, les présidents de région, 40 députés ou 40 sénateurs

Le Président, le Premier ministre, les présidents des assemblées, 60 députés ou 60 sénateurs

Explication

L’article 61 permet notamment au Président, au Premier ministre, aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’à 60 députés ou 60 sénateurs, de saisir le Conseil constitutionnel. Les maires et les préfets ne figurent pas parmi les autorités habilitées par cette règle.

50. Que promet le président des États-Unis dans sa prestation de serment constitutionnelle ?

Représenter, administrer et réorganiser les institutions fédérales
Promulguer, contrôler et sanctionner les lois fédérales
Réviser, interpréter et appliquer la Constitution
Conserver, protéger et défendre la Constitution

Conserver, protéger et défendre la Constitution

Explication

La prestation de serment engage personnellement le président des États-Unis à conserver, protéger et défendre la Constitution. Elle ne lui impose pas de promettre la révision ou l’interprétation du texte constitutionnel.

51. Quelle différence oppose la participation indirecte et la participation directe à l’élaboration d’une Constitution ?

L’indirecte confie la rédaction à une assemblée élue, la directe soumet le projet au référendum
L’indirecte soumet le texte au référendum, la directe confie la rédaction à une assemblée élue
L’indirecte réserve le vote aux parlementaires, la directe réserve la rédaction aux ministres
L’indirecte associe les juridictions, la directe associe les gouvernements locaux

L’indirecte confie la rédaction à une assemblée élue, la directe soumet le projet au référendum

Explication

Dans la participation indirecte, le peuple élit une assemblée constituante qui élabore le texte ; dans la participation directe, il approuve ou rejette le projet par référendum. La confusion consiste à inverser le rôle de l’assemblée et celui du peuple.

52. Quelle mission une assemblée constituante peut-elle exercer ?

Contrôler les élections seules ou cumuler cette fonction avec une fonction exécutive
Rédiger la Constitution seule ou cumuler cette fonction avec une fonction législative
Organiser le référendum seul ou cumuler cette fonction avec une fonction judiciaire
Interpréter les lois seules ou cumuler cette fonction avec une fonction diplomatique

Rédiger la Constitution seule ou cumuler cette fonction avec une fonction législative

Explication

Une assemblée constituante peut être limitée à la rédaction de la Constitution ou exercer en même temps une fonction législative. L’organisation d’un référendum n’est pas la caractéristique qui définit ses deux formes de mission.

53. Quel enchaînement décrit correctement les référendums constitutionnels français de 1946 ?

Les deux projets furent adoptés lors de consultations successives
Le projet de mai fut rejeté, puis celui d’octobre fut adopté
Les deux projets furent rejetés après des consultations successives
Le projet de mai fut adopté, puis celui d’octobre fut rejeté

Le projet de mai fut rejeté, puis celui d’octobre fut adopté

Explication

Le premier projet de Constitution fut rejeté par référendum en mai 1946, tandis que le second fut adopté en octobre de la même année. La principale erreur consiste à inverser le résultat des deux consultations.

54. Quelle différence caractérise la participation populaire indirecte et directe à la Constitution ?

L’indirecte élit une assemblée constituante, la directe utilise un référendum
L’indirecte utilise un référendum, la directe élit une assemblée constituante
L’indirecte fait intervenir les collectivités, la directe fait intervenir les partis
L’indirecte confie le texte aux tribunaux, la directe le confie aux ministres

L’indirecte élit une assemblée constituante, la directe utilise un référendum

Explication

La participation indirecte passe par l’élection populaire d’une assemblée chargée d’établir la Constitution, tandis que la participation directe passe par l’approbation ou le rejet du projet au référendum. Le référendum appartient donc à la modalité directe.

55. Quel contraste oppose la Constitution française de 1875 au second projet constitutionnel de 1946 ?

Les deux textes entrèrent en vigueur sans consultation populaire préalable
Celle de 1875 fut adoptée par référendum, celui de 1946 entra en vigueur sans consultation populaire
Celle de 1875 entra en vigueur sans consultation populaire, celui de 1946 fut adopté par référendum
Les deux textes furent adoptés par référendum après une consultation populaire nationale

Celle de 1875 entra en vigueur sans consultation populaire, celui de 1946 fut adopté par référendum

Explication

La Constitution de 1875 fut mise en vigueur sans consultation populaire, alors que le second projet de 1946 fut adopté par référendum en octobre, après le rejet du premier en mai. Attribuer un référendum à 1875 inverse précisément cette différence historique.

56. Pourquoi le référendum de 1958 a-t-il été qualifié de plébiscitaire par certains observateurs ?

Parce que les électeurs avaient choisi séparément le gouvernement et la Constitution
Parce que le texte avait été approuvé par les deux chambres avant le scrutin
Parce que le vote sur la Constitution était aussi perçu comme un vote sur De Gaulle
Parce que le référendum portait principalement sur la révision d’une loi ordinaire

Parce que le vote sur la Constitution était aussi perçu comme un vote sur De Gaulle

Explication

La Constitution de 1958 fut soumise directement au peuple, mais le scrutin fut critiqué car l’adhésion au texte pouvait aussi exprimer un soutien à De Gaulle. Le caractère plébiscitaire tient donc à cette personnalisation du vote.

57. Quelle procédure l’article 89 prévoit-il pour réviser la Constitution française ?

Un vote majoritaire de l’Assemblée nationale, puis une approbation présidentielle sans intervention populaire
Un vote distinct des deux assemblées, puis une validation par le Conseil constitutionnel à la majorité simple
Un vote identique des deux assemblées, puis une approbation par le Congrès aux trois cinquièmes ou par référendum
Un vote du Sénat, puis une ratification par les collectivités territoriales à la majorité absolue

Un vote identique des deux assemblées, puis une approbation par le Congrès aux trois cinquièmes ou par référendum

Explication

L’article 89 exige un vote en termes identiques par l’Assemblée nationale et le Sénat, suivi d’une approbation par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes ou par référendum. Une simple décision présidentielle ne satisfait pas cette procédure de révision.

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Qu'est-ce que la Constitution dans la hiérarchie des normes ?

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Que dit l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen sur la Constitution ?

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