📌 Le droit de la mer est le droit international applicable aux États et aux espaces maritimes, tandis que le droit européen de la mer relève du droit de l’Union européenne et que le droit maritime relève principalement du droit privé de la mer.
La mer couvre 71 % de la surface de la planète et constitue un support majeur du commerce mondial ainsi qu’un réservoir de richesses.
L’espace maritime français est présenté comme le deuxième espace maritime mondial, avec environ 11 millions de km² répartis sur trois océans et trois mers.
Droit de la mer international ≠ droit maritime privé ≠ droit public français
Le droit de la mer repose sur une tension entre le principe de liberté des mers et l’extension de la souveraineté des États côtiers.
La controverse entre Grotius et Selden opposait le mare liberum, favorable à la libre circulation, au mare clausum, favorable au contrôle de la mer par l’État riverain.
La liberté des mers s’est imposée comme principe coutumier, mais elle est traditionnellement tempérée par la mer territoriale dans laquelle l’État côtier exerce sa souveraineté.
Mare liberum : circulation ouverte ; mare clausum : contrôle de l’État côtier
📌 La technique du package deal a permis de rapprocher des intérêts opposés, notamment l’extension de la mer territoriale à 12 milles marins en contrepartie du passage inoffensif et du droit de transit dans les détroits.
Truman 1945 → Santiago 1952 → Genève 1958 → Montego Bay 1982
Codification et compromis → convention-cadre et développement du droit coutumier
📌 La partie XV de la CNUDM impose aux États parties de régler pacifiquement leurs différends et prévoit des procédures de conciliation ainsi que des procédures juridictionnelles.
Les États peuvent choisir entre le Tribunal international du droit de la mer, la Cour internationale de Justice et l’arbitrage pour les procédures juridictionnelles prévues par la CNUDM.
La procédure de prompte mainlevée permet au propriétaire d’un navire saisi d’obtenir sa libération rapide, éventuellement contre le paiement d’une caution ou d’une garantie.
📌 Les exceptions facultatives de l’article 298 permettent à un État de déclarer par écrit qu’il n’accepte pas le règlement obligatoire de certains différends concernant notamment la délimitation, les activités militaires et les compétences du Conseil de sécurité des Nations unies.
Conciliation → CIJ, TIDM ou arbitrage → mesures conservatoires ou prompte mainlevée
★ À maîtriser
📌 La largeur de la mer territoriale ne peut pas dépasser 12 milles marins mesurés à partir des lignes de base établies conformément à la CNUDM.
📌 Les lignes de base droites peuvent être utilisées lorsque la côte est profondément échancrée ou lorsqu’un chapelet d’îles se trouve à proximité immédiate de la côte.
Compléments
📌 Le tracé des lignes de base droites ne doit pas s’écarter sensiblement de la direction générale de la côte et les espaces situés en deçà doivent être suffisamment liés au domaine terrestre.
Ligne normale : laisse de basse mer ; ligne droite : côte échancrée ou chapelet d’îles
★ À maîtriser
Compléments
Une baie est une échancrure profonde dont l’ouverture dessine le diamètre d’un demi-cercle
★ À maîtriser
📌 Les lignes de base droites peuvent être utilisées lorsque la côte est profondément échancrée ou bordée par un chapelet d’îles, à condition de suivre la direction générale de la côte et de maintenir un lien suffisant entre les eaux ainsi encloses et le domaine terrestre.
📌 L’article 7 de la CNUDM exige que les lignes de base droites tiennent compte de la direction générale de la côte, des intérêts économiques propres à la région attestés par un long usage et du lien entre les eaux encloses et le domaine terrestre.
Compléments
📌 La délimitation opérée unilatéralement par l’État côtier n’est opposable aux États tiers que si elle est conforme au droit international.
Côte très échancrée → lignes droites → eaux intérieures
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 10 de la CNUDM, lorsque la distance entre les laisses de basse mer aux points d’entrée naturels d’une baie ne dépasse pas 24 milles marins, une ligne peut être tracée entre ces points et les eaux situées en deçà sont des eaux intérieures.
Compléments
📌 Lorsque la distance entre les points d’entrée naturels dépasse 24 milles marins, une ligne de base droite de 24 milles marins est tracée à l’intérieur de la baie afin d’enfermer l’étendue d’eau maximale.
Baie ordinaire : critère géométrique ; baie historique : lien historique
★ À maîtriser
📌 L’article 47 de la CNUDM encadre strictement les lignes de base archipélagiques : elles ne doivent pas dépasser 100 milles marins, sauf certaines limites, ne doivent pas s’écarter du contour général de l’archipel et doivent respecter un rapport terre-mer compris entre 1/10 et 9/10.
Compléments
📌 Une ligne de base archipélagique ne peut pas couper un État archipel de son accès à la haute mer.
Un collier d’îles entouré par une ligne reliant ses perles extérieures
★ À maîtriser
📌 En droit français, un navire doit être apte à exercer une activité maritime ou à transporter, à naviguer et à affronter le péril de la mer, avec un équipement adapté à la mission pour laquelle il a été construit.
Compléments
Navire national ≠ entreprise ou activité de l’exploitant
★ À maîtriser
📌 Selon l’article 91 de la CNUDM, chaque État fixe les conditions d’attribution de sa nationalité et d’immatriculation des navires, mais il doit exister un lien substantiel entre l’État et le navire.
📌 Selon l’article 94 de la CNUDM, l’État du pavillon exerce effectivement sa juridiction et son contrôle administratif, technique et social sur les navires battant son pavillon.
Compléments
Pavillons ouverts → concurrence et risques → contrôle renforcé
Tout État côtier peut fixer la largeur de sa mer territoriale jusqu’à une limite maximale de 12 milles marins à partir des lignes de base.
Entre États dont les côtes sont adjacentes ou se font face, aucun État ne peut étendre sa mer territoriale au-delà de la ligne médiane équidistante, sauf accord contraire, titre historique ou circonstances spéciales.
Les îles peuvent générer tous les espaces maritimes prévus par le droit de la mer, tandis que les rochers qui ne se prêtent pas à l’habitation humaine ou à une vie économique propre ne génèrent qu’une mer territoriale.
Lignes de base → 12 milles → équidistance aménagée
★ À maîtriser
📌 Le plateau continental extraplate ne peut pas s’étendre au-delà de 350 milles marins des lignes de base ou de 100 milles marins au-delà de l’isobathe de 2 500 mètres.
📌 Depuis 1969, la délimitation du plateau continental doit rechercher une solution équitable, principe de droit coutumier repris par l’article 83 de la CNUDM. - CIJ
Compléments
Équidistance → circonstances pertinentes → proportionnalité
Exploitation exclusive de l’État côtier, navigation maintenue
Principaux espaces maritimes
| Espace | Fondement des droits | Élément caractéristique |
|---|---|---|
| Eaux intérieures | Souveraineté territoriale | Eaux situées en deçà des lignes de base |
| Mer territoriale | Souveraineté de l’État côtier | Largeur maximale de 12 milles marins |
| Zone contiguë | Compétences fonctionnelles | Pas de souveraineté territoriale complète |
| Zone économique exclusive | Droits économiques exclusifs | Liberté de navigation maintenue |
| Plateau continental | Droits sur les fonds et le sous-sol | Prolongement naturel ou limite juridique de 200 milles marins |
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Quelle branche du droit s'applique aux États et aux espaces maritimes ?
Le droit international de la mer.
Qu'inclut la définition internationale de la mer ?
L'eau, la surface, le sol, le sous-sol et l'espace aérien subjacent.
Quel pourcentage de la surface terrestre la mer couvre-t-elle ?
71 % de la surface de la planète.
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