QCM : Droit de l’Union européenne (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation l’article 51 de la Charte des droits fondamentaux s’impose-t-il aux États membres ?

Lorsqu’ils mettent en œuvre le droit de l’Union
Lorsqu’ils modifient leur constitution nationale
Lorsqu’ils appliquent une règle nationale autonome
Lorsqu’ils organisent leurs services publics internes

Lorsqu’ils mettent en œuvre le droit de l’Union

Explication

L’article 51 rend la Charte applicable aux États membres lorsqu’ils mettent en œuvre le droit de l’Union. Une règle nationale dépourvue de lien avec ce droit relève du cadre national, ce qui correspond à la confusion signalée.

2. Quelle association entre les articles 1 et 21 de la Charte des droits fondamentaux est correcte ?

L’article 1 interdit les discriminations et l’article 21 protège la dignité
L’article 1 protège la dignité et l’article 21 interdit les discriminations
L’article 1 garantit la libre circulation et l’article 21 protège la propriété
L’article 1 organise les élections et l’article 21 protège la vie privée

L’article 1 protège la dignité et l’article 21 interdit les discriminations

Explication

L’article 1 consacre la protection de la dignité humaine, tandis que l’article 21 interdit notamment les discriminations fondées sur le sexe ou la race. La confusion entre ces deux articles inverse leurs objets respectifs.

3. À quelle affaire se rapporte l’arrêt Commission c/ Hongrie du 21 avril 2026 ?

À une réforme hongroise limitant l’accès aux élections européennes
À des textes hongrois interdisant de communiquer sur l’homosexualité
À une loi hongroise encadrant la fiscalité des entreprises étrangères
À une réglementation hongroise portant sur la protection des données

À des textes hongrois interdisant de communiquer sur l’homosexualité

Explication

L’arrêt Commission c/ Hongrie du 21 avril 2026 concerne une série de textes hongrois interdisant de communiquer sur l’homosexualité. Les autres propositions portent sur des domaines différents qui ne caractérisent pas cette affaire.

4. Quels éléments font partie du droit de l’Union européenne ?

Les traités, la Charte, le droit dérivé, la jurisprudence et les principes généraux
La Charte, les lois nationales, les règlements municipaux et les conventions privées
Les traités, les constitutions nationales, les usages administratifs et les décisions locales
Les traités, les programmes politiques, les pratiques diplomatiques et les coutumes commerciales

Les traités, la Charte, le droit dérivé, la jurisprudence et les principes généraux

Explication

Le droit de l’Union comprend les traités constitutifs, la Charte, le droit dérivé, la jurisprudence et les principes généraux du droit. Le réduire aux seuls textes fondateurs écarterait notamment la jurisprudence et les principes généraux.

5. Quelle est la source première du droit de l’Union européenne ?

La jurisprudence de la Cour de justice
Les principes généraux du droit
Les actes administratifs des États membres
Les traités constitutifs

Les traités constitutifs

Explication

Les traités constitutifs constituent la source première du droit de l’Union européenne. La jurisprudence joue un rôle complémentaire en interprétant et en complétant le droit écrit, sans remplacer les traités comme fondement premier.

6. Quelle conception du droit communautaire la Cour de justice affirme-t-elle dans l’arrêt Van Gend en Loos de 1963 ?

Il forme une simple coopération administrative entre États
Il constitue un nouvel ordre juridique de droit international
Il représente une branche uniforme des droits constitutionnels nationaux
Il se limite à un ensemble d’engagements diplomatiques réciproques

Il constitue un nouvel ordre juridique de droit international

Explication

Dans Van Gend en Loos, la Cour de justice qualifie le droit communautaire de nouvel ordre juridique de droit international. Cette formulation marque une construction juridique nouvelle, plutôt qu’une simple coopération administrative ou diplomatique.

7. Quelle conception du droit communautaire la Cour de justice retient-elle dans l’arrêt Costa c. Enel de 1964 ?

Une branche du droit international classique dépourvue d’autonomie particulière
Un ensemble de normes nationales coordonnées par les administrations publiques
Un ordre juridique propre et spécifique, distinct de la logique du droit international
Un mécanisme diplomatique soumis aux accords conclus entre gouvernements

Un ordre juridique propre et spécifique, distinct de la logique du droit international

Explication

Dans Costa c. Enel, la Cour de justice présente le droit communautaire comme un ordre juridique propre et spécifique, distinct de la logique du droit international. Cette analyse insiste donc sur son autonomie particulière, contrairement à une simple branche du droit international classique.

8. Dans le cadre d’un renvoi préjudiciel, quel rôle revient respectivement au juge national et à la CJUE ?

Le juge national contrôle les traités et la CJUE administre les juridictions nationales
Le juge national interprète définitivement le droit de l’Union et la CJUE tranche le litige
Le juge national tranche le litige et la CJUE interprète le droit de l’Union
Le juge national adopte le droit dérivé et la CJUE exécute la décision nationale

Le juge national tranche le litige et la CJUE interprète le droit de l’Union

Explication

Les juridictions nationales appliquent principalement le droit de l’Union et peuvent interroger la CJUE, qui fournit une interprétation obligatoire par un arrêt préjudiciel. La juridiction nationale conserve toutefois la décision du litige concret, contrairement à la confusion proposée.

9. Quelle fonction le renvoi préjudiciel remplit-il dans le système juridique de l’Union européenne ?

Il remplace les juridictions nationales dans le règlement des litiges internes
Il permet aux gouvernements de modifier directement les traités européens
Il sert d’interface entre les États membres et l’Union européenne
Il transforme chaque décision nationale en acte législatif de l’Union

Il sert d’interface entre les États membres et l’Union européenne

Explication

Le renvoi préjudiciel constitue une interface entre les États membres et l’Union européenne en organisant le dialogue entre les juridictions nationales et la CJUE. Il ne substitue pas la Cour aux juges nationaux et ne modifie pas directement les traités.

10. Que vise principalement l’article 34 du TFUE ?

Les modalités de coopération policière entre États membres
Les entraves aux échanges de marchandises et aux importations
Les conditions d’exercice des fonctions juridictionnelles nationales
Les règles nationales relatives à la responsabilité pénale

Les entraves aux échanges de marchandises et aux importations

Explication

L’article 34 du TFUE interdit les mesures nationales qui entravent la libre circulation des marchandises et les importations. Le droit pénal relève en principe de la compétence des États membres et ne constitue pas l’objet principal de cette disposition.

11. Dans quelle situation une mesure nationale qui entrave les importations peut-elle être admise ?

Lorsque les importateurs disposent d’un délai raisonnable pour contester la mesure devant une juridiction
Lorsque l’État démontre qu’elle est nécessaire et proportionnée à la protection de l’ordre public ou de la santé publique
Lorsque l’État affirme qu’elle favorise les producteurs nationaux et qu’elle s’applique à plusieurs secteurs économiques
Lorsque la mesure est adoptée par une autorité nationale compétente et qu’elle réduit les échanges commerciaux

Lorsque l’État démontre qu’elle est nécessaire et proportionnée à la protection de l’ordre public ou de la santé publique

Explication

Une entrave peut être justifiée par l’ordre public ou la santé publique si l’État établit sa nécessité et sa proportionnalité. La compétence de l’autorité ou l’application générale de la mesure ne suffit pas à la rendre compatible avec le droit de l’Union.

12. Pourquoi le droit pénal relève-t-il en principe de la compétence des États membres ?

Parce que l’Union ne peut pas incriminer directement les individus ni leur imposer directement des sanctions
Parce que la Commission européenne exerce elle-même les fonctions pénales des États membres
Parce que la libre circulation des marchandises exclut les matières relevant des juridictions nationales
Parce que les États membres peuvent écarter toute règle européenne lorsqu’une infraction est en cause

Parce que l’Union ne peut pas incriminer directement les individus ni leur imposer directement des sanctions

Explication

En principe, l’Union ne dispose pas du pouvoir d’incriminer directement les individus ni de leur imposer directement des sanctions pénales. Cela n’autorise toutefois pas les États à écarter les obligations qui découlent du droit de l’Union.

13. Que doit faire un État membre avant de mettre à exécution un projet d’aide d’État visé par l’article 108, paragraphe 3, du TFUE ?

Saisir directement la CJUE pour faire approuver le projet
Notifier le projet au Parlement européen afin qu’il adopte une résolution
Obtenir la validation préalable de la Cour des comptes européenne
Attendre l’autorisation préalable de la Commission européenne

Attendre l’autorisation préalable de la Commission européenne

Explication

L’article 108, paragraphe 3, du TFUE interdit la mise à exécution d’un projet d’aide d’État avant son autorisation par la Commission européenne. Une saisine préalable de la CJUE ou une résolution du Parlement européen ne remplace pas cette autorisation.

14. Que signifie la primauté du droit de l’Union dans l’ordre juridique de l’Union ?

Les constitutions nationales déterminent le rang de chaque norme européenne
Les règles nationales prévalent lorsqu’elles protègent une identité constitutionnelle
Les normes de l’Union priment les règles du droit national
Les juridictions nationales peuvent choisir la norme applicable selon le litige

Les normes de l’Union priment les règles du droit national

Explication

La primauté signifie que les normes de l’Union doivent prévaloir sur les règles nationales dans l’ordre juridique de l’Union. L’invocation de l’identité constitutionnelle ne transforme pas, par elle-même, les règles nationales en normes supérieures au droit de l’Union.

15. Quelle obligation découle de l’article 4, paragraphe 2, du TUE ?

Les États membres doivent faire primer leurs règles constitutionnelles sur toute norme du droit de l’Union
L’Union peut écarter les identités nationales lorsque celles-ci concernent l’organisation politique interne
Les États membres doivent harmoniser leurs structures constitutionnelles selon un modèle institutionnel commun
L’Union doit respecter l’identité nationale des États membres liée à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles

L’Union doit respecter l’identité nationale des États membres liée à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles

Explication

L’article 4, paragraphe 2, du TUE impose à l’Union de respecter l’identité nationale des États membres, notamment leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles. Cette obligation ne crée pas une priorité générale des règles constitutionnelles nationales sur le droit de l’Union.

16. Qu’est-ce que l’effet direct d’une règle du droit de l’Union permet à un particulier de faire ?

Invoquer cette règle devant une juridiction nationale lorsqu’elle crée un droit dans son patrimoine juridique
Contester devant une institution européenne toute décision rendue par une juridiction nationale
Demander à la CJUE de remplacer toute règle nationale incompatible par une nouvelle disposition européenne
Écarter une règle européenne au motif qu’elle ne correspond pas à son identité constitutionnelle nationale

Invoquer cette règle devant une juridiction nationale lorsqu’elle crée un droit dans son patrimoine juridique

Explication

L’effet direct permet à un particulier d’invoquer une règle de l’Union devant une juridiction nationale lorsqu’elle crée un droit dans son patrimoine juridique. Il se distingue de la primauté, qui concerne le rang supérieur de la norme européenne par rapport à la règle nationale.

17. Quelle situation correspond à une compétence exclusive de l’Union européenne ?

Les États coordonnent leurs politiques culturelles avec un appui européen
Les États adoptent leurs propres règles commerciales sans intervention européenne
L’Union et les États élaborent conjointement les règles environnementales
L’Union adopte les règles douanières applicables dans l’ensemble de l’Union

L’Union adopte les règles douanières applicables dans l’ensemble de l’Union

Explication

Une compétence exclusive désigne une matière dans laquelle seule l’Union peut légiférer, notamment les règles douanières visées par l’article 3 du TFUE. Les compétences environnementales sont partagées, la culture relève du soutien, et les États ne peuvent pas fixer eux-mêmes les règles d’une matière exclusive.

18. Quelle caractéristique distingue une compétence partagée d’une compétence exclusive ?

L’Union et les États membres peuvent agir dans la même matière
L’Union détient seule le pouvoir d’adopter les règles applicables
L’Union apporte un soutien financier aux politiques nationales concernées
Les États membres appliquent les règles européennes sans pouvoir intervenir

L’Union et les États membres peuvent agir dans la même matière

Explication

Dans une compétence partagée, l’Union et les États membres peuvent intervenir, comme pour la protection de l’environnement selon l’article 4 du TFUE. Le pouvoir réservé à l’Union caractérise une compétence exclusive, tandis que le soutien européen correspond à une autre catégorie.

19. Quel a été l’un des principaux résultats des traités de Rome conclus en 1957 ?

Ils ont transformé la Communauté européenne en Union européenne
Ils ont institué la Communauté économique européenne et Euratom
Ils ont supprimé la structure de l’Union organisée en trois piliers
Ils ont créé l’union économique et monétaire et le traité sur l’Union européenne

Ils ont institué la Communauté économique européenne et Euratom

Explication

Les traités de Rome, conclus en 1957 et entrés en vigueur en 1958, ont notamment institué la Communauté économique européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique. La création de l’union économique et monétaire renvoie à Maastricht, tandis que la transformation institutionnelle et la suppression des piliers relèvent de Lisbonne.

20. Quelle évolution est associée au traité de Maastricht de 1992 ?

La transformation de la Communauté européenne en Union européenne et la fin des trois piliers
La création de l’union économique et monétaire et du traité sur l’Union européenne
La création de la Communauté économique européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique
La fondation de deux traités constitutifs complémentaires, le TUE et le TFUE

La création de l’union économique et monétaire et du traité sur l’Union européenne

Explication

Le traité de Maastricht a créé l’union économique et monétaire, renforcé la protection européenne des consommateurs et fondé le traité sur l’Union européenne. La suppression de la structure en trois piliers et la transformation de la Communauté européenne sont associées au traité de Lisbonne.

21. Quel changement institutionnel le traité de Lisbonne, conclu en 2007, a-t-il apporté ?

Il a créé l’union économique et monétaire et renforcé la protection des consommateurs
Il a fondé l’organisation initiale de l’Union sur une structure composée de trois piliers
Il a transformé la Communauté européenne en Union européenne et supprimé les trois piliers
Il a institué la Communauté économique européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique

Il a transformé la Communauté européenne en Union européenne et supprimé les trois piliers

Explication

Le traité de Lisbonne a transformé la Communauté européenne en Union européenne et supprimé la structure en trois piliers. La création des communautés relève des traités de Rome, tandis que l’union économique et monétaire et les trois piliers sont liés à Maastricht.

22. Sur quels textes l’Union européenne est-elle actuellement fondée ?

Sur le traité sur l’Union européenne et le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne
Sur le traité de Maastricht et le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier
Sur les traités de Rome et le traité instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique
Sur le traité de Lisbonne et le traité instituant la Communauté économique européenne

Sur le traité sur l’Union européenne et le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Explication

L’Union européenne repose actuellement sur deux traités constitutifs complémentaires : le TUE et le TFUE. Les autres propositions citent des traités historiques ou des ensembles qui ne correspondent pas aux deux textes actuellement constitutifs.

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Quelle décision concerne les textes hongrois sur l'homosexualité en 2026 ?

L'arrêt Commission c/ Hongrie du 21 avril 2026.

Qu'impose l'article 51 de la Charte des droits fondamentaux ?

La Charte aux institutions de l'Union et aux États membres lors de la mise en œuvre du droit de l'Union.

Que protège l'article 1 de la Charte des droits fondamentaux ?

La dignité humaine.

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