QCM : Droit des sociétés — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle finalité correspond à la constitution d’une société ?

Organiser des moyens matériels et humains pour exercer une activité économique
Confondre juridiquement l’activité avec la personne qui l’exploite
Remplacer toute gestion patrimoniale par une activité commerciale
Créer automatiquement une personnalité morale pour toute entreprise individuelle

Organiser des moyens matériels et humains pour exercer une activité économique

Explication

Une société organise des moyens matériels et humains pour mener une activité économique, réaliser un partenariat ou gérer un patrimoine. L’entreprise individuelle reste liée à la personne qui l’exploite et ne constitue pas une personne morale distincte.

2. Quelle différence caractérise l’entreprise sociétaire par rapport à l’entreprise individuelle ?

La personne qui exploite l’activité devient juridiquement identique à l’entreprise
L’activité repose sur un patrimoine familial sans structure juridique organisée
Une personne morale distincte existe entre l’activité et les personnes qui l’exploitent
L’entreprise perd toute capacité d’agir dès qu’elle réunit plusieurs associés

Une personne morale distincte existe entre l’activité et les personnes qui l’exploitent

Explication

Dans l’entreprise sociétaire, une personne morale se distingue de l’activité et des personnes qui la dirigent. Dans l’entreprise individuelle, la personne et l’entreprise sont confondues.

3. Quelle innovation la loi de janvier 1985 a-t-elle introduite pour l’entrepreneur ?

La suppression de l’immatriculation comme condition d’existence d’une société
La possibilité pour une personne physique de créer seule une société, notamment une EURL
La création de la SAS pour réunir librement plusieurs catégories d’actionnaires
La séparation automatique entre les patrimoines professionnel et personnel de tout entrepreneur

La possibilité pour une personne physique de créer seule une société, notamment une EURL

Explication

La loi de janvier 1985 a permis à une personne physique de constituer seule une société, notamment une EURL. Auparavant, la création d’une société exigeait au moins deux personnes.

4. À quelle date la séparation entre patrimoine professionnel et patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel est-elle entrée en vigueur ?

Le 15 mai 2022, après la loi du 14 février 2022
En 1995, lors de la création de la SASU
En 1994, lors de la création de la SAS
En janvier 1985, lors de la création de l’EURL

Le 15 mai 2022, après la loi du 14 février 2022

Explication

La loi du 14 février 2022, entrée en vigueur le 15 mai 2022, attribue à l’entrepreneur individuel un patrimoine professionnel distinct de son patrimoine personnel. Les autres dates concernent la création de formes sociétaires différentes.

5. Que permet la personnalité morale à une société ?

Disposer d’un patrimoine propre et agir en justice en son nom
Transformer automatiquement chaque entreprise individuelle en société
Exister juridiquement avant tout acte fondateur et toute immatriculation
Éviter toute relation contractuelle entre les associés avant sa création

Disposer d’un patrimoine propre et agir en justice en son nom

Explication

La personnalité morale donne à la société un patrimoine propre et la capacité d’agir en justice en son nom. Elle ne résulte pas automatiquement de l’activité économique et suppose, pour une société, l’immatriculation.

6. À quel moment une société acquiert-elle la personnalité morale selon l’article 1842 du Code civil ?

Au commencement de la première activité économique
À compter de son immatriculation
Dès la signature du contrat entre les associés
Après la conclusion d’un premier acte avec un tiers

À compter de son immatriculation

Explication

L’article 1842 du Code civil fixe l’acquisition de la personnalité morale au moment de l’immatriculation. Avant cette étape, les rapports entre associés relèvent du contrat de société et du droit commun des contrats.

7. Quelle relation existe entre l’acte fondateur et la personnalité morale d’une société ?

L’acte fondateur et la personnalité morale apparaissent simultanément dès l’accord des associés
L’acte fondateur précède l’immatriculation, tandis que la personnalité morale en dépend
L’absence d’immatriculation empêche la rédaction de l’acte fondateur de la société
La personnalité morale précède l’acte fondateur et rend le contrat de société inutile

L’acte fondateur précède l’immatriculation, tandis que la personnalité morale en dépend

Explication

La société possède un acte juridique fondateur avant son immatriculation, mais sa personnalité morale suppose cette immatriculation. Il faut donc distinguer la création contractuelle de la naissance de la personne morale.

8. Quelle caractéristique distingue l’acte unilatéral du contrat dans la création d’une société unipersonnelle ?

Il exige une négociation entre la société et ses salariés
Il résulte d’une décision prise par les créanciers
Il suppose l’accord juridique de plusieurs associés
Il repose sur la volonté juridique d’une seule personne

Il repose sur la volonté juridique d’une seule personne

Explication

L’acte unilatéral peut créer une société unipersonnelle parce qu’il repose sur une seule volonté juridique. Le contrat, au contraire, naît de la rencontre de plusieurs volontés, ce qui rend l’accord entre plusieurs associés nécessaire.

9. Quelle exigence l’article 1833 du Code civil impose-t-il à la gestion d’une société depuis sa modification par la loi PACTE du 22 avril 2019 ?

Privilégier la distribution immédiate des bénéfices aux associés
Prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux de l’activité
Subordonner les décisions sociales à l’accord préalable des salariés
Réserver la gestion aux associés détenant la majorité du capital

Prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux de l’activité

Explication

L’article 1833 impose que la société soit gérée dans son intérêt social en tenant compte des enjeux sociaux et environnementaux liés à son activité. Cette règle ne transforme pas la gestion en mécanisme de distribution immédiate des bénéfices.

10. Laquelle de ces situations correspond à une optimisation de la gestion d’un patrimoine plutôt qu’à l’exploitation d’une entreprise ?

Ouvrir un magasin afin de vendre régulièrement des marchandises
Développer un service rémunéré destiné à une clientèle déterminée
Produire des biens pour les proposer à différents distributeurs
Détenir un immeuble dans une société sans exercer d’activité commerciale

Détenir un immeuble dans une société sans exercer d’activité commerciale

Explication

Loger un immeuble dans une société peut relever de l’optimisation patrimoniale sans exploitation d’une entreprise. Les autres situations décrivent une activité économique organisée autour de la production ou de la vente.

11. Comment une société peut-elle financer le lancement puis le développement d’une activité ?

Par la revente d’actions existantes entre investisseurs sans versement social
Par les apports initiaux et les apports supplémentaires des associés
Par la suppression progressive des droits financiers des associés
Par la conservation des bénéfices en dehors de toute contribution au capital

Par les apports initiaux et les apports supplémentaires des associés

Explication

Les associés financent l’activité par leurs apports initiaux, puis peuvent effectuer de nouveaux apports pendant la vie sociale. La revente d’actions existantes relève du marché secondaire et ne verse pas directement de fonds à la société.

12. Quelle combinaison caractérise la société par actions simplifiée, ou SAS ?

Un capital minimum imposé et une structure réservée aux sociétés cotées
Une émission de parts sociales et une direction fixée par un modèle légal rigide
Une responsabilité limitée aux apports et une grande liberté contractuelle
Une responsabilité personnelle des associés et une gestion légalement uniforme

Une responsabilité limitée aux apports et une grande liberté contractuelle

Explication

La SAS limite la responsabilité des associés à leurs apports et laisse une place importante à la liberté contractuelle. Elle ne se caractérise ni par une responsabilité personnelle générale ni par une organisation aussi rigide que celle décrite dans certaines formes de sociétés.

13. Quelle affirmation décrit correctement la SARL ?

Elle repose sur une liberté statutaire comparable à celle d’une SAS
Elle doit réunir plusieurs associés et impose un capital social supérieur à 37 000 euros
Elle émet des actions et s’adresse principalement aux grandes sociétés cotées
Elle peut être unipersonnelle sous forme d’EURL et n’exige pas de capital social minimum

Elle peut être unipersonnelle sous forme d’EURL et n’exige pas de capital social minimum

Explication

La SARL peut être constituée par une seule personne sous la forme d’une EURL et aucun capital social minimum n’est exigé. Les actions et la grande liberté statutaire renvoient plutôt à la SAS, tandis que le capital supérieur à 37 000 euros concerne la SA.

14. Quelle condition distingue notamment la SA de la SASU ?

La SA peut être créée par une personne, tandis que la SASU exige deux associés
La SA émet des parts sociales, tandis que la SASU fonctionne avec des obligations
La SA exige au moins deux associés, tandis que la SASU est unipersonnelle
La SA ne possède pas de capital initial, tandis que la SASU exige 37 000 euros

La SA exige au moins deux associés, tandis que la SASU est unipersonnelle

Explication

La SA doit réunir au moins deux associés, alors que la SASU est précisément une SAS constituée par une seule personne. Les deux formes sont des sociétés par actions, et la condition de capital indiquée pour la SA ne s’applique pas à la SASU de cette manière.

15. Dans une société en commandite, quelle répartition des rôles et des responsabilités s’applique ?

Les deux catégories gèrent ensemble et répondent toutes deux sans limite des dettes sociales
Les commandités gèrent et répondent des dettes, tandis que les commanditaires investissent avec une responsabilité limitée
Les commandités restent extérieurs à la gestion, tandis que les commanditaires dirigent avec une responsabilité illimitée
Les commanditaires gèrent et répondent des dettes, tandis que les commandités investissent avec une responsabilité limitée

Les commandités gèrent et répondent des dettes, tandis que les commanditaires investissent avec une responsabilité limitée

Explication

Les commandités participent à la gestion et répondent des dettes sociales, alors que les commanditaires apportent des capitaux sans participer normalement à la gestion et bénéficient d’une responsabilité limitée. La proposition inversant ces rôles correspond à la confusion classique entre les deux catégories d’associés.

16. Quelle distinction caractérise une société civile par rapport à une société commerciale ?

La société civile est commerciale par sa forme mais non par son objet
La société civile n’est commerciale ni par sa forme ni par son objet
La société civile est commerciale dès qu’elle exerce une activité lucrative
La société civile est commerciale par son objet mais non par sa forme

La société civile n’est commerciale ni par sa forme ni par son objet

Explication

Une société civile n’acquiert pas le caractère commercial par sa forme ou par son objet, contrairement à une société commerciale qui peut l’être selon l’un ou l’autre critère. L’exercice d’une activité lucrative ne suffit donc pas, à lui seul, à rendre une société commerciale.

17. Dans une société à risques limités, quelle est en principe l’étendue du risque financier supporté par un associé ?

Il peut perdre le montant de son apport
Il garantit personnellement chaque engagement de la société
Il doit régler les dettes sociales dépassant l’actif
Il supporte les pertes selon la totalité de son patrimoine

Il peut perdre le montant de son apport

Explication

Dans une société à risques limités, l’associé risque en principe de perdre la valeur de son apport, sans être tenu au-delà de celui-ci des dettes sociales. La contribution aux pertes entre associés ne doit pas être confondue avec l’obligation aux dettes sociales envers les créanciers.

18. Quelle caractéristique distingue principalement les sociétés de personnes des sociétés de capitaux ?

Les sociétés de personnes reposent davantage sur la confiance entre associés et l’agrément
Les sociétés de personnes favorisent la libre circulation des titres et l’importance des apports
Les sociétés de personnes écartent généralement la règle de l’unanimité entre associés
Les sociétés de personnes survivent normalement au décès d’un associé sans adaptation

Les sociétés de personnes reposent davantage sur la confiance entre associés et l’agrément

Explication

Les sociétés de personnes reposent sur l’intuitu personae, l’agrément et souvent l’unanimité, car la personnalité des associés y joue un rôle central. La libre circulation des titres et la primauté des apports caractérisent davantage les sociétés de capitaux.

19. Dans quels textes se trouve principalement le droit commun français des sociétés ?

Dans les articles 515-1 à 515-9 du Code civil et L410-1 à L410-8 du Code de commerce
Dans les articles 1240 à 1244 du Code civil et L225-1 à L225-20 du Code de commerce
Dans les articles 1128 à 1144 du Code civil et L110-1 à L110-10 du Code de commerce
Dans les articles 1832 à 1844-17 du Code civil et L210-1 à L210-16 du Code de commerce

Dans les articles 1832 à 1844-17 du Code civil et L210-1 à L210-16 du Code de commerce

Explication

Le droit commun des sociétés est principalement codifié dans les articles 1832 à 1844-17 du Code civil et dans les articles L210-1 à L210-16 du Code de commerce. Les autres ensembles d’articles concernent d’autres matières ou des régimes particuliers.

20. Par quels moyens le droit de l’Union européenne influence-t-il le droit des sociétés des États membres ?

Par le remplacement des juridictions nationales et l’immatriculation européenne des sociétés
Par la fixation de règles fiscales identiques et la disparition des formes sociales nationales
Par la suppression des droits nationaux et l’adoption d’un code européen unique
Par la création de groupements européens et l’harmonisation des droits nationaux par directives

Par la création de groupements européens et l’harmonisation des droits nationaux par directives

Explication

L’Union européenne agit notamment en créant des groupements européens et en rapprochant les droits nationaux grâce aux directives. Elle ne remplace pas de manière générale les législations nationales par un code unique.

21. Quelles sont les conditions générales de validité du contrat prévues par l’article 1128 du Code civil depuis la réforme de 2016 ?

La personnalité morale, le capital social et la publication des statuts
L’agrément des associés, la dénomination sociale et le siège social
Les apports, l’objet social et l’immatriculation de la société
Le consentement, la capacité et un contenu licite et certain

Le consentement, la capacité et un contenu licite et certain

Explication

L’article 1128 du Code civil retient comme conditions générales le consentement, la capacité et un contenu licite et certain. Les apports et l’objet social relèvent des exigences propres au contrat de société, et non de cette liste générale.

22. Un associé signe un contrat apparent afin de dissimuler l’accord réel conclu entre les parties : quel problème de consentement cette situation illustre-t-elle ?

Une violence qui résulte d’une contrainte exercée sur la volonté
Une erreur qui porte sur une caractéristique déterminante de l’opération
Une simulation qui dissimule la volonté réelle derrière un contrat apparent
Un dol qui résulte de manœuvres destinées à tromper un cocontractant

Une simulation qui dissimule la volonté réelle derrière un contrat apparent

Explication

La simulation consiste à présenter un contrat apparent qui masque la volonté réelle des parties, ce qui affecte la sincérité du consentement. L’erreur, le dol et la violence sont des vices du consentement qui altèrent directement la volonté, sans désigner cette dissimulation particulière.

23. Que désigne l’objet social d’une société ?

La liste des dirigeants habilités à représenter la société auprès des tiers
L’activité effectivement exercée par la société au cours de son fonctionnement
La répartition des bénéfices envisagée entre les associés dans les statuts
Le programme d’activité prévu par les associés et inscrit dans les statuts

Le programme d’activité prévu par les associés et inscrit dans les statuts

Explication

L’objet social correspond au programme d’activité que les associés prévoient pour la société et qui figure dans les statuts. L’activité réellement exercée relève de la notion d’activité sociale et ne se confond pas avec l’objet statutaire.

24. Quelle exigence s’applique à l’objet social prévu dans les statuts ?

Il doit être licite et suffisamment déterminé pour préciser le programme d’activité
Il doit couvrir plusieurs secteurs afin d’anticiper les évolutions de la société
Il doit être rentable et compatible avec les intérêts économiques des associés
Il doit être limité aux opérations directement réalisées lors de la constitution

Il doit être licite et suffisamment déterminé pour préciser le programme d’activité

Explication

L’objet social doit être licite et déterminé, ce qui impose de préciser le programme d’activité dans les statuts. Un objet universel ne satisfait pas cette exigence, même s’il pourrait sembler offrir davantage de souplesse à la société.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Droit des sociétés.

Qu'est-ce qu'une société en droit ?

Une structure juridique organisée autour de moyens matériels et humains.

Quelle est la différence entre entreprise individuelle et entreprise sociétaire ?

Dans l'entreprise individuelle, la personne et l'entreprise sont confondues.

Quelle distinction existe dans l'entreprise sociétaire ?

Une personne morale se distingue de l'activité et des personnes qui l'exploitent.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit des sociétés.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM