QCM : Histoire constitutionnelle française (56 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conception du pouvoir caractérise le constitutionnalisme apparu au XVIIIe siècle ?

Il concentre le pouvoir politique entre les mains du roi
Il confie le pouvoir judiciaire aux seules autorités religieuses
Il remplace les institutions politiques par des usages sociaux
Il encadre le pouvoir de l’État par des règles constitutionnelles

Il encadre le pouvoir de l’État par des règles constitutionnelles

Explication

Le constitutionnalisme utilise la constitution pour organiser et limiter le pouvoir de l’État. La concentration du pouvoir royal correspond plutôt à la logique absolutiste.

2. Quelle combinaison décrit les trois fonctions principales de la constitution ?

Judiciaire, militaire et fiscale
Administrative, religieuse et diplomatique
Électorale, économique et territoriale
Normative, institutionnelle et intégrative

Normative, institutionnelle et intégrative

Explication

La constitution est à la fois une loi supérieure, un instrument d’autogouvernement et une expression de l’identité collective. La fonction normative concerne sa supériorité juridique, et non une fonction fiscale ou militaire.

3. Comment se caractérise la concentration du pouvoir sous l’Ancien Régime ?

Les trois ordres administrent séparément les affaires du royaume
Les communes élues contrôlent la justice, l’administration et la législation
Les parlements de justice exercent collectivement les fonctions de l’État
Le roi réunit les fonctions législative, gouvernementale, administrative et judiciaire

Le roi réunit les fonctions législative, gouvernementale, administrative et judiciaire

Explication

Sous l’Ancien Régime, le roi concentre les principales fonctions de l’État, même s’il respecte les lois fondamentales et tient compte des parlements de justice. Ces parlements ne forment donc pas un gouvernement collectif des trois ordres.

4. À quelle date les députés du tiers état se proclament-ils Assemblée nationale sur une motion de l’abbé Sieyès ?

Le 26 août 1789
Le 20 juin 1789
Le 17 juin 1789
Le 9 juillet 1789

Le 17 juin 1789

Explication

Le 17 juin 1789, les députés du tiers état se proclament Assemblée nationale sur une motion de l’abbé Sieyès. Le 20 juin correspond au serment du Jeu de paume, tandis que les deux autres dates renvoient à des étapes ultérieures.

5. Que proclame l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 ?

La souveraineté réside essentiellement dans la nation
La souveraineté appartient exclusivement aux représentants élus
La souveraineté réside directement dans chaque corps professionnel
La souveraineté demeure attachée à la personne du roi

La souveraineté réside essentiellement dans la nation

Explication

L’article 3 affirme que le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Les représentants, y compris le roi et l’Assemblée, en exercent certaines compétences, mais ils n’en sont pas la source souveraine.

6. Par quel processus la nation devient-elle un sujet politique légitime en 1789 ?

Par la transmission héréditaire du pouvoir politique au sein de la monarchie
Par la transformation des États généraux en Assemblée nationale de délégués élus
Par la restauration des prérogatives judiciaires des parlements de justice
Par le maintien d’une représentation séparée des trois ordres du royaume

Par la transformation des États généraux en Assemblée nationale de délégués élus

Explication

La nation devient un sujet politique lorsque les États généraux sont transformés en une Assemblée nationale homogène représentant des délégués élus par la population. Le maintien d’une représentation par ordres aurait conservé le système traditionnel plutôt que de créer cette nouvelle légitimité.

7. Quelle opposition distingue les conceptions de Sieyès et de Mounier sur la constitution française ?

Sieyès refuse toute constitution écrite, tandis que Mounier veut supprimer l’héritage monarchique
Sieyès confie le pouvoir constituant au roi, tandis que Mounier le réserve aux parlements de justice
Sieyès privilégie une nation constituante antérieure à la royauté, tandis que Mounier insiste sur la continuité monarchique
Sieyès défend la continuité monarchique, tandis que Mounier veut fonder la nation par des représentants élus

Sieyès privilégie une nation constituante antérieure à la royauté, tandis que Mounier insiste sur la continuité monarchique

Explication

Sieyès estime que la nation, antérieure à la royauté, peut créer sa constitution par ses représentants élus. Mounier veut au contraire que la constitution tienne compte des siècles de vie monarchique de la nation.

8. Quel engagement les députés prennent-ils lors du serment du Jeu de paume, le 20 juin 1789 ?

Ne pas se séparer avant d’avoir obtenu une réforme financière du royaume
Ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France
Transférer au roi l’exercice du pouvoir constituant de la nation
Reconnaître le maintien de la représentation politique par trois ordres

Ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France

Explication

Le serment du Jeu de paume engage les députés à rester réunis jusqu’à l’établissement d’une constitution pour la France. Il dépasse donc la mission financière initialement associée aux États généraux.

9. Comment Carré de Malberg définit-il l’État-nation ?

Comme une alliance diplomatique entre plusieurs nations souveraines
Comme une monarchie dépourvue de toute organisation juridique
Comme la personnification juridique de la nation souveraine
Comme une communauté culturelle indépendante des institutions de l’État

Comme la personnification juridique de la nation souveraine

Explication

Pour Carré de Malberg, l’État-nation est la nation souveraine organisée juridiquement et personnifiée par l’État. Il ne s’agit donc ni d’une simple communauté culturelle ni d’une alliance entre États.

10. Quel système institutionnel la Constitution du 3 septembre 1791 met-elle en place ?

Une concentration des fonctions législative, exécutive et judiciaire entre les mains du roi
Un pouvoir exécutif partagé entre le roi, les ministres et les juges élus
Une assemblée souveraine contrôlant directement l’administration et les tribunaux
Une séparation stricte entre l’Assemblée législative, le roi exécutif et des juges élus

Une séparation stricte entre l’Assemblée législative, le roi exécutif et des juges élus

Explication

La Constitution de 1791 distingue l’Assemblée nationale législative, le roi chargé de l’exécutif et des juges élus. Le roi ne conserve donc pas la concentration des pouvoirs caractéristique de l’Ancien Régime.

11. Quelle conception des pouvoirs la Constitution de 1791 retient-elle finalement ?

La subordination de l’exécutif au pouvoir législatif
L’équilibre strict entre trois pouvoirs institutionnels
La domination de l’exécutif sur l’assemblée représentative
La confusion des pouvoirs au profit des tribunaux élus

La subordination de l’exécutif au pouvoir législatif

Explication

Les constituants de 1791 retiennent la subordination de l’exécutif au législatif, conception associée à Rousseau. L’équilibre entre les organes correspond plutôt au modèle inspiré de Montesquieu.

12. Quel mécanisme caractérise le fonctionnement législatif sous la Constitution de 1791 ?

Le roi propose les lois et l’Assemblée peut annuler immédiatement son veto
Les ministres participent aux débats et imposent les textes à l’Assemblée
L’Assemblée détient l’initiative des lois et le roi dispose d’un veto suspensif
L’Assemblée partage l’initiative des lois avec les juges élus et le roi

L’Assemblée détient l’initiative des lois et le roi dispose d’un veto suspensif

Explication

L’Assemblée possède le monopole de l’initiative législative, tandis que le roi dispose d’un veto suspensif pouvant être dépassé après deux législatures. Les ministres sont en outre éloignés des débats parlementaires.

13. Quel événement met fin à la Constitution de 1791 et ouvre une période de vide constitutionnel ?

La réunion de la Convention des 20 et 21 septembre 1792
L’adoption de la Constitution de l’an III en août 1795
L’insurrection des 9 et 10 août 1792
La chute de Robespierre en juillet 1794

L’insurrection des 9 et 10 août 1792

Explication

L’insurrection de la nuit du 9 au 10 août 1792 met fin à la Constitution de 1791 et entraîne une période de vide constitutionnel. La réunion de la Convention intervient ensuite, après la convocation d’une nouvelle assemblée.

14. Quelle décision la Convention prend-elle les 20 et 21 septembre 1792 ?

Elle adopte la Constitution de l’an III et instaure le Directoire
Elle abolit la royauté et proclame la République
Elle suspend la République jusqu’à la fin de la guerre civile
Elle rétablit la monarchie constitutionnelle avec un roi élu

Elle abolit la royauté et proclame la République

Explication

Les 20 et 21 septembre 1792, la Convention abolit la royauté et proclame la République. Le Directoire et la Constitution de l’an III apparaissent plusieurs années plus tard.

15. Comment la Constitution jacobine du 24 juin 1793 organise-t-elle le pouvoir exécutif ?

Un directoire de cinq membres indépendant des assemblées législatives
Un gouvernement élu au suffrage direct et habilité à dissoudre l’Assemblée
Un roi constitutionnel disposant d’un veto suspensif sur les lois
Un conseil de 24 membres choisi par l’Assemblée et dépourvu de pouvoir sur elle

Un conseil de 24 membres choisi par l’Assemblée et dépourvu de pouvoir sur elle

Explication

La Constitution jacobine réduit l’exécutif à un conseil de 24 membres choisis par l’Assemblée, sans pouvoir sur celle-ci. Il ne s’agit donc ni d’un exécutif royal doté d’un veto ni d’un Directoire indépendant.

16. Pourquoi la Convention déclare-t-elle en juillet 1793 que le gouvernement sera révolutionnaire jusqu’à la paix ?

Parce que la monarchie constitutionnelle impose le maintien des pouvoirs d’exception
Parce que les assemblées souhaitent remplacer les lois par des décisions judiciaires
Parce que les guerres étrangère et civile conduisent à suspendre les garanties légales
Parce que la Constitution jacobine prévoit une administration permanente sans assemblée

Parce que les guerres étrangère et civile conduisent à suspendre les garanties légales

Explication

La Convention justifie le gouvernement révolutionnaire par la guerre étrangère et la guerre civile, ce qui entraîne la suspension des garanties légales. Cette décision ne correspond pas à une suppression durable des assemblées par la Constitution.

17. Quel régime la Constitution de l’an III instaure-t-elle le 22 août 1795 ?

Le Consulat, immédiatement après le coup d’État de novembre 1799
Le Directoire, après la chute de Robespierre et le gouvernement révolutionnaire jacobin
La République jacobine, après l’application effective de la Constitution de 1793
La monarchie constitutionnelle, après le rétablissement du pouvoir royal

Le Directoire, après la chute de Robespierre et le gouvernement révolutionnaire jacobin

Explication

La Constitution de l’an III, adoptée le 22 août 1795, instaure le Directoire après la chute de Robespierre. Elle succède au gouvernement révolutionnaire jacobin, tandis que la Constitution de 1793 n’a pas été appliquée effectivement.

18. Que signifie le bicaméralisme instauré par le Directoire ?

Le pouvoir législatif est partagé entre le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens
Le pouvoir exécutif est divisé entre cinq directeurs et deux conseils législatifs
Le pouvoir législatif est confié à une assemblée unique élue par les citoyens
Le pouvoir judiciaire est réparti entre deux conseils chargés de voter les lois

Le pouvoir législatif est partagé entre le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens

Explication

Le bicaméralisme divise le pouvoir législatif entre deux chambres : le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens, qui votent ensemble la loi. Il ne désigne donc ni une assemblée unique ni une division du pouvoir judiciaire.

19. Quelle relation institutionnelle caractérise le Directoire ?

Un exécutif royal contrôlant les assemblées grâce à un veto législatif définitif
Cinq directeurs responsables devant les assemblées et autorisés à dissoudre la représentation nationale
Cinq directeurs élus par les assemblées mais indépendants d’elles, sans dissolution ni veto législatif
Un conseil exécutif nommé par les assemblées et pouvant suspendre leurs décisions

Cinq directeurs élus par les assemblées mais indépendants d’elles, sans dissolution ni veto législatif

Explication

Le Directoire est dirigé par cinq membres élus par les assemblées, mais indépendants d’elles. Ils ne disposent ni du droit de dissolution ni du droit de veto législatif, contrairement à plusieurs régimes exécutifs plus puissants.

20. Quelle conséquence politique le coup d’État du 18 brumaire de l’an VIII entraîne-t-il ?

La Convention proclame la République et abolit la royauté
Le Directoire obtient un droit de veto sur les lois des deux conseils
Robespierre impose le gouvernement révolutionnaire jusqu’à la paix
Bonaparte s’empare du pouvoir et prépare la Constitution de l’an VIII

Bonaparte s’empare du pouvoir et prépare la Constitution de l’an VIII

Explication

Le coup d’État du 18 brumaire de l’an VIII, en novembre 1799, permet à Bonaparte de prendre le pouvoir et de préparer la Constitution de l’an VIII. Les autres événements appartiennent à des phases antérieures de la Révolution.

21. Quelle caractéristique définit le césarisme démocratique ?

Le pouvoir personnel d’un chef est légitimé par le recours apparent au peuple
Le gouvernement est contrôlé par des chambres élues disposant d’un véritable droit de renversement
Le pouvoir collectif des assemblées est renforcé par le suffrage universel
La souveraineté populaire s’exerce par une séparation stricte entre exécutif et législatif

Le pouvoir personnel d’un chef est légitimé par le recours apparent au peuple

Explication

Le césarisme démocratique utilise la souveraineté populaire, notamment le suffrage, pour légitimer le pouvoir personnel d’un chef. Il se distingue ainsi d’une démocratie représentative dans laquelle les citoyens exercent un contrôle effectif par leurs représentants.

22. Quelle succession d’événements caractérise l’ascension institutionnelle de Bonaparte ?

Consul à vie en 1802, couronnement en 1803, puis hérédité impériale approuvée en 1804
Consul à vie en 1802, hérédité impériale approuvée en 1804, puis couronnement le 2 décembre 1804
Empereur en 1802, consul à vie en 1804, puis couronnement le 14 juillet 1804
Premier consul en 1801, hérédité impériale approuvée en 1803, puis couronnement en 1805

Consul à vie en 1802, hérédité impériale approuvée en 1804, puis couronnement le 2 décembre 1804

Explication

Bonaparte devient consul à vie en 1802, puis l’hérédité impériale est approuvée en 1804 avant son couronnement par Pie VII le 2 décembre de la même année. Les autres séquences inversent ou déplacent ces étapes.

23. Sous le Consulat, quelle évolution caractérise les rapports entre le gouvernement et les assemblées ?

Les assemblées contrôlent l’initiative législative et le gouvernement applique leurs décisions réglementaires
Le Premier consul partage l’initiative législative avec les assemblées et leur rend régulièrement des comptes
Le pouvoir judiciaire dirige la procédure législative et les assemblées surveillent l’administration
Le gouvernement concentre l’initiative législative et un large pouvoir réglementaire, tandis que les assemblées sont marginalisées

Le gouvernement concentre l’initiative législative et un large pouvoir réglementaire, tandis que les assemblées sont marginalisées

Explication

Sous le Consulat, le Premier consul concentre presque tous les pouvoirs et le gouvernement devient l’acteur principal de la loi. Cette organisation marginalise les assemblées, contrairement au constitutionnalisme révolutionnaire centré sur l’Assemblée.

24. Pourquoi la Charte de juin 1814 ne constitue-t-elle pas encore un régime parlementaire ?

Parce que les ministres ne sont pas politiquement et solidairement responsables devant les chambres
Parce que les députés ne peuvent pas participer aux discussions budgétaires de la monarchie
Parce que la Charte supprime toute forme de constitutionnalisme libéral au profit d’un pouvoir militaire
Parce que le roi ne dispose d’aucune compétence exécutive dans l’organisation du pouvoir

Parce que les ministres ne sont pas politiquement et solidairement responsables devant les chambres

Explication

La Charte de 1814 instaure un constitutionnalisme libéral, mais elle ne prévoit pas la responsabilité politique et solidaire des ministres devant les chambres. Sans cette responsabilité, les assemblées ne peuvent pas provoquer la démission du gouvernement.

25. Quel ensemble de prérogatives la Charte de 1814 attribue-t-elle au roi ?

L’exécutif, un veto suspensif, l’initiative budgétaire des chambres et l’interdiction de dissoudre la Chambre
L’exécutif, l’initiative législative, un veto absolu et le pouvoir de dissoudre la Chambre
La nomination des députés, un veto judiciaire, l’initiative législative des chambres et la direction des tribunaux
L’exécutif partagé, un veto limité, la responsabilité politique des ministres et l’élection de la Chambre

L’exécutif, l’initiative législative, un veto absolu et le pouvoir de dissoudre la Chambre

Explication

La Charte de 1814 confie au roi l’exécutif, l’initiative législative, un veto absolu et le droit de dissoudre la Chambre des députés. Le veto absolu la distingue notamment du veto suspensif prévu en 1791.

26. Quelle différence oppose la responsabilité des ministres prévue par l’article 13 de la Charte de 1814 à la responsabilité politique ?

Elle autorise les députés à modifier les décisions judiciaires prises contre les ministres poursuivis
Elle oblige les ministres à obtenir la confiance des chambres avant leur nomination par le roi
Elle sanctionne des infractions comme la trahison ou la concussion, sans permettre aux chambres de renverser le gouvernement
Elle permet aux chambres de provoquer la démission des ministres lorsqu’elles refusent leur politique générale

Elle sanctionne des infractions comme la trahison ou la concussion, sans permettre aux chambres de renverser le gouvernement

Explication

L’article 13 prévoit une responsabilité pénale : les ministres peuvent être poursuivis pour trahison ou concussion. La responsabilité politique, en revanche, permettrait aux chambres de provoquer leur démission en retirant leur confiance.

27. Par quel mécanisme la pratique parlementaire commence-t-elle à se développer sous les Chartes ?

Les chambres remplacent les élections par des pétitions et confient la discussion budgétaire à des commissions royales
Le roi renonce à ses prérogatives et laisse les chambres former librement le gouvernement sans débat politique
Les députés conditionnent leur soutien à la confiance accordée au gouvernement et contrôlent les ministres par plusieurs procédures
Les ministres obtiennent un mandat électif et contrôlent les députés par des décisions réglementaires et judiciaires

Les députés conditionnent leur soutien à la confiance accordée au gouvernement et contrôlent les ministres par plusieurs procédures

Explication

La pratique parlementaire progresse lorsque les députés n’acceptent les gouvernements qu’à condition qu’ils disposent de leur confiance. Ils utilisent ensuite les pétitions, les demandes d’explications, les discussions budgétaires et les lois de comptes pour contrôler les ministres.

28. Quelle distinction caractérise l’interpellation et la question de confiance sous la monarchie de Juillet ?

L’interpellation est engagée par le gouvernement et provoque une dissolution, tandis que la question de confiance vient des chambres
L’interpellation sanctionne pénalement les ministres, tandis que la question de confiance est décidée par les tribunaux
L’interpellation concerne les élections, tandis que la question de confiance porte sur la nomination des députés
L’interpellation vient des chambres et peut aboutir à un blâme, tandis que la question de confiance est engagée par le gouvernement

L’interpellation vient des chambres et peut aboutir à un blâme, tandis que la question de confiance est engagée par le gouvernement

Explication

L’interpellation est une initiative des chambres qui permet de questionner les ministres et éventuellement de conclure par un blâme. La question de confiance est au contraire mise en jeu par le gouvernement lui-même.

29. Quelle organisation politique la Constitution du 4 novembre 1848 établit-elle ?

La souveraineté appartient aux départements, avec un directoire exécutif et plusieurs assemblées territoriales
La souveraineté appartient aux magistrats, avec un président nommé par une assemblée bicamérale
La souveraineté appartient à l’universalité des citoyens français, avec un président et une assemblée unique indépendants
La souveraineté appartient au roi, avec deux chambres subordonnées à un gouvernement responsable devant lui

La souveraineté appartient à l’universalité des citoyens français, avec un président et une assemblée unique indépendants

Explication

La Constitution de 1848 affirme que la souveraineté réside dans l’universalité des citoyens français. Elle organise aussi un président et une assemblée unique conçus comme indépendants l’un de l’autre.

30. Quelle conséquence politique directe entraîne le coup d’État du 2 décembre 1851 ?

Il instaure le Second Empire par le référendum de novembre 1852
Il fonde la Seconde République et prépare la Constitution du 4 novembre 1848
Il rétablit la monarchie de Juillet et prépare la Charte du 14 août 1830
Il met fin à la Seconde République et prépare la Constitution du 14 janvier 1852

Il met fin à la Seconde République et prépare la Constitution du 14 janvier 1852

Explication

Le coup d’État réalisé par Louis-Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851 met fin à la Seconde République et ouvre la voie à la Constitution du 14 janvier 1852. Le Second Empire est instauré ultérieurement, en novembre 1852.

31. Quel type de régime les lois constitutionnelles de 1875 instaurent-elles ?

Un régime présidentiel séparant strictement l’exécutif et le pouvoir législatif
Un régime parlementaire moniste faisant dépendre le gouvernement du seul Parlement
Un régime conventionnel donnant la primauté politique à une assemblée unique
Un régime parlementaire dualiste conciliant des éléments républicains et monarchiques

Un régime parlementaire dualiste conciliant des éléments républicains et monarchiques

Explication

Les lois constitutionnelles de 1875 établissent un régime parlementaire dualiste fondé sur un compromis entre républicains et monarchistes. Le régime conventionnel se caractérise au contraire par la domination d’une assemblée sur l’exécutif.

32. Comment le président de la République est-il élu selon l’amendement Wallon du 30 janvier 1875 ?

À la majorité absolue par les deux chambres réunies en Assemblée nationale
À la majorité relative par les électeurs lors d’un scrutin national direct
À la majorité relative par un collège composé des conseils municipaux
À la majorité absolue par la seule Chambre des députés réunie en séance publique

À la majorité absolue par les deux chambres réunies en Assemblée nationale

Explication

L’amendement Wallon prévoit l’élection du président à la majorité absolue par le Sénat et la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Cette procédure exclut une désignation directe par l’ensemble du suffrage populaire.

33. Quelle règle s’applique aux actes du président de la République sous les lois constitutionnelles de 1875 ?

Ils sont soumis à un référendum national avant toute entrée en vigueur
Ils sont validés par le Sénat, qui assume la responsabilité politique correspondante
Ils engagent directement la responsabilité personnelle du président devant les chambres
Ils doivent être contresignés par un ministre qui en assume la responsabilité

Ils doivent être contresignés par un ministre qui en assume la responsabilité

Explication

Le président est politiquement irresponsable, sauf en cas de haute trahison, et ses actes doivent être contresignés par un ministre responsable. La responsabilité est donc transférée au ministre contresignataire plutôt qu’assumée directement par le président.

34. Quelle caractéristique distingue le régime parlementaire dualiste instauré en 1875 ?

Le gouvernement exerce ses fonctions sans pouvoir être renversé par les institutions politiques
Le gouvernement peut dépendre politiquement du chef de l’État et du Parlement
Le gouvernement dépend politiquement du Parlement, sans responsabilité envers le chef de l’État
Le gouvernement est nommé par le chef de l’État mais ne peut être contrôlé par les chambres

Le gouvernement peut dépendre politiquement du chef de l’État et du Parlement

Explication

Dans un régime parlementaire dualiste, le gouvernement est politiquement lié à la fois au chef de l’État et au Parlement. Le parlementarisme moniste, en revanche, fait dépendre politiquement le gouvernement du seul Parlement.

35. Quelle association institutionnelle caractérise la République de 1875 ?

Une forme républicaine combinée à des procédures issues de la monarchie parlementaire
Une forme présidentielle organisée autour de l’élection populaire du chef de l’État
Une forme républicaine fondée sur une séparation stricte entre gouvernement et Parlement
Une forme monarchique combinée à des procédures issues du régime conventionnel

Une forme républicaine combinée à des procédures issues de la monarchie parlementaire

Explication

La République de 1875 conserve la forme républicaine tout en reprenant des procédures caractéristiques de la monarchie parlementaire. Sa nature républicaine n’implique donc pas une rupture complète avec les mécanismes monarchiques.

36. Lequel de ces pouvoirs appartient au président de la République sous les lois constitutionnelles de 1875 ?

Renverser seul le gouvernement par une décision dépourvue de contreseing
Dissoudre la Chambre des députés avec l’accord préalable du Sénat
Modifier les lois constitutionnelles par un décret présidentiel autonome
Élire directement les députés au suffrage universel dans chaque circonscription

Dissoudre la Chambre des députés avec l’accord préalable du Sénat

Explication

Le président peut dissoudre la Chambre des députés, mais cette dissolution nécessite l’accord du Sénat. Les lois constitutionnelles ne peuvent pas être modifiées par un simple décret présidentiel.

37. Quelle différence électorale oppose la Chambre des députés au Sénat sous la République de 1875 ?

La Chambre est élue au suffrage indirect, tandis que le Sénat est élu au suffrage universel direct
La Chambre est désignée par le gouvernement, tandis que le Sénat est élu directement par les citoyens
La Chambre est élue au suffrage universel direct, tandis que le Sénat est en partie élu indirectement
La Chambre est élue par les communes, tandis que le Sénat est nommé par le président de la République

La Chambre est élue au suffrage universel direct, tandis que le Sénat est en partie élu indirectement

Explication

La Chambre des députés est élue directement au suffrage universel, alors que le Sénat repose en partie sur un suffrage universel indirect. Les deux chambres ne sont donc pas désignées selon la même procédure électorale.

38. Quelle répartition des compétences entre les deux chambres est conforme aux institutions de 1875 ?

La Chambre vote les lois constitutionnelles, tandis que le Sénat ne participe pas à la responsabilité ministérielle
La Chambre met en cause le gouvernement, tandis que le Sénat autorise la dissolution de la Chambre basse
La Chambre autorise la dissolution, tandis que le Sénat exerce seul le vote des lois ordinaires
La Chambre nomme les ministres, tandis que le Sénat exerce seul l’initiative et le vote des lois

La Chambre met en cause le gouvernement, tandis que le Sénat autorise la dissolution de la Chambre basse

Explication

La Chambre des députés peut mettre en cause la responsabilité du gouvernement, tandis que le Sénat participe au vote des lois et autorise la dissolution de la Chambre basse. La répartition des compétences ne réserve donc pas le vote des lois ordinaires à une seule chambre.

39. Quelle distinction entre le droit de dissolution et la responsabilité politique des ministres est correcte sous les lois constitutionnelles de 1875 ?

La dissolution permet aux chambres de renvoyer les ministres, tandis que la responsabilité concerne les électeurs.
La dissolution concerne la Chambre, tandis que la responsabilité politique concerne les ministres devant les chambres.
La dissolution concerne les ministres, tandis que la responsabilité politique concerne la Chambre devant le président.
La dissolution suspend les lois, tandis que la responsabilité politique concerne les magistrats judiciaires.

La dissolution concerne la Chambre, tandis que la responsabilité politique concerne les ministres devant les chambres.

Explication

Les lois constitutionnelles de 1875 reprennent le droit de dissoudre la Chambre et la responsabilité politique des ministres devant les chambres. La dissolution porte donc sur une assemblée, et non sur le renvoi direct des ministres.

40. Devant quelles institutions les ministres sont-ils solidairement responsables de la politique générale du gouvernement selon l’article 6 de la loi constitutionnelle de 1875 ?

Devant le corps électoral réuni en assemblée
Devant la seule Chambre des députés
Devant le président de la République
Devant les deux chambres du Parlement

Devant les deux chambres du Parlement

Explication

L’article 6 établit la responsabilité solidaire des ministres devant les chambres pour la politique générale du gouvernement. La règle ne limite donc pas cette responsabilité à la seule Chambre des députés ni au président.

41. Quelle différence caractérise le parlementarisme dualiste et la lecture républicaine du régime ?

Le dualisme repose sur la confiance de la Chambre, tandis que la lecture républicaine exige celle du président et du Sénat.
Le dualisme exige la confiance du président et des chambres, tandis que la lecture républicaine privilégie celle de la Chambre des députés.
Le dualisme sépare les ministres des chambres, tandis que la lecture républicaine supprime leur responsabilité politique.
Le dualisme confie l’orientation politique au Sénat, tandis que la lecture républicaine la remet au président.

Le dualisme exige la confiance du président et des chambres, tandis que la lecture républicaine privilégie celle de la Chambre des députés.

Explication

Le parlementarisme dualiste suppose une double confiance, présidentielle et parlementaire, tandis que la lecture républicaine fait dépendre l’orientation politique de la Chambre des députés. Confondre cette double confiance avec une relation limitée à une seule institution inverse la distinction essentielle.

42. Quel événement politique suit directement la dissolution décidée par Mac-Mahon en 1877 ?

La nomination de Jules Grévy comme président précède les élections et rétablit le parlementarisme dualiste.
La majorité républicaine au Sénat en janvier 1879 provoque immédiatement la dissolution de la Chambre.
Les élections d’octobre 1877 renforcent la progression républicaine et contribuent à clore le dualisme.
La démission de Mac-Mahon intervient avant les élections et ouvre directement la présidence à Jules Grévy.

Les élections d’octobre 1877 renforcent la progression républicaine et contribuent à clore le dualisme.

Explication

Les élections d’octobre 1877, organisées après la dissolution de Mac-Mahon, consacrent la progression républicaine et contribuent à la fin du parlementarisme dualiste. La majorité républicaine au Sénat intervient plus tard, en janvier 1879.

43. Quelle succession d’événements se produit en janvier 1879 ?

Jules Grévy démissionne, Mac-Mahon reprend la présidence, puis les républicains gagnent la Chambre.
Les républicains deviennent majoritaires au Sénat, Mac-Mahon démissionne, puis Jules Grévy lui succède.
Les chambres renversent le gouvernement, Mac-Mahon conserve la présidence, puis le Sénat est dissous.
Mac-Mahon dissout la Chambre, les républicains perdent le Sénat, puis Jules Grévy est élu député.

Les républicains deviennent majoritaires au Sénat, Mac-Mahon démissionne, puis Jules Grévy lui succède.

Explication

En janvier 1879, la majorité républicaine est acquise au Sénat, Mac-Mahon démissionne et Jules Grévy lui succède à la présidence. Les autres enchaînements modifient l’ordre des événements ou attribuent aux institutions un rôle non indiqué.

44. Quelle position Jules Grévy affirme-t-il lors de son accession à la présidence de la République ?

Il promet de respecter le régime parlementaire et de ne pas combattre la volonté nationale exprimée par les organes constitutionnels.
Il annonce qu’il dirigera les chambres afin d’imposer l’orientation politique du gouvernement aux organes constitutionnels.
Il réserve au président le pouvoir de choisir la majorité parlementaire et de contrôler directement les élections nationales.
Il déclare que la dissolution deviendra l’instrument ordinaire de l’autorité présidentielle sur les chambres.

Il promet de respecter le régime parlementaire et de ne pas combattre la volonté nationale exprimée par les organes constitutionnels.

Explication

Jules Grévy affirme son intention de se soumettre à la loi du régime parlementaire et de ne pas entrer en lutte contre la volonté nationale. Cette déclaration marque le renoncement à une confrontation présidentielle avec les organes constitutionnels.

45. Quels phénomènes consacrent la suprématie des chambres sous la troisième République ?

La concentration des pouvoirs judiciaires et militaires dans la présidence de la République.
L’usage fréquent de la dissolution et l’affirmation politique du chef de l’État.
Le non-usage de la dissolution et l’effacement progressif du chef de l’État.
Le renforcement du gouvernement et l’arbitrage régulier du président entre les chambres.

Le non-usage de la dissolution et l’effacement progressif du chef de l’État.

Explication

La suprématie des chambres résulte du non-usage du droit de dissolution et de l’effacement du chef de l’État. L’usage fréquent de la dissolution aurait au contraire maintenu un moyen d’action présidentiel sur les chambres.

46. Quel effet produit le refus de Jules Grévy de nommer le leader de la majorité parlementaire à la présidence du Conseil ?

Il affaiblit le chef du gouvernement et déplace le centre du pouvoir vers la Chambre des députés.
Il renforce le chef du gouvernement et concentre l’autorité politique autour de la présidence du Conseil.
Il donne au Sénat la direction du gouvernement et réduit l’influence de la Chambre des députés.
Il restaure le pouvoir présidentiel de dissolution et rétablit l’équilibre du parlementarisme dualiste.

Il affaiblit le chef du gouvernement et déplace le centre du pouvoir vers la Chambre des députés.

Explication

En refusant de nommer le leader de la majorité parlementaire, Grévy affaiblit la fonction de chef du gouvernement et favorise la Chambre des députés. La nomination de ce leader aurait au contraire renforcé la direction gouvernementale.

47. Quels sont les trois éléments dont la réunion est nécessaire à l’existence d’un État ?

Une nation, une capitale et un gouvernement élu
Une économie, une administration et une constitution écrite
Une armée, une monnaie et une organisation judiciaire
Une population, un territoire et une autorité politique souveraine

Une population, un territoire et une autorité politique souveraine

Explication

L’existence de l’État repose sur la réunion d’une population, d’un territoire et d’une autorité politique souveraine. Une constitution écrite ou une monnaie peuvent exister dans un État, mais elles ne constituent pas les trois éléments fondamentaux exigés.

48. Comment définir la population constitutive d’un État ?

L’ensemble des personnes soumises à un même système juridique
L’ensemble des personnes parlant une même langue officielle
L’ensemble des citoyens partageant une même origine culturelle
L’ensemble des habitants réunis autour d’une même religion

L’ensemble des personnes soumises à un même système juridique

Explication

La population rassemble les personnes soumises à un même système juridique, même si elles diffèrent par leur langue, leur situation économique, leur religion ou leur origine ethnique. Une communauté linguistique, religieuse ou culturelle ne suffit donc pas à la définir.

49. Dans un État, quelle fonction le territoire remplit-il principalement ?

Il constitue le cadre géographique de la souveraineté et de l’application des normes publiques.
Il garantit l’accès des gouvernants aux ressources économiques nationales.
Il détermine la composition culturelle et linguistique de la population.
Il rassemble les citoyens partageant les mêmes traditions politiques et sociales.

Il constitue le cadre géographique de la souveraineté et de l’application des normes publiques.

Explication

Le territoire est le cadre géographique dans lequel s’exerce la souveraineté et où s’appliquent les normes adoptées par la puissance publique. Il ne définit ni les caractéristiques culturelles de la population ni les ressources économiques de l’État.

50. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre nationalité et citoyenneté ?

La nationalité définit l’appartenance religieuse, tandis que la citoyenneté définit l’appartenance linguistique.
La nationalité rattache juridiquement à l’État, tandis que la citoyenneté permet la participation politique.
La nationalité autorise le vote, tandis que la citoyenneté établit le rattachement juridique à l’État.
La nationalité dépend du territoire de résidence, tandis que la citoyenneté dépend de l’activité économique.

La nationalité rattache juridiquement à l’État, tandis que la citoyenneté permet la participation politique.

Explication

La nationalité crée un lien juridique entre une personne et un État, alors que la citoyenneté concerne l’exercice des droits de participation politique. Confondre ces deux notions revient à attribuer à la nationalité une fonction propre à la citoyenneté.

51. Que signifie la personnalité juridique de l’État ?

L’État se confond avec les gouvernants qui prennent les décisions en son nom.
L’État constitue une entité distincte de la nation et des personnes qui exercent le pouvoir.
L’État dépend juridiquement des citoyens qui composent sa population politique.
L’État désigne l’administration chargée d’appliquer les décisions du gouvernement.

L’État constitue une entité distincte de la nation et des personnes qui exercent le pouvoir.

Explication

La personnalité juridique fait de l’État une entité distincte des gouvernants et des personnes physiques qui exercent temporairement le pouvoir. Les gouvernants sont les organes de l’État, mais ils ne se confondent pas avec lui.

52. Quel effet la personnalité juridique de l’État produit-elle sur l’exercice du pouvoir ?

Elle rattache le pouvoir à la durée du mandat des gouvernants en fonction.
Elle permet au pouvoir de se maintenir et d’être transmis au-delà des individus qui l’exercent.
Elle transforme les décisions politiques en droits personnels détenus par les gouvernants.
Elle soumet la continuité du pouvoir aux changements de la population nationale.

Elle permet au pouvoir de se maintenir et d’être transmis au-delà des individus qui l’exercent.

Explication

La personnalité juridique permet d’impersonnaliser et de pérenniser le pouvoir, car celui-ci dépasse les individus qui l’exercent et peut être transmis. Le changement de gouvernants n’entraîne donc pas la disparition de l’État.

53. Quelle distinction Carré de Malberg établit-il entre l’État légal et l’État de droit ?

L’État légal repose sur un pouvoir sans règles, tandis que l’État de droit confie le pouvoir à l’administration.
L’État légal soumet les gouvernants à la Constitution, tandis que l’État de droit place la souveraineté dans la loi.
L’État légal place la souveraineté dans la loi, tandis que l’État de droit reconnaît la suprématie de la Constitution.
L’État légal protège les droits individuels, tandis que l’État de droit organise principalement les fonctions militaires.

L’État légal place la souveraineté dans la loi, tandis que l’État de droit reconnaît la suprématie de la Constitution.

Explication

Dans la distinction de Carré de Malberg, l’État légal accorde une place centrale à la loi, tandis que l’État de droit reconnaît la Constitution comme norme juridique suprême. L’État de police correspond, quant à lui, à une étape où le droit encadre moins fortement le pouvoir.

54. Quelle propriété caractérise la souveraineté de l’État ?

Elle désigne un pouvoir économique exercé par les institutions publiques nationales.
Elle désigne un pouvoir suprême qui ne reconnaît aucun pouvoir supérieur ou concurrent.
Elle désigne une autorité morale fondée sur l’adhésion volontaire des citoyens.
Elle désigne une compétence administrative partagée entre l’État et les collectivités territoriales.

Elle désigne un pouvoir suprême qui ne reconnaît aucun pouvoir supérieur ou concurrent.

Explication

La souveraineté est le caractère suprême du pouvoir étatique, qui ne se place sous l’autorité d’aucun pouvoir supérieur ni concurrent. Les collectivités peuvent disposer de la personnalité morale, mais cette qualité ne leur confère pas la souveraineté.

55. Lequel de ces pouvoirs relève des prérogatives régaliennes de l’État ?

Le droit d’organiser les relations privées entre les membres d’une famille
Le droit de déterminer les préférences culturelles des citoyens
Le droit de rendre la justice au nom de la puissance publique
Le droit de fixer les croyances religieuses de la population

Le droit de rendre la justice au nom de la puissance publique

Explication

Le droit de justice fait partie des prérogatives régaliennes, au même titre que le commandement, l’imposition, la frappe de la monnaie, la réquisition et la direction de l’armée. Les croyances et les préférences culturelles ne constituent pas des prérogatives régaliennes.

56. Quelle distinction oppose la souveraineté de l’État à la souveraineté dans l’État ?

La première concerne l’indépendance extérieure, tandis que la seconde concerne l’exercice interne des droits régaliens.
La première concerne les droits des citoyens, tandis que la seconde concerne les échanges économiques internationaux.
La première appartient aux collectivités territoriales, tandis que la seconde appartient aux organes judiciaires nationaux.
La première concerne l’administration intérieure, tandis que la seconde concerne les relations internationales de l’État.

La première concerne l’indépendance extérieure, tandis que la seconde concerne l’exercice interne des droits régaliens.

Explication

La souveraineté de l’État renvoie à son indépendance à l’égard des autres puissances, alors que la souveraineté dans l’État concerne la détention des droits régaliens à l’intérieur. Les deux expressions décrivent donc deux dimensions distinctes du pouvoir souverain.

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Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Histoire constitutionnelle française.

Qu'est-ce que le constitutionnalisme apparu au XVIIIe siècle ?

Un mouvement historique qui conçoit la constitution comme technique de limitation du pouvoir de l’État.

Quelles fonctions principales remplit la constitution ?

Fonction normative, institutionnelle et intégrative.

Comment définit-on la constitution grâce à ses fonctions ?

Comme une autobiographie nationale.

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