QCM : Droit aérien européen et aéronefs (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi le droit aérien est-il qualifié de discipline juridique dérivée et généraliste ?

Il constitue une discipline autonome dont les règles ne dépendent d’aucune autre matière.
Il rassemble des règles propres au droit public, sans emprunt à d’autres matières.
Il adapte à l’aéronautique des règles issues de plusieurs matières juridiques.
Il reprend les règles du droit des transports sans les adapter au domaine aéronautique.

Il adapte à l’aéronautique des règles issues de plusieurs matières juridiques.

Explication

Le droit aérien mobilise des règles de droit public et privé provenant d’autres matières, qu’il adapte à l’aéronautique. Le droit public seul réduit à tort cette diversité, la discipline autonome nie son caractère dérivé et le droit des transports seul en limite indûment le périmètre.

2. Quelle caractéristique de l’aviation explique le caractère fondamentalement international du droit aérien ?

Les aéroports relient plusieurs territoires, mais les règles communes concernent le commerce seul.
Les aéronefs traversent les territoires et l’aviation civile nécessite des règles communes.
Les aéronefs traversent les territoires, mais des règles nationales suffisent à l’aviation civile.
Les aéronefs restent dans un territoire, mais les aéroports nécessitent des règles communes.

Les aéronefs traversent les territoires et l’aviation civile nécessite des règles communes.

Explication

Le passage des aéronefs d’un territoire à l’autre et le besoin de règles communes pour l’aviation civile fondent le caractère international du droit aérien. L’idée de déplacements strictement nationaux nie le franchissement des frontières, les aéroports ne suffisent pas à expliquer ce caractère, et des règles nationales seules ne répondent pas au besoin de règles communes.

3. Des ayants droit qui n’étaient pas parties à un contrat de transport aérien veulent demander réparation après un accident. Quelle solution correspond à l’arrêt Visioz contre Air France du 29 juin 1953 ?

Le contrat leur est opposable, mais ils peuvent invoquer la responsabilité extracontractuelle.
Le contrat leur est inopposable, mais ils ne peuvent invoquer que la responsabilité contractuelle.
Le contrat leur est opposable et ils doivent invoquer la responsabilité contractuelle.
Le contrat leur est inopposable et ils peuvent invoquer la responsabilité extracontractuelle.

Le contrat leur est inopposable et ils peuvent invoquer la responsabilité extracontractuelle.

Explication

Dans l’arrêt Visioz contre Air France, la cour d’appel de Bordeaux a considéré que le contrat était inopposable aux ayants droit tiers, qui pouvaient donc invoquer la responsabilité extracontractuelle. L’action contractuelle confond leur statut de tiers avec celui d’une partie; les deux autres réponses inversent soit l’opposabilité, soit le fondement de responsabilité.

4. Une réglementation porte sur les drones de loisir et les activités de contrôle aérien, sans concerner de transport commercial. Ces activités relèvent-elles du droit aérien ?

Oui, car le droit aérien comprend l’aviation civile non commerciale et les activités liées aux aéronefs.
Oui, car le droit aérien comprend les transports commerciaux, mais pas les drones de loisir.
Non, car le droit aérien vise l’aviation commerciale et ses contrats de transport.
Non, car le droit aérien vise les aéronefs, mais pas les activités de contrôle aérien.

Oui, car le droit aérien comprend l’aviation civile non commerciale et les activités liées aux aéronefs.

Explication

Le droit aérien couvre l’aviation civile au-delà de l’aviation commerciale, notamment les drones et le contrôle aérien. La limiter au commercial exclut à tort les activités non commerciales, écarter le contrôle aérien méconnaît son inclusion, et exclure les drones reprend précisément cette confusion.

5. Un avion survole l’espace aérien situé au-dessus du territoire d’un État. Quel principe s’applique à cet espace ?

L’espace y relève d’une liberté d’exploration et d’exploitation sans appropriation souveraine.
L’État survolé y exerce une souveraineté complète et exclusive.
L’État survolé y exerce une souveraineté limitée à son espace maritime.
L’État d’immatriculation de l’avion y exerce une souveraineté complète et exclusive.

L’État survolé y exerce une souveraineté complète et exclusive.

Explication

L’article 1 de la convention de Chicago reconnaît à chaque État la souveraineté complète et exclusive sur l’espace aérien au-dessus de son territoire. La liberté sans appropriation concerne l’espace extra-atmosphérique, l’immatriculation de l’aéronef ne déplace pas la souveraineté, et celle-ci ne se limite pas à l’espace maritime.

6. Un aéronef prévoit de traverser l’espace aérien souverain d’un État sans escale. Quelle condition doit-il remplir ?

Obtenir une autorisation préalable de survol.
Notifier le survol après avoir traversé son espace aérien.
Se conformer au régime du passage inoffensif en mer territoriale.
Obtenir une autorisation préalable d’atterrissage dans cet État.

Obtenir une autorisation préalable de survol.

Explication

Le survol d’un espace aérien souverain nécessite une autorisation préalable; le passage inoffensif reconnu en mer territoriale ne s’applique pas au survol aérien. Une autorisation d’atterrissage ne remplace pas celle de survol, et l’absence d’escale ou une notification après le passage ne supprime pas cette exigence.

7. Un État revendique la souveraineté sur une zone de l’espace extra-atmosphérique tout en autorisant des missions d’exploration. Quelle règle s’applique au regard du traité du 27 janvier 1967 ?

L’appropriation souveraine est permise, tandis que l’exploration et l’exploitation sont libres.
L’appropriation souveraine est interdite, tandis que l’exploration et l’exploitation sont libres.
L’appropriation souveraine est permise, tandis que l’exploration est libre et l’exploitation interdite.
L’appropriation souveraine est interdite, tandis que l’exploration et l’exploitation sont interdites.

L’appropriation souveraine est interdite, tandis que l’exploration et l’exploitation sont libres.

Explication

Le traité interdit l’appropriation souveraine de l’espace extra-atmosphérique tout en garantissant la liberté d’exploration et d’exploitation. La liberté d’exploitation ne confère pas un droit de souveraineté; l’interdiction d’appropriation ne prohibe pas l’exploration, et le régime ne distingue pas ici exploration autorisée et exploitation interdite.

8. Un État autorise un aéronef à survoler son territoire, mais omet de fournir le contrôle aérien conforme aux normes applicables. Quelle obligation liée à l’article 11 n’est pas respectée ?

L’obligation d’assurer un contrôle aérien conforme aux normes aériennes
L’obligation de faire atterrir les aéronefs dès leur entrée dans l’espace aérien
L’obligation d’accorder un droit de survol à tout aéronef civil
L’obligation d’intercepter tout aéronef autorisé à survoler le territoire

L’obligation d’assurer un contrôle aérien conforme aux normes aériennes

Explication

L’article 11 soumet le survol à une autorisation et impose aussi à l’État d’assurer un contrôle aérien conforme aux normes. L’interception relève d’une autre règle, le droit automatique de survol méconnaît le régime d’autorisation, et l’atterrissage forcé n’est pas une obligation générale.

9. Un avion civil non identifié pénètre dans l’espace aérien d’un État. Quelle mesure l’État peut-il prendre au titre de l’article 3 bis, sous réserve de protéger les personnes à bord ?

L’autoriser à poursuivre son vol sans intervention
L’intercepter et exiger son atterrissage même si les personnes à bord sont mises en danger
Le détruire dès lors qu’il n’est pas identifié
L’intercepter et exiger son atterrissage sans mettre en danger les personnes à bord

L’intercepter et exiger son atterrissage sans mettre en danger les personnes à bord

Explication

L’article 3 bis autorise l’interception d’un aéronef civil non autorisé ou non identifié et permet d’exiger son atterrissage, à condition de ne pas mettre en danger les personnes à bord. La destruction n’est pas la mesure prévue, l’absence d’intervention ignore la règle, et l’atteinte à la sécurité des passagers viole sa condition.

10. Un avion civil est pris par des terroristes, qui veulent l’utiliser comme arme afin de provoquer un grand nombre de victimes. Comment qualifie-t-on cet aéronef ?

Un aéronef militaire hostile
Un aéronef civil ayant dévié de sa trajectoire
Un aéronef « renegade »
Un aéronef civil non identifié

Un aéronef « renegade »

Explication

Un aéronef « renegade » est un avion civil tombé aux mains de terroristes et utilisé comme une arme pour causer un nombre élevé de victimes. Un appareil non identifié ou ayant dévié de sa route ne répond pas nécessairement à cette définition, tandis qu’un aéronef militaire n’est pas un avion civil.

11. Des renseignements signalent une intention armée susceptible de menacer l’espace aérien français. Quel cadre fixe les conditions de préservation de cet espace face à ce risque ?

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité de 2013
L’article D.14-1 du code de la défense nationale
L’article 34 de la Constitution
L’article 11 de la convention de Chicago

L’article D.14-1 du code de la défense nationale

Explication

L’article D.14-1 du code de la défense nationale fixe les conditions de préservation de l’espace aérien français face aux risques provenant d’intentions armées ou hostiles. Le Livre blanc présente la finalité de la sûreté aérienne, l’article 34 concerne le domaine de la loi et l’article 11 encadre le survol et le contrôle aérien.

12. Lorsqu’il faut déterminer qui peut ordonner la destruction d’un aéronef hostile, quelle difficulté constitutionnelle se pose en France ?

Le Premier ministre est chef des armées, tandis que le président est responsable de la défense nationale
Le président est chef des armées, tandis que le Premier ministre est responsable de la défense nationale
Le Parlement est chef des armées, tandis que le président est responsable de la défense nationale
Le ministre chargé de l’aviation civile est chef des armées, tandis que le Premier ministre commande l’armée

Le président est chef des armées, tandis que le Premier ministre est responsable de la défense nationale

Explication

La Constitution fait du président de la République le chef des armées, tandis que l’article 21 rend le Premier ministre responsable de la défense nationale; cette répartition soulève la question de l’autorité compétente pour ordonner la destruction. Les autres réponses inversent ou attribuent incorrectement ces rôles.

13. Quelle justification le juge constitutionnel allemand a-t-il retenue en 2006 pour invalider la loi autorisant la destruction d’un avion civil devenu hostile ?

La destruction était interdite parce que le droit international interdit toute interception d’un aéronef civil
La destruction était permise dès lors que l’aéronef présentait un risque pour le territoire
La loi était invalide parce que le président, et non le Parlement, dirige les forces armées
L’intervention intérieure armée était encadrée par des exceptions limitées, et tuer les passagers portait atteinte à leur dignité

L’intervention intérieure armée était encadrée par des exceptions limitées, et tuer les passagers portait atteinte à leur dignité

Explication

Le juge a invalidé la loi parce que la Loi fondamentale n’autorise l’intervention intérieure de l’armée qu’en cas de catastrophe naturelle ou d’accident grave, sans recours aux armes, et parce que tuer les passagers porte atteinte à la dignité humaine. L’interdiction ne portait pas sur toute interception, et le risque pour le territoire ne supprimait pas ces limites.

14. Un aéronef est suivi en route, les couloirs de circulation sont organisés, les flux sont régulés et des données météorologiques sont communiquées. Quel service remplit la fonction de régulation des flux ?

L’ASM
L’ATS
L’ATFM
Le SIB

L’ATFM

Explication

L’ATFM régule les flux de trafic aérien. L’ATS suit les aéronefs en route, l’ASM organise les espaces et les couloirs, et le SIB fournit des informations utiles comme la météo.

15. Un projet européen organise la circulation aérienne en espaces fonctionnels qui dépassent les frontières nationales, tout en préservant les besoins militaires et d’ordre public des États. Quel cadre juridique correspond à ce projet ?

Le règlement du 10 mars 2004 sur le ciel unique européen
L’accord de transit sur les libertés de survol et d’escale
L’annexe 12 de la Convention de Chicago sur le sauvetage
L’article 12 de la Convention de Chicago sur la haute mer

Le règlement du 10 mars 2004 sur le ciel unique européen

Explication

Le règlement du 10 mars 2004 instaure le ciel unique européen et privilégie des espaces fonctionnels plutôt que nationaux, sans porter atteinte aux besoins militaires et d’ordre public relevant de la souveraineté étatique. L’organisation exclusivement nationale méconnaît cette évolution, l’extension aux besoins militaires ignore la réserve de souveraineté, et les règles de haute mer ou de transit concernent d’autres objets.

16. Un aéronef évolue au-dessus de la haute mer et une question se pose sur les règles de circulation applicables. Quel régime l’article 12 de la Convention de Chicago prévoit-il ?

Les règles nationales de l’État de départ
Les règles fixées par l’État d’immatriculation
Les règles établies en vertu de la Convention
Les règles de l’État côtier le plus proche

Les règles établies en vertu de la Convention

Explication

Au-dessus de la haute mer, l’article 12 rend applicables les règles établies en vertu de la Convention de Chicago. Les règles de l’État de départ, de l’État côtier ou d’immatriculation ne sont pas le régime indiqué par cet article.

17. Un État doit organiser la recherche et le sauvetage aéronautiques. Quelle zone relève de son obligation en plus de son territoire ?

Les seules eaux territoriales adjacentes
L’espace aérien placé sous contrôle militaire
Toutes les zones de haute mer sans attribution
Les zones de haute mer qui lui sont attribuées

Les zones de haute mer qui lui sont attribuées

Explication

L’annexe 12 impose à chaque État d’assurer ces services sur son territoire et dans les zones de haute mer qui lui sont attribuées. L’obligation ne s’étend pas à toute la haute mer et ne se limite pas aux eaux territoriales; le contrôle militaire est une fonction distincte.

18. Quel rôle la Convention de Chicago joue-t-elle à l’égard de l’OACI ?

Elle est l’acte constitutif de l’OACI, qui siège à Paris
Elle est l’acte constitutif de l’OACI, qui siège à Montréal
Elle est le règlement européen de l’OACI, qui siège à Montréal
Elle est l’accord de transit de l’OACI, qui siège à Genève

Elle est l’acte constitutif de l’OACI, qui siège à Montréal

Explication

La Convention de Chicago est l’acte constitutif de l’OACI, une organisation internationale dotée de la personnalité juridique et siégeant à Montréal. L’accord de transit n’est pas son acte constitutif, Genève et Paris ne sont pas le siège indiqué, et la Convention n’est pas un règlement européen.

19. Une compagnie prépare un vol commercial et doit distinguer l’opération de transport des opérations nécessaires à sa réalisation, comme la navigation aérienne. Comment caractériser ces deux catégories ?

La navigation aérienne et le transport aérien sont non commerciaux
La navigation aérienne est commerciale; le transport aérien est non commercial
La navigation aérienne est non commerciale; le transport aérien est commercial
La navigation aérienne et le transport aérien sont commerciaux

La navigation aérienne est non commerciale; le transport aérien est commercial

Explication

La navigation aérienne regroupe les opérations nécessaires au commerce aérien qui ne sont pas commerciales, tandis que le transport aérien constitue une opération de commerce. Dire que la navigation est commerciale inverse la distinction; qualifier le transport de non commercial ou les deux catégories de même nature l’efface.

20. Une compagnie souhaite exploiter un service aérien international régulier qui survole un État sans y atterrir. Quelle condition l’article 6 de la Convention de Chicago impose-t-il ?

Obtenir au préalable l’autorisation de l’État survolé
Demander un droit d’escale technique dans l’État survolé
Déposer une notification après le premier survol
Obtenir une autorisation de l’État d’immatriculation

Obtenir au préalable l’autorisation de l’État survolé

Explication

L’article 6 exige l’autorisation préalable de tout État survolé pour un service aérien international régulier. Une notification après coup ne satisfait pas cette exigence, l’État d’immatriculation ne remplace pas l’État survolé, et une escale technique n’est pas requise lorsqu’il s’agit seulement d’un survol.

21. Une compagnie transporte des passagers depuis son État de départ vers un État étranger, puis effectue un trajet de retour en rapportant des passagers vers l’État de départ. Quelles libertés correspondent respectivement à ces deux opérations commerciales ?

La première pour l’aller et la deuxième pour le retour
La quatrième pour l’aller et la troisième pour le retour
La deuxième pour l’aller et la première pour le retour
La troisième pour l’aller et la quatrième pour le retour

La troisième pour l’aller et la quatrième pour le retour

Explication

La troisième liberté permet d’emporter des passagers, marchandises ou courriers vers un État extérieur; la quatrième permet d’en rapporter vers l’État de départ. Inverser ces deux libertés constitue la confusion centrale; les première et deuxième concernent respectivement le survol et l’escale technique.

22. Quel accord conclu entre le Royaume-Uni et les États-Unis a établi en 1946 un modèle durable de bilatéralisme aérien ?

Un accord aérien franco-américain de 1946
L’accord des Bermudes du 11 février 1946
Les accords Open Sky promus à partir de 1992
L’accord Bermudes 2 du 23 juillet 1977

L’accord des Bermudes du 11 février 1946

Explication

L’accord des Bermudes, conclu le 11 février 1946 entre le Royaume-Uni et les États-Unis, a servi de modèle durable aux échanges aériens bilatéraux. Bermudes 2 date de 1977, tandis que les accords Open Sky sont promus à partir de 1992.

23. Deux États négocient un accord aérien inspiré du modèle bermudien. Quelle disposition correspond à ce modèle ?

Ouvrir le marché à tous les transporteurs, tout en maintenant une approbation commune des tarifs
Énumérer les routes et les compagnies, mais laisser chaque transporteur fixer ses tarifs sans approbation
Libéraliser les capacités et les prix, en laissant chaque compagnie choisir librement ses routes
Énumérer les compagnies et les routes, encadrer le trafic et soumettre les tarifs à une double approbation étatique

Énumérer les compagnies et les routes, encadrer le trafic et soumettre les tarifs à une double approbation étatique

Explication

Le modèle bermudien réserve les liaisons aux compagnies nationales, précise les transporteurs et les routes, encadre les droits de trafic et prévoit une double approbation étatique des tarifs. La libéralisation des prix relève plutôt des accords Open Sky; l’absence d’approbation tarifaire ou l’accès ouvert ne correspond pas au modèle décrit.

24. Quelle décision la CJUE a-t-elle rendue le 5 novembre 2002 au sujet d’accords aériens bilatéraux conclus avec les États-Unis ?

Un accord révisé encadrant les fréquences et les types d’aéronefs des vols charters
Huit arrêts imposant une libéralisation complète des tarifs des liaisons transatlantiques
Huit arrêts constatant notamment la contrariété de clauses de nationalité discriminatoires au droit de l’Union
Un arrêt validant les clauses de nationalité des accords bilatéraux au regard du droit de l’Union

Huit arrêts constatant notamment la contrariété de clauses de nationalité discriminatoires au droit de l’Union

Explication

Le 5 novembre 2002, la CJUE a rendu huit arrêts constatant que des accords aériens bilatéraux conclus avec les États-Unis méconnaissaient le droit de l’Union, notamment à cause de clauses de nationalité discriminatoires. La réglementation des charters correspond à Bermudes 2, tandis que la CJUE n’a pas validé ces clauses.

25. Un accord global de l’Union européenne vise à la fois l’ouverture des échanges aériens et l’encadrement de plusieurs domaines connexes. Quelle combinaison caractérise ce type d’accord ?

Libéralisation des échanges et réglementation des fréquences, des aéronefs, des capacités et des tarifs
Libéralisation des échanges et réglementation du commerce, de la sécurité, de l’environnement, du social et de la fiscalité
Réglementation du commerce, de la sécurité et de l’environnement, sans ouverture des échanges
Libéralisation des échanges et réglementation de la sûreté, en écartant les questions sociales et fiscales

Libéralisation des échanges et réglementation du commerce, de la sécurité, de l’environnement, du social et de la fiscalité

Explication

Les accords globaux de l’Union européenne associent la libéralisation des échanges à des règles couvrant notamment le commerce, la sécurité, la sûreté, l’environnement, le social et la fiscalité. Les fréquences, les aéronefs et les capacités relèvent plutôt de l’encadrement bilatéral, et les accords globaux ne se limitent pas à l’ouverture commerciale.

26. Après l’ouverture des troisième et quatrième libertés entre l’Union européenne et les États-Unis, quelle concurrence se développe entre les compagnies ?

Chaque compagnie nationale conserve son point de départ, sans concurrence entre transporteurs d’une même partie
Les compagnies européennes se concurrencent pour desservir chaque départ vers les États-Unis, et les américaines pour desservir l’Europe
Les compagnies européennes se concurrencent sur les trajets vers le Mexique, et les américaines sur les trajets vers Israël
Les compagnies américaines se concurrencent pour desservir chaque départ européen, et les européennes pour desservir les États-Unis

Les compagnies européennes se concurrencent pour desservir chaque départ vers les États-Unis, et les américaines pour desservir l’Europe

Explication

L’ouverture des troisième et quatrième libertés entraîne une concurrence entre compagnies européennes pour desservir chaque point de départ vers les États-Unis, et entre compagnies américaines pour desservir l’Europe. L’inversion des zones de concurrence est erronée, et les liaisons vers le Mexique ou Israël relèvent de droits de cinquième liberté.

27. Une compagnie européenne veut embarquer des passagers aux États-Unis et les transporter jusqu’au Mexique. Quel droit de trafic peut autoriser cette opération ?

Une quatrième liberté accordée par l’Union européenne aux compagnies américaines
Une cinquième liberté accordée par l’Union européenne aux compagnies américaines
Une cinquième liberté accordée par les États-Unis aux compagnies européennes
Une troisième liberté limitée aux liaisons entre l’Europe et les États-Unis

Une cinquième liberté accordée par les États-Unis aux compagnies européennes

Explication

Les États-Unis accordent aux compagnies européennes certaines cinquièmes libertés, notamment le droit d’embarquer sur le territoire américain des passagers à destination du Mexique. Les troisième et quatrième libertés concernent les liaisons entre les deux parties, tandis que les cinquièmes libertés de l’Union pour les compagnies américaines visent des pays tiers comme Israël et l’Égypte.

28. Une compagnie américaine souhaite effectuer un vol vers un pays tiers depuis un point situé hors du territoire européen. Quelle condition s’applique aux cinquièmes libertés accordées par l’Union européenne ?

Le pays tiers doit consentir, même s’il ne figure pas dans l’accord
La destination doit être située aux États-Unis et relever d’une troisième liberté
Le pays tiers doit figurer dans l’accord, sans que son consentement soit requis
Le pays tiers doit être énuméré dans l’accord et consentir à l’exercice du droit

Le pays tiers doit être énuméré dans l’accord et consentir à l’exercice du droit

Explication

Les cinquièmes libertés accordées par l’Union aux compagnies américaines hors du territoire européen sont limitées aux pays énumérés dans l’accord et nécessitent le consentement du pays tiers concerné. Une destination non listée ne convient pas, et l’accord de l’Union ne remplace pas celui du pays tiers.

29. Une compagnie européenne veut transporter du fret des États-Unis au Canada sans repasser par l’Europe. Quelle liberté prévue par l’accord global de 2007 peut rendre ce trajet possible, sous réserve de l’accord canadien ?

La liberté de transport avec escale en Europe
La septième liberté tout cargo
Le droit de cabotage transatlantique
La cinquième liberté de trafic

La septième liberté tout cargo

Explication

La septième liberté tout cargo permet à une compagnie européenne d’effectuer un transport de fret entre les États-Unis et le Canada sans repasser par l’Europe, sous réserve de l’accord canadien. La cinquième liberté concerne d’autres droits de trafic, le cabotage vise un transport intérieur et l’escale en Europe n’est pas requise ici.

30. Une compagnie européenne demande le droit d’atterrir à New York puis d’assurer un vol intérieur jusqu’à Philadelphie. Quel aspect de la négociation transatlantique cette demande illustre-t-elle ?

Le cabotage, qui n’a pas été obtenu
La cinquième liberté, qui autorise ce trajet intérieur
La liberté de desserte intérieure, qui a été obtenue
La septième liberté cargo, qui a été accordée

Le cabotage, qui n’a pas été obtenu

Explication

Le cabotage désigne ici le droit d’assurer un transport intérieur, comme relier New York à Philadelphie, et la négociation n’a pas abouti à ce droit. La septième liberté visée concerne le fret entre pays tiers, tandis que la cinquième liberté ne transforme pas ce trajet intérieur en droit acquis.

31. Pendant un vol, un passager est brûlé par du café chaud servi à bord et renversé accidentellement. Quel principe la CJUE a-t-elle retenu dans l’arrêt Nicki ?

La responsabilité objective du transporteur pour les lésions corporelles
La réparation limitée aux dommages matériels des effets personnels
La responsabilité du transporteur seulement si une faute est démontrée
L’exclusion de responsabilité au titre des aléas ordinaires du vol

La responsabilité objective du transporteur pour les lésions corporelles

Explication

Dans l’arrêt Nicki du 19 décembre 2019, la CJUE a retenu la responsabilité objective du transporteur pour les lésions corporelles causées par le café chaud renversé à bord. L’exigence d’une faute prouvée et l’argument de l’aléa normal ne correspondent pas à cette solution; les dommages aux bagages sont une autre question.

32. Un passager est blessé lors d’un accident à bord, puis des premiers soins inadéquats aggravent ses lésions sans interruption dans la succession des événements. Comment la CJUE qualifie-t-elle cette situation dans l’arrêt Austrian Airlines ?

Un même accident relevant de la convention de Montréal
Deux accidents distincts dont seul le premier relève de la convention
Un dommage médical autonome exclu de la convention de Montréal
Une aggravation indemnisable seulement selon le droit national

Un même accident relevant de la convention de Montréal

Explication

Lorsque les soins inadéquats aggravent les lésions dans une succession d’événements sans interruption, la CJUE les rattache au même accident et l’indemnisation relève de la convention de Montréal. La séparation en deux accidents néglige la continuité, et l’intervention de soins inadéquats ne suffit pas à écarter la convention.

33. Après l’explosion d’un moteur, un passager subit un traumatisme psychologique grave qui ne peut s’estomper qu’avec une prise en charge lourde. Comment ce traumatisme peut-il être qualifié au regard de l’article 17 §1 de la convention de Montréal ?

Comme une détresse passagère sans lien avec une lésion corporelle
Comme une lésion corporelle assimilée en raison de sa gravité
Comme une atteinte psychologique exclue de l’article 17 §1
Comme un dommage recevable seulement avec une blessure visible

Comme une lésion corporelle assimilée en raison de sa gravité

Explication

La CJUE a admis qu’un traumatisme psychologique grave nécessitant une prise en charge lourde puisse être assimilé à une lésion corporelle au sens de l’article 17 §1. Cette solution repose sur la gravité et les soins requis, non sur une détresse passagère ou la présence obligatoire d’une blessure physique visible.

34. Un passager réclame une indemnisation supérieure au montant normalement prévu par la convention de Montréal, en justifiant le préjudice subi selon les règles nationales applicables. Quelle proposition correspond à l’arrêt Vueling ?

Le montant conventionnel est un forfait qui fixe l’indemnité sans égard au préjudice
Le montant conventionnel est un plafond, et les règles nationales doivent respecter l’équivalence
Les règles nationales de preuve et de calcul sont écartées par la convention
Le principe d’équivalence interdit toute appréciation nationale du préjudice

Le montant conventionnel est un plafond, et les règles nationales doivent respecter l’équivalence

Explication

Dans l’arrêt Vueling, la CJUE a rappelé que l’indemnisation prévue par la convention constitue un plafond et non un forfait; les règles nationales de preuve et de calcul restent applicables dans le respect du principe d’équivalence. Assimiler le plafond à un forfait ou écarter toute règle nationale méconnaît cette distinction.

35. Lors d’une session de l’Assemblée de l’OACI, un État membre souhaite connaître son poids dans les votes et les décisions relevant de cet organe. Quelle règle s’applique ?

Chaque groupe régional dispose d’une voix, et l’Assemblée peut voter le budget triennal.
Chaque État membre dispose d’une voix, et le Conseil vote le budget triennal.
Chaque État membre dispose d’un nombre de voix proportionnel à sa contribution, et l’Assemblée vote le budget triennal.
Chaque État membre dispose d’une voix, et l’Assemblée peut voter le budget triennal.

Chaque État membre dispose d’une voix, et l’Assemblée peut voter le budget triennal.

Explication

Le principe d’égalité à l’Assemblée est « un État membre, une voix »; cet organe vote également le budget triennal. Le vote régional confond États et groupes, le Conseil est substitué à l’Assemblée pour le budget, et la pondération par contribution ne correspond pas à cette règle.

36. Pour distinguer les rôles des deux organes de l’OACI, quelle fonction revient au Conseil plutôt qu’à l’Assemblée ?

Élire le Conseil et décider des admissions en tant qu’organe plénier délibérant.
Voter le budget triennal et adopter les stratégies en tant qu’organe représentant les États membres.
Délibérer en séance plénière en tant qu’organe représentant l’ensemble des États membres.
Élaborer les normes et pratiques recommandées en tant qu’organe restreint décisionnel.

Élaborer les normes et pratiques recommandées en tant qu’organe restreint décisionnel.

Explication

Le Conseil est l’organe restreint décisionnel chargé d’élaborer les normes et pratiques recommandées. L’organe plénier est l’Assemblée, qui élit le Conseil, décide des admissions et vote le budget.

37. Quel ensemble décrit les missions de l’OACI dans le domaine du transport aérien ?

Sécurité, sûreté, délivrance des licences nationales, développement économique et protection de l’environnement.
Sécurité, navigation aérienne, contrôle des tarifs, développement économique et protection de l’environnement.
Sûreté, facilitation, gestion des aéroports, contrôle des compagnies et protection de l’environnement.
Sécurité, navigation aérienne, sûreté et facilitation, développement économique et protection de l’environnement.

Sécurité, navigation aérienne, sûreté et facilitation, développement économique et protection de l’environnement.

Explication

Les missions comprennent la sécurité, le GANP pour la navigation aérienne, la sûreté et la facilitation, le développement économique et la protection de l’environnement. Le contrôle des tarifs, la gestion des aéroports ou la délivrance nationale des licences ne remplacent pas ces missions.

38. Un État est soumis au premier cycle du programme USOAP : quels aspects de sa surveillance de la sécurité aérienne doivent notamment être vérifiés ?

La fixation des tarifs, l’attribution des routes et la rentabilité des transporteurs.
La conformité à l’ensemble des seize annexes de sécurité et les visites sur place.
La sûreté des aéroports, le contrôle des accès et la protection contre les actes illicites.
La navigabilité, l’exploitation des aéronefs et la formation des personnels.

La navigabilité, l’exploitation des aéronefs et la formation des personnels.

Explication

Le premier cycle USOAP auditait la surveillance étatique de la sécurité, notamment la navigabilité, l’exploitation des aéronefs et la formation des personnels. Le contrôle des seize annexes et les visites sur place relèvent du deuxième cycle; la sûreté aéroportuaire relève de l’USAP.

39. Une équipe de l’OACI organise, depuis 2002, des audits et inspections dans les aéroports d’un État pour examiner la protection contre les actes d’intervention illicite. Quel programme mène ce contrôle ?

Le GANP, consacré aux audits de sûreté et assorti d’une confidentialité accrue.
L’USAP, consacré aux audits de sûreté et assorti d’une confidentialité accrue.
L’USAP, consacré aux audits de sécurité et assorti d’une confidentialité accrue.
L’USOAP, consacré aux audits de sûreté et assorti d’une confidentialité accrue.

L’USAP, consacré aux audits de sûreté et assorti d’une confidentialité accrue.

Explication

Depuis 2002, l’USAP organise les audits et inspections de sûreté dans les États et leurs aéroports, avec une confidentialité supérieure à celle des audits de sécurité. L’USOAP concerne la sécurité aérienne, tandis que le GANP porte sur la navigation aérienne.

40. Un projet de modernisation doit améliorer la coordination entre les systèmes nationaux de navigation aérienne tout en tenant compte de la sûreté et de l’environnement. Quel objectif du GANP correspond à ce projet ?

Mettre en place un système mondial de navigation interopérable, efficace et respectueux de la sûreté et de l’environnement.
Développer économiquement le transport aérien en harmonisant les politiques commerciales des États.
Automatiser le guidage et le suivi du trafic sans viser l’interopérabilité entre systèmes nationaux.
Auditer la surveillance étatique de la sécurité grâce à des contrôles coordonnés des aéronefs.

Mettre en place un système mondial de navigation interopérable, efficace et respectueux de la sûreté et de l’environnement.

Explication

Le GANP vise un système mondial de navigation aérienne interopérable et efficace, qui respecte la sûreté et l’environnement; l’évolution technologique et l’automatisation peuvent y contribuer. L’audit de surveillance étatique relève de l’USOAP, et l’automatisation seule ne résume pas l’objectif du GANP.

41. L’Union européenne envisage de légiférer sur la navigation aérienne en s’appuyant sur l’article 100, paragraphe 2, TFUE. Quelle portée cette disposition donne-t-elle à cette compétence ?

La Commission européenne peut adopter seule des dispositions après consultation du Conseil.
Le Parlement européen et le Conseil doivent adopter des dispositions dans tous les cas.
Le Parlement européen et le Conseil peuvent adopter des dispositions, sans y être obligés.
Les États membres peuvent adopter des dispositions, sans intervention des institutions européennes.

Le Parlement européen et le Conseil peuvent adopter des dispositions, sans y être obligés.

Explication

L’article 100, paragraphe 2, TFUE habilite le Parlement européen et le Conseil à établir des dispositions pour la navigation aérienne, mais n’impose pas l’exercice de cette compétence. L’obligation de légiférer confond une faculté avec une exigence; le pouvoir réservé aux États ou à la Commission attribue incorrectement la compétence.

42. Quel principe la CJCE a-t-elle appliqué aux transports aérien et maritime dans l’arrêt Commission contre France de 1974, relatif aux marins français ?

Les seules règles particulières du traité consacrées aux transports aérien et maritime.
Les règles de liberté d’établissement, sans application de la libre circulation des travailleurs.
Les règles générales du traité, dont la libre circulation des travailleurs et la non-discrimination selon la nationalité.
Les règles de non-discrimination, réservées aux ressortissants de l’État du pavillon.

Les règles générales du traité, dont la libre circulation des travailleurs et la non-discrimination selon la nationalité.

Explication

En 1974, la CJCE a jugé que les règles générales du traité, notamment la libre circulation des travailleurs et la non-discrimination selon la nationalité, s’appliquaient aux transports aérien et maritime. Limiter le traité aux règles de transport méconnaît cette portée générale; la liberté d’établissement et la nationalité de l’État du pavillon ne remplacent pas les principes en cause.

43. Quelle portée la CJCE a-t-elle reconnue aux règles de concurrence du traité dans l’arrêt Lucas Asjes, dit Nouvelle frontière, du 30 avril 1986 ?

Elles instaurent le marché unique aérien et autorisent les ententes tarifaires entre compagnies.
Elles s’appliquent aux transports maritimes et excluent l’aviation de leur champ.
Elles s’appliquent à l’aviation et ouvrent la voie aux procédures contre les ententes tarifaires.
Elles s’appliquent à l’aviation et établissent la libre circulation des travailleurs navigants.

Elles s’appliquent à l’aviation et ouvrent la voie aux procédures contre les ententes tarifaires.

Explication

Dans l’arrêt Lucas Asjes, la CJCE a reconnu l’application des règles de concurrence à l’aviation, ouvrant la voie à des procédures contre les ententes tarifaires. La libre circulation des travailleurs relève d’un autre principe; la création du marché unique et l’exclusion de l’aviation ne correspondent pas à la portée de cet arrêt.

44. En février 1993, une compagnie européenne souhaite exploiter une liaison internationale entre deux villes de l’Union européenne. Quelle règle s’applique à cette situation ?

La compagnie peut assurer cette liaison entre les deux points de l’Union.
La compagnie doit attendre l’entrée en vigueur du règlement 1008/2008 pour assurer cette liaison.
La compagnie peut assurer cette liaison seulement si elle relie deux villes d’un même État.
La compagnie doit être établie dans l’État de départ pour assurer cette liaison.

La compagnie peut assurer cette liaison entre les deux points de l’Union.

Explication

À compter du 1er janvier 1993, toute compagnie européenne peut assurer des vols internationaux entre des points de l’Union européenne. Restreindre la règle aux vols intérieurs confond les catégories de liaisons; 2008 est la date du règlement de consolidation, et la règle ne réserve pas la liaison à une compagnie de l’État de départ.

45. Une compagnie détenue par des intérêts européens détient un certificat de transport aérien, mais ne possède pas de licence attestant sa viabilité économique. Peut-elle accéder au marché aérien européen ?

Oui, car la propriété par des intérêts européens suffit à ouvrir l’accès au marché.
Non, car l’accès exige aussi une licence attestant sa viabilité économique.
Oui, car le certificat de transport aérien tient lieu de licence économique.
Non, car l’accès exige plutôt une autorisation délivrée par l’État de destination.

Non, car l’accès exige aussi une licence attestant sa viabilité économique.

Explication

L’accès au marché requiert à la fois une détention par des intérêts européens, un certificat de transport aérien et une licence attestant la viabilité économique. Le certificat ne remplace pas la licence; la propriété européenne ne suffit pas à elle seule, et l’autorisation de l’État de destination ne constitue pas l’exigence décrite.

46. Lors d’une réservation, une compagnie propose des prix différents selon la nationalité du client et le lieu où il réserve, sans afficher immédiatement le prix total. Quel traitement le règlement 1008/2008 impose-t-il ?

La compagnie doit appliquer un tarif identique, mais peut révéler le prix total après la réservation.
La compagnie doit éviter ces discriminations et afficher le prix total lors de la réservation.
La compagnie peut différencier les prix, mais doit afficher le tarif de base lors de la réservation.
La compagnie peut différencier les prix selon le lieu de réservation si la nationalité est ignorée.

La compagnie doit éviter ces discriminations et afficher le prix total lors de la réservation.

Explication

Le règlement garantit la liberté tarifaire tout en interdisant les discriminations fondées sur la nationalité ou le lieu de réservation, et il impose l’affichage du prix total lors de la réservation. La liberté tarifaire n’autorise pas ces discriminations; un tarif de base ou une information postérieure ne satisfait pas à l’obligation d’afficher le prix total.

47. Dans le cadre du règlement 2018/1139, quel rôle l’article 75 confie-t-il à l’AESA ?

Lui confier la délivrance des licences attestant la viabilité économique des compagnies aériennes.
Lui confier, pour le compte des États membres, des fonctions et tâches qui leur incombent au titre des conventions internationales.
Lui confier l’adoption des lois européennes de sécurité à la place du Parlement et du Conseil.
Lui confier l’élaboration indépendante des conventions internationales applicables aux États membres.

Lui confier, pour le compte des États membres, des fonctions et tâches qui leur incombent au titre des conventions internationales.

Explication

L’article 75 constitue la base juridique de l’AESA et lui confie, pour le compte des États membres, des fonctions et tâches qui leur incombent au titre des conventions internationales, notamment la convention de Chicago. L’Agence ne rédige pas ces conventions, ne remplace pas le législateur européen et ne délivre pas les licences économiques des compagnies.

48. Une compagnie aérienne prépare un vol et doit harmoniser ses titres de transport et ses conditions d’embarquement, encadrer les prestations à bord et vérifier l’acceptabilité de marchandises dangereuses. Quel rôle de l’IATA correspond à ces tâches ?

La normalisation de pratiques et de prestations liées au transport aérien
La fixation des tarifs des compagnies aériennes régulières
La normalisation des contrats de transport de marchandises
La coordination des gestionnaires d’aéroports internationaux

La normalisation de pratiques et de prestations liées au transport aérien

Explication

L’IATA uniformise notamment les titres de transport et les conditions d’embarquement, encadre les prestations à bord et indique quelles marchandises dangereuses sont acceptables. La fixation des tarifs, la gestion des aéroports et la normalisation de la lettre de transport aérien ne couvrent pas l’ensemble de ces tâches.

49. En 2012, une juriste cherche dans quelle partie du code des transports se trouve le droit français de l’aviation civile, après la codification opérée en 2010. Quelle partie doit-elle consulter ?

La partie 1 du code des transports
La partie consacrée au droit maritime
La partie 6 du code des transports
La loi du 31 mai 1924, hors du code

La partie 6 du code des transports

Explication

Depuis l’ordonnance du 28 octobre 2010, l’aviation civile est incorporée à la partie 6 du code des transports, à la suite d’une codification à droit constant. La partie 1 et la partie maritime ne sont pas le lieu indiqué, et la loi de 1924 ne remplace pas la codification.

50. Selon la définition de l’annexe 7 de la convention de Chicago, quelle caractéristique permet de qualifier un appareil d’aéronef ?

S’élever grâce à la poussée d’un moteur, quelle que soit l’action de l’air
Se soutenir grâce aux réactions de l’air sur la surface de la Terre
Circuler au sol grâce à un dispositif de propulsion aérienne
Se soutenir dans l’atmosphère grâce aux réactions de l’air, hors celles de l’air sur la Terre

Se soutenir dans l’atmosphère grâce aux réactions de l’air, hors celles de l’air sur la Terre

Explication

La définition de l’annexe 7 repose sur la capacité à se soutenir dans l’atmosphère grâce aux réactions de l’air autres que celles de l’air sur la surface de la Terre. La poussée d’un moteur n’est pas le critère formulé, l’interaction avec la Terre est exclue et le déplacement au sol ne suffit pas.

51. Un juriste examine le champ du droit aérien étudié pour un avion civil et un hélicoptère de police. Quelle distinction doit-il retenir entre la définition du code des transports et le champ de ce droit ?

Le code et le droit étudié incluent les aéronefs d’État dans le champ de la convention de Chicago
Le code vise tout appareil capable de s’élever ou de circuler dans les airs, mais le droit étudié porte sur les aéronefs civils
Le code vise les aéronefs civils, tandis que le droit étudié porte sur tout appareil volant
Le code vise les seuls avions motorisés, tandis que le droit étudié porte sur les aéronefs civils

Le code vise tout appareil capable de s’élever ou de circuler dans les airs, mais le droit étudié porte sur les aéronefs civils

Explication

L’article L. 6100-1 définit l’aéronef comme tout appareil capable de s’élever ou de circuler dans les airs, tandis que le droit aérien étudié porte sur les aéronefs civils. Les aéronefs d’État, comme un hélicoptère de police, ne sont pas inclus dans le champ de la convention de Chicago.

52. Pour classer des appareils selon leur rapport à l’air, une équipe compare une montgolfière et un planeur. Quelle classification est correcte ?

La montgolfière et le planeur sont des aérodynes plus lourds que l’air
La montgolfière et le planeur sont des aérostats plus légers que l’air
La montgolfière est un aérostat plus léger que l’air, et le planeur un aérodyne plus lourd que l’air
La montgolfière est un aérodyne plus lourd que l’air, et le planeur un aérostat plus léger que l’air

La montgolfière est un aérostat plus léger que l’air, et le planeur un aérodyne plus lourd que l’air

Explication

Les aérostats, comme les montgolfières, sont plus légers que l’air; les aérodynes, dont les planeurs, sont plus lourds que l’air. L’inversion des catégories et le classement des deux appareils dans une même catégorie reposent sur une confusion de ces distinctions.

53. Quelle caractéristique définit un drone au sens aéronautique ?

Un aéronef piloté à bord par un système automatisé sans personnel technique
Un aéronef doté d’un pilote à bord et d’un personnel technique réduit
Un aéronef sans pilote à bord ni personnel navigant technique embarqué
Un aéronef sans personnel technique embarqué, mais avec un pilote à bord

Un aéronef sans pilote à bord ni personnel navigant technique embarqué

Explication

Le drone est défini comme un aéronef sans pilote à bord et sans personnel navigant technique embarqué. Le pilotage automatisé ne signifie pas qu’un pilote est présent à bord, et un équipage réduit reste un équipage embarqué.

54. Un opérateur prévoit de faire voler un aéronef sans pilote dans une région ouverte aux aéronefs civils. Quelle exigence découle de l’article 8 de la convention de Chicago ?

Se soumettre à un contrôle visant les aéronefs civils, sans autorisation spéciale préalable
Obtenir une autorisation spéciale et se soumettre à un contrôle visant à éviter les dangers pour les aéronefs civils
Déclarer le vol à l’État, qui contrôle principalement les dangers pour les personnes au sol
Obtenir une autorisation spéciale uniquement si la région est fermée aux aéronefs civils

Obtenir une autorisation spéciale et se soumettre à un contrôle visant à éviter les dangers pour les aéronefs civils

Explication

L’article 8 exige une autorisation spéciale et prévoit le contrôle des vols dans les régions ouvertes aux aéronefs civils afin d’éviter tout danger pour ceux-ci. La déclaration ne remplace pas ces exigences, et l’obligation ne vise pas les seules régions fermées.

55. Un drone pèse 650 g. Quel dispositif la loi française de 2016 prévoit-elle pour un aéronef situé sous le seuil de 800 g ?

Aucun dispositif de signalement ni formalité particulière
Une identification et un enregistrement en ligne
Des dispositifs de signalement lumineux ou électronique
Les règles spécifiques prévues pour les aéronefs de plus de 25 kg

Des dispositifs de signalement lumineux ou électronique

Explication

Sous 800 g, la loi prévoit des dispositifs de signalement lumineux ou électronique. L’identification et l’enregistrement en ligne concernent les aéronefs de plus de 800 g, tandis que les règles spécifiques évoquées au-delà de 25 kg relèvent d’un autre seuil.

56. Une autorité souhaite organiser la réglementation européenne des drones selon le niveau de risque. Quelle approche correspond à cette distinction ?

Établir des règles distinctes pour chaque usage du drone
Adapter les règles aux classes de poids des aéronefs
Adapter les règles selon la nature civile ou non civile de l’activité
Adapter les règles aux risques faibles, intermédiaires ou élevés

Adapter les règles aux risques faibles, intermédiaires ou élevés

Explication

Le droit européen distingue les risques faibles, intermédiaires et élevés, puis adapte les règles à leur niveau. Une classification par poids ou par usage ne correspond pas au principe retenu.

57. Un aéronef dispose d’une immatriculation et d’un certificat de navigabilité, mais pas de certificat de limitation des nuisances sonores. Peut-il circuler ?

Non, il lui manque un second certificat de navigabilité
Oui, le certificat de navigabilité couvre aussi les nuisances sonores
Oui, l’immatriculation et le certificat de navigabilité suffisent
Non, il lui manque le certificat de limitation des nuisances sonores

Non, il lui manque le certificat de limitation des nuisances sonores

Explication

La circulation exige trois éléments : l’immatriculation, le certificat de navigabilité et le certificat de limitation des nuisances sonores. Le certificat de navigabilité ne remplace pas ce dernier document.

58. En France, que permet de constater le registre d’immatriculation tenu par la direction générale de l’aviation civile ?

Les événements liés à l’aéronef et sa conformité technique, sans preuve de propriété
La compilation internationale des registres et la nationalité de l’aéronef
Les événements liés à l’aéronef et la licence de son transporteur
Les événements liés à l’aéronef, sa nationalité et la preuve de sa propriété

Les événements liés à l’aéronef, sa nationalité et la preuve de sa propriété

Explication

Le registre français publie les événements liés à l’aéronef, et son immatriculation lui confère sa nationalité tout en prouvant sa propriété. La compilation centralisée des registres nationaux relève de l’OACI, non du registre français.

59. Un État envisage d’autoriser une compagnie étrangère à transporter des passagers entre deux villes de son territoire. Quelle règle de la Convention de Chicago s’applique au cabotage ?

L’État peut refuser le cabotage sans devoir l’ouvrir à tous les États.
L’État doit autoriser le cabotage de toutes les compagnies étrangères.
L’État peut réserver le cabotage à une compagnie étrangère déterminée.
L’État doit autoriser le cabotage dès qu’une compagnie le demande.

L’État peut refuser le cabotage sans devoir l’ouvrir à tous les États.

Explication

L’article 7 laisse à chaque État la liberté de refuser le cabotage et ne l’oblige pas à l’accorder à tous les États. L’ouverture à toutes les compagnies confond cette règle avec une obligation générale, tandis que la réservation exclusive méconnaît l’interdiction d’accorder ce privilège à titre exclusif.

60. Pour établir la chronologie des accords aériens entre l’Union européenne et les États-Unis, quelle date correspond à l’application provisoire du protocole Ciel ouvert 2 ?

Le 24 juin 2010.
Le 25 avril 2007.
Le 30 mars 2008.
Le 30 avril 2007.

Le 24 juin 2010.

Explication

Le protocole Ciel ouvert 2 est signé et appliqué provisoirement à compter du 24 juin 2010. Le 30 mars 2008 correspond à l’application provisoire de Ciel ouvert 1, tandis que les dates d’avril 2007 sont celles de la signature de cet accord initial.

61. Une compagnie aérienne américaine envisage une augmentation de capital assorti de droits de vote souscrite par des investisseurs étrangers. Quelle part maximale de ce capital ces investisseurs peuvent-ils détenir ?

La totalité
La moitié
Un tiers
Un quart

Un quart

Explication

Aux États-Unis, les intérêts étrangers ne peuvent détenir plus du quart du capital assorti de droits de vote d’une compagnie aérienne. La moitié et un tiers dépassent ce plafond, tandis que la totalité confond cette limite avec une ouverture intégrale du capital.

62. Dans l’arrêt Axel Walz du 6 mai 2010, quels types de dommage la CJUE a-t-elle inclus dans le préjudice lié à la disparition d’une valise ?

Les frais de remplacement et les frais de transport
Le dommage matériel et le dommage moral
Le dommage matériel et le préjudice lié au retard
Le dommage moral et le préjudice lié au retard

Le dommage matériel et le dommage moral

Explication

La CJUE a jugé que le préjudice causé par la disparition d’une valise recouvre à la fois le dommage matériel et le dommage moral. Les frais matériels seuls omettent le dommage moral, tandis que le retard relève d’une autre situation.

63. En 2019, un État met en œuvre la demande de la résolution 2178 du Conseil de sécurité : quelle information doit-il exiger des compagnies aériennes au sujet des passagers ?

Des informations après le vol sur les bagages
Des informations après le vol sur les passagers
Des informations préalables sur les marchandises
Des informations préalables sur les passagers (API)

Des informations préalables sur les passagers (API)

Explication

La résolution 2178 demande aux États d’exiger des compagnies aériennes des informations préalables sur les passagers, appelées API. L’UNCTTP est le programme lancé en 2019, tandis que les données de fret et les informations recueillies après le vol ne correspondent pas à cette demande.

64. Une compagnie aérienne régulière à bas coût cherche à rejoindre une organisation professionnelle de droit canadien fondée en 1945 et basée à Montréal ; à quelle organisation correspond cette description ?

Une organisation de droit américain
Le conseil international des aéroports
L’IATA
Une association de droit français

L’IATA

Explication

L’IATA est une ONG de droit canadien fondée en 1945, dont le siège est à Montréal, et elle regroupe des compagnies régulières, y compris certaines compagnies à bas coût. Le conseil international des aéroports rassemble des gestionnaires d’aéroports, et les propositions concernant le droit français ou américain ne correspondent pas à l’IATA.

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Quelles branches du droit mobilise le droit aérien ?

Des règles de droit public et privé issues d’autres matières, adaptées à l’aéronautique.

Pourquoi le droit aérien est-il fondamentalement international ?

Les aéronefs traversent les territoires et l’aviation civile nécessite des règles communes.

Quelle date porte l’arrêt Visioz contre Air France ?

Le 29 juin 1953.

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