QCM : Droit de l’Union européenne (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Combien d’États sont parties à certaines conventions internationales du Conseil de l’Europe ?

28
27
46
36

46

Explication

Le Conseil de l’Europe rassemble 46 États parties à certaines conventions internationales. Le chiffre 27 correspond aux membres de l’Union européenne, tandis que 36 et 28 ne sont pas les effectifs indiqués.

2. Une juriste doit saisir la juridiction qui interprète le droit de l’Union européenne et siège à Luxembourg. Quelle cour doit-elle contacter ?

La Cour européenne des droits de l’homme
La Cour de justice de l’Union européenne
La Cour suprême d’un État membre
La Cour de Strasbourg de l’Union européenne

La Cour de justice de l’Union européenne

Explication

La CJUE interprète le droit de l’Union européenne et siège à Luxembourg. La Cour EDH siège à Strasbourg et traite les conventions du Conseil de l’Europe ; une cour nationale n’est pas la juridiction de l’Union.

3. Un étudiant distingue les traités fondateurs des actes adoptés pour les mettre en œuvre. Quelle qualification leur attribue-t-il ?

Les traités relèvent du droit primaire et les actes d’application du droit dérivé
Les traités relèvent du droit international et les actes d’application du droit primaire
Les traités relèvent du droit primaire et les actes d’application du droit international
Les traités relèvent du droit dérivé et les actes d’application du droit primaire

Les traités relèvent du droit primaire et les actes d’application du droit dérivé

Explication

Le droit primaire fonde l’ordre juridique de l’Union, tandis que le droit dérivé regroupe les actes créés en application du droit primaire. Inverser ces catégories confond leurs fonctions ; le droit international et le droit primaire ne désignent pas les catégories décrites ici.

4. Quels textes composent le traité de Lisbonne ?

Le TUE, le TFUE et les recommandations des institutions
Le TUE, la jurisprudence de la Cour et la Charte des droits fondamentaux
Le Parlement, la Commission et la Charte des droits fondamentaux
Le TUE, le TFUE et la Charte des droits fondamentaux

Le TUE, le TFUE et la Charte des droits fondamentaux

Explication

Le traité de Lisbonne comprend le traité sur l’Union européenne, le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et la Charte des droits fondamentaux. Les recommandations, la jurisprudence et les institutions ne remplacent pas ces trois textes.

5. Un acte de l’Union s’applique directement dans les États membres, porte sur une catégorie générale de situations et ne nécessite pas de mesures nationales pour être complet. De quel acte s’agit-il ?

D’un avis d’une institution européenne
D’un règlement européen
D’une directive européenne
D’une décision européenne

D’un règlement européen

Explication

Le règlement est obligatoire, de portée générale, directement applicable et autosuffisant. La directive laisse en principe aux États le choix des mesures d’application, un avis ne lie pas les États et une décision n’a pas la portée générale caractéristique du règlement.

6. Une règle européenne fixe un objectif à atteindre pour les États membres, mais leur laisse en principe le choix des mesures nationales. Quel type d’acte est-ce ?

Une décision européenne
Une directive européenne
Une recommandation européenne
Un règlement européen

Une directive européenne

Explication

La directive lie les États quant aux objectifs à atteindre tout en leur laissant en principe le choix des mesures permettant de les réaliser. Le règlement est directement applicable, la recommandation ne lie pas et la décision est obligatoire.

7. Un juge français constate qu’une loi applicable à un litige contredit une norme de l’Union européenne. Quelle position traduit la conception de la primauté revendiquée par le droit de l’Union ?

Le droit de l’Union prime les lois, mais les normes constitutionnelles restent hors de sa portée.
La Constitution prime le droit de l’Union, même lorsque la loi contredit une norme européenne.
Les institutions européennes peuvent invalider directement la loi nationale qui contredit le droit de l’Union.
Le droit de l’Union prime l’ensemble du droit interne, y compris les normes constitutionnelles.

Le droit de l’Union prime l’ensemble du droit interne, y compris les normes constitutionnelles.

Explication

Dans la conception du droit de l’Union, sa primauté s’étend à l’ensemble des normes internes, y compris constitutionnelles. La primauté constitutionnelle traduit la conception interne française, la limitation aux lois réduit la portée de cette primauté, et l’invalidation directe confond primauté et hiérarchie des compétences.

8. Quelle disposition de la Constitution énonce que la France participe à l’Union européenne et fonde la spécificité du droit de l’Union en droit interne ?

La décision du Conseil constitutionnel de 2004.
L’article 88-1.
L’article 54.
L’article 55.

L’article 88-1.

Explication

L’article 88-1 énonce la participation de la France à l’Union européenne et sert de fondement à la spécificité du droit de l’Union en droit interne. L’article 55 concerne la réception des traités, la décision de 2004 est une jurisprudence et l’article 54 porte sur le contrôle de constitutionnalité des engagements internationaux.

9. Dans un litige, un acte administratif contraire au droit de l’Union repose sur une disposition interne. Que doit faire le juge national pour assurer le plein effet du droit de l’Union ?

Saisir le Conseil constitutionnel afin qu’il abroge la disposition interne.
Demander aux institutions européennes d’annuler la disposition interne avant de statuer.
Écarter la disposition seulement si elle figure dans un acte administratif.
Laisser inappliquée la disposition interne contraire, qu’elle soit législative ou administrative.

Laisser inappliquée la disposition interne contraire, qu’elle soit législative ou administrative.

Explication

Le juge national assure le plein effet du droit de l’Union en laissant inappliquée toute disposition interne contraire, qu’elle découle d’un engagement international, d’une loi ou d’un acte administratif. L’invalidation par les institutions européennes confond primauté et pouvoir d’annulation, tandis que les deux autres réponses restreignent ou déplacent le rôle du juge.

10. Un acte individuel repose sur une norme interne contraire aux objectifs d’une directive. Le justiciable demande au juge d’écarter cette norme interne, sans la remplacer par la directive. Quel type d’invocabilité mobilise-t-il ?

La demande de transposition de la directive.
L’invocabilité d’exclusion.
L’annulation générale de la norme interne.
L’invocabilité de substitution.

L’invocabilité d’exclusion.

Explication

L’invocabilité d’exclusion permet au juge, par voie d’exception, d’écarter la norme interne contraire aux objectifs de la directive qui fonde l’acte contesté. La substitution consiste à invoquer la directive à la place d’un acte de transposition absent, tandis que l’adoption d’un acte et l’annulation générale ne définissent pas ce mécanisme.

11. Un État n’a pas adopté l’acte interne prévu pour transposer une directive. Quelle démarche correspond à l’invocabilité de substitution ?

Demander à la CJUE d’adopter l’acte interne de transposition manquant.
Écarter une norme interne existante qui contredit les objectifs de la directive.
Invoquer la directive non transposée à la place de l’acte interne de transposition absent.
Invoquer l’acte interne de transposition déjà adopté à la place de la directive.

Invoquer la directive non transposée à la place de l’acte interne de transposition absent.

Explication

L’invocabilité de substitution permet au justiciable d’invoquer la directive non transposée à la place de l’acte interne de transposition qui n’a pas été adopté. L’éviction d’une norme existante relève de l’invocabilité d’exclusion, et ni un acte déjà adopté ni une adoption par la CJUE ne correspondent à cette situation.

12. Une entreprise demande à l’administration d’abroger un règlement incompatible avec les objectifs d’une directive, mais essuie un refus. Quelle démarche permet de faire contrôler ce refus et, s’il est illégal, d’obtenir la disparition du règlement ?

Demander au juge d’abroger le règlement, sans attaquer la décision de refus
Former un REP contre le refus, puis demander au juge une injonction si celui-ci est illégal
Former un REP contre le règlement, puis demander à l’administration de réexaminer son refus
Saisir la CJUE afin qu’elle annule le refus et ordonne l’abrogation du règlement

Former un REP contre le refus, puis demander au juge une injonction si celui-ci est illégal

Explication

Le REP vise la décision de refus d’abroger; si le juge la juge illégale, il peut enjoindre à l’administration de faire disparaître le règlement. Attaquer directement le règlement confond l’objet du recours, tandis que l’injonction n’est pas une abrogation prononcée par le juge et que la CJUE n’est pas le juge de ce refus national.

13. Un arrêté national reprend le contenu d’un acte de droit dérivé européen. Pourquoi sa contestation relève-t-elle de la logique de la norme-reflet ?

Parce que l’adoption de l’arrêté invalide directement l’acte européen qu’il met en œuvre
Parce que l’arrêté national possède un contenu autonome, sans rapport avec l’acte européen
Parce que contester l’arrêté revient indirectement à remettre en cause l’acte européen dont il reprend le contenu
Parce que tout acte national d’application devient lui-même un acte de droit dérivé

Parce que contester l’arrêté revient indirectement à remettre en cause l’acte européen dont il reprend le contenu

Explication

La norme-reflet décrit un acte interne dont le contenu est déterminé par un acte de droit dérivé; le contester revient donc indirectement à mettre en cause cet acte européen. L’autonomie du contenu contredit cette logique, et la reprise nationale ne vaut ni invalidation ni transformation de l’acte en droit dérivé.

14. Lorsqu’un juge national examine un recours contre un acte interne reprenant le contenu d’un acte de droit dérivé et estime que l’acte européen pourrait être invalide, qui détient le monopole de son invalidation éventuelle ?

Le juge national saisi du recours contre l’acte interne
La juridiction constitutionnelle de l’État concerné
L’autorité nationale qui a adopté l’acte interne de mise en œuvre
La Cour de justice de l’Union européenne

La Cour de justice de l’Union européenne

Explication

La CJUE détient le monopole de l’invalidation éventuelle d’un acte de droit dérivé de l’Union. Le juge national peut connaître du recours interne, mais cela ne lui confère pas le pouvoir d’invalider l’acte européen; l’autorité nationale et la juridiction constitutionnelle ne détiennent pas davantage ce monopole.

15. Une loi transpose une directive et un requérant soutient que son contenu s’en écarte. Quel est le premier objet du contrôle juridictionnel de cette loi ?

Vérifier que la loi respecte directement la Constitution française
Vérifier que la loi respecte les traités internationaux en général
Vérifier que la directive est valide au regard du droit primaire
Vérifier que la loi respecte le contenu de la directive transposée

Vérifier que la loi respecte le contenu de la directive transposée

Explication

Le contrôle porte d’abord sur la correspondance entre l’acte interne et le contenu de l’acte de droit dérivé qu’il transpose ou applique. Le contrôle constitutionnel direct, la validité de la directive et la conformité générale aux traités sont d’autres objets de contrôle.

16. Un requérant invoque un principe constitutionnel qui possède un équivalent en droit primaire de l’Union pour contester une loi appliquant une directive. Vers quel contrôle le juge peut-il déplacer l’examen ?

Vers la recevabilité d’une QPC fondée sur un droit constitutionnel
Vers la conformité de la loi à la Constitution par un contrôle national
Vers la validité de la directive au regard du droit primaire de l’Union
Vers l’identité constitutionnelle de la France au regard de l’article 88-1

Vers la validité de la directive au regard du droit primaire de l’Union

Explication

Lorsqu’un principe constitutionnel invoqué a un équivalent en droit primaire de l’Union, le juge peut transférer le contrôle à l’échelle européenne et examiner la validité de la directive au regard de ce droit. L’identité constitutionnelle et la QPC ne désignent pas ce mécanisme de contrôle.

17. Une juridiction compare l’exigence de l’Union de respecter le droit de l’Union avec la réserve française formulée à l’article 88-1. Quelle distinction doit-elle retenir ?

L’article 88-1 prévoit une réserve liée à l’identité constitutionnelle française, contrairement à l’exigence européenne présentée comme absolue
L’exigence européenne prévoit une réserve liée à l’identité constitutionnelle française, contrairement à l’article 88-1 présenté comme absolu
L’article 88-1 impose un contrôle manifeste de la directive, tandis que l’exigence européenne porte sur la loi de transposition
L’article 88-1 renvoie à l’équivalent en droit primaire, tandis que l’exigence européenne protège l’identité constitutionnelle française

L’article 88-1 prévoit une réserve liée à l’identité constitutionnelle française, contrairement à l’exigence européenne présentée comme absolue

Explication

L’article 88-1 impose le respect du droit de l’Union sous réserve de l’identité constitutionnelle de la France, alors que l’exigence européenne est présentée comme absolue. Inverser la réserve, confondre identité constitutionnelle et équivalent européen, ou attribuer l’absolu à l’article 88-1 brouille cette distinction.

18. Une disposition législative se borne à tirer les conséquences nécessaires d’une directive et fait l’objet d’une QPC. Quelle décision le Conseil d’État prend-il en principe sur son renvoi ?

Il refuse en principe de renvoyer la QPC au Conseil constitutionnel
Il transmet en principe la QPC à la Cour de justice de l’Union européenne
Il examine en principe lui-même la constitutionnalité de la disposition
Il renvoie en principe la QPC au Conseil constitutionnel pour examen

Il refuse en principe de renvoyer la QPC au Conseil constitutionnel

Explication

Lorsque la loi se borne à tirer les conséquences nécessaires d’une directive, le Conseil d’État refuse en principe de renvoyer la QPC. Cela ne signifie pas que toute contestation est définitivement exclue, et le cas d’un droit sans équivalent européen constitue une exception distincte.

19. Une loi transpose une directive qui met en cause un droit constitutionnel sans équivalent en droit primaire de l’Union. Quelle conséquence cette situation peut-elle avoir pour une QPC ?

La QPC peut prospérer au titre de ce droit constitutionnel sans équivalent européen
La QPC doit être écartée puisque toute transposition nécessaire interdit son examen
La QPC doit être écartée puisque le droit possède un équivalent en droit primaire
La QPC peut prospérer au titre d’un droit garanti par l’article 88-1 lui-même

La QPC peut prospérer au titre de ce droit constitutionnel sans équivalent européen

Explication

La QPC peut prospérer lorsque la directive met en cause un droit ou une liberté constitutionnel dépourvu d’équivalent en droit primaire de l’Union. L’existence d’un équivalent, la règle générale applicable à la transposition nécessaire et l’attribution à l’article 88-1 d’un droit garanti ne correspondent pas à cette exception.

20. Une entreprise conteste un décret qui transpose une directive en invoquant un principe constitutionnel. Quelle démarche le Conseil d’État suit-il dans la méthode Arcelor ?

Rechercher un équivalent européen au principe, puis demander à la CJUE de vérifier la fidélité du décret
Saisir d’abord la CJUE, puis vérifier la fidélité du décret et rechercher un équivalent européen au principe
Vérifier la fidélité du décret, rechercher un équivalent européen au principe, puis contrôler la directive au regard du droit primaire ou saisir la CJUE en cas de doute sérieux
Vérifier la fidélité du décret, puis contrôler directement sa constitutionnalité sans examiner la directive

Vérifier la fidélité du décret, rechercher un équivalent européen au principe, puis contrôler la directive au regard du droit primaire ou saisir la CJUE en cas de doute sérieux

Explication

La méthode Arcelor vérifie d’abord que le décret transpose correctement la directive, puis recherche un équivalent en droit primaire avant d’examiner la validité de la directive. Un contrôle direct de la constitutionnalité du décret omet cette logique de transposition, tandis que la CJUE n’est pas chargée de vérifier la fidélité du décret.

21. Dans un litige relevant de la méthode Arcelor, le Conseil d’État estime qu’un doute sur la validité de la directive soulève une difficulté sérieuse. Que doit-il faire ?

Saisir la CJUE d’une question préjudicielle sur la validité de la directive
Annuler le décret en raison de la difficulté sérieuse, sans examiner la directive
Saisir le Conseil constitutionnel pour qu’il statue sur la validité de la directive
Déclarer lui-même la directive invalide sans saisir la CJUE

Saisir la CJUE d’une question préjudicielle sur la validité de la directive

Explication

En présence d’une difficulté sérieuse sur la validité de la directive, le juge administratif doit renvoyer la question à la CJUE. Se prononcer lui-même malgré cette difficulté méconnaît cette règle, et le Conseil constitutionnel n’est pas l’organe chargé de trancher la validité d’un acte de l’Union.

22. Quelle règle le Conseil constitutionnel rattache-t-il à l’identité constitutionnelle de la France ?

La responsabilité de l’État en matière de défense nationale
L’interdiction de déléguer l’exercice de la force publique
La séparation des pouvoirs dans l’organisation de la force publique
L’obligation de soumettre l’exercice de la force publique au contrôle parlementaire

L’interdiction de déléguer l’exercice de la force publique

Explication

Le Conseil constitutionnel rattache à l’identité constitutionnelle française l’interdiction, issue de l’article 12 de la DDHC, de déléguer l’exercice de la force publique. Le contrôle parlementaire, la séparation des pouvoirs et la défense nationale ne désignent pas cette règle précise.

23. Quel apport l’arrêt Mme Perreux du 30 octobre 2009 reconnaît-il concernant une directive non transposée ?

Son invocation par un justiciable uniquement contre une loi
Son invocation par l’administration contre un acte administratif individuel
Son invocation par un justiciable contre un acte administratif réglementaire
Son invocation par un justiciable contre un acte administratif individuel

Son invocation par un justiciable contre un acte administratif individuel

Explication

L’arrêt Mme Perreux admet qu’un justiciable invoque une directive non transposée contre un acte individuel. La solution initiale de Cohn-Bendit refusait cette possibilité, tandis que l’acte réglementaire et l’action de l’administration ne correspondent pas à l’apport visé ici.

24. Après l’expiration du délai de transposition d’une directive, une autorité nationale constate qu’un règlement en vigueur est incompatible avec ses objectifs et envisage d’en édicter un autre qui les contredit. Quelle conduite le principe issu de l’arrêt Compagnie Alitalia impose-t-il ?

Maintenir le règlement incompatible et attendre une décision juridictionnelle
Faire disparaître le règlement incompatible et ne pas édicter de règlement contraire
Maintenir le règlement incompatible et écarter tout nouvel acte réglementaire
Abroger le règlement incompatible et édicter un règlement contraire

Faire disparaître le règlement incompatible et ne pas édicter de règlement contraire

Explication

Après l’expiration du délai, les autorités nationales ne peuvent ni laisser subsister des dispositions réglementaires incompatibles avec les objectifs de la directive ni en édicter de contraires. Limiter la règle aux seuls règlements nouveaux omet l’obligation de faire disparaître les dispositions incompatibles; le maintien dans l’attente d’un juge méconnaît également cette obligation.

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Combien d’États le Conseil de l’Europe rassemble-t-il ?

46 États.

Combien d’États membres l’Union européenne compte-t-elle ?

27 États membres.

Quelle cour interprète le droit de l’Union européenne ?

La Cour de justice de l’Union européenne.

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