QCM : Droit constitutionnel du travail — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le partage constitutionnel des compétences :

Les articles 91 à 95 répartissent les pouvoirs législatifs entre le fédéral et les provinces.
Les articles 91 à 95 attribuent tous les pouvoirs législatifs au gouvernement fédéral.
L’article 92 concerne principalement les compétences provinciales.
L’article 91 concerne principalement les compétences provinciales en matière de propriété.
L’article 95 prévoit certaines compétences concurrentes entre les deux ordres.

Les articles 91 à 95 répartissent les pouvoirs législatifs entre le fédéral et les provinces. · L’article 92 concerne principalement les compétences provinciales. · L’article 95 prévoit certaines compétences concurrentes entre les deux ordres.

Explication

Les articles 91 à 95 répartissent les pouvoirs législatifs entre les deux ordres de gouvernement. L’article 91 concerne principalement le fédéral, l’article 92 principalement les provinces, et l’article 95 certaines compétences concurrentes.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les compétences fédérales, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une compétence exclusive permet à un seul ordre de gouvernement de légiférer.
La compétence résiduaire fédérale vise certains domaines non attribués clairement aux provinces.
Les compétences exclusives fédérales permettent aux provinces d’intervenir simultanément dans le même domaine.
Les compétences concurrentes fédérales relèvent principalement de l’article 92.
Une compétence concurrente permet aux deux ordres de gouvernement d’intervenir.

Une compétence exclusive permet à un seul ordre de gouvernement de légiférer. · La compétence résiduaire fédérale vise certains domaines non attribués clairement aux provinces. · Une compétence concurrente permet aux deux ordres de gouvernement d’intervenir.

Explication

Les compétences fédérales comprennent les pouvoirs exclusifs de l’article 91, les compétences concurrentes de l’article 95 et une compétence résiduaire pour certains domaines non attribués clairement aux provinces. Une compétence exclusive et une compétence concurrente se distinguent donc par le nombre d’ordres habilités à légiférer.

3. Les compétences fédérales exclusives comprennent notamment :

La réglementation des banques et du service postal.
Les télécommunications et la radiodiffusion dans toutes leurs dimensions.
La défense nationale et la navigation.
Le transport interprovincial et les pénitenciers.
Les « Indiens » et leurs terres réservées.

La réglementation des banques et du service postal. · La défense nationale et la navigation. · Le transport interprovincial et les pénitenciers. · Les « Indiens » et leurs terres réservées.

Explication

Les banques, le service postal, la défense nationale, la navigation et le transport interprovincial font partie des compétences fédérales exclusives. Les télécommunications peuvent plutôt relever de la compétence résiduaire fédérale selon leur caractérisation constitutionnelle.

4. À propos de la compétence en relations de travail, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La compétence fédérale constitue la règle ordinaire applicable aux relations de travail.
Les relations de travail relèvent généralement de la compétence provinciale.
La compétence provinciale est une exception aux pouvoirs fédéraux en matière de travail.
La propriété et les droits civils dans la province fondent cette compétence générale.
Les relations de travail sont rattachées à la compétence provinciale sur la propriété et les droits civils.

Les relations de travail relèvent généralement de la compétence provinciale. · La propriété et les droits civils dans la province fondent cette compétence générale.

Explication

La règle générale rattache les relations de travail aux provinces, par le pouvoir relatif à la propriété et aux droits civils dans la province. La compétence fédérale constitue une exception à cette règle et non le régime ordinaire.

5. Concernant l’interprétation des exceptions fédérales en relations de travail, quelles sont les réponses exactes ?

L’arrêt NIL/TU,O a été rendu par la Cour suprême du Canada.
Les exceptions fédérales confirment le caractère général de la compétence provinciale.
L’arrêt cité date de 2010 et est publié au volume 2 des R.C.S. à la page 696.
La règle provinciale générale est écartée dès qu’une entreprise exerce une activité économique.
Les exceptions fédérales doivent être interprétées de façon restrictive.

L’arrêt NIL/TU,O a été rendu par la Cour suprême du Canada. · Les exceptions fédérales confirment le caractère général de la compétence provinciale. · L’arrêt cité date de 2010 et est publié au volume 2 des R.C.S. à la page 696. · Les exceptions fédérales doivent être interprétées de façon restrictive.

Explication

Dans l’arrêt NIL/TU,O, les exceptions fédérales en relations de travail doivent être interprétées restrictivement. Cette approche confirme que la compétence provinciale demeure la règle générale, tandis que la compétence fédérale est exceptionnelle.

6. Une entreprise est située sur une réserve. Concernant le droit du travail applicable, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Toute entreprise située sur une réserve relève du Code canadien du travail.
La localisation sur une réserve ne détermine pas automatiquement le régime fédéral.
Le droit fédéral du travail peut nécessiter un autre fondement constitutionnel.
La présence d’une réserve suffit à écarter toute compétence provinciale.
La localisation géographique constitue à elle seule le critère décisif du rattachement fédéral.

La localisation sur une réserve ne détermine pas automatiquement le régime fédéral. · Le droit fédéral du travail peut nécessiter un autre fondement constitutionnel.

Explication

Le lieu d’établissement sur une réserve ne suffit pas automatiquement à rendre applicable le droit fédéral du travail. Le rattachement au régime fédéral exige une analyse constitutionnelle plus précise.

7. Concernant les éléments permettant de reconnaître un contrat de travail, quelles sont les propositions exactes ?

Le contrat de travail comporte une prestation personnelle de travail et une rémunération.
Le travail bénévole comporte normalement l’élément de rémunération requis.
Le lieu où le travail est accompli détermine le statut de salarié.
La nature manuelle ou intellectuelle du travail détermine le statut de salarié.
Le contrat de travail exige un lien de subordination envers une autre personne.

Le contrat de travail comporte une prestation personnelle de travail et une rémunération. · Le contrat de travail exige un lien de subordination envers une autre personne.

Explication

Le contrat de travail suppose une prestation personnelle, une rémunération et un lien de subordination. Le travail bénévole ne comporte normalement pas de rémunération, tandis que le lieu et la durée du travail ne déterminent pas à eux seuls le statut.

8. Concernant l’évaluation de la subordination, quelles sont les propositions exactes ?

L’horaire et les directives peuvent constituer des indices de subordination.
La subordination juridique correspond au pouvoir de diriger et de contrôler le travail.
La dépendance économique établit à elle seule la subordination juridique.
La propriété des outils suffit à démontrer l’existence d’un lien de subordination.
L’autonomie professionnelle exclut automatiquement toute subordination juridique.

L’horaire et les directives peuvent constituer des indices de subordination. · La subordination juridique correspond au pouvoir de diriger et de contrôler le travail.

Explication

La subordination juridique repose principalement sur le pouvoir de diriger et de contrôler le travail. La dépendance économique constitue un indice, mais elle ne suffit pas à établir seule ce lien juridique.

9. Concernant les régimes juridiques applicables aux salariés et aux cadres, quelles sont les propositions exactes ?

Le Code du travail et la LNT possèdent leurs propres définitions du salarié.
Le Code civil du Québec exclut spécifiquement les cadres supérieurs.
Les trois textes législatifs appliquent une définition identique du salarié.
Le Code civil du Québec reconnaît le contrat de travail sous direction ou contrôle.
Le Code du travail et la LNT peuvent prévoir des exclusions différentes.

Le Code du travail et la LNT possèdent leurs propres définitions du salarié. · Le Code civil du Québec reconnaît le contrat de travail sous direction ou contrôle. · Le Code du travail et la LNT peuvent prévoir des exclusions différentes.

Explication

Le Code civil du Québec définit le contrat de travail par la direction ou le contrôle, alors que le Code du travail et la LNT ont leurs propres définitions et exclusions. Le Code civil n’exclut pas spécifiquement les cadres supérieurs.

10. À propos du traitement des cadres par le Code du travail et la LNT, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La LNT exclut notamment les cadres supérieurs de certaines protections.
Le Code du travail exclut les cadres de la définition de salarié.
La LNT applique une exclusion identique à tous les cadres pour chaque disposition.
L’exclusion des cadres au Code du travail comprend les cadres subalternes.
Le Code du travail inclut les cadres subalternes dans sa définition du salarié.

La LNT exclut notamment les cadres supérieurs de certaines protections. · Le Code du travail exclut les cadres de la définition de salarié. · L’exclusion des cadres au Code du travail comprend les cadres subalternes.

Explication

Le Code du travail exclut les cadres de sa définition du salarié, y compris les cadres subalternes. La LNT prévoit plutôt des exclusions variables, notamment pour les cadres supérieurs et certaines dispositions concernant les autres cadres.

11. Une personne porte le titre de directrice, mais son statut doit être déterminé à partir de ses fonctions réelles :

La délégation de pouvoir constitue un élément pertinent de l’analyse.
L’évaluation doit tenir compte de responsabilités comme la gestion et la surveillance.
La discrétion administrative peut contribuer à reconnaître un statut de cadre.
Le pouvoir disciplinaire fait partie des fonctions pertinentes à examiner.
Le titre de directeur suffit à établir le statut de cadre.

La délégation de pouvoir constitue un élément pertinent de l’analyse. · L’évaluation doit tenir compte de responsabilités comme la gestion et la surveillance. · La discrétion administrative peut contribuer à reconnaître un statut de cadre. · Le pouvoir disciplinaire fait partie des fonctions pertinentes à examiner.

Explication

Le titre de directeur ne suffit pas à établir le statut de cadre : les fonctions réelles doivent être examinées. La délégation de pouvoir, la discrétion administrative et les responsabilités de gestion sont des éléments pertinents.

12. Concernant la création du Tribunal administratif du travail :

La Commission des lésions professionnelles a été remplacée par le Tribunal administratif du travail en 2016.
Le Tribunal administratif du travail a remplacé la Commission des relations du travail en 2016.
La réforme a été réalisée dans le cadre de la LITAT.
Le Tribunal administratif du travail a remplacé les deux commissions le 1er janvier 2010.
La Commission des relations du travail a remplacé le Tribunal administratif du travail en 2016.

La Commission des lésions professionnelles a été remplacée par le Tribunal administratif du travail en 2016. · Le Tribunal administratif du travail a remplacé la Commission des relations du travail en 2016. · La réforme a été réalisée dans le cadre de la LITAT.

Explication

Le TAT a remplacé la CRT et la CLP le 1er janvier 2016 dans le cadre de la LITAT. La création du TAT ne remonte donc pas à 2010, et les anciennes commissions n’ont pas remplacé le TAT.

13. Les divisions du Tribunal administratif du travail comprennent :

Une division des services essentiels et des services visant le bien-être de la population.
Une division de la construction et de la qualification professionnelle.
Une division des relations du travail.
Une division des affaires pénales et fiscales.
Une division de la santé et de la sécurité du travail.

Une division des services essentiels et des services visant le bien-être de la population. · Une division de la construction et de la qualification professionnelle. · Une division des relations du travail. · Une division de la santé et de la sécurité du travail.

Explication

Le TAT comprend quatre divisions, dont celles consacrées aux relations du travail, à la santé et sécurité, aux services essentiels et à la construction. Les formulations substituant la division de construction par une division pénale ou supprimant la division des services essentiels sont inexactes.

14. Concernant la compétence du Tribunal administratif du travail, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Certaines matières pénales sont exclues de cette compétence.
Sa compétence en cette matière est de nature exclusive.
La compétence du TAT vise notamment les litiges relatifs à l’application du Code du travail.
Le TAT connaît des affaires découlant de l’application du Code du travail.
Les affaires relevant du Code du travail sont principalement attribuées aux tribunaux civils ordinaires.

Certaines matières pénales sont exclues de cette compétence. · Sa compétence en cette matière est de nature exclusive. · La compétence du TAT vise notamment les litiges relatifs à l’application du Code du travail. · Le TAT connaît des affaires découlant de l’application du Code du travail.

Explication

Le TAT exerce une compétence exclusive sur les affaires découlant de l’application du Code du travail, sous réserve de certaines matières, notamment pénales. Cette compétence ne signifie donc pas que les matières pénales relèvent du TAT.

15. Une association de salariés peut être caractérisée par les éléments suivants :

Elle poursuit une mission limitée aux intérêts économiques de ses membres.
Elle est constituée par une décision du Tribunal administratif du travail.
Elle vise notamment les intérêts économiques, sociaux et éducatifs de ses membres.
Elle agit notamment par la négociation et l’application de conventions collectives.
Elle peut prendre la forme d’un syndicat ou d’une union.

Elle vise notamment les intérêts économiques, sociaux et éducatifs de ses membres. · Elle agit notamment par la négociation et l’application de conventions collectives. · Elle peut prendre la forme d’un syndicat ou d’une union.

Explication

Une association de salariés vise notamment à étudier, sauvegarder et développer les intérêts économiques, sociaux et éducatifs de ses membres, notamment par la négociation et l’application de conventions collectives. Elle n’est pas définie par l’intervention directe de l’État ni par une mission limitée aux intérêts économiques.

16. Les rôles de l’État en droit du travail comprennent :

Le rôle d’autorité administrative.
Le rôle de partie privée dans chaque relation de travail.
Le rôle de législateur.
Le rôle de représentant syndical des salariés.
Le rôle d’employeur.

Le rôle d’autorité administrative. · Le rôle de législateur. · Le rôle d’employeur.

Explication

L’État intervient en droit du travail selon trois fonctions : employeur, législateur et autorité administrative. Il n’est donc pas limité à un rôle juridictionnel ou à une fonction de représentation syndicale.

17. Concernant l’affaire Pointe-Claire c. Québec, quelles propositions sont exactes ?

L’agence rémunérait la salariée.
La Ville de Pointe-Claire sélectionnait et rémunérait directement la salariée.
La Ville de Pointe-Claire contrôlait principalement l’exécution quotidienne du travail.
L’affaire a été rendue par la Cour suprême en 1997.
L’agence sélectionnait et plaçait la salariée.

L’agence rémunérait la salariée. · La Ville de Pointe-Claire contrôlait principalement l’exécution quotidienne du travail. · L’affaire a été rendue par la Cour suprême en 1997. · L’agence sélectionnait et plaçait la salariée.

Explication

Dans l’affaire Pointe-Claire c. Québec, l’agence sélectionnait, plaçait et rémunérait la salariée, tandis que la Ville contrôlait principalement ses conditions concrètes de travail et son exécution quotidienne. La décision est attribuée à la Cour suprême et date de 1997.

18. Concernant les cadres et la liberté d’association, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’accès à un régime particulier suffit à établir une activité protégée par la liberté d’association.
L’exclusion du Code du travail prive automatiquement les cadres de toute liberté d’association.
La Cour suprême a validé l’exclusion des cadres du Code du travail en 2024.
L’analyse exige d’abord d’identifier une activité protégée par la liberté d’association.
L’entrave à l’activité protégée s’évalue notamment selon l’objet ou les effets de l’action gouvernementale.

La Cour suprême a validé l’exclusion des cadres du Code du travail en 2024. · L’analyse exige d’abord d’identifier une activité protégée par la liberté d’association. · L’entrave à l’activité protégée s’évalue notamment selon l’objet ou les effets de l’action gouvernementale.

Explication

La décision 2024 CSC 13 de la Cour suprême a confirmé l’exclusion des cadres du Code du travail. L’analyse de la liberté d’association commence par l’activité protégée, puis examine l’entrave substantielle; l’exclusion du Code n’entraîne pas automatiquement une privation de cette liberté.

19. Pour analyser une revendication fondée sur la liberté d’association, quelles sont les réponses exactes ?

L’entrave substantielle peut être appréciée selon l’objet ou les effets de l’action gouvernementale.
La première étape consiste à déterminer si une activité protégée est en cause.
La première étape consiste à vérifier l’accès à un régime juridique particulier.
La seconde étape consiste à constater toute différence de traitement entre les travailleurs.
La seconde étape consiste à rechercher une entrave substantielle à l’activité protégée.

L’entrave substantielle peut être appréciée selon l’objet ou les effets de l’action gouvernementale. · La première étape consiste à déterminer si une activité protégée est en cause. · La seconde étape consiste à constater toute différence de traitement entre les travailleurs. · La seconde étape consiste à rechercher une entrave substantielle à l’activité protégée.

Explication

L’analyse comporte deux étapes: identifier une activité protégée, puis rechercher une entrave substantielle par l’objet ou les effets de l’action gouvernementale. L’accès à un régime particulier ne remplace pas cette analyse, et l’entrave ne se présume pas dès qu’une exclusion existe.

20. Dans l’affaire des casinos, les caractéristiques de l’analyse judiciaire comprennent :

La première étape reposait sur l’accès des cadres à un régime particulier.
La seconde étape a conclu à une entrave substantielle de la négociation collective des cadres.
La liberté d’association pouvait être invoquée par les cadres au moyen des Chartes.
L’exclusion du Code empêchait les cadres d’utiliser les tribunaux de droit commun.
La revendication associative concernait notamment un véritable processus de négociation collective.

La liberté d’association pouvait être invoquée par les cadres au moyen des Chartes. · La revendication associative concernait notamment un véritable processus de négociation collective.

Explication

Dans l’affaire des casinos, la revendication concernait notamment un véritable processus de négociation collective, ce qui satisfaisait la première étape. La seconde étape n’était pas satisfaite, car l’exclusion des cadres n’entravait pas substantiellement leur association ou leur négociation collective; l’exclusion du Code ne suffit donc pas à conclure à une privation de liberté.

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Quels articles répartissent les pouvoirs législatifs entre fédéral et provinces ?

Les articles 91 à 95 de la Loi constitutionnelle de 1867.

Quelles compétences fédérales inclut l'article 91 ?

Les compétences exclusives fédérales.

Quelles compétences fédérales inclut l'article 95 ?

Les compétences concurrentes fédérales.

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