QCM : Organisation des juridictions judiciaires — 31 questions

Questions et réponses du QCM

1. Depuis le 1er janvier 2020, quel régime s’applique en principe à un litige d’un montant inférieur ou égal à 5 000 euros devant une juridiction concernée ?

La décision doit être renvoyée devant une cour d’appel
La décision est rendue en premier et dernier ressort
La décision relève directement de la Cour de cassation
La décision peut faire l’objet d’un appel automatique

La décision est rendue en premier et dernier ressort

Explication

Depuis le 1er janvier 2020, ces litiges sont jugés en premier et dernier ressort devant notamment plusieurs juridictions civiles, commerciales et sociales. L’absence d’appel ne signifie pas que la Cour de cassation devient une juridiction de fait.

2. Qu’est-ce que l’arbitrage ?

Une démarche administrative permettant d’obtenir une information sur ses droits
Une voie de recours destinée à contester une décision rendue par une juridiction
Un mode conventionnel par lequel des personnes privées confient leur litige à des arbitres choisis par elles
Une procédure imposée par l’État dans laquelle un magistrat tranche un litige entre particuliers

Un mode conventionnel par lequel des personnes privées confient leur litige à des arbitres choisis par elles

Explication

L’arbitrage repose sur un accord conventionnel par lequel des personnes privées choisissent de confier leur litige à des arbitres. Il se distingue d’une procédure judiciaire imposée et conduite par un magistrat de l’État.

3. Quelle distinction décrit correctement l’accès au droit et l’accès à la justice ?

L’accès au droit concerne les arbitres privés, tandis que l’accès à la justice concerne les magistrats judiciaires
L’accès au droit concerne l’exécution des peines, tandis que l’accès à la justice concerne l’aide juridictionnelle
L’accès au droit concerne l’information juridique, tandis que l’accès à la justice permet de saisir une juridiction
L’accès au droit permet de saisir une juridiction, tandis que l’accès à la justice concerne l’information juridique

L’accès au droit concerne l’information juridique, tandis que l’accès à la justice permet de saisir une juridiction

Explication

L’accès au droit vise l’information et la connaissance des règles juridiques, tandis que l’accès à la justice permet de saisir une juridiction. Ces deux dimensions participent aux missions du service public de la justice, mais elles ne désignent pas la même démarche.

4. Quel événement a mis fin à la vénalité des charges judiciaires et supprimé les privilèges de juridiction ?

La promulgation du Code civil en 1804
La création du tribunal judiciaire en 2020
La loi des 16 et 24 août 1790
La nuit du 4 août 1789

La nuit du 4 août 1789

Explication

Dans la nuit du 4 août 1789, les juridictions seigneuriales ont été abolies, les privilèges de juridiction supprimés et la vénalité des charges abandonnée. La loi d’août 1790 a ensuite consacré plusieurs principes de la nouvelle organisation judiciaire.

5. Quel est l’enchaînement correspondant au double degré de juridiction lorsqu’une partie conteste une décision ?

Un jugement en première instance, puis un appel et éventuellement un pourvoi en cassation
Une décision administrative, puis un jugement civil et éventuellement une tierce opposition
Un jugement en appel, puis une nouvelle première instance et éventuellement une opposition
Un contrôle par la Cour de cassation, puis un appel et enfin une première instance

Un jugement en première instance, puis un appel et éventuellement un pourvoi en cassation

Explication

Le double degré prévoit un jugement en première instance, un éventuel réexamen par la cour d’appel, puis un possible pourvoi devant la Cour de cassation. Le pourvoi ne remplace pas l’appel, car il porte sur la conformité au droit et non sur un nouveau jugement des faits.

6. Quelle distinction décrit correctement les dépens et les frais irrépétibles ?

Les dépens sont fixés selon l’équité, tandis que les frais irrépétibles sont toujours calculés par un tarif légal
Les dépens regroupent les dépenses personnelles, tandis que les frais irrépétibles désignent les taxes dues au tribunal
Les dépens sont indispensables et tarifés, tandis que les frais irrépétibles restent hors dépens et sont appréciés par le juge
Les dépens correspondent aux honoraires librement fixés, tandis que les frais irrépétibles sont tarifés par les greffes

Les dépens sont indispensables et tarifés, tandis que les frais irrépétibles restent hors dépens et sont appréciés par le juge

Explication

Les dépens correspondent aux frais indispensables au procès et sont tarifés, alors que les frais irrépétibles ne sont pas compris dans les dépens et sont appréciés par le juge. Les honoraires librement fixés ne définissent donc pas les dépens.

7. Que désigne l’action en justice ?

La demande précise formulée par une partie pour obtenir une décision favorable du juge
Le pouvoir légal de saisir une juridiction afin qu’elle examine le bien-fondé d’une prétention
La preuve produite par une partie pour établir la réalité des faits invoqués
La décision rendue par une juridiction après examen des arguments des parties

Le pouvoir légal de saisir une juridiction afin qu’elle examine le bien-fondé d’une prétention

Explication

L’action en justice est le pouvoir légal permettant de saisir une juridiction et de faire déterminer si une prétention est fondée. La demande concrète adressée au juge correspond à la prétention, qui ne se confond pas avec ce pouvoir procédural.

8. Que désigne une juridiction au sens étymologique du terme latin « juris dictio » ?

Une administration responsable des professions juridiques
Une autorité chargée d’exécuter les décisions
Une institution chargée de dire le droit
Une procédure destinée à régler les conflits

Une institution chargée de dire le droit

Explication

Une juridiction est l’institution qui « dit le droit », ce que signifie l’expression latine « juris dictio ». Une autorité d’exécution intervient après la décision et ne correspond donc pas à cette définition.

9. Quelle différence oppose le taux de compétence au taux de ressort ?

Le taux de compétence détermine le lieu du procès, tandis que le taux de ressort désigne la juridiction spécialisée
Le taux de compétence organise les preuves, tandis que le taux de ressort règle les échanges entre les parties
Le taux de compétence fixe les affaires jugeables, tandis que le taux de ressort concerne la possibilité de faire appel
Le taux de compétence mesure les délais, tandis que le taux de ressort détermine la composition du tribunal

Le taux de compétence fixe les affaires jugeables, tandis que le taux de ressort concerne la possibilité de faire appel

Explication

Le taux de compétence délimite les affaires qu’une juridiction peut examiner, alors que le taux de ressort indique si sa décision peut être contestée par appel. Ces notions concernent donc respectivement le pouvoir de juger et l’ouverture d’une voie de recours.

10. Quelle relation existe entre la Chancellerie et le Garde des Sceaux ?

La Chancellerie est une juridiction arbitrale, et le Garde des Sceaux est l’un de ses arbitres
La Chancellerie est une association d’avocats, et le Garde des Sceaux est son représentant
La Chancellerie est le tribunal judiciaire, et le Garde des Sceaux est son président
La Chancellerie est le ministère de la Justice, et le Garde des Sceaux est le titre de son ministre

La Chancellerie est le ministère de la Justice, et le Garde des Sceaux est le titre de son ministre

Explication

La Chancellerie désigne le ministère de la Justice, tandis que Garde des Sceaux est le titre porté par le ministre qui le dirige. Il s’agit donc de deux désignations liées, mais qui ne renvoient pas à la même réalité.

11. Quelle distinction oppose le Code de l’organisation judiciaire aux codes de procédure ?

Le premier rassemble les décrets, tandis que les seconds rassemblent les lois constitutionnelles
Le premier concerne la justice pénale, tandis que les seconds concernent la justice civile
Le premier organise les juridictions, tandis que les seconds fixent les règles des procès
Le premier règle les procès, tandis que les seconds organisent les juridictions compétentes

Le premier organise les juridictions, tandis que les seconds fixent les règles des procès

Explication

Le Code de l’organisation judiciaire détermine l’organisation et la compétence des juridictions. Les codes de procédure civile et pénale fixent les règles applicables au déroulement des procès, ce qui distingue leurs fonctions.

12. Quel dispositif contribue directement à faciliter l’accès à la justice pour les justiciables ?

La tenue d’audiences foraines dans des lieux éloignés des tribunaux
La généralisation d’une procédure écrite sans assistance au public
La suppression des voies de recours contre les décisions rendues
L’obligation de recourir à un avocat devant toute juridiction

La tenue d’audiences foraines dans des lieux éloignés des tribunaux

Explication

Les audiences foraines rapprochent la justice des personnes éloignées des juridictions et facilitent ainsi son accès. L’absence d’avocat obligatoire concerne certaines juridictions, mais elle ne constitue pas une obligation générale.

13. Quelle juridiction est compétente pour annuler ou réformer un acte administratif pris dans l’exercice de prérogatives de puissance publique ?

Le juge judiciaire
Le juge commercial
Le juge pénal
Le juge administratif

Le juge administratif

Explication

Le juge administratif est seul compétent pour annuler ou réformer les actes administratifs pris dans l’exercice de prérogatives de puissance publique. Le juge judiciaire conserve toutefois une compétence particulière pour protéger certaines libertés et certains droits patrimoniaux.

14. Quel élément est pris en compte dans l’aide juridictionnelle depuis la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2021 ?

Le nombre de témoins convoqués par la partie demanderesse
Le revenu fiscal de référence du foyer demandeur
La durée prévisible de l’audience devant la juridiction saisie
La préférence du demandeur pour une procédure écrite

Le revenu fiscal de référence du foyer demandeur

Explication

Depuis cette réforme, le revenu fiscal de référence fait partie des éléments examinés pour apprécier l’aide juridictionnelle. La durée de l’audience, le nombre de témoins et le choix de procédure ne constituent pas les critères mentionnés.

15. Quelle conséquence découle du monopole étatique de la justice lorsqu’une juridiction légalement instituée est saisie ?

L’État doit rendre la justice dans un délai raisonnable
L’État peut remplacer la décision judiciaire par une simple médiation
L’État doit confier l’affaire à un arbitre choisi par les parties
L’État peut refuser de juger si le litige présente une difficulté technique

L’État doit rendre la justice dans un délai raisonnable

Explication

Le monopole étatique implique que les tribunaux légalement institués rendent la justice et que l’État juge lorsqu’il est saisi, dans un délai raisonnable. La difficulté du litige ne permet pas à l’État de se soustraire à cette obligation.

16. Quelle exigence découle du délai raisonnable applicable aux décisions de justice ?

Les décisions doivent être rendues dans un délai raisonnable tout en préservant les garanties procédurales
Les tribunaux peuvent suspendre l’examen d’un dossier lorsque le formalisme devient trop important
Les parties doivent accepter une décision rapide même lorsque leur défense n’a pas été entendue
Les juridictions doivent supprimer les garanties procédurales afin de réduire la durée des procès

Les décisions doivent être rendues dans un délai raisonnable tout en préservant les garanties procédurales

Explication

Le délai raisonnable protège le justiciable contre une durée excessive de la procédure, sans autoriser la suppression des garanties procédurales. La célérité doit donc être conciliée avec les droits de la défense.

17. En principe, quel tribunal est territorialement compétent pour connaître d’une action civile selon l’article 42 du Code de procédure civile ?

Le tribunal du lieu où demeure le défendeur
Le tribunal du lieu où le contrat a été signé
Le tribunal désigné selon le montant de la demande
Le tribunal du lieu où réside le demandeur

Le tribunal du lieu où demeure le défendeur

Explication

La compétence territoriale se rattache en principe au domicile du défendeur, conformément à l’article 42 du Code de procédure civile. Le montant de la demande relève plutôt de la compétence d’attribution, tandis que le domicile du demandeur ou le lieu de signature du contrat ne constituent pas la règle générale.

18. Quelle mesure accélère particulièrement le traitement des situations urgentes ?

La procédure de référé, qui permet une intervention rapide en cas d’urgence
La suppression de la communication électronique, qui réduit les échanges entre parties
La restauration de la collégialité, qui augmente le nombre de juges examinant chaque dossier
La médiation, qui impose au juge de trancher immédiatement le litige

La procédure de référé, qui permet une intervention rapide en cas d’urgence

Explication

La procédure de référé constitue un palliatif à la lenteur en permettant de traiter rapidement les situations urgentes. La médiation vise plutôt à éviter ou réduire le contentieux, tandis que la collégialité peut alourdir l’examen des affaires.

19. Quelle affirmation décrit correctement le principe du contradictoire ?

Il protège le demandeur, mais laisse au juge le choix de l’appliquer selon la nature du litige
Il protège les parties, s’impose au juge et s’applique durant toutes les phases de l’instance
Il concerne les débats finaux, sans encadrer les échanges intervenant pendant l’instruction
Il bénéficie au défendeur, tandis que le demandeur doit établir seul la régularité de la procédure

Il protège les parties, s’impose au juge et s’applique durant toutes les phases de l’instance

Explication

Le principe du contradictoire protège le demandeur et le défendeur, oblige le juge et s’étend à toutes les phases de l’instance devant les juridictions. Il ne se limite donc pas à l’audience finale ni à une seule partie.

20. Quelles juridictions appartiennent à l’ordre administratif ?

Les tribunaux correctionnels, les cours d’assises et les cours criminelles
Les conseils de prud’hommes, les tribunaux de commerce et les tribunaux judiciaires
Les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État
Les tribunaux judiciaires, les cours d’appel et la Cour de cassation

Les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État

Explication

L’ordre administratif comprend notamment les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le Conseil d’État. Les autres ensembles cités relèvent de l’ordre judiciaire, qui comprend les juridictions civiles et pénales.

21. Dans quelle situation le juge peut-il s’écarter du principe selon lequel la partie perdante paie les dépens ?

Lorsque les ressources modestes d’une partie justifient un partage ou une mise à la charge de l’autre partie
Lorsque le procès porte sur une question civile plutôt que sur une question pénale
Lorsque la partie gagnante demande à remplacer les dépens par ses honoraires d’avocat
Lorsque les parties ont utilisé une procédure orale devant la juridiction compétente

Lorsque les ressources modestes d’une partie justifient un partage ou une mise à la charge de l’autre partie

Explication

L’article 696 du Code de procédure civile permet au juge de partager les dépens ou de les mettre à la charge de l’autre partie, notamment en présence de ressources faibles. La nature civile du litige ou le recours à l’oralité ne suffit pas, à lui seul, à écarter la règle.

22. Selon quel critère la compétence d’attribution répartit-elle les litiges entre les juridictions ?

Selon le lieu où réside le demandeur
Selon la nature et le montant du litige
Selon la date à laquelle l’affaire a été introduite
Selon le nombre de parties présentes au procès

Selon la nature et le montant du litige

Explication

La compétence d’attribution dépend de la nature du litige et, dans certains cas, de son montant. Le lieu relève de la compétence territoriale, qui répond à une logique différente.

23. Quelle juridiction est normalement compétente pour un litige opposant un salarié à son employeur ?

Le tribunal paritaire des baux ruraux
Le conseil de prud’hommes
Le tribunal de commerce
Le juge aux affaires familiales

Le conseil de prud’hommes

Explication

Les litiges individuels entre employeur et salarié relèvent du conseil de prud’hommes. Le tribunal de commerce traite les litiges commerciaux, tandis que le juge aux affaires familiales intervient dans les affaires familiales.

24. Dans quelle situation une clause attributive de compétence territoriale est-elle valable en droit interne selon l’article 48 du Code de procédure civile ?

Entre deux particuliers, lorsque la clause figure dans un contrat signé
Entre un commerçant et un consommateur, dans une clause imprimée parmi les conditions générales
Entre deux commerçants agissant en cette qualité, dans une clause très apparente désignant clairement la juridiction
Entre deux sociétés, même si la juridiction choisie est mentionnée de manière ambiguë

Entre deux commerçants agissant en cette qualité, dans une clause très apparente désignant clairement la juridiction

Explication

La clause est valable entre deux commerçants agissant en cette qualité lorsqu’elle est très apparente et identifie clairement la juridiction choisie. Une clause conclue avec un consommateur, entre particuliers ou formulée de façon ambiguë ne remplit pas ces conditions cumulatives.

25. Une entreprise demande l’exécution d’un contrat portant sur la livraison de marchandises : quel tribunal peut-elle notamment saisir au titre de la compétence territoriale ?

Le tribunal du lieu de situation d’un immeuble voisin
Le tribunal du domicile du créancier alimentaire
Le tribunal du lieu du dommage subi par un tiers
Le tribunal du lieu de livraison ou d’exécution

Le tribunal du lieu de livraison ou d’exécution

Explication

En matière contractuelle, le demandeur peut saisir le tribunal du lieu de livraison ou d’exécution de l’obligation. Le domicile du créancier concerne les aliments ou les charges du mariage, tandis que les autres lieux proposés correspondent à des régimes distincts.

26. Quelle distinction caractérise les juridictions du fond et la Cour de cassation ?

Les juridictions du fond contrôlent la loi, tandis que la Cour de cassation réexamine les preuves et les témoignages
Les juridictions du fond apprécient les faits et le droit, tandis que la Cour de cassation contrôle l’application du droit
Les juridictions du fond tranchent les recours, tandis que la Cour de cassation statue d’abord sur le litige
Les juridictions du fond examinent la compétence, tandis que la Cour de cassation apprécie librement les faits

Les juridictions du fond apprécient les faits et le droit, tandis que la Cour de cassation contrôle l’application du droit

Explication

Les juridictions du fond examinent les faits et les règles de droit pour résoudre le litige, alors que la Cour de cassation vérifie la conformité de la décision à la loi. Elle ne constitue donc pas un troisième degré rejugant les faits.

27. Quelle réforme est entrée en vigueur le 1er janvier 2020 ?

La fusion du tribunal de grande instance et du tribunal d’instance en tribunal judiciaire
La suppression du double degré de juridiction dans les affaires civiles
La création d’un ordre judiciaire distinct pour les juridictions seigneuriales
La fusion des juridictions civiles et pénales en une juridiction unique

La fusion du tribunal de grande instance et du tribunal d’instance en tribunal judiciaire

Explication

Le 1er janvier 2020, le tribunal de grande instance et le tribunal d’instance ont fusionné pour former le tribunal judiciaire. Cette réforme n’a pas supprimé le double degré de juridiction ni créé de juridictions seigneuriales.

28. Quelles conditions une personne doit-elle réunir pour agir en justice ?

Une décision antérieure et la représentation obligatoire par avocat
Un dommage financier et la compétence personnelle du magistrat
Un intérêt à agir et la qualité pour agir
Une preuve complète et l’accord préalable de la partie adverse

Un intérêt à agir et la qualité pour agir

Explication

L’action en justice suppose que la personne ait une utilité à engager la procédure et qu’elle soit juridiquement habilitée à le faire. L’intérêt concerne l’utilité de l’action, tandis que la qualité concerne cette habilitation.

29. Dans quelle procédure les parties apportent-elles les preuves tandis que le juge tranche le litige ?

Dans la procédure orale
Dans la procédure inquisitoire
Dans la procédure accusatoire
Dans la procédure écrite

Dans la procédure accusatoire

Explication

La procédure accusatoire confie aux parties l’apport des preuves et laisse au juge la fonction de trancher. Dans la procédure inquisitoire, c’est le juge qui dirige l’instruction et recherche la vérité.

30. Quelle fonction les Parlements exerçaient-ils sous l’Ancien Régime ?

Ils administraient les finances royales dans les provinces du royaume
Ils contrôlaient les contrats conclus entre marchands et négociants
Ils constituaient des juridictions d’appel placées au sommet de l’ordre judiciaire
Ils jugeaient les affaires religieuses relevant du droit canonique

Ils constituaient des juridictions d’appel placées au sommet de l’ordre judiciaire

Explication

Les Parlements étaient placés au sommet de l’organisation judiciaire de l’Ancien Régime comme juridictions d’appel. Le Conseil des parties avait une fonction distincte et ne doit pas être confondu avec eux.

31. Dans la structure des codes, que regroupe la partie R ?

Les conventions internationales relatives aux droits fondamentaux
Les textes législatifs adoptés par le Parlement
Les décisions individuelles rendues par les juridictions
Les textes réglementaires, notamment les décrets du gouvernement

Les textes réglementaires, notamment les décrets du gouvernement

Explication

La partie R rassemble les dispositions réglementaires, notamment celles qui résultent des décrets du gouvernement. La partie L correspond, elle, aux textes relevant de la loi.

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Qu'est-ce qu'une juridiction selon l'étymologie latine?

Une institution qui « dit le droit ».

Quelles juridictions existaient sous l’Ancien Régime?

Les juridictions royales, seigneuriales, canoniques, consulaires et les Parlements.

Quelle juridiction était placée au sommet sous l’Ancien Régime?

Les Parlements.

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